Nogent-le-Phaye

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Nogent-le-Phaye
Nogent-le-Phaye
Ancienne éolienne de Nogent-le-Phaye
 Inscrit MH (1993)[1].
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Brigitte Franchet
2014-2020
Code postal 28630
Code commune 28278
Démographie
Population
municipale
1 378 hab. (2015 en augmentation de 4,63 % par rapport à 2010)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 52″ nord, 1° 34′ 39″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 151 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

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Nogent-le-Phaye [fɛ] est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Nogent-le-Phaye est un village situé à 9 km à l'est de l'agglomération chartraine. Entourée de champs, mais aussi de bois, le village est baigné par un ruisseau "La Branche" et par une petite rivière "La Roguenette", qui rejoint l'Eure à Saint-Prest.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nogent-le-Phaye
Gasville-Oisème Gasville-Oisème Coltainville
Chartres Nogent-le-Phaye Houville-la-Branche
Gellainville Sours Sours

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

En provenance de Sours, la commune est traversée par la rivière la Roguenette, affluent en rive droite de l'Eure, sous-affluent du fleuve la Seine. Avant de rejoindre Oisème, la Roguenette est alimentée par son affluent la Branche, dont la source est dans la commune voisine d'Houville-la-Branche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme, comme la plupart des Nogent de France vient de novio-, élément gaulois signifiant "nouveau", et le suffixe *-entum indiquant un village, un habitat ; soit "le nouveau village" [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La récolte 1693 fut médiocre à cause des conditions climatiques, s'en suivit en 1694 une catastrophe humanitaire avec la famine et son lot de malheurs, les épidémies. On estime que 1 300 000 personnes moururent en France sur 20 millions d'habitants. Nogent n'échappa pas à la règle ; pour 15 naissances il y eut 57 décès dont une enfant dévorée par un loup (statistiques personnelles d’après les registres de baptêmes, mariages et sépultures de Nogent-le-Phaye, numérisés par les Archives départementales).

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le dimanche 13 juillet 1788, peu après 7 heures du matin, un terrible orage a dévasté Nogent-le-Phaye et d'autres paroisses. En l'espace de cinq minutes, la moisson qui devait commencer quelques jours plus tard a été perdue et les raisins hachés sur pied. On ne compte plus les maisons dont le toit a été percé ou emporté. Même l'église est touchée.

Les vignes de Nogent-le-Phaye ont aussi gelé pendant l'hiver 1789, n'ont rien donné en 1790 et à nouveau gelé en grande partie le 14 juin 1791[3].

Plusieurs notaires ont exercé dans la commune, le dernier fut Louis Tasse, tabellion, puis notaire, de 1779 jusqu'en 1801[4], date à laquelle l'office notarial de Nogent-le-Phaye fut supprimé, ses actes furent alors déposés chez Maître Delion, notaire à Sours[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1909, le terrain d'aviation de Chartres (future base aérienne 122 Chartres-Champhol) débute des activités aéronautiques prestigieuses sur le terrain de la commune, entre Nogent-le-Phaye et Sours. Il s'installe sur le site de Champhol en 1922, jusqu'à sa fermeture, en 1997, la piste d'aviation demeurant civile.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1999 Armand May - -
mars 2001 2014 Jean-Claude Richard - -
mars 2014 en cours Brigitte Franchet DVD Retraitée Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 1 378 habitants[Note 1], en augmentation de 4,63 % par rapport à 2010 (Eure-et-Loir : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 733 807 780 807 846 844 880 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
892 850 826 800 806 802 815 762 711
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
682 675 641 559 561 555 585 605 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
571 577 833 879 1 004 1 196 1 284 1 296 1 348
2015 - - - - - - - -
1 378 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Ce village bénéficie de l'influence économique de la préfecture eurélienne, Chartres. Le territoire de la commune englobe l'échangeur autoroutier "Chartres Est", véritable atout économique du village. Ainsi, dans la continuité de la RD 910 (anciennement RN 10), plusieurs entreprises, profitant d'une imposition plus souple[réf. souhaitée], se sont installées au lieu-dit le Bois Paris, créant ainsi une petite zone artisanale et industrielle.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Elle fut inaugurée le 23 octobre 1898. Elle est parfois appelée l'éolienne Bollée du nom de ses créateurs : Ernest Bollée et son fils Auguste, originaires du Mans. Elle servait alors à remonter de l'eau, pour remplacer les anciennes fontaines du villages depuis plusieurs années à sec et pour irriguer les terres alentour. L'éolienne disposait également d'un moteur et pouvait s'orienter automatiquement pour prendre le plus de vent possible ou pour se protéger des tempêtes.
Malheureusement, le rentabilité et la fiabilité de l'éolienne n'était pas sans failles et, aujourd'hui, elle ne fonctionne plus.
  • La place Armand-May, anciennement place du Noyer, est la place principale du village où se déroulent les animations associatives de la commune. Autour de cette place ombragée, les commerçants de proximité font vivre le village au quotidien.
  • La place du Tertre, lieu emblématique, qui se trouve au plein milieu du village, où les habitants aiment venir jouer à la pétanque.
  • L'allée des Moitiés, une des nombreuses rues de Nogent-le-Phaye.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

« Un témoin, Germain Lecomte, affirme au juge d'instruction connaître Le Beau-François. Il assure qu'il est le fils de François Richard et originaire de Nogent-le-Phaye.
Il pourrait donc s'agir de Louis Jérémie Richard, né le 14 septembre 1771, de François Richard et de Marie-Louise Bouchard. Or, on ne trouve aucune trace de son mariage ni de son décès dans cette commune. Mais une autre piste semble plus sérieuse. Le Beau François pourrait être le fils de Jean Richard, berger, né le 4 juillet 1738 à Nogent-le-Phaye, et de Marie-Anne Lefevre, fille de laboureur, née dans la même commune, le 15 novembre 1737. Le couple marié le 19 novembre 1765 à Nogent aura cinq enfants dont des jumeaux morts en bas âge. Ceux qui arriveront à l'âge adulte sont Jean François, né le 10 décembre 1766 et qui fera souche à Nogent-le-Phaye, Pierre Augustin, né le 1er août 1769 et Marie Anne Adélaïde, née le 24 août 1772, restée célibataire.
Pierre-Augustin Richard pourrait donc être celui surnommé François, du nom de François Gautier, selon une pratique courante à l'époque »[10].
  • Ferdinand Jumeau (1824-1885), sénateur d'Eure-et-Loir, vécut à Nogent-le-Phaye et y est mort.
  • Pierre Bérégovoy (1925-1993), homme politique, possédait une résidence secondaire à Nogent-le-Phaye.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Éolienne », notice no PA00125352, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 146.
  3. La loi de la guillotine, la véritable histoire de la bande d'Orgères, d'Alain Bouzy, éditions cherche-midi, 2016, page 303.
  4. Il est possible de consulter le répertoire de ses actes, avec la liste alphabétique de ses clients, aux Archives départementales d'Eure-et-Loir, sous la cote E 4828.
  5. Journal "Annonces, affiches et avis divers de Chartres et du département d'Eure-et-Loir" du 27 septembre 1801.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. La loi de la Guillotine, la véritable histoire de la bande d'Orgères, d'Alain Bouzy, éditions cherche-midi, 2016, page 497.