Nogent-le-Phaye

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Nogent-le-Phaye
Ancienne éolienne de Nogent-le-Phaye Inscrit MH (1993) .
Ancienne éolienne de Nogent-le-Phaye
 Inscrit MH (1993) .
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Brigitte Franchet
2014-2020
Code postal 28630
Code commune 28278
Démographie
Population
municipale
1 332 hab. (2014)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 52″ nord, 1° 34′ 39″ est
Altitude Min. 127 m – Max. 151 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

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Nogent-le-Phaye

Nogent-le-Phaye [fɛ] est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nogent-le-Phaye est un village situé à 190 km à l'est de l'agglomération chartraine. Entourée de champs, mais aussi de bois, le village est baigné par un ruisseau "La Branche" et par une petite rivière "La Roguenette", qui rejoint l'Eure à Saint-Prest.

Ce village subit l'influence économique de la préfecture eurélienne, Chartres. Le territoire de la commune englobe l'échangeur autoroutier "Chartres Est", véritable atout économique du village. Ainsi, dans la continuité de la RD 910 (anciennement RN 10), plusieurs entreprises, profitant d'une imposition plus souple, se sont installées au lieu-dit le Bois Paris, créant ainsi une petite zone artisanale et industrielle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nogent-le-Phaye
Gasville-Oisème Gasville-Oisème Coltainville
Chartres Nogent-le-Phaye Houville-la-Branche
Gellainville Sours Sours

Site[modifier | modifier le code]

Carte de Nogent-le-Phaye et des communes limitrophes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme, comme la plupart des Nogent de France vient de novio-, élément gaulois signifiant "nouveau", et le suffixe *-entum indiquant un village, un habitat ; soit "le nouveau village" [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La récolte 1693 fut médiocre à cause des conditions climatiques, s'en suivit en 1694 une catastrophe humanitaire avec la famine et son lot de malheurs, les épidémies. On estime que 1 300 000 personnes moururent en France sur 20 millions d'habitants. Nogent n'échappa pas à la règle ; pour 15 naissances il y eut 57 décès dont une enfant dévorée par un loup (statistiques personnelles d’après les BMS de Nogent-le-Phaye, numérisées par les Archives Départementales).

Le dimanche 13 juillet 1788, peu après 7 heures du matin, un terrible orage a dévasté Nogent-le-Phaye et d'autres paroisses. En l'espace de cinq minutes, la moisson qui devait commencer quelques jours plus tard a été perdue et les raisins hachés sur pied. On ne compte plus les maisons dont le toit a été percé ou emporté. Même l'église est touchée.

Les vignes de Nogent-le-Phaye ont aussi gelé pendant l'hiver 1789, n'ont rien donné en 1790 et à nouveau gelé en grande partie le 14 juin 1791[2].

Plusieurs notaires ont exercé dans la commune, le dernier fut Louis Tasse, tabellion, puis notaire, de 1779 jusqu'en 1801[3], date à laquelle l'office notarial de Nogent-le-Phaye fut supprimé, ses actes furent alors déposés chez Maître Delion, notaire à Sours[4].

En 1909, le terrain d'aviation de Chartres (future base aérienne 122 Chartres-Champhol) débute des activités aéronautiques prestigieuses sur le terrain de la commune, entre Nogent-le-Phaye et Sours. Il partira pour le site de Champhol en 1922, jusqu'à sa fermeture, en 1997 (la piste d'aviation demeurant civile).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1999 Armand May - -
mars 2001 2014 Jean-Claude Richard - -
mars 2014 en cours Brigitte Franchet DVD Retraitée Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 332 habitants, en augmentation de 2,38 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 733 807 780 807 846 844 880 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
892 850 826 800 806 802 815 762 711
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
682 675 641 559 561 555 585 605 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
571 577 833 879 1 004 1 196 1 296 1 348 1 332
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • L'Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul date du XIIe siècle.
  • L'éolienne de Nogent-le-Phaye, inscrite au titre de monument historique[9], est l'emblème de la commune. Elle fut inaugurée le 23 octobre 1898. Elle est parfois appelée l'éolienne Bollée du nom de ses créateurs : Ernest Bollée et son fils Auguste, originaires du Mans. Elle servait alors à remonter de l'eau, pour remplacer les anciennes fontaines du villages depuis plusieurs années à sec et pour irriguer les terres alentour. L'éolienne marchait en plus du vent avec un moteur et pouvait s'orienter toute seule pour prendre le plus de vent possible ou pour se protéger des tempêtes. Malheureusement, le rentabilité et la fiabilité de l'éolienne n'était pas sans failles et désormais, elle ne fonctionne plus.
  • La place Armand-May, anciennement place du Noyer, est la place principale du village où se déroulent les animations associatives de la commune. Autour de cette place ombragée, les commerçants de proximité font vivre le village au quotidien.
  • La place du Tertre, lieu emblématique, qui se trouve au plein milieu du village, les habitants aiment venir y jouer à la pétanque.
  • L'allée des Moitiés, une des nombreuses rues de Nogent-le-Phaye.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Beau-François, chef de la Bande d'Orgères. Il pourrait être né à Nogent-le-Phaye : "Un témoin, Germain Lecomte affirme au juge d'instruction connaître Le Beau-François. Il assure qu'il est le fils de François Richard et originaire de Nogent-le-Phaye. Il pourrait donc s'agir de Louis Jérémie Richard, né le 14 septembre 1771, de François Richard et de Marie-Louise Bouchard. Car on ne trouve aucune trace de son mariage ni de son décès dans cette commune. Mais une autre piste semble plus sérieuse. Le Beau François pourrait être le fils de Jean Richard, berger, né le 4 juillet 1738 à Nogent-le-Phaye, et de Marie-Anne Lefevre, fille de laboureur, née dans la même commune, le 15 novembre 1737. Le couple marié le 19 novembre 1765 à Nogent aura cinq enfants dont des jumeaux morts en bas âge. Ceux qui arriveront à l'âge adulte sont : Jean-François, né le 10 décembre 1766 et qui fera souche à Nogent-le-Phaye ; Pierre-Augustin, né le 1er août 1769 ; et Marie Anne Adélaïde, née le 24 août 1772 et restée célibataire. Pierre-Augustin Richard pourrait donc être celui surnommé François, du nom de François Gautier, selon une pratique courante à l'époque[10]."
  • Ferdinand Jumeau (1824-1885), sénateur d'Eure-et-Loir, ayant vécu à Nogent-le-Phaye et y étant décédé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 146.
  2. La loi de la guillotine, la véritable histoire de la bande d'Orgères, d'Alain Bouzy, éditions cherche-midi, 2016, page 303.
  3. Il est possible de consulter le répertoire de ses actes, avec la liste alphabétique de ses clients, aux Archives départementales d'Eure-et-Loir, sous la cote E 4828.
  4. Journal "Annonces, affiches et avis divers de Chartres et du département d'Eure-et-Loir" du 27 septembre 1801.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Éolienne », notice no PA00125352, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. La loi de la Guillotine, la véritable histoire de la bande d'Orgères, d'Alain Bouzy, éditions cherche-midi, 2016, page 497.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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