Dammarie

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Dammarie
Dammarie
La mairie.
Blason de Dammarie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres Métropole
Maire
Mandat
Annick Lhermitte
2020-2026
Code postal 28360
Code commune 28122
Démographie
Population
municipale
1 512 hab. (2018 en diminution de 0,53 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 36″ nord, 1° 29′ 41″ est
Altitude Min. 136 m
Max. 164 m
Superficie 32,37 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chartres-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Dammarie
Liens
Site web http://www.ville-dammarie.com/

Dammarie est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Dammarie est situé sur la route départementale 935, à 10 km au sud de Chartres, 100 km de Paris et à 4 km de la route nationale 10 et de l'autoroute A10, l'Aquitaine.

Dammarie est composé du bourg principal et de cinq hameaux : Vovelles, Ormoy, Villemain, Concrez et Bois de Mivoye, ce dernier étant également pour une petite partie sur la commune de Mignières.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Dammarie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), zones urbanisées (1,5 %), forêts (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Domna Maria dès 1079[8], Dampmarie en 1623.

Au IVe siècle, la cité des Carnutes édifie une "maison d'église" sous l'autorité du 1er évêque de Chartres et se place sous la protection de "Notre Dame Marie".

La sainte patronne de l'église du bourg est « Notre-Dame ». Dammarie est donc un hagiotoponyme caché, qui peut être mis en évidence par la graphie « Dame Marie (mère de Jésus) ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[9], dont Dammarie[10]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[11]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Maurice Jeuffroy    
mars 2001 mars 2008 Michel Labadie    
mars 2008 En cours Annick Lhermitte[13],[14]   Ancienne cadre

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4001 1031 1311 1421 1311 2041 2401 3091 308
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3261 2951 2761 3001 2561 1951 2471 2561 209
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1521 1811 1301 030983996983965859
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8327939281 1711 3331 3711 5011 5201 538
2013 2018 - - - - - - -
1 5201 512-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Dammarie rugby club.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Parc éolien[modifier | modifier le code]

En 2016, six turbines Vestas V90/2000 d'une puissance de 2 MW chacune, ont été mises en service par la société EDRP sur la commune, développant une puissance totale de 12 MW[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Une bulle du pape Eugène IV (1431-1447) en faveur de l'église de Dammarie, détruite par les guerres, mentionne en latin « cum parochialis ecclesia de Dampna Maria, causantibus sevis guerris que in illis partibus viguerunt, hostili incendio destructa existat »[18].

De 1836 à 1842, afin de faire passer l'ancienne route nationale 835 de Chartres à Orléans par Patay[Note 3] au milieu du bourg principal, le chevet qui prolongeait la grande nef est détruit, ainsi que la sacristie, reconstruite dans l'ancien cimetière côté sud[19].

L'église est également dédiée à sainte Anne, seconde patronne. Un vitrail du maître verrier Lorin de Chartres représente d'ailleurs, chacune dans une lancette, les deux patronnes dans la même verrière[19].

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Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison de 1857.
Maison de 1857.
  • Maison de 1857, rue de Chartres, présentant un appareil de briques et de pierres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason ville fr Dammarie (Eure-et-Loir).svg

Les armoiries de Dammarie se blasonnent ainsi :

Tranché ; au premier d’azur à la chemise de Marie d’or, au séquoia de sinople, aux trois filets accolés de gueules brochant sur la partition ; le tout sommé d’un chef de gueules chargé d’une couronne mariale de six étoiles d’or accostée de six épis de blé du même trois à dextre et trois à senestre.
Adopté en janvier 1986

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Actuellement, route départementale 935.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris,1963.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  13. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020).
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020).
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Parcs éoliens en France, zone 28 », sur https://www.thewindpower.net, .
  18. Archives de la commune de Dammarie-GG 6.
  19. a et b Association Églises Ouvertes en Eure-et-Loir, « Église Notre-Dame de Dammarie », sur http://www.eglises-ouvertes-eure-et-loir.fr (consulté le 13 novembre 2020) [PDF].