Gasville-Oisème

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Gasville-Oisème
Image illustrative de l'article Gasville-Oisème
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
William Belhomme
2014-2020
Code postal 28300
Code commune 28173
Démographie
Population
municipale
1 326 hab. (2012)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 10″ N 1° 32′ 14″ E / 48.4694, 1.537248° 28′ 10″ Nord 1° 32′ 14″ Est / 48.4694, 1.5372  
Altitude Min. 117 m – Max. 151 m
Superficie 9,09 km2
Localisation

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Gasville-Oisème est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Prest Saint-Prest, Coltainville Coltainville Rose des vents
Champhol N Coltainville
O    Gasville-Oisème    E
S
Chartres Nogent-le-Phaye Nogent-le-Phaye
Carte de Gasville-Oisème et des communes limitrophes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gasville est attesté sous les formes : Gaesvilla, 1170 (Bibliothèque nationale de France.-Ms Latin 9223 Cartulaire de Notre-Dame de Josaphat) ; Gasvilla, 1208 (B.N.- Ms Latin 11.063, Cartulaire Saint-Jean-en-Vallée de Chartres) ; Gaiavilla, 1209 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Unum modium avene in tensamento Gaesville, 29 août 1209 (Obituaires de Sens, t. 2, p. 87) ; Gaevilla, 1224 (A.D. 28-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Item apud Gaesvillam, vers 1272 (Pouillé de Sens, p. 107) ; Gayvilla, 1282 (Archives Départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Gaeville, 1283 (Archives Départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Gaiville, 1293 (Archives Départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye Saint-Chéron) ; Gayville, 1358 (Archives Départementales d'Eure-et-Loir-G 907) ; Goyville, 19 août 1378 (Archives Nationales-JJ 113, n° 114, fol. 49) ; Gayville lès Chartres, juillet 1382 (Archives Nationales.-JJ 121, n° 33, fol. 19) ; Gasville, vieux chemin de Chartres à Paris, 1740 (Bibliothèque Municipale d’Orléans, Manscrit 995, fol. 84) ; Gâville, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Terre en la paroisse de Gâville, 18 avril 1791 (A.D. 28-1 Q 3, P.V. 68 n° 532. Biens Nationaux) ; Terre en la paroisse de Gasville, 18 avril 1791 (A.D. 28-1 Q 3, P.V. 68 n° 533. Biens Nationaux) ; Gasville, 1808 (Cadastre).

Oisème est mentionné sous les formes : Oysesma, 1133 (Cartulaire de Thiron, t. 1) ; Oysesmus, vers 1140 (Cartulaire de Thiron, t. 1) ; Osemia, 1148 (Cartulaire du Grand-Beaulieu) ; Oiselma, 1203 ; Osemium, 1261 (Cartulaire de Thiron, t. 2) ; Oysème, mai 1359 (Archives Nationales-JJ 90, n° 126, fol. 69 v°) ; Terram in territorio de Oyseme, inter dictum Oyseme et Gaivillam, 1476 (Archives Départementales d'Eure-et-Loir-H 2897) ; Oizème, juin 1493 (Archives Nationales-JJ 226B, n° 281, fol. 56) ; Oysesme, 1539 (Étude de la chambre épiscopale de Chartres) ; Oisème, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Oisème, 1808 (Cadastre) ; Oisème, 1956 (Cadastre).

Le nom est issu du gaulois uxama = hauteur. Proparoxyton attesté dans les documents de l’antiquité. Serait le superlatif en -ama de uxs, uxisama c'est-à-dire « très haute ».

Ce lieudit se situe dans le vallon du ruisseau d’Oisème ou de Sours, affluent de la rivière de l’Eure, en contrebas du plateau, au pied de la hauteur qui lui donne son nom et sur laquelle le village primitif devait s’élever ; cette localité dut se déplacer, peut-être dès l’époque gallo-romaine, et devait occuper primitivement et sous l’occupation gauloise, l’un des éperons qui commandent la vallée, comme à Saint-Patrice, Indre-et-Loire. Ce lieudit donna son nouveau à la commune, car il portait l’école communale et la mairie.
Gasville Oisème, Décret du 30 mai 1986.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gasville-Oisème Blason D'or au lion à la queue fourchue et passée en sautoir d'azur, armé d'argent et lampassé de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 François Catel Parti radical Ancien conseiller général
mars 2008   William Belhomme sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798 904 892 895 871 900 881 865 889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865 888 867 814 805 779 774 741 682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
683 602 618 520 575 536 505 509 548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
511 606 834 875 1 022 1 136 1 176 1 180 1 326
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Oisème, sur la ligne de Paris à Chartres par Gallardon, permet de franchir la Roguenette. Il fut bombardé par les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale puis reconstruit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis de Couttes, page de Jeanne d'Arc (vers 1412-1431)
  • Jean-Dominique Cassini (1748-1845), astronome, propriétaire de la Folie à Oisème. Acquise le 10 juin 1789 de Jacques Vincent Thorin (acte de Maître Crochart, notaire à Chartres), il la revendit le 11 novembre 1796 à Louise Mélanie Beaulieu, veuve de Charles Gabriel Lécureau de Massalain (acte de Maître Bouvet, notaire à Chartres)
  • François-André Isambert (1792-1857), jurisconsulte, avocat, conseiller à la Cour de cassation, directeur du Bulletin des Lois, député d'Eure-et-Loir et de la Vendée, membre du conseil général d'Eure-et-Loir, représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante de 1848, corédacteur du décret-loi instituant le suffrage universel en France, fondateur de la Société Française pour l'Abolition de l'Esclavage (1834), co-fondateur et vice-président de la Société de Géographie, dont le père était propriétaire du domaine de "La Folie" à Gasville (aujourd'hui disparu).
  • Eugène Boudin (1824-1898), peintre, qui, reçu par le collectionneur d'art Camille Marcille, a peint trois paysages représentant Oisème.
  • Jules de Goncourt (1830-1870) y effectua de nombreux séjours, relatés dans le Journal des frères Goncourt, chez le collectionneur d'art Camille Marcille.
  • Louis Ombrédanne (1871-1956), un des fondateurs de la chirurgie pédiatrique et inventeur de nombreuses techniques opératoires, résida à Oisème. Il repose dans le caveau familiale du cimetière de Gasville.
  • Chaïm Soutine (1893-1943), peint 3 tableaux à Oisème. Jeune fille avec un chien maison et contrefort, vers 1930 et La maison à Oisème, 1934 dont il fera deux versions.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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