Gasville-Oisème

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Gasville-Oisème
Gasville-Oisème
La Roguenette sous le viaduc d'Oisème.
Blason de Gasville-Oisème
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres métropole
Maire
Mandat
Romain Rouault
2020-2026
Code postal 28300
Code commune 28173
Démographie
Population
municipale
1 487 hab. (2018 en augmentation de 10,97 % par rapport à 2013)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 10″ nord, 1° 32′ 14″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 151 m
Superficie 9,09 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chartres-1
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://www.gasville-oiseme.fr/

Gasville-Oisème est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gasville-Oisème est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gasville est attesté sous les formes : Gaesvilla, 1170[6] ; Gasvilla, 1208[7]  ; Gaiavilla, 1209[8] ; Unum modium avene in tensamento Gaesville, [9] ; Gaevilla, 1224[10] ; Item apud Gaesvillam, vers 1272[11] ; Gayvilla, 1282[12] ; Gaeville, 1283[13] ; Gaiville, 1293[14] ; Gayville, 1358[15] ; Goyville, [16] ; Gayville lès Chartres, [17] ; Gasville, vieux chemin de Chartres à Paris, 1740[18] ; Gâville, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Terre en la paroisse de Gâville, [19] ; Terre en la paroisse de Gasville, [20]  ; Gasville, 1808 (Cadastre).

Oisème est mentionné sous les formes : Oysesma, 1133[21] ; Oysesmus, vers 1140[22] ; Osemia, 1148[23] ; Oiselma, 1203 ; Osemium, 1261[24] ; Oysème, [25] ; Terram in territorio de Oyseme, inter dictum Oyseme et Gaivillam, 1476[26] ; Oizème, [27] ; Oysesme, 1539[28] ; Oisème, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Oisème, 1808 (Cadastre) ; Oisème, 1956 (Cadastre).

Le nom est issu du gaulois uxama = hauteur. Proparoxyton attesté dans les documents de l’antiquité. Serait le superlatif en -ama de uxs, uxisama c'est-à-dire « très haute ».

Ce lieudit se situe dans le vallon du ruisseau d’Oisème ou de Sours, affluent de la rivière de l’Eure, en contrebas du plateau, au pied de la hauteur qui lui donne son nom et sur laquelle le village primitif devait s’élever ; cette localité dut se déplacer, peut-être dès l’époque gallo-romaine, et devait occuper primitivement et sous l’occupation gauloise, l’un des éperons qui commandent la vallée, comme à Saint-Patrice, Indre-et-Loire. Ce lieudit donna son nouveau à la commune, car il portait l’école communale et la mairie.

La fusion Gasville-Oisème est officialisée par le décret du [réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1740, le village doit faire face à plusieurs attaques de loups, trois habitants sont tués. Le 26 janvier 1740, André Le Loup, laboureur à Gasville, prend la tête d'une délégation pour rencontrer le maire de Chartres et lui demander son aide[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? Septembre 1941 Marcel Cintrat   Maire de Gasville
révoqué par le Gouvernement de Vichy[30]
Mars 1983 Mars 2008 François Catel[31] Rad.[32] Scael
Conseiller général du canton de Chartres-Nord-Est (1992-1998)
Mars 2008 Juillet 2020 William Belhomme UMP-LR[33] Agriculteur retraité
Juillet 2020 En cours Romain Rouault    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].

En 2018, la commune comptait 1 487 habitants[Note 3], en augmentation de 10,97 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798904892895871900881865889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865888867814805779774741682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
683602618520575536505509548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5116068348751 0221 1361 1761 1801 326
2017 2018 - - - - - - -
1 4481 487-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École primaire Gasville-Oisème.
École primaire Gasville-Oisème.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Dominique Cassini (1748-1845), astronome, propriétaire de la Folie à Oisème (sans rapport avec le domaine de la Folie). Acquise le de Jacques Vincent Thorin, écuyer, seigneur de Brazais, mousquetaire de la garde du Roy[38], il la revendit le à Louise Mélanie Beaulieu, veuve de Charles Gabriel Lécureau de Massalain[39].
  • François-André Isambert (1792-1857), jurisconsulte, avocat, conseiller à la Cour de cassation, directeur du Bulletin des Lois, député d'Eure-et-Loir et de la Vendée, membre du conseil général d'Eure-et-Loir, représentant de l'Eure-et-Loir à l'Assemblée constituante de 1848, corédacteur du décret-loi instituant le suffrage universel en France, fondateur de la Société Française pour l'Abolition de l'Esclavage (1834), co-fondateur et vice-président de la Société de Géographie, dont le père était propriétaire du domaine de « La Folie » également appelé « La Folie-Bouvet » à Oisème, acquis en 1803, ayant appartenu auparavant pendant plusieurs générations à la famille Bouvet de Bronville. Ce domaine n'existe plus.
  • Gustave Braccini (1805-1876), militaire de carrière, maire de Gasville. En 1852, il possède plus de 80 esclaves qu'il revend la même année[40].
  • Camille Marcille (1816-1875), artiste-peintre, collectionneur d'art et conservateur de musée français. Résida au château du Goulet à Oisème.
  • Eugène Boudin (1824-1898), peintre, qui, reçu par le collectionneur d'art Camille Marcille, a peint trois paysages représentant Oisème.
  • Jules de Goncourt (1830-1870) y effectua de nombreux séjours, relatés dans le Journal des frères Goncourt, chez le collectionneur d'art Camille Marcille.
  • Alexandre Torcheux, aveugle qui construisit et exploita seul un moulin à Oisème, appelé le « Moulin de l'Aveugle » vers 1850-60[41].
  • Louis Ombrédanne (1871-1956), un des fondateurs de la chirurgie pédiatrique et inventeur de nombreuses techniques opératoires ainsi que du masque d'anesthésie qui porte son nom, résida à Oisème[42]. Il repose dans le caveau familial du cimetière de Gasville[43].
  • Robert Alphonse Collard dit Lortac (1884-1973), écrivain, illustrateur, portraitiste, critique d'art, scénariste français, considéré comme pionnier du dessin animé, en particulier publicitaire. Entre autre, scénariste prolifique pour Les Pieds Nickelés de René Pellos et Bibi Fricotin de Pierre Lacroix (pour les illustrés Jeunesse joyeuse). Résida à Oisème de 1921 à 1925[42].
  • Victor Denain (1880-1952), général et homme politique français, entre autre à l'origine de la création de l'École de l'air de Salon-de-Provence, ainsi que de l'essor de l'aéronautique militaire. Résida à Oisème de 1930 à 1933[42].
  • Chaïm Soutine (1893-1943) a peint trois tableaux à Oisème : Jeune fille avec un chien maison et contrefort vers 1930 et La maison à Oisème en 1934, dont il fera deux versions.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gasville-Oisème Blason
D'or au lion à la queue fourchue et passée en sautoir d'azur, armé d'argent et lampassé de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Bibliothèque nationale de France.-Ms Latin 9223 Cartulaire de Notre-Dame de Josaphat)
  7. B.N.- Ms Latin 11.063, Cartulaire Saint-Jean-en-Vallée de Chartres
  8. Archives départementales d'Eure-et-Loir-G, chapitre Notre-Dame de Chartres)
  9. Obituaires de Sens, t. 2, p.87)
  10. A.D. 28-G, chapitre Notre-Dame de Chartres
  11. Pouillé de Sens, p.107)
  12. Archives Départementales d'Eure-et-Loir -G, chapitre Notre-Dame de Chartres
  13. Archives Départementales d'Eure-et-Loir- G, chapitre Notre-Dame de Chartres
  14. Archives Départementales d'Eure-et-Loir -H, Abbaye Saint-Chéron
  15. Archives Départementales d'Eure-et-Loir -G 907
  16. Archives Nationales-JJ 113, no 114, fol. 49
  17. Archives Nationales.-JJ 121, no 33, fol. 19
  18. Bibliothèque Municipale d’Orléans, Manuscrit 995, fol. 84
  19. A.D. 28-1 Q 3, P.V. 68 no 532. Biens Nationaux)
  20. A.D. 28-1 Q 3, P.V. 68 no 533. Biens Nationaux)
  21. Cartulaire de Thiron, t. 1)
  22. Cartulaire de Thiron, t. 1
  23. Cartulaire du Grand-Beaulieu
  24. Cartulaire de Thiron, t. 2
  25. Archives Nationales-JJ 90, no 126, fol. 69 v°
  26. Archives Départementales d'Eure-et-Loir -H 2897
  27. Archives Nationales-JJ 226B, no 281, fol. 56
  28. Étude de la chambre épiscopale de Chartres
  29. Jean-Charles Leloup, Histoires de la Beauce et de l'Eure-et-Loir, de 1739 à 1905, pages 9-13, Publication indépendante, 2020
  30. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 3 août 2020).
  31. Sébastien Couratin, « Nécrologie François Catel, ancien maire de Gasville-Oisème (1983-2008) est décédé », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  32. « Fédération d'Eure-et-Loir du Parti Radical, voir chapitre IV : histoire du parti radical en Eure-et-Loir », sur http://partiradical28.blogspot.com (consulté le 30 janvier 2019).
  33. « Résultats municipales 2020 à Gasville-Oisème », sur lemonde.fr (consulté le 3 août 2020).
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  38. Acte d'acquisition reçu par Maître Crochart, substituant Maître Jean-Tite-Eloi Bouvet, notaire à Chartres, le 10 juin 1789. Archives départementales d'Eure-et-Loir, cote 2 E 51 683.
  39. Acte reçu par Maître Jean-Tite-Eloi Bouvet, notaire à Chartres, le 21 brumaire an V, cote Archives départementales d'Eure-et-Loir, cote 2 E 51 697.
  40. Jean-Charles Leloup, Histoires de la Beauce et de l'Eure-et-Loir, de 1739 à 1905, pages 215-220, Publication indépendante, 2020
  41. Procès-verbal de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, tome I, séance du 1er mars 1860, pages 219 à 222, texte de M. de Boisvillette.
  42. a b et c Acte de vente reçu par Me J. Maintrieux, Notaire à Chartres d'une propriété vendue par M. le Gal Denain à Mlle Beuriot. Enregistré à Chartres (AC) Volume 1101 B, folio 31, n°259.
  43. Nécrologie de Louis Ombredanne par Marcel Fèvre. La Presse Médicale, 16 janvier 1957-65-n°5.