Henri de Castries

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Henri de Castries
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Henri de Castries en 2009.

Nom de naissance Henri René Marie Augustin de La Croix de Castries
Naissance (63 ans)
Bayonne (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Licence de droit
Profession
Formation
Ascendants
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Maison de Castries

Henri de La Croix de Castries, dit Henri de Castries (prononcé [kastʀ]) , né le à Bayonne, est un homme d'affaires français. Il est le président-directeur général du groupe d'assurance Axa de mai 2000 au .

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Issu de l'ancienne noblesse française, Henri René Marie Augustin de La Croix de Castries naît le 15 août 1954 à Bayonne[1]. Petit-fils de l'ancien ministre Pierre de Chevigné, il est également descendant du marquis de Sade.

Il épouse le , Anne Millin de Grandmaison, née le , fille d'un cousin issu de germain[2], petite-fille de René de La Croix de Castries, dit le duc de Castries[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Enfant, il étudie à l'école primaire privée catholique Saint-Jean de Passy (16e arrondissement de Paris) avant de continuer ses études secondaires au lycée du même groupe scolaire Saint-Jean de Passy, où il fait du scoutisme.

Il intègre ensuite les classes préparatoires du collège Stanislas (collège privé catholique du 6e arrondissement de Paris)[4]. En 1976 il est diplômé de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC Paris)[5], dans la même promotion que l'homme politique Serge Lepeltier, et le PDG du groupe Scor, Denis Kessler. Il effectue alors un voyage d'un mois en Chine en compagnie de Jean-Louis Borloo[6].

Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), promotion Voltaire (1980) dont il est sorti 2e (voie économique)[7]; il est également titulaire d'une licence de droit.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans la fonction publique[modifier | modifier le code]

De 1980 à 1984, il commence sa carrière en faisant des missions d'audit pour l'Inspection générale des Finances dans différentes administrations françaises[8]. En 1984, il devient membre de la direction générale du Trésor. En 1986 il participe à la privatisation d'entreprises, puis prend la responsabilité du marché des changes et de la balance des paiements.

Carrière au sein d'Axa[modifier | modifier le code]

Il rejoint en 1989 la direction centrale des finances du groupe Axa[9]. En 1991, il est nommé secrétaire général d'Axa, responsable des restructurations juridiques et des fusions liées à l'intégration des sociétés de la Compagnie du Midi[10]. Deux ans plus tard il est nommé directeur général d'Axa et prend en charge la gestion des actifs, les sociétés financières et immobilières. En 1994, il prend en charge la responsabilité de l'Amérique du Nord et de la Grande-Bretagne et, en 1996 la fusion avec l'Union des assurances de Paris. En 1997, il devient président du conseil d'administration d’équitable (future Axa Financial) puis succède à Claude Bébéar en tant que président du directoire d'Axa de 2000 à 2010. Il a été élu manager de l'année en 2008 par La Tribune.[réf. nécessaire].

De 2010 à 2016, il devient président-directeur général de l'entreprise. Il quitte ses fonctions et renonce à son mandat d'administrateur le 1er septembre 2016, deux ans avant la fin de son mandat[11],[12].

Une figure influente au niveau mondial[modifier | modifier le code]

Il est lauréat du programme Young Leaders de la French-American Foundation en 1994[6]. En 2012, il est nommé président du comité de direction du groupe Bilderberg[6]. En novembre 2013, il est désigné cinquième personnalité française la plus influente du monde par la version française du magazine Vanity Fair[13].

Rémunération et débat sur les stock-options[modifier | modifier le code]

En , Henri de Castries a annoncé qu’il renonçait à ses stock-options sur les titres Axa pour 2007. « J’estime, avec le conseil de surveillance, que j’en ai déjà reçu un nombre suffisant et que cette distribution annuelle de stock-options pour les dirigeants ne doit pas être systématique », a-t-il expliqué[14].

En 2008, il était le 10e patron français le plus payé avec 2,5 millions d’euros. En 2012, Henri de Castries a perçu 3 220 153 d'euros de rémunération pour ses fonctions au sein d'Axa (+8 % vs 2011)[15]. En 2014, sa rémunération totale a été supérieure à 5,3 millions d'euros[16].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Parmi ses mandats d'administrateur, Henri de Castries ne siège qu'à celui de Nestlé[6].

Anciens mandats :

Engagements[modifier | modifier le code]

Il fait partie des grands patrons français affirmant ouvertement leur foi catholique et est l'un des mécènes des Scouts de France. Il est également membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins[21].

Au début de la présidence de Nicolas Sarkozy en 2007, il décline la proposition de devenir ministre de l’Économie devant les réticences du conseil d'administration d'Axa et de sa famille[6]. Il est régulièrement reçu par François Hollande durant les premières semaines de sa présidence, en 2012, mais estime ne pas être écouté, en particulier concernant l'exploration du gaz de schiste, à laquelle il est favorable[6].

Ce libéral assumé est décrit comme proche du monde politique (et notamment de François Hollande, Ségolène Royal et Dominique de Villepin[22], avec lesquels il était élève de la promotion Voltaire à l'ENA en 1980) mais c'est de François Fillon dont il est le plus proche. Il a travaillé dès 2013 sur le programme du vainqueur de la primaire de la droite et du centre et l'a aidé à lever de l’argent pour sa campagne présidentielle. Il était pressenti pour devenir un membre important du gouvernement de Fillon si celui-ci avait remporté l'élection présidentielle de 2017. Selon la presse, il aurait pu être nommé conseiller économique à l’Élysée, ministre de l'Économie et des Finances, ministre des Affaires étrangères ou même Premier ministre[23]. En janvier 2017, il annonce officiellement son soutien à François Fillon[24]. Pilier de sa campagne, il vote, après la défaite de ce dernier, pour Emmanuel Macron lors du second tour. Quelques mois après sa victoire, s'il reste partagé sur la situation budgétaire de la France, il salue la vision européenne du chef de l'État[19].

Controverse[modifier | modifier le code]

Le , il est mis en examen avec Claude Bébéar pour « blanchiment de capitaux aggravé » dans l’affaire Paneurolife. Cette affaire s'est soldée par un non-lieu général[25].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Henri de Castries », sur whoswho.fr, .
  2. Dominique Gallois et Isabelle Chaperon, « La tentation politique d’Henri de Castries, ex-patron d’Axa », sur lemonde.fr, (consulté le 16 décembre 2016)
  3. Who's Who in France
  4. Annuaire 1972-1973 du Collège Stanislas, Paris, Collège Stanislas, 1972, (ISSN 0752-8574).
  5. Odile Benyahia-Kouider, « Henri de Castries, 45 ans, successeur de sang bleu, va être adoubé par le monarque du groupe d'assurances Axa. Le fils du roi Bébéar. », sur Liberation.fr, (consulté le 17 avril 2011)
  6. a, b, c, d, e, f et g Grégoire Pinson, « Comment le PDG d'Axa a tissé sa toile au niveau mondial », sur challenges.fr, (consulté le 8 juillet 2017)
  7. Anne-Charlotte Dusseaulx, « ENA : découvrez le classement de la promo Voltaire de François Hollande - leJDD.fr », LeJDD.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  8. Biographie ABC bourse, ABC Bourse
  9. Portrait professionnel, Dirigeants Entreprise
  10. Ceux qui dirigent le CAC 40 : AXA – Henri de Castries, Jean Marc Sylvestre, 1 janvier 2012
  11. Henri de Castries quitte AXA
  12. « Axa, la saga d'un géant de l'assurance », sur lefigaro.fr,
  13. http://www.purepeople.com/article/qui-sont-les-francais-les-plus-influents-du-monde_a132094/6
  14. Le président d'Axa renonce à ses stocks options, Le Figaro, 15 mai 2007.
    Responsabilité et confiance, 12 dirigeants témoignent, par Patrick de Cambourg et Jean-Philippe Daniel, 2006, Édition Economica, (ISBN 2-7178-5313-8).
  15. Classement : les salaires des patrons du CAC 40 Challenges, 3 mai 2013
  16. http://www.capital.fr/bourse/actualites/le-palmares-2015-des-salaires-des-patrons-encore-de-belles-augmentations
  17. a et b Jean-Louis Dell'Oro, « Un think tank libéral se cache-t-il derrière les candidatures Macron et Fillon? », sur Challenges.fr, (consulté le 9 février 2017).
  18. « Henri de Castries était l'invité de RTL », sur rtl.fr, (consulté le 9 février 2017).
  19. a et b Henri de Castries, interviewé par Bertille Bayart et Jacques-Olivier Martin, « Henri de Castries : "Je partage la vision européenne du chef de l'État », Le Figaro, encart « Économie », samedi 30 septembre / dimanche 1er octobre 2017, page 22.
  20. http://www.axa.com/fr/presse/biographies/comite/decastries
  21. « Nos parrains - Collège des Bernardins », sur www.collegedesbernardins.fr (consulté le 8 février 2016)
  22. http://www.challenges.fr/economie/20111016.CHA5741/ces-economistes-et-ces-patrons-qui-soutiennent-francois-hollande.html
  23. Henri de Castries, l'atout de l'équipe Fillon - Challenges du 29.11.2016
  24. « VIDÉO - Henri de Castries était l'invité de RTL », RTL.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  25. http://www.leparisien.fr/faits-divers/paneurolife-ce-que-dit-le-rapport-secret-du-parquet-18-09-2009-643688.php
  26. Henri de Castries, Axa

Liens externes[modifier | modifier le code]

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