Chèvre des montagnes Rocheuses

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Oreamnos americanus

Oreamnos americanus
Description de cette image, également commentée ci-après
Chèvre des
montagnes Rocheuses
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Infra-classe Eutheria
Cohorte Laurasiatheria
Ordre Cetartiodactyla
Sous-ordre Ruminantia
Famille Bovidae
Sous-famille Caprinae

Genre

Oreamnos
Rafinesque, 1817

Nom binominal

Oreamnos americanus
(Blainville, 1816)

Synonymes

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
Répartition de la chèvre des
montagnes Rocheuses

La chèvre des montagnes Rocheuses (Oreamnos americanus) est un caprin (Caprinae) qui habite les montagnes nord-américaines.

Malgré son nom commun équivoque, elle n'appartient pas au genre Capra dont font partie les chèvres domestiques[1].

Description et mensurations[modifier | modifier le code]

 v · d · m  Caractéristiques
Masse 56 à 69 kg
Longueur 140 à 155 cm
Hauteur 80 à 90 cm
Queue 10 cm
Cornes 20 à 25 cm
Robe blanc  
Saison des amours nov à jan  
Gestation 175-180 jours
Petit(s) 1 / an
Sevrage 3 mois
Maturité sexuelle ans
Durée de vie 18 ans

La chèvre des montagnes Rocheuses possède une robe blanche, une barbe, une courte queue et de fines cornes noires. Malgré son apparence trapue, elle est très habile dans les rochers.

  • Taille : 140 - 155 cm
  • Hauteur au garrot : 80 à 90 cm.
  • Poids : 60 à 82 kg, mais le poids maximum de 140 kg apparaît dans plusieurs références bibliographiques. Cette information est donc à vérifier.

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Les Amérindiens du Nord-Ouest utilisaient sa toison blanche pour tisser des couvertures d'apparat (paradées pendant les danses rituelles) et confectionner des ornements d'oreilles; ils utilisaient aussi les cornes comme ornement de tête, comme les cornes de bison l'étaient par les Indiens des Plaines. Les Stoneys habitant la région de Banff, en particulier, recherchaient ces ornements pour leur haute valeur symbolique. En effet, le trophée du waputik, très difficile à obtenir, était symbole de courage (nécessaire pour escalader les montagnes escarpées), de force physique et morale (pour pénétrer l'habitat de l'animal) et d'habileté à la chasse et au tir (l'Oreamnos ne se laisse pas approcher facilement, surtout par un chasseur armé d'un arc, etc.).

Sa chair n'étant pas bonne, elle n'est chassée actuellement que pour son trophée et sa magnifique fourrure blanche.

La chèvre des montagnes a donné son nom au plateau Spatsizi, situé en Colombie-Britannique, en effet le mot « Spatsizi » provient de l'expression « isbā detsīdzi » qui signifie « chèvre rouge » en tahltan, la langue des Amérindiens qui habitent cette région ; l'origine de cette appellation est liée au fait que les chèvres des montagnes rocheuses qui y vivent se roulent dans la poussière rouge (du fait de la présence d'hématite) près du lac Cold Fish.

Répartition[modifier | modifier le code]

L'ancêtre de la chèvre de montagne est probablement arrivé en Amérique du Nord au Pléistocène via le détroit de Bering[2]. La colonisation des montagnes lui aurait ensuite permis de développer des adaptations spécialisées pour ce type d'environnement[1]. La chèvre de montagne occupe les habitats alpins et subalpins de l'ouest de l'Amérique du Nord. On la retrouve principalement au niveau des montagnes Rocheuses ainsi que le long de la chaîne Côtière en Colombie Britannique et au sud de l'Alaska[1]. Quelques populations indigènes existent également dans l'état de Washington, au Montana, en Idaho, en Alberta, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest[1]. Entre 1940 et 1970, des populations de chèvres de montagne auraient été introduites en dehors de leur aire de répartition historique, notamment au Colorado, en Oregon, au Nevada, au Dakota du Sud, en Utah et au Wyoming[1]. En comptant à la fois les populations indigènes et introduites, l'abondance de cette espèce en Amérique du Nord est estimée entre 75 000 et 110 000 individus[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) George A. Feldhamer, Bruce C. Thompson et Joseph A. Chapman, Wild Mammals of North America: Biology, Management, and Conservation, JHU Press, (ISBN 9780801874161, lire en ligne), p. 1061-1075
  2. (en) I. M. Cowan et W. McCrory, « Variation in the Mountain Goat, Oreamnos americanus (Blainville) », Journal of Mammalogy, vol. 51, no 1,‎ , p. 60–73 (ISSN 0022-2372, DOI 10.2307/1378532, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Genre Oreamnos

Espèce Oreamnos americanus :