Augustin Perier

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Augustin Charles Perier est un négociant, industriel et homme politique français né à Grenoble (Isère) le et mort au château de Frémigny à Bouray-sur-Juine (Seine-et-Oise, actuel département de l'Essonne) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Aîné des huit fils de Claude Perier (1742-1801), riche banquier et industriel d'origine dauphinoise, frère de Casimir Perier (1777-1832), Augustin Perier fut l'un des premiers élèves de l'École polytechnique (promotion 1794) puis il reprit les manufactures de toiles fondées par son père. Il devint l'un des plus riches négociants de Grenoble et contribua à la fondation de la Banque Perier à Paris. Il fut président du tribunal de commerce de Grenoble et membre de la chambre consultative des manufactures, arts et métiers de cette ville.

En mai 1798, il épousa Louise Henriette (dite Églantine) de Berckheim (1772-1863), fille de Frédéric Philippe de Berckheim. Ils eurent cinq enfants dont trois filles, toutes les trois mortes de tuberculose :

Le 13 mai 1815, il fut élu représentant du commerce et de l'industrie à la Chambre des Cent-Jours par le grand collège du Rhône[1] et siégea dans la majorité. De nouveau candidat aux élections législatives le 25 février 1824 dans le 1er arrondissement électoral de l'Isère (Grenoble), il échoua[2], mais il fut élu député par le même collège le 16 novembre 1826[3]. Le même jour, il fut également élu dans le 2e arrondissement du même département[4] et dans le 4e arrondissement[5]. Il opta pour Grenoble et siégea au centre gauche. Il dénonça, avec une vivacité de parole remarquable mais difficile à suivre, les actes arbitraires de l'administration lors des élections, apostropha Alexis de Noailles en lui disant qu'on ne pouvait être à la fois courtisan et député, fut rapporteur de la commission des comptes et signa l'adresse des 221 contre le ministère Polignac.

Élu le 23 juin 1830[6], il contribua à l'établissement de la monarchie de Juillet. Il fit partie de la commission chargée de la révision de la Charte, prit part aux discussions des lois municipale et départementale et, dans le débat sur la nouvelle loi électorale, s'opposa à l'abaissement du cens à 200 francs. Il fut le rapporteur de la loi du 8 février 1831 qui alloua un traitement aux ministres du culte israélite et consacra ainsi l'égalité des différents ministres des cultes au point de vue des traitements

Ayant échoué aux élections du dans le 1er arrondissement de l'Isère[7], il fut nommé pair de France le . En 1832, il avait fait l'acquisition du château de Frémigny à Bouray-sur-Juine, où il mourut peu après d'une attaque d'apoplexie.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (27e division)[8],[9].

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. 52 voix sur 68 votants
  2. 198 voix contre 264 à M. Chenevaz, élu
  3. 219 voix sur 426 votants et 462 inscrits contre 199 à M. Chenevaz, député sortant
  4. 100 voix sur 188 votants et 223 inscrits contre 83 au marquis de Murinais
  5. 123 voix sur 198 votants et 231 inscrits contre 74 à M. de Miremont
  6. 295 voix sur 416 votants et 459 inscrits contre 115 au baron d'Haussez
  7. 172 voix contre 208 à M. Réal, élu
  8. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 631
  9. Journal des débats politiques et littéraires, (lire en ligne)