Castelmoron-sur-Lot

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Castelmoron-sur-Lot
Castelmoron-sur-Lot
Mairie de Castelmoron.
Blason de Castelmoron-sur-Lot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Marmande
Canton Tonneins
Intercommunalité Communauté de communes Lot et Tolzac
Maire
Mandat
Italina dite Line Lalaurie
2014-2020
Code postal 47260
Code commune 47054
Démographie
Gentilé Castelmoronais
Population
municipale
1 728 hab. (2015 en diminution de 1,48 % par rapport à 2010)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 53″ nord, 0° 29′ 45″ est
Altitude 50 m
Min. 32 m
Max. 195 m
Superficie 23,25 km2
Localisation

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Castelmoron-sur-Lot est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Villeneuve-sur-Lot située sur le Lot entre Villeneuve-sur-Lot et Aiguillon, dans le Pays de la Vallée du Lot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castelmoron-sur-Lot[1]
Brugnac Monclar
Laparade Castelmoron-sur-Lot Fongrave
Lafitte-sur-Lot Granges-sur-Lot Le Temple-sur-Lot

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est sur un site humide et marécageux, près d'un méandre du Lot, que fut fondé à une date inconnue, un prieuré autour duquel se fixa un premier peuplement qui aurait pu constituer une sauveté. Au XIIIe siècle l'habitat groupé autour du château en bordure de la rivière s'appelle déjà Castelmoron (Castiel de Mauron, Froissart ; Castromorone, Valéri 1320 ; Castro-Mauronis, hommages de 1259). Il faut noter qu'aucune de ces appellations ne reprend le mot latin mariscus ou palus, ni le mot germain marisk, qui sont les étymologies du mot marais. Il faut alors trouver l'origine du nom dans celui d'un envahisseur germain ou latin plus que dans celui de Maures, Maurorum étant le pluriel de maurus (maures en latin), et les Sarrazins et probablement un important bastion morisque.

C'était le temps des bastides mais Castelmoron ne bénéficia pas de l'acte fondateur ni des coutumes qui accompagnent la création de ces lieux de vie : il s'agit probablement d'un castrum comme l'indique d'ailleurs l'hommage de 1259.

Au début de la guerre de Cent Ans, en 1345, la ville fut prise grâce à une feinte par les troupes anglaises du comte de Derby. Ce dernier la donna au chevalier de Caumont qui était à l'origine de la feinte. La seigneurie resta dans cette famille jusqu'au milieu du XVIIe siècle. En 1435, elle fut reprise par le Français et ses fortifications furent démantelées.

Au XVIe siècle, Castelmoron devint un des foyers calvinistes de l'Agenais. Son église réformée fut fondée en 1559. Épargnée pendant les guerres de religion grâce à un accord passé entre catholiques et protestants en 1609, elle vit toutefois son temple, d'abord interdit, livré à la démolition en 1693.

La révocation de l'édit de Nantes (18 octobre 1685) provoqua l'exode d'un certain nombre de protestants. Un Castelmoronais, Mathieu Maury rejoignit l'Amérique. Ses descendants se distinguèrent dans la fondation des États-Unis, notamment son fils James, directeur d'une école qui compta parmi ses élèves Thomas Jefferson, futur président des États-Unis.

En 1668, la seigneurie de Castelmoron passa des Caumont aux Belsunce. C'est dans cette famille à Born que naquit celui qui allait devenir évêque de Marseille monseigneur de Belsunce-Castelmoron qui fit acte de dévouement pendant la peste de 1720. Les Belzunce vendirent en 1769, sans le titre de marquis, à monsieur de Lalande magistrat bordelais.

Le XVIIIe siècle, éprouvé par les deux grandes inondations de 1728 et 1783 qui détruisirent en partie le moulin de Lacoste (datant de 1290) et le moulin Neuf (début XVIIIe) marqua cependant l'apogée de la navigation fluviale sur le Lot. Les nombreuses gabares, depuis le port de Castelmoron, transportaient vins et farines (minots) vers Bordeaux à destination des pays du nord de l'Europe et des Antilles françaises. Un courant commercial s'établit avec Saint-Domingue et la Louisiane suscité par les maîtres des bateaux castelmoronnais. Certains d'ailleurs s'installèrent dans les "Isles" des Antilles. Mais, dès la fin du XVIIIe siècle, la perte de nos colonies d'Amérique ferma définitivement cet horizon commercial.

La ville de Castelmoron traversa sans dommage la période révolutionnaire. Toutefois, un Castelmoronnais, Jacques Bujac fut guillotiné à Bordeaux, le 21 décembre 1793 pour ses accointances avec le parti girondin. Au début du Premier Empire, un autre Castelmoronnais se rendit célèbre par son courage et son audace. Le 12 avril 1805, Pierre Alexandre Marauld Dupon, commandant le bateau corsaire La Représaille battait et mettait en fuite devant Santander, une goélette anglaise bien supérieure en force. Il mérita le surnom de "Corsaire Agenais".

L'expansion économique commencée sous la monarchie de Juillet provoqua dans la seconde moitié du XIXe siècle, de profondes transformations qui donnèrent à Castelmoron, une nouvelle physionomie en rupture avec son ancienne configuration moyenâgeuse.

En 1845, pour permettre à la route départementale 13 de traverser Castelmoron, un pont suspendu fut construit sur le Lot ; il débouchait sur l'emplacement de vieille église du XIIIe siècle qui fut démolie. La construction de ce pont changea radicalement la ville dont l'axe devient perpendiculaire au Lot et fait une rotation de 90°.

La nouvelle église (l'actuelle) est construite sur l'emplacement de l'ancien cimetière suivant les plans de l'architecte Leboucher. Elle a été consacrée le 30 août 1853 par l'évêque d'Agen, Mgr Jean-Aimé de Levezou de Vezins. En 1859, le temple protestant s'élèvera à la sortie de la ville. En 1871, le vieux château est acheté par la veuve de Félix Solar et entièrement transformé tel que son mari, natif de Castelmoron et mort en 1870, l'avait voulu et choisi [2]. Son architecture nouvelle, comprenant de nombreuses structures en bois (galerie et balcons) prenait son inspiration dans l'Alhambra de Grenade et la mosquée de Cordoue, imitant en cela le casino mauresque d'Arcachon. Le « Château Solar » sera acheté par la municipalité en 1902 et deviendra l'hôtel de ville. C'est aussi à la générosité de Félix Solar que l'on doit la fontaine à jets d'eau construite en 1859 sur la place, près de la Halle.

L'impulsion donnée par la Troisième République aux municipalités devait engendrer de nouvelles réalisations. En 1873 furent créées la place du Foirail, agrémentée de platanes, la place de l'Airyal (ancien cimetière protestant), et sur le lieu de l'ancien réservoir pour le fossé de la ville (fossé qui fut alors ponté) l'actuelle place Bransoulié (du nom du maire qui prit alors la décision des travaux). En 1874, une halle métallique fut édifiée en remplacement de l'ancienne halle en bois.

Enfin, en 1875, sur le site de l'ancien bac, on construisit une cale de commerce avec un imposant quai en pierre. Malheureusement, le trafic fluvial était sur son déclin malgré les énormes travaux réalisés tant sur le Lot que sur la Garonne (chaussées nouvelles, amélioration des écluses et des chemins de halage, constructions de quais). La concurrence du chemin de fer et le développement du réseau routier donneront un coup de grâce à la navigation commerciale sur la rivière qui disparaîtra définitivement en 1923.

Au XXe siècle, d'autres événements, d'autres personnages vont enrichir la chronique historique de Castelmoron-sur-Lot.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Castelmoron-sur-Lot Blason D'argent au château de gueules surmonté d'une tête de maure de sable[3].
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (armes accordées en 1697 par Louis XIV en référence aux invasions maures).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1918 1936 Pierre Carles SE Propriétaire
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2014 Bernard Genestou UMP Conseiller général du canton de Castelmoron-sur-Lot depuis le 14 mars 1976, pharmacien honoraire
mars 2014 en cours Italina Lalaurie DVD Conseillère départementale, secrétaire de mairie retraitée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 1 728 habitants[Note 1], en diminution de 1,48 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 631 2 017 2 099 2 133 2 299 2 323 2 379 2 310 2 240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 224 2 094 2 138 2 010 2 048 1 949 1 813 1 759 1 649
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 494 1 495 1 451 1 222 1 294 1 297 1 361 1 350 1 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 528 1 547 1 444 1 527 1 662 1 664 1 739 1 750 1 761
2013 2015 - - - - - - -
1 709 1 728 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]