Félix Solar

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Félix Solar
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Nationalité
Activité

Solar Aaron Euryale, dit Félix Solar, né le à Castelmoron-sur-Lot et mort le à Bordeaux, est un homme de presse et un financier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé à ses débuts par Louis Lurine, il fut d'abord rédacteur au Courrier de Bordeaux où il noua quelques liens avec Mirès. En 1841, il commet un essai, Des événements de Toulouse (Delloye) qui revient sur la révolution de juillet 1830.

Il fonde au mois d'octobre 1845 avec Victor Bohain et Granier de Cassagnac, le quotidien L’Époque, une publication ambitieuse qui cesse de paraître deux ans plus tard, au mois de février 1847, en faisant faillite. Le premier numéro fut tiré à 100 000 exemplaires, un record, et distribué gratuitement. Elle eut jusqu'à 16 000 abonnés et compta comme rédacteurs Paul Féval, Amédée Achard, Charles Monselet, Paul Meurice, Auguste Vacquerie, etc.

Ayant revendu ses parts peu avant la faillite du quotidien, Solar se mit à jouer en Bourse. Il retrouva Mirès qui l'associa à quelques entreprises financières.

Il continue néanmoins d'être journaliste, devenant rédacteur en chef du quotidien financier La Patrie (1848) puis plus tard de La Presse (1859) qu'il rachète à Moïse Polydore Millaud.

Il devint aussi un proche du jeune entrepreneur et dandy Adolphe Gaiffe (1830-1903). Tous deux connurent de graves déboires financiers durant les années 1859-1860, et quand Mirès fut attaqué par la justice, Solar fut condamné le 11 juillet 1861 pour escroquerie et faux à cinq ans de prison et 3 000 francs d'amende, et fut radié de l'ordre de la Légion d'honneur[1]. En 1862, il choisit de s'exiler en Italie afin d'échapper à ses créanciers et à la peine encourue. Il revint à Bordeaux en 1869 peu avant d'y mourir, totalement oublié.

Bibliophile et collectionneur d'autographes, sa bibliothèque fut dispersée à Paris le 19 novembre 1860 et le 26 février 1861.

Entre 1871 et 1875,sa veuve fait aménager dans un goût mauresque le château de Castelmoron-sur-Lot, surnommé par la suite « Château Solar » et qui deviendra en 1902 le siège de l'hôtel de ville[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Nationales, base Léonore, dossier L2532002.
  2. Façade arrière de la mairie de Castelmoron-sur-Lot, Région Aquitaine, en ligne.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Paul Lacroix dit le Bibliophile Jacob, Catalogue de la bibliothèque de M. Félix Solar, 2 vol., Paris, J. Téchener, 1860-1861
  • H. de Villemessant, Mémoires d'un journaliste. Les hommes de mon temps, t. II, Paris, E. Dentu, 1872