Basse-Auvergne

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Carte de la Basse-Auvergne d'après les cartes de Rigobert Bonne (1786).

La Basse-Auvergne, éventuellement nommé Bas Pays d'Auvergne, est une des deux divisions traditionnelles de l'Auvergne, elle correspond à une aire culturelle auvergnate propre mais était également sous l'ancien régime une division administrative ayant trait aux domaines de la justice et du financier.

Elle correspond approximativement au département du Puy-de-Dôme, au Brivadois (région de Brioude en Haute-Loire) et à la partie du sud de l'Allier qui n'était pas dans le Bourbonnais. De son côté, la Haute-Auvergne correspond approximativement au département du Cantal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les dénominations de Basse et Haute-Auvergne sont utilisées par les historiens pour la période précédant la Révolution car elle permet d’appréhender des différences historiques et coutumières : la Haute-Auvergne était majoritairement pays de droit écrit alors que la Basse-Auvergne était pays de droit coutumier (sauf sur les terres d'église).

Sur le plan linguistiques la distinction est assez pertinente. La soumission aux influences venues du midi et du nord n'est en effet pas la même. Certains dialectologues tels qu'Henri Doniol ou Albert Dauzat l'on l'utilisé pour localiser les nuances dialectales[1]. La Basse-Auvergne présente le maximum d'idiomatismes de l'auvergnat et concentre 80% des écrits dans cette langue.[2]

La Basse et la Haute Auvergne n'ont jamais été des circonscriptions administratives aux limites bien définies et, dans l'enchevêtrement territorial de l'Ancien Régime, leurs contours ne correspondent ni aux limites des généralités, ni à celles des bailliages, ni à celles des élections, ni à celles des diocèses.

La première distinction entre haut et bas pays est apparue au XIIIe siècle avec la création du bailliage des Montagnes, sous l'administration d'Alphonse de Poitiers (vers 1250). La deuxième date de 1317 avec la partition du diocèse de Clermont. On retira à celui-ci les archiprêtrés d'Aurillac, Blesle, Brioude, Langeac et Saint-Flour pour créer l'évêché de Saint-Flour[3],[4]. Le diocèse préfigurait l'actuel département du Cantal mais sans le Mauriacois, l'Artense et le Cézalier et avec en plus le Brivadois et le Nord de la Margeride.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie Document utilisé pour la rédaction de l’article[modifier | modifier le code]

Sciences humaines[modifier | modifier le code]

  • Georges Bernage, Anne Courtillé, Marc Mégemont, La Basse-Auvergne médiévale, Nonette, Éditions Créer, 2002. (ISBN 2-8404-8161-8).
  • Pierre Bonnaud, De l'Auvergne, un fil d'Ariane pour aller de la Confédération Arverne au IIIe millénaire : essai, Nonette, Éditions Créer, 2003, 318 p. (ISBN 2-84819-001-9), [lire en ligne].
  • Pierre Charbonnier, Histoire de l'Auvergne des origines à nos jours : Haute et Basse-Auvergne, Bourbonnais et Velay, Clermont-Ferrand, Éd. de Borée, , 540 p. (ISBN 2-908592-98-3).

Sciences de la nature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat - Études linguistiques sur la Basse-Auvergne. Géographie phonétique d’une région de la Basse-Auvergne Editions H. Champion, Paris, 1906, 98 p. et 8 cartes, (notice BnF no FRBNF30304043).
  2. « Puy-de-Dôme et Basse-Auvergne », sur http://cercleterredauvergne.fr/ ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne
  3. http://haute-auvergne.pagesperso-orange.fr/sf1317/saintflour1317.html Jean XXII et Saint-Flour - premier évêque(1317-1319)
  4. « En tout cas, la création du nouvel évêché scellait la division de l'Auvergne en deux pays, le Bas et le Haut, qui avec des modifications dans les contours, a duré jusqu’aujourd’hui. » Pierre-François Fournier, dans André-Georges Manry (dir.), Histoire de l'Auvergne, Toulouse, Privat, , p. 138.