Échassières

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Échassières
Échassières
Le viaduc de la Bouble en construction.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne
Maire
Mandat
Frédéric Dalaigre
2022-2026
Code postal 03330
Code commune 03108
Démographie
Gentilé Echassiérois
Population
municipale
376 hab. (2019 en diminution de 4,08 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 07″ nord, 2° 56′ 07″ est
Altitude Min. 390 m
Max. 765 m
Superficie 23,4 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gannat
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Échassières
Liens
Site web echassieres.com

Échassières est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Échassières est située au sud du département de l'Allier.

Huit communes sont limitrophes, dont quatre dans le département voisin du Puy-de-Dôme[1] :

Communes limitrophes d’Échassières
Lapeyrouse (Puy-de-Dôme) Louroux-de-Bouble,
Coutansouze
Durmignat (Puy-de-Dôme) Échassières
Moureuille (Puy-de-Dôme) Servant (Puy-de-Dôme) Nades,
Lalizolle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 2 340 hectares ; son altitude varie entre 390 et 765 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Belon, affluent de la Bouble, prend sa source sur la commune d'Échassières.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route départementale 998, ancienne route nationale reliant Commentry et Lapeyrouse au nord-ouest à Lalizolle, Ébreuil et Gannat au sud-est. À La Bosse, lieu-dit situé au sud-est du chef-lieu de la commune, elle croise la route départementale 987, ancienne route nationale reliant Saint-Pourçain-sur-Sioule et Chantelle au nord-est à Servant et Saint-Éloy-les-Mines au sud-ouest.

Le territoire communal est traversé par d'autres routes départementales[1] :

  • la D 129, reliant La Bosse à Louroux-de-Bouble ;
  • la D 224, reliant Louroux-de-Bouble à la limite départementale du Puy-de-Dôme (cette route devenant la D 79 vers Durmignat) en desservant le chef-lieu ;
  • la D 524, reliant le chef-lieu à Moureuille (D 92a) ;
  • la D 624, reliant les hameaux de la Bourse et des Montmins, au nord-est de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Échassières est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,8 %), forêts (30,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), terres arables (9,6 %), mines, décharges et chantiers (2,5 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom français vient du mot Eschasièras en parler du Croissant[9], zone de transition où se rejoignent et se mélangent l'occitan et la langue d'oïl[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Echassières faisait partie du territoire des Bituriges Cubes durant l'Antiquité. Au Moyen Âge, le village fait partie du diocèse de Bourges et du Berry médiéval. Il en est la limite sud[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Depuis le , afin que les arrondissements du département « correspondent à une meilleure cohérence administrative et [à une] adaptation aux bassins de vie », la commune est retirée de l'arrondissement de Montluçon pour être rattachée à celui de Vichy[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Danièle Chammartin    
[Note 2] Christian Glodt DVD Retraité
En cours Frédéric Dalaigre[15]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Echassiérois et les Echassiéroises[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2019, la commune comptait 376 habitants[Note 3], en diminution de 4,08 % par rapport à 2013 (Allier : −2,17 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
939500813845805831890909901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8819361 0011 0061 1321 2071 2591 2221 239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1161 0531 021820809810818804839
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
809602489408349380381376402
2014 2019 - - - - - - -
389376-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Échassières dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, la commune fait venir, pour la fête du folklore, des danseurs étrangers, un au mois de juillet et un autre au mois d'août (Indonésiens et Bulgares en 2016) ; la soirée se termine par un feu d'artifice au mois d'août.

Économie[modifier | modifier le code]

Richesses minérales[modifier | modifier le code]

Vue aérienne - Carrière de Beauvoir à Échassières

Depuis 1850, des gisements de kaolin de grande pureté, situés sur site de Beauvoir sur le territoire de la commune, sont exploités à raison de 30 000 tonnes par an par la société Denain-Anzin Minéraux[réf. nécessaire] (intégrée depuis 2005 au groupe Imerys). Le kaolin est utilisé notamment pour faire du carrelage et de la porcelaine[22].

En mai 2021, la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance accorde une prolongation du permis exclusif de recherches de mines de lithium, étain, tantale, niobium, tungstène, béryllium et substances connexes dit « Permis de Beauvoir » à la société Imerys Ceramics France[23].

En octobre 2022, le groupe Imerys prévoit un début d'exploitation en 2027 avec des perspectives d'extraction de près de 30 000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an ; ce composé serait utilisé pour la production d'accumulateurs lithium-ion pour véhicules électriques[22]. Le gisement est estimé à un million de tonnes d'hydroxyde de lithium. Il exige un milliard d'euros d'investissement, et devrait permettre une exploitation sur 25 années, fournissant suffisamment de lithium pour fabriquer 700 000 batteries chaque année[24]. Libération pose la question de la viabilité écologique de la mine. Le problème des poussières semble réglé dans la mesure où les extracteurs seront à 300 mètres de profondeur, mais les mines de lithium demandent une très grande quantité d'eau, ce qui laisse une interrogation concernant l'impact de l'extraction sur le niveau des nappes phréatiques : la région est agricole et a été frappée en 2022 par une sécheresse de juillet à septembre[25],[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Château de Beauvoir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Échassières compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Jouhet-Duranthon, à l'origine de l'exploitation du kaolin au milieu du XIXe siècle et de l'hospice d'Échassières (aujourd'hui maison de retraite, Fondation Jouhet-Duranthon). Imposante chapelle funéraire au cimetière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Pauly, Échassières et le château-fort de Beauvoir, Moulins, Crépin-Leblond, 1940, 183 p., fig., plan.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Réélu en [14].
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte d'Échassières sur le site Géoportail (consulté le ).
  2. « Répertoire géographique des communes », Institut national de l'information géographique et forestière.
  3. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. Philippe Boula de Mareüil, Gilles Adda, Lori Lamel, « Comparaison dialectométriques de parlers du Croissant avec d’autres parlers d’oc et d’oïl », Le Croissant linguistique entre oc, oïl et francoprovençal : des mots à la grammaire, des parlers aux aires, Paris, L'Harmattan,‎ (ISBN 978-2-343-23050-4, lire en ligne).
  10. « Atlas sonore des langues régionales de France », sur https://atlas.limsi.fr/ ; site officiel de l'Atlas sonore des langues régionales de France,
  11. Les parlers du Croissant (groupe de recherches universitaires et académiques en linguistiques sur les parlers du Croissant ; CNRS)
  12. Guy Devailly, Le Berry du Xe siècle au milieu du XIIIe. Étude politique, religieuse, sociale et économique, Paris, réédition chez Walter de Gruyter (Berlin) en 2017, , 636 p. (ISBN 9783111251721, lire en ligne)
  13. Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « Arrêté préfectoral no 16-534 du 21 décembre 2016 portant modification des limites des arrondissements du département de l'Allier », Recueil des actes administratifs no 03-2016-061, Préfecture de l'Allier, (consulté le ), p. 40.
  14. « Un nouveau mandat pour Christian Glodt à Echassières (Allier) », La Montagne, (consulté le ).
  15. « Frédéric Dalaigre, nouveau maire » Accès libre, La Montagne, (consulté le ).
  16. « Echassières (03330) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Annuaire des établissements scolaires d'Échassières sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  22. a et b « Le groupe Imerys annonce l'exploitation d'ici 2027 d'une mine de lithium dans l'Allier pour fabriquer des batteries », sur Franceinfo, (consulté le )
  23. « Octroi de la prolongation du permis dit « de Beauvoir » (Allier, Puy-de-Dôme) à la Société Imerys Ceramics France », sur MineralInfo, (consulté le )
  24. « Une première mine de lithium va être exploitée en France, avec l’ambition d’équiper 700 000 véhicules en batteries par an », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. Damien Dole, « Lithium : à Echassières, entre terres de mineurs et interrogations majeures », sur Libération, (consulté le )
  26. « Exploitation d'une mine de lithium dans l'Allier : est-ce une bonne nouvelle pour les habitants ? », sur Europe 1, (consulté le )
  27. « Liste des monuments historiques d'Échassières », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Château de Beauvoir », notice no PA00093095, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Viaduc de La Bouble (également sur commune de Louroux-de-Bouble) », notice no PA03000036, base Mérimée, ministère français de la Culture.