Échassières

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Échassières
Échassières
Le viaduc de la Bouble en construction.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne
Maire
Mandat
Christian Glodt
2020-2026
Code postal 03330
Code commune 03108
Démographie
Gentilé Echassiérois[1]
Population
municipale
381 hab. (2018 en diminution de 2,81 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 07″ nord, 2° 56′ 07″ est
Altitude Min. 390 m
Max. 765 m
Superficie 23,4 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gannat
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Échassières

Échassières est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Échassières est située au sud du département de l'Allier.

Huit communes sont limitrophes, dont quatre dans le département voisin du Puy-de-Dôme[2] :

Communes limitrophes d’Échassières
Lapeyrouse (Puy-de-Dôme) Louroux-de-Bouble,
Coutansouze
Durmignat (Puy-de-Dôme) Échassières
Moureuille (Puy-de-Dôme) Servant (Puy-de-Dôme) Nades,
Lalizolle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 2 340 hectares ; son altitude varie entre 390 et 765 mètres[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Belon, affluent de la Bouble, prend sa source sur la commune d'Échassières.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route départementale 998, ancienne route nationale reliant Commentry et Lapeyrouse au nord-ouest à Lalizolle, Ébreuil et Gannat au sud-est. À La Bosse, lieu-dit situé au sud-est du chef-lieu de la commune, elle croise la route départementale 987, ancienne route nationale reliant Saint-Pourçain-sur-Sioule et Chantelle au nord-est à Servant et Saint-Éloy-les-Mines au sud-ouest.

Le territoire communal est traversé par d'autres routes départementales[2] :

  • la D 129, reliant La Bosse à Louroux-de-Bouble ;
  • la D 224, reliant Louroux-de-Bouble à la limite départementale du Puy-de-Dôme (cette route devenant la D 79 vers Durmignat) en desservant le chef-lieu ;
  • la D 524, reliant le chef-lieu à Moureuille (D 92a) ;
  • la D 624, reliant les hameaux de la Bourse et des Montmins, au nord-est de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Échassières est une commune rurale[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6].

La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,8 %), forêts (30,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), terres arables (9,6 %), mines, décharges et chantiers (2,5 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Eschaseiras en occitan du Croissant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1789, la commune faisait partie de l'ancienne province d'Auvergne[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Depuis le , afin que les arrondissements du département « correspondent à une meilleure cohérence administrative et [à une] adaptation aux bassins de vie », la commune est retirée de l'arrondissement de Montluçon pour être rattachée à celui de Vichy[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Danièle Chammartin    
[Note 2] En cours
(au )
Christian Glodt[14] DVD Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 381 habitants[Note 3], en diminution de 2,81 % par rapport à 2013 (Allier : −1,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
939500813845805831890909901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8819361 0011 0061 1321 2071 2591 2221 239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1161 0531 021820809810818804839
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
809602489408349380381402389
2018 - - - - - - - -
381--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Échassières dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique[19].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, la commune fait venir, pour la fête du folklore, des danseurs étrangers, un au mois de juillet et un autre au mois d'août (Indonésiens et Bulgares en 2016) ; la soirée se termine par un feu d'artifice au mois d'août.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Beauvoir.

Échassières compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[20].

Le château de Beauvoir, du XVe siècle, est inscrit aux monuments historiques en 1929[21].

Construit en 1868, le viaduc de la Bouble (viaduc ferroviaire à cheval avec la commune de Louroux-de-Bouble) permet à la ligne de Commentry à Gannat de traverser la vallée de la Bouble ; il est inscrit aux monuments historiques en 2009[22].

Autre lieu :

  • Wolframines. Espace d'exposition consacré à la géologie et à la minéralogie. Il est situé au carrefour de La Bosse, dans la forêt des Colettes.

Richesses minérales[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire de la commune des gisements de kaolin de grande pureté, exploités par la société Denain-Anzin Minéraux (désormais intégrée au groupe Imerys), établissement de Kaolins de Beauvoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Jouhet-Duranthon, à l'origine de l'exploitation du kaolin au milieu du XIXe siècle et de l'hospice d'Échassières (aujourd'hui maison de retraite, Fondation Jouhet-Duranthon). Imposante chapelle funéraire au cimetière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Pauly, Échassières et le château-fort de Beauvoir, Moulins, Crépin-Leblond, 1940, 183 p., fig., plan.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Réélu en [13].
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Echassières (03330) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. a et b Carte d'Échassières sur le site Géoportail (consulté le ).
  3. « Répertoire géographique des communes », Institut national de l'information géographique et forestière.
  4. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Didier Robert de Vaugondy (cartographe) et Elisabeth Haussard (graveur), Gouvernemens généraux de la Marche, du Limousin, et de l'Auvergne (carte), Paris, Robert de Vaugondy fils, (lire en ligne).
  12. Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « Arrêté préfectoral no 16-534 du 21 décembre 2016 portant modification des limites des arrondissements du département de l'Allier », Recueil des actes administratifs no 03-2016-061, Préfecture de l'Allier, (consulté le ), p. 40.
  13. « Un nouveau mandat pour Christian Glodt à Echassières (Allier) », La Montagne, (consulté le ).
  14. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Annuaire des établissements scolaires d'Échassières sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  20. « Liste des monuments historiques d'Échassières », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Château de Beauvoir », notice no PA00093095, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Viaduc de La Bouble (également sur commune de Louroux-de-Bouble) », notice no PA03000036, base Mérimée, ministère français de la Culture.