Château d'Arthel

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Château d'Arthel
Image illustrative de l’article Château d'Arthel
Architecte maître d'œuvre inconnu
Début construction XVIe siècle - 1722
Fin construction 1754 - XIXe siècle
Propriétaire initial François Guynet
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Chantal et Guillaume de Brondeau
Destination actuelle Habitation privée, élevage de chevaux
visites sur rendez-vous
Protection  Inscrit MH (1994)
Logo monument historique Classé MH (1984)
 Inscrit MH (1984)
Coordonnées 47° 14′ 39″ nord, 3° 24′ 33″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Nivernais
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Commune Arthel (Nièvre)
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne
(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château d'Arthel
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Arthel

Le château d'Arthel, est un château du XVIe siècle entièrement remanié au XVIIIe siècle construit sur un ancien château-fort, situé au bourg d'Arthel, à proximité de l'église, sur un promontoire rocheux. Dans le département de la Nièvre, arrondissement de Cosne-Cours-sur-Loire, canton de Prémery. Sur la RD 140. Propriété privée visite sur rendez-vous. Il est souvent dit à tort Château d'Apremont car un de ses propriétaires possédait également ce château.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1722, François Guynet, conseiller d'État, fit élever cette construction sur l'emplacement d'un château-fort en ruines.

Cette antique demeure qui était la propriété des évêques de Nevers ainsi que le château de la Motte. passa à une famille qui prit le nom du fief : d'Arthel, dans le courant du XIIIe siècle. Puis en 1378 devient la propriété de Guillaume de Lamoignon, officier de l'Hôtel du Comte de Nevers : Louis de Dampierre.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, cette terre entre pour partie dans la Maison de Jean de Chabannes, comte de Dammartin, fils d 'Antoine de Chabannes, capitaine des Écorcheurs et pour l'autre partie à Philibert de Boutillat, trésorier général de France.

Puis en 1584, le château est embelli par Imbert de Paris gentilhomme de l'Hôtel d'Henri III qui y fait construire les deux grosses tours de la façade Nord.

En 1722, le château est reconstruit par François Guynet, conseiller du roi. Les Fournier de Quincy qui en font l'acquisition en 1754 l'agrandirent au cours du XIXe siècle en y faisant construire un pavillon carré sur chacun des côtés Est et Ouest.

Ce château construit à proximité de l'église ne possédait pas de chapelle. Celle-ci se trouvait dans l'église paroissiale et en 1875 lors de la construction de la nouvelle église, celle-ci disparut.

Architecture[modifier | modifier le code]

On entre au Sud dans la propriété par un porche en fer forgé surmonté des armes et de la couronne du marquis d'Arthel, donnant accès à la cour intérieure. Le château est entouré d'un carré de douves sèches au Sud.

Tour d'angle Nord-Ouest[modifier | modifier le code]

Les deux grosses tours de la façade Nord datent de 1584. Elles sont coiffées d'un toit surmonté d'un lanternon octogonal dit à l'impériale. Elles comportent de larges fenêtres avec chaînages à bossages chanfreinés.

Cette tour comprend au rez-de-chaussée une chambre salon avec son décor du XVIIIe siècle, au premier étage chambre avec également son décor du XVIIIe siècle. Cet ensemble est classé aux Monuments Historiques par décret du .

Corps de logis central[modifier | modifier le code]

Plus élevé que les ailes, dont le toit à deux pentes est surmonté d'une lanterne octogonale à essantage d'ardoises et toit à l'impériale dont le comble est rompu par des œils de bœuf à ailerons[1].

Au rez-de-chaussée, une chambre avec cheminée et alcôve datant du XVIIIe siècle, ainsi qu'au premier étage une autre chambre avec cheminée et alcôve également du XVIIIe siècle sont Classés aux Monuments Historiques par décret du .Les toitures et façades de ce pavillon, le salon et son décor du XIXe siècle, la salle à manger et son décor de la même époque sont eux inscrits aux Monuments Historiques par décret du (Cadastre A.885). Les portes-fenêtres des façades sont moulurées et surmontées d'une corniche. Celle du Nord donne sur un perron de l'escalier en fer à cheval surplombant deux terrasses successives Les larges fenêtres dont les chaînages sont à bossages chanfreinés.

Ailes[modifier | modifier le code]

Les deux ailes rectangulaires avancent légèrement et sont flanquées de deux tours rondes sur la face Nord. Couvertes d'un toit brisé et les pavillons carrés d'un toit à quatre pentes. Les combles de ces pavillons comportent de hautes lucarnes à fronton triangulaire. Les larges fenêtres comportent des chaînages à bossages chanfreinés.

Colombier[modifier | modifier le code]

Nombreux boulins (non comptés). Il date de 1742.

Parc, jardins[modifier | modifier le code]

Le parc et les jardins sont du XVIIIe siècle et sont clos de murs. Au Nord, cinq terrasses se succèdent dont l'une garnie d'un labyrinthe de buis taillés. Les quatre allées de tilleuls sont de 1700-1710. La propriété possède un jardin potager et des pelouses à la française. Cet ensemble avec les douves sèches, les portails et la grille d'entrée, ainsi que les communs, l'ancienne orangerie, la lingerie, le hangar et le mur de clôture du parc sont inscrits aux Monuments Historiques par décret du [2]

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Évêque de Nevers : Armorial des évêques de Nevers
  • Maison d'Arthel :
  • de Lamoignon : " Losangé d'argent et de sable, au franc-quartier d'hermine "
  • de Chabannes : (branche des comtes de Dammartin) : " Ecartelé au 1 et 4 de gueules au lion d'hermine, armé, couronné et lampassé d'or, et au 2 et 3 fascé d'argent et d'azur à la bordure de gueules; sur le tout d'or à trois pal de vair, au chef d'or chargé de quatre merlettes de gueules, écartelé d'argent à quatre pals de sinople." [4].
    • Devise : « Je ne le cède à nul autre » "Non Palma Sine Pulvere " (il n'est de gloire impérissable)
  • de Boutillat : " D'argent à trois fûts de gueules "
  • Fournier de Quincy : "D'azur au chevron d'argent"
  • de Brondeau : "En tout temps, en tout l'an"

Terriers, propriétés[modifier | modifier le code]

Propriétaires depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

  • 1793-1806 - Pierre Marie Camille Fournier de Quincy, marquis d'Arthel
  • 1806-1874 - Gustave Fournier de Quincy, marquis d'Arthel
  • 1874-1936 - Marie de Léautaud, († 1936), (épouse du Vicomte Arthur de Léautaud † 1920), lègue à son neveu du côté paternel le château d'Arthel
  • 1936-1948 - Louis, Comte de Brondeau
  • 1948-1996 - Jean, Comte de Brondeau
  • 1996 - Guillaume, Comte de Brondeau

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Description Raymond Colas, op.cit.
  2. Cadastre A.438, 440,441, 879 à 888
  3. Seigneur d'Arthel et de Laleuf (Bourbonnais) est inhumé en compagnie de son épouse Jeanne de Troussebois, dans l'église de Vielmanay vers 1388. Cité par Adolphe de Villenaut, Nobilaire du Nivernois, 1900.
  4. Jougla de Morenas, Gr. armorial de France, 2, 362.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Colas, Le Guide des Châteaux de France, Nièvre, éd Berger-Levrault, 1981, 2e éd. Hermé, Paris, 1986, p. 14-15/102.p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]