Annay-la-Côte

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Annay-la-Côte
Annay-la-Côte
Vue générale depuis le VI 50 entre Étaule et le hameau de Vassy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Avallon
Intercommunalité CC Avallon - Vézelay - Morvan
Maire
Mandat
Gilles Tissier
2014-2020
Code postal 89200
Code commune 89009
Démographie
Population
municipale
342 hab. (2015 en diminution de 5 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 08″ nord, 3° 53′ 18″ est
Altitude Min. 160 m
Max. 357 m
Superficie 12,92 km2
Localisation

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Annay-la-Côte est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune s'étend sur 1292 hectares et ne comprend qu'un seul hameau, le Champ-du-Feu.

Le village est situé « sur le penchant d'une haute colline, célèbre dans l'Avallonnais par la qualité du vignoble qui en recouvre les pentes »[1]. Du sommet (environ 338 mètres) on domine le plateau ondulé au nord d'Avallon, et plus loin au sud les premiers contreforts du Morvan. Les deux paysages sont bien contrastés : champs et prairies autour d'Avallon, forêts immenses du Morvan. La ligne Auxerre-Avallon passe au bas de la colline ; la gare la plus proche étant située à Vassy.

Au niveau hydrographique, la commune a l'avantage de bénéficier d'eaux-vives venant du plateau de Valloux. La présence d'argile à ciment permet à la nappe phréatique d'affleurer vers le milieu du village et donne naissance à plusieurs sources. L'une d'elles a permis autrefois de faire tourner un moulin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Précy-le-Sec Rose des vents
Girolles
Tharot
N Lucy-le-Bois
O    Annay-la-Côte    E
S
Annéot Étaule

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention d'Annay remonte à 634. Les terres appartenaient à l'évêque d'Auxerre et portaient le nom de Auduniaca Colonia. Pallade donna ce territoire au monastère de Saint-Julien[2].

Au cours des années 800, la colonie a pris de l'ampleur et forme un village qui dépend en partie du monastère Saint-Germain d'Auxerre.

Au XIIe siècle, Anneiacum est « fermé de murs épais avec trois porte » selon Claude Courtépée.

En 1213, Eudes, duc de Bourgogne, confirme les libertés accordées aux habitants par les abbesses de Saint-Julien. Les ducs de Bourgogne contrôlaient une partie des vignes du village. Le prévôt était chargé de les faire cultiver et de les récolter.

En 1312, ces vignes sont données en fief à Jean de Seignelay comme remboursement de 50 livres qu'on lui devait.

Au XVe siècle, une église est construite : « elle est voûtée en pierre à nervures ogivales ; on y remarque notamment de belles boiseries, style Louis XV, et quelques grandes dalles tumulaires. Le clocher est une haute tour carrée à larges contreforts. À la base de l'un de ceux-ci, on voit une petite niche décorée d'un écusson aux armes de France »[3]

Sous Charles V, les habitants s'illustrent par une révolte : ils refusent l'impôt et tuent le receveur. La réplique du bailli d'Auxerre est exemplaire : vingt-cinq habitants prisonniers, quinze inféaux et mécréans d'Annet pendus.

En novembre 1441, Annay devient le camp à partir duquel le maréchal de Bourgogne va combattre les écorcheurs.

Au cours des guerres de la Ligue, Annay fut disputée et par les ligueurs et par les royalistes. « Le 23 juillet 1589, toutes les troupes liguées se réunirent au bas d'Annay-la-Côte, proche d'Avallon. On somma ce bourg de fournir des munitions ; mais ceux de dedans se moquèrent ouvertement de la Sainte-Union, ce qui fit conclure de tirer les canons qu'on avait amenés de Girolles. On vit bientôt des brêches ; et comme Avallon avait fourni des échelles outre les vivres nécessaires à l'armée, Annay fut pris tout aussitôt, pillé et mis à feu et à sang. Le sieur de Jaulges eut toute la gloire de cette expédition. »[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1966 mars 2008 Roland Charlier    
mars 2008 en cours[5] Gilles Tissier DVD Agent technique

Résultats des élections présidentielles[modifier | modifier le code]

2002 : Inscrits : 284 - Abst. : 13,38 % - Jacques Chirac : 183 voix (77,54 %) - Jean-Marie Le Pen : 53 voix (22,46 %)

2007 : Inscrits : 282 - Abst. : 14,54 % - Nicolas Sarkozy : 130 voix (56,52 %) - Ségolène Royal : 100 voix (43,48 %)

2012 : Inscrits : 266 - Abst. : 11,65 % - Nicolas Sarkozy : 113 voix (51,60 %) - François Hollande : 106 voix (48,40 %)

(Source : Ministère de l'Intérieur)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2015, la commune comptait 342 habitants[Note 1], en diminution de 5 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413408435464507490486489495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478455465443427414426388372
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338311323255250220201233234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
229228328389340338356359361
2013 2015 - - - - - - -
340342-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l'Yonne.
  2. Ancienne abbaye de Saint-Julien d'Auxerre, dans Annuaire historique de l'Yonne, 1849. Sur echo.auxerre.free.fr.
  3. Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l'Yonne
  4. Claude Courtépée
  5. Site du Conseil Général de l'Yonne, consulté le 9 février 2012
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.