4e régiment d'infanterie de marine

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4e régiment d'infanterie de marine
Image illustrative de l’article 4e régiment d'infanterie de marine
Image illustrative de l’article 4e régiment d'infanterie de marine
4e régiment d'infanterie de marine (en haut)
4e régiment d'infanterie coloniale (en bas)

Création 31 août 1854
Dissolution 30 juin 1998
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Troupes de marine
Rôle Infanterie
Garnison Toulon et Fréjus
Ancienne dénomination 4e RIC
Couleurs Rouge et bleu
Devise « J'y suis j'y reste »
Inscriptions
sur l’emblème
Sébastopol 1854-55
Saïgon 1859
Bazeilles 1870
Tuyen-Quan 1885
Maroc 1907-1913
la Marne 1914
Champagne 1915
la Cerna 1916
AFN 1952-1962
Anniversaire Bazeilles
Guerres Guerre de Crimée
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Bataille de France
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes

Le 4e régiment d'infanterie marine est un régiment français. Ce régiment fait partie des « Quatre Grands », également appelés « Quatre Vieux », de l'infanterie de marine qui tenaient garnison depuis 1854 dans chacun des quatre ports militaires français, prêts à embarquer : le « Grand Un » à Cherbourg, le « Grand Deux » à Brest, le « Grand Trois » à Rochefort et le « Grand Quatre » à Toulon. Avec ses frères d'armes du 1er régiment d'infanterie de marine et une partie du 1er régiment d'artillerie de marine, il forma une des deux brigades de la Division Bleue à Bazeilles en 1870. Il a été dissous en 1998.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Les origines de ce régiment remontent au Royal Marine fondé par Louis XIV en 1669.

Par décret du 31 août 1854, le 4e régiment d'infanterie de marine (4e RIM) est créé à Toulon, avec quatre bataillons, par changement d'appellation du 3e RIM qui se reconstitue à Rochefort. Concrètement, le 3e RIM devient le 4e RIM le 30 janvier 1855, à la fois devant Sébastopol et à Toulon.

Pendant la campagne de 1870, le 4e régiment de marche d'infanterie de marine est mis à la disposition du ministère de la guerre par celui de la marine pour la durée des opérations terrestres.

Le 1er janvier 1901 le 4e RIM devient 4e régiment d'infanterie coloniale (4e RIC).

Le 1er mai 1923 le 4e RIC devient 4e régiment de tirailleurs coloniaux (4e RTC) par changement d'appellation.

Le 4e régiment d'infanterie coloniale est recréé le 15 octobre 1939, il est dissous en juillet 1940.

Il est noter qu'un 4e régiment d'infanterie coloniale de réserve (4e RICR) a été créé en octobre 1944 mais il a été renommé 6e régiment d'infanterie coloniale de réserve (6e RICR) le 16 mai 1945.

Le 4e bataillon d'infanterie coloniale est recréé le 1er avril 1947.

Il devient 4e régiment d'infanterie coloniale le 1er avril 1949.

Le 4e RIC redevient 4e régiment d'infanterie de marine (4e RIMa) le 1er décembre 1958.

Il devient 1er bataillon du 4e régiment d'infanterie de marine le 1er février 1959.

Il devient centre d'instruction du 4e régiment d'infanterie de marine le .

Par modification nominale, il devient 4e régiment d'infanterie de marine le 1er janvier 1973.

Le 30 juin 1998, le régiment est dissous à Fréjus, 144 ans après sa création.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Le Second empire[modifier | modifier le code]

Le 30 janvier 1855, le 3e RIM devient le 4e régiment d'infanterie de marine, à quatre bataillons de combat, en Crimée comme à Toulon. Les compagnies changent également de numéro. Devant les défenses de Sébastopol, les seize unités élémentaires des deux bataillons appartiennent désormais au 4e alors qu'elles provenaient des 1er, 2e et 3e de Marine. À Toulon, dans le quartier Le Mourillon, le dépôt du 3e devient celui du 4e RIM en attendant que le chef de corps et le reliquat des deux bataillons de Crimée reviennent en 1856. Le dépôt régimentaire est la fraction du corps qui, ne partant pas en campagne, reste en garnison. C'est une base arrière permanente chargée, entre autres missions, du recrutement du corps, du transit pour le personnel en attente d'affectation, des services administratifs. Le dépôt assure surtout la mise sur pied et l'embarquement de ses unités de combat pour les campagnes militaires - ou comme renforts pour celles-ci, et la relève des compagnies stationnées outremer (Sénégal, La Réunion et Guyane pour le 4e) : en 1855, le dépôt du 4 dispose à Toulon de l'effectif d'environ deux bataillons.

De janvier 1855 à mai 1856, le 4e régiment d'infanterie de marine s'illustre dès sa création en Crimée où il prend part au siège de Sébastopol de janvier à juin 1855. La nuit du 16 au 17 février 1855 deux compagnies du 4e, détachées au port d'Eupatoria depuis septembre, participent à la défense de ce dernier, attaqué par les Russes. Devant Sébastopol, dans la nuit du 23 au 24 février, le deuxième bataillon du 4e RIM ne parvient pas à s'emparer des « Ouvrages blancs » du mont Sapoune. Le 7 juin 1855, le 4e de Marine se rend maître de la redoute de Volhynie sur le Mamelon-Vert avec ses deux bataillons dont les 6e et 8e compagnies constituent la première ligne. Le 18 juin, le 4e qui regroupe tous les marsouins valides dans un seul bataillon prend part à l'assaut contre le fort de Malakoff - les 6e et 8e compagnies forment encore la première vague - mais c'est un échec cuisant. Les pertes du régiment sont lourdes, notamment le chef de corps - le lieutenant-colonel de Cendrecourt - et trois capitaines sont tués. A l'issue de ces combats le 4e RIM est dirigé vers la presqu'île de Kertch, à l'entrée de la mer d'Azov; fin septembre/début octobre 1855 il mène une expédition sur Taman (Russie) et s'empare du fort de Phanagoria. Il assure ensuite la défense de la fortification de Saint-Paul avant d'embarquer pour Toulon début mai 1856. Au cours de la campagne, le 4e de Marine perd plus de la moitié de son effectif engagé. À l'issue de ce conflit, l'empereur décide que le drapeau du 4e RIM portera en lettres d'or « Sébastopol ».

Des unités du 4e régiment d'infanterie de marine sont en même temps engagées au Sénégal, dès la création du corps - comme devant Sébastopol, les quatre compagnies du 3e RIM y prennent l'appellation de 4e RIM et changent de numéro au début de l'année 1855. Elles occupent des fortins dans l'extrême nord du pays et sur la rive gauche du fleuve Sénégal avec de petits détachements souvent commandés par un sergent, voire un caporal. Le fort de Podor, du fait de sa position-clé, est défendu par une compagnie, après la conquête de ses environs (avec le 3e RIM) puis sa restauration par Faidherbe en 1854. Ces ouvrages servent de bases de départ et de repli pour la pacification de la région et pour sécuriser le commerce sur le fleuve. À noter le 21 avril 1855, la défense héroïque de la tour de Leybar par treize hommes aux ordres du sergent Brunier du 4e RIM — il obtient pour ce fait d'armes la Légion d'Honneur. Le 7 juin 1855 c'est le fort de Merinaghen qui est conservé grâce aux marsouins du 4. Le 4e de Marine peut alors participer de façon régulière à la guerre du Waalo contre les Maures et les Toucouleurs (1855-1859). En particulier, le 25 mai 1857 le fortin de N'Der est sauvegardé grâce à la défense de sept hommes commandés par le caporal Valette du 4e qui reçoit la Médaille Militaire. En juillet 1857, Faidherbe dirige personnellement une expédition fluviale et terrestre, à laquelle prend part un détachement du 4e RIM, et met fin le 17 au siège du fort de Médine - aujourd'hui au Mali - où la garnison, dans laquelle figurent le sergent Desplats et quatre marsouins du 4e, résiste aux violents assauts des Toucouleurs depuis 97 jours. Le 24 octobre 1859, ce sont 250 marsouins du 4 qui s'emparent de la ville forte de Guemou (aujourd'hui au Mali).

En 1857 le 4e régiment d'infanterie de marine comprend 22 compagnies à Toulon, 5 à La Réunion, 5 au Sénégal et 2 à Gorée.

Il intervient en Chine avec un bataillon lors de la révolte des Taipings. Assaut du fort Lyn par les marsouins du 4e RIM le 29 décembre 1857 (prise de Canton); c'est le frère du commandant du bataillon du 4e de Marine, le sergent-major Martin des Pallières du 1er peloton de la 5e compagnie qui brandit les couleurs sur la position conquise (il sera nommé sous-lieutenant). Le 20 mai 1858 le 4e participe à l'occupation de forts de la rive droite du Peï-Ho (les troupes britanniques occupent des forts rive gauche). Conquête de l'archipel des Chu-San le 21 avril 1860 par les troupes franco-britanniques (deux compagnies du 4 stationnées à Canton y participent); le lieutenant-colonel Martin des Pallières commande les forces françaises d'occupation. La dislocation du corps expéditionnaire de Chine fin 1860 permet de fournir des unités de renfort pour la Cochinchine qui s'agite. Les marsouins quittant la Chine pour Saïgon constituent une brigade d'infanterie de marine commandée par le général de Vassoigne, tout fraîchement promu, dans laquelle figurent cinq compagnies du 4e.

Puis c'est en Cochinchine et en Annam - alors parties intégrantes de l'empire d'Annam - que le 4e régiment d'infanterie de marine est appelé à combattre de 1858 à 1868. Des compagnies du 4e RIM participent d'abord à la prise de la citadelle de Saïgon le 17 février 1859 puis à la défense de la ville qui est l'objet d'incessantes attaques de la part des troupes annamites. Toujours au sein du corps expéditionnaire de l'amiral de Genouilly, une compagnie du 4e participe par ailleurs à l'assaut du 8 mai 1859 contre les retranchements qui encerclent et harcèlent la garnison de Tourane (Annam) puis combat à Cam-Lê (Annam) en septembre 1859. Avec les renforts venus de Chine, des compagnies du 4e participent en Cochinchine aux combats de Ky Hoa les 24 et 25 février 1861 (mort du lieutenant-colonel Testard), My Tho et Bien Hoa en 1861, Vinh Long en 1862 et Go Cong en 1863. De 1863 à 1868 - cette dernière année marquant la fin de la conquête de la Cochinchine et de l'Annam - des insurrections sporadiques mais d'ampleur limitée sont suivies de représailles par des colonnes expéditionnaires mises sur pied, entre autres unités, par les compagnies du 4e RIM. A partir de fin 1869, les compagnies de marsouins se regroupent en un régiment de marche d'infanterie de marine de Cochinchine, mais ces unités élémentaires appartiennent toujours à leur corps de métropole.

Au cours de la campagne d'Italie de 1859, dans une action navale de diversion visant Venise, un bataillon du 4e RIM débarque le 3 juillet et occupe l'île de Lossini (aujourd'hui en Croatie).

En 1860, en Inde, le détachement d'Infanterie de Marine de Pondichéry appartient au 4e de Marine (création en 1858 d'une compagnie tournante d'infanterie de marine venant de métropole et de deux unités permanentes de cipayes encadrées par l'infanterie de marine).

A partir de 1860, !a poursuite de la pacification du Sénégal exige la mise sur pied de colonnes expéditionnaires en utilisant les cinq à six compagnies du 4e RIM (en 1864 : 20e, 21e, 24e, 25e, 28e et 30e compagnies). Ces opérations sont de l'ordre de la section ou de la compagnie, voire davantage quand il y a des renforts provenant de Toulon (un batailon du 4e est dans le Fouta en 1866); elles concernent la conquête du Fouta sénégalais, du Siné-Saloum, de la Casamance, du Cayor, du Rip, et des Sérères. Au début de l'année 1870 c'est le 1er RIM qui stationne au Sénégal et se substitue ainsi au 4e.

En 1866 et 1867, avec des renforts venus de Saïgon, le colonel Reboul - ancien chef de corps du 4e - intervient au Cambodge à Oudong et Phnom Penh contre l'insurrection de Pu-Combo, prétendant au trône.

Le détachement du 4e stationné à La Réunion intervient lors des émeutes de début décembre 1868, qui blesse le lieutenant Dodds (27e compagnie). Suite à ces évènements, l'état de siège est maintenu à Saint-Denis pendant six mois.

En 1868 le 4e de Marine détache deux compagnies à Yokohama au Japon au profit du Corps international de souveraineté (6e et 20e compagnies).

En 1869 le 4e RI comprend 21 compagnies à Toulon, 11 en Cochinchine, 5 en Guyane, 2 au Japon.

Au 17 août 1870, le 4e régiment de marche d'infanterie de marine fait partie de l'Armée de Châlons. Avec le 1er régiment de marche d'infanterie de marine, le 4e forme la 1re brigade aux ordres du général Reboul. Cette 1re Brigade avec la 2e brigade du général Martin des Pallières (2e et 3e régiments de marche d'infanterie de marine), cinq batteries de canons de 4[Quoi ?] et une de mitrailleuses du 1er régiment d'artillerie de marine, et une compagnie du génie constituent la 3e division d'infanterie, la Division Bleue, commandée par le général de division de Vassoigne. Cette division d'infanterie de marine évolue au sein du 12e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun. Les quatre régiments de marche d'infanterie de marine se composent chacun de 18 compagnies.

Phases principales de la campagne :

  • 23 au 26 août 1870 : Marche vers l'est.
  • 31 août-1 septembre1870 : Bataille de Bazeilles. En particulier le 1er septembre, combat du 4e de Marine dans le parc du château de Montvilliers. Le drapeau du 4e est lacéré, les morceaux sont confiés à chaque officier survivant. Au cours de ces deux journées, la Division Bleue a perdu 2655 hommes tués, blessés ou disparus, dont 35 tués et une cinquantaine de blessés chez les officiers.

De 1870 à 1914[modifier | modifier le code]

De octobre 1870 à janvier 1871 un bataillon du 4e RIM est présent au siège de Paris, il participe notamment le 30 octobre 1870 à la violente contre-offensive du Bourget. Par ailleurs le 4e combat avec un bataillon, le 7e bataillon, au sein de l'Armée de la Loire à la fin de l'année 1870 (combat d'Orléans) et prend part aux actions de l'Armée de l'Est au début de 1871 dans un régiment de marche d'infanterie de marine (combat d'Arcey). C'est le dépôt du 4 qui met sur pied ces différentes unités.

En 1872 le 4e RIM comprend 23 compagnies à Toulon, 5 en Guyane,11 en Cochinchine.

En 1880 le 4e RIM comprend 26 compagnies à Toulon, 6 en Guyane, 3 au Tonkin, 5 en Cochinchine, 4 à La Réunion.

En 1883 huit compagnies du 4e RIM prennent part à l'expédition de l'amiral Pierre à Madagascar (en particulier, occupation de Tamatave par 400 marsouins du 4e de Marine le 11 juin 1883); elles assurent la pacification de l'île jusqu'à décembre 1885 et la signature d'un traité de paix entre la France et la reine Ranavalona III. A noter la défense du poste d'Aitken à Tamatave le 25 juin 1883 par le sous-lieutenant Castanie, qui reçoit la Légion d'Honneur; les actions de la 21e compagnie du 4 en novembre 1884 pour prendre les localités de Vohemar, Amboanio, Andraparany; le combat de la 38e Cie à Andampy, en face de Nossi-Bé, fin août 1885. Fin 1885, le 4e comprend à Madagascar les 23, 24, 38, 39, 40, 41, 42, 43es compagnies.

Après avoir participé, avec ses marsouins venus de SaÏgon, à la première prise de la citadelle d'HanoÏ par le lieutenant de vaisseau Francis Garnier en novembre 1873, le 4e RIM combat au Tonkin de 1882 à 1885 avec ses unités stationnées au Tonkin et celles venues de Cochinchine. Avec le capitaine de vaisseau Rivière, la 30e compagnie du 4 participe au second assaut victorieux de la citadelle d'Hanoï le 25 avril 1882, puis les 27e et 30e compagnies du 4e RIM participent à la prise de Nam Dinh en mars 1883 - au cours de laquelle le lieutenant-colonel Carreau commandant les unités du 4e est mortellement blessé. Puis, sous le commandement du général Bouët le 4e RIM prend part aux combats de Vong en août et Palan/Phung en septembre 1883 (un bataillon mixte avec 25e, 26e, 27e compagnies du 4e RIM et une compagnie de tirailleurs annamites). Avec l'amiral Courbet, un bataillon du 4e combat à Phu Sa et Son Tay fin 1883. Fin 1883 au Tonkin existent six compagnies du 4e RIM qui sont stationnées à Haiphong ou occupent différentes localités conquises (25e, 26e, 27e, 29e, 30e, 31e compagnies). Le corps expéditionnaire du général de division Millot qui débarque début 1884 est composé uniquement de formations de l'armée de terre; le ministre de la Marine demande à ses forces terrestres qui sont déjà sur le théâtre de se placer sous les ordres de ce corps expéditionnaire. Regroupées en 1884 en un régiment de marche d'infanterie de marine du Tonkin, mais relevant toujours de Toulon, des unités du 4e (25, 26, 31es compagnies) participent ainsi à la campagne de Lang Son en février 1885 et aussitôt après à la colonne de secours pour Tuyen Quang. C'est donc ce même régiment de marche d'infanterie de marine, à deux bataillons, qui prend part le 3 mars à la fin du siège de trois mois de Tuyen Quang, après avoir défait la veille, à Hoa Moc, Pavillons Noirs et troupes régulières chinoises.

Début juillet 1885, le général de Courcy nouveau commandant du corps expéditionnaire au Tonkin vient présenter ses lettres de créance à l'empereur d'Annam à Hué. La délégation française est attaquée. Les 27e et 30e compagnies du 4e s'emparent du palais impérial le 4 juillet, l'empereur s'enfuit avec sa cour et son Armée.

Au Cambodge en 1885, suite à l'attaque de Sambor et de la 32e compagnie du 4e le 7 janvier (mort du lieutenant Bellanger), unité qui compose la garnison du Cambodge avec des tirailleurs annamites, le 4e RIM participe à la répression de l'insurrection qui se répand dans tout le pays, avec certaines de ses unités stationnées en Cochinchine. Ce n'est qu'en décembre 1886 que la rébellion s'achève véritablement.

En 1888 le 4e RIM comprend 35 compagnies à Toulon, 3 en Guyane. Jusqu'à 1888, la relève pour l'outremer s'effectuait en compagnie organique venant de France puis y retournant. A partir de 1888, la relève se fait à titre individuel ou par petits détachements pour des régiments de marche numérotés et formant corps (RM 1 d' Annam, RM 2 du Tonkin, RM 3 de Cochinchine) devenus organiques car ils disposent désormais de leurs propres unités élémentaires - aussi sont-ils créés en absorbant les unités des « Quatre Vieux » déjà sur place. Même évolution à La Réunion, en Guyane, etc., avec la création de bataillons et détachements permanents, organiques et formant corps (Bataillons de La Réunion, de La Guyane , de Tamatave, de La Martinique, etc.). Ainsi s'achève le système des compagnies « tournantes » venant des quatre grands régiments de métropole. En 1890, les nouveaux régiments organiques d'outremer prendront l'appellation de régiment d'infanterie de marine, comme par exemple les 9e RIM au Tonkin et 11e RIM en Cochinchine.

En 1890, avec la création de quatre nouveaux régiments d'infanterie de marine en métropole, numérotés de 5 à 8, le 4e de Marine comporte désormais quatre bataillons à quatre compagnies chacun - dépôt exclu. Cette réduction de 38 à 16 compagnies de combat permet la mise sur pied du 8e de Marine à Toulon. Même évolution pour les 1er, 2e et 3e RIM qui sont réduits à 12 compagnies; ainsi disparaît la notion des « quatre grands ».

En 1897 un bataillon du 4e RIM avec quatre compagnies participe à l'expédition navale de Crète : blocus de l'île par les marines All/Aut/Fr/GB/It/Rus dans une tentative de médiation entre Grecs et Turcs. Ce bataillon débarque pour contrôler Sitia et ses environs dans la partie orientale de l'île. Présence des éléments du 4e en Crète jusqu'à leur relève en 1900, l'occupation militaire internationale de l'île s'achevant en 1909.

En 1901 le régiment prend l'appellation de 4e régiment d'infanterie coloniale (il est désormais réduit à trois bataillons) et est regroupé à Toulon. Il intègre une section de télégraphistes coloniaux ainsi que le dépôt central de ces derniers. À partir de 1909, ce dépôt assure notamment la formation de tous les télégraphistes des Troupes Coloniales, auparavant formés par la Marine.

En 1908 le 4e RIC est toujours au complet à Toulon avec trois bataillons.

Au début du mois de juin 1912 un bataillon à trois compagnies du 4e quitte Toulon pour participer à la pacification du Maroc. Il y combat sous le nom de 4e bataillon d'infanterie coloniale (4e BIC), en particulier à Mesdra-el-Djorf en février 1913 (inscription au drapeau du 4e Colonial : Maroc 1907-1913) et à Bab-Bou-Hamra le 27 juillet 1914 - mort de son chef au combat, le chef de bataillon Prokos, figure légendaire de la coloniale. Le 6 septembre 1914 le 4e BIC quitte le Maroc pour rejoindre le front de France. Il appartient alors au Régiment Mixte de Marche d'Infanterie Coloniale / du Maroc en cours de constitution et qui relève de la 4e brigade du Maroc (en particulier combats de Lassigny les 21 et 22 septembre). En juin 1915, toutes les unités d'infanterie coloniale provenant du Maroc - y compris le 4e BIC - se réuniront pour constituer le Régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM).

En 1914 le 4e RIC est toujours stationné à Toulon, il fait partie de la 4e brigade coloniale. Il embarque du 7 au 9 août en gare de Toulon pour prendre part au premier conflit mondial.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rattachements[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

Opérations des IIIe et IVe Armées:

1915[modifier | modifier le code]

Pour les besoins du corps expéditionnaire d'orient (CEO), est créé en mars 1915 au dépôt du 4e RIC à Toulon le 4e régiment mixte d'infanterie coloniale à partir d'une Compagnie Hors Rang et d'un bataillon du 4e Colonial et des 1er et 2e bataillons de tirailleurs sénégalais d'Algérie, stationnés à Nice après avoir participé au début de la campagne de France. Il prend part d'avril à décembre 1915 à l'expédition des Dardanelles (combats de Gallipoli). Le 4e RMIC est entre-temps devenu le 54e RIC le 5 août. Il a auparavant réparti le personnel de Toulon dans ses trois bataillons; au total, cinq compagnies de combat appartiennent au 4e RIC. Ce régiment intègre le 6 janvier 1916 la 17e Division d'Infanterie Coloniale qui regroupe le reste des unités coloniales du CEO et qui rejoint la Macédoine dans le cadre de l'Armée d'Orient (AO), après avoir débarqué à Salonique le 12 février 1916.

Fourragère du 4e RIMa et insigne de la 3e compagnie

1916[modifier | modifier le code]

  • 29 janvier-2 février : bataille de la Somme
  • 1er juillet : Frise
  • 2 juillet : Herbécourt
  • 10 août : Biaches et Bois Blaise
  • Fin octobre : Départ pour la Macédoine

Armée d'Orient (AO) : le 54e RIC participe en Macédoine au sein de la 17e DIC aux combats de la cote 1050 et de Kénali, dans la vallée de la Cerna, de septembre à novembre 1916 (inscription au drapeau du 4e RIC : La Cerna 1916), alors que débarque à Salonique la portion centrale du 4e RIC les 7 et 11 novembre, dans le cadre de la 16e DIC qui arrive de la bataille de France.

1917[modifier | modifier le code]

Armée d'Orient (AO)

À son arrivée, le 4e RIC contribue d'abord au désarmement des bandes de Comitadjis qui harcèlent les lignes de communication alliées en Macédoine.

  • 9 mai : combats boucle de la Cerna, Piton Jaune (Macédoine) altitude 1 055 m / régiment au complet - le père Lenoir, qui était déjà l'aumônier du régiment à Beauséjour, est fauché par les mitrailleuses bulgares
  • 17 mai : combats boucle de la Cerna, Piton Rocheux (Macédoine) / 1er bataillon (Clémençon)

En août le régiment, arrivé avec trois bataillons, n'en comporte plus que deux du fait des combats et des maladies.

1918[modifier | modifier le code]

Armée d'Orient (AO)

Combats du 16 au 28 septembre massif de la Dzéna (Macédoine), notamment les 20 et 21 septembre : combat au pic de Porta / cote 2050 ( mont Zarena) le 20 et prise d'assaut de la cote 2058 le 21 par le 2e bataillon (Mainetti) - 5e et 7e compagnies en première ligne, 6e en soutien. Seconde citation du corps à l'ordre de l'Armée.

1919[modifier | modifier le code]

Armée d'Orient (AO)

Fin de campagne en Bulgarie et en Roumanie puis en Moldavie pour tenir des points de passage afin de faciliter les déplacements des troupes alliées quittant le théâtre ou qui se replient d'Odessa. Le 30 juin, le 54e RIC est dissous. Le drapeau du 4e quitte Sofia en train le 2 juillet pour participer au « défilé de la victoire » le 14 juillet à Paris . Retour à Toulon du 4e RIC dont l'effectif ne représente plus qu'un bataillon. Le 7 janvier 1920 à Toulon le corps reçoit la fourragère aux couleurs de la guerre 1914-1918.

Au total le conflit aura coûté au 4e RIC 170 officiers et 10 179 hommes tués, blessés ou disparus.

Le 1er avril 1915 les premiers contingents des troupes coloniales débarquent à Fréjus. Toutes les troupes levées d'outremer sont présentes: Africains, Malgaches, Indochinois. Des camps provisoires sont rapidement installés pour les accueillir. Ces installations constituent très vite un vaste ensemble baptisé « camps du Sud-Est » qui reçoit dès juin 1915 plus de 45 000 hommes. Les logements dans des bâtiments de briques rouges sont complétés par des baraques provisoires en bois et des camps de toile.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 1923, le 4e RIC devient le 4e régiment de tirailleurs coloniaux (4e R.T.C) par changement d'appellation.

Les installations du Sud-Est atteignent leur plein développement juste après la Grande Guerre. La garnison de Fréjus devient un centre de formation et de perfectionnement ainsi qu'un centre de transit. Elle connaît une vie animée (cliques, noubas, fêtes).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Par décision ministérielle du 15 octobre 1939, le dépôt d'infanterie coloniale 219 est chargé de mettre sur pied et d'équiper le 4e régiment d'infanterie coloniale à trois bataillons - ainsi recréé pour la campagne - à la caserne des Tourelles à Paris.

Le 4e RIC appartient à la 4e Division d'Infanterie coloniale (4e DIC), puis à la 8e DIC, puis à la 7e DIC.

Le régiment est engagé au début du conflit sur le Rhin (Rhinau de novembre à janvier), en Moselle (Petit-Rederching de février à avril), puis dans l’Aisne et l'Oise (durs combats du 2e bataillon à l'est de Noyon le 7 juin). Les derniers combats du 4e, réduit à deux bataillons très diminués, ont lieu les 17 et 18 juin à Châteauneuf-sur-Loire.

Le régiment est dissous en juillet 1940. Son drapeau est sauvegardé; il rejoint l'Afrique du Nord après avoir traversé l'Espagne.

Avec la Seconde Guerre mondiale, Fréjus conserve son importance. Si après le débarquement de Provence, les camps sont rendus à leur mission première d'accueil, à partir de 1945, les camps du Sud-Est développent leur rôle de centre d'entraînement, de préparation au départ pour les opérations extérieures et de transit en abritant le centre d'organisation du corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient puis le centre d'instruction précoloniale, avant le départ pour l'Indochine, Madagascar et plus tard l'Afrique du Nord.

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Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 4e RIC est recréé le 1er avril 1949 à Toulon à la caserne Grignan, à partir du 4e bataillon d'infanterie coloniale créé le 1er avril 1947 à Briançon, puis en garnison à Lyon de juillet 1947 à mars 1949, et du 4e régiment de tirailleurs sénégalais dissous à Toulon le 31 mars 1949. C'est alors un régiment mixte (Africains et Européens).

Pour les besoins de la guerre d'Indochine, un certain nombre de bataillons sont créés ou recréés entre 1946 et 1948. Tous n'y vont pas, il faut compenser en France les départs d'unités pour l'Extrême-Orient, d'autant plus que des renforts sont envoyés en 1947 et 1948 à Madagascar.

L'Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Le 4e Colonial met sur pied en 1954 un bataillon de marche (mixte) pour mener des opérations de maintien de l'ordre dans le Sud-Tunisien et le secteur de Gafsa.

En 1955, ce bataillon stationné à El Guettar devient le II/4e RIC (Africains) et est rejoint en Tunisie le 3 juillet par l'état-major et la compagnie de commandement et des services du 4e (mixte) provenant de Toulon, tandis que s'installent en Algérie le I/4e RIC (Africains) en juillet puis le III/4e RIC (Européens) trois mois plus tard.

Le I/4e RIC, qui forme corps le 1er juin 1956, tient garnison à Saint-Charles dans la banlieue de Philippeville et participe aux opérations de quadrillage en Algérie dans la région de Philippeville : notamment combats du premier bataillon dans le massif de l'Estaya de mai à septembre 1956.

Le II/4e RIC, encore stationné en Tunisie, forme corps le 1er juin 1956 et est incorporé en août à la Force A de l'opération sur le canal de Suez après avoir été renforcé par une section 106 antichar et une section DCA. Il s'installe provisoirement à Bône le 1er septembre 1956 puis embarque à Alger le 31 octobre. Il débarque à Port Fouad le 8 novembre, alors que les combats viennent de se terminer, puis retourne en Algérie et s'installe à Texenna (secteur de Djidjelli) pour prendre part au dispositif de quadrillage. Le deuxième bataillon participe en particulier à l'opération « Région Texenna » du 9e régiment de chasseurs parachutistes à la fin novembre 1957.

Le III/4e RIC provenant du dépôt du 4e RIC s'installe en Algérie en octobre 1955 et participe au quadrillage mais il est dissous en mai 1956 pour devenir le III/22e RIC.

Le PC du 4e RIC et la compagnie de commandement et des services quittent la Tunisie pour rejoindre l'Algérie en avril 1957. Le chef de corps du 4e, au-delà de ses fonctions de commandant du régiment, était également responsable du secteur de Gafsa, région clé du Sud-Tunisien.

En 1959, ayant perdu ses Africains, le 4e RIMa est réduit à un unique bataillon, le I/4e RIMa stationné à Saint-Charles, composé d'appelés et de harkis et comportant sept compagnies. Il combat en particulier dans le Djebel Refaa le 1er avril 1960 avec le 7e régiment de tirailleurs. Le I/4e dispose par ailleurs de la Harka Commando 4 et de commandos de chasse de compagnie (V21, V23/5e Cie, V25 - P120, P121, P122) : notamment combat de la Harka 4 dans la région de Barika le 22 juin 1960 avec le 7e RT.

Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, le premier bataillon du 4e RIMa constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le I/4e RIMa forme une unité de la Force locale de l'ordre algérienne, la 420e UFL-UFO, à Canrobert (Algérie). Celle-ci est composée de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires algériens, qui pendant la période transitoire doivent être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie (accords d'Évian du 18 mars 1962).

Après 1960, la garnison de Fréjus perd ses détachements africains, dont le dernier quitte Puget en septembre 1964. Les camps du Sud-Est recevaient environ 12 000 hommes et disposaient de quatre hôpitaux. Des cimetières ont été créés (cimetière annamite, cimetière africain de La Baume). Par la suite le domaine militaire s'est restreint, des camps furent abandonnés (comme le camp Galliéni, le camp Robert, le camp Caïs). Ces terrains sont aujourd'hui occupés par une école primaire, des logements pour les cadres de la garnison de Fréjus, un complexe sportif et par le Mémorial des guerres en Indochine[1]inauguré en 1993 en présence du drapeau du 4e RIMa.

Le régiment d'instruction[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 1962, le centre d'instruction du 4e RIMa est créé à la caserne Grignan à Toulon. Il se substitue au centre d'instruction no 4 du groupement d'instruction et de transit des troupes de marine / GITTDM et reste donc subordonné à ce dernier, devenu groupement d'instruction des troupes de marine / GITDM en 1965. Le centre d'instruction du 4e est chargé de la formation des appelés et volontaires service long destinés aux garnisons d'outremer. Il modifie en 1973 son appellation pour prendre celle de 4e régiment d'infanterie de marine. Le régiment comprenait lors de son temps de garnison à Toulon la Corniche Bournazel, classe préparatoire à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Le régiment quitte définitivement la garnison de Toulon pour rejoindre Fréjus, camp Lecocq*, en 1977. Avec sept compagnies d'instruction, il reprend ses missions de Toulon et prend la place du centre d'instruction du 7e RIMa de Fréjus (formation des engagés) dissous en même temps que le GITDM. La formation des engagés relève désormais des formations des troupes de marine.

Le régiment est séparé en deux en 1980, une moitié du 4e (l'état-major et la Compagnie de Commandement et des Services et les 4e, 5e, 6e, 7e compagnies d'instruction) rejoint Perpignan où elle incorpore les effectifs du 24e RIMa dissous. Un détachement d'instruction du 4e RIMa reste à Fréjus (1re Cie/Instruction Elémentaire de Conduite, 2e Cie/appelés corps et organismes militaires divers, 3e Cie/télégraphistes).

Le 1er juillet 1986, l'état-major et la Compagnie de Commandement et des Services du régiment qui se trouvaient à Perpignan rejoignent à Fréjus les trois compagnies qui y étaient restées pour y reformer le 4e de Marine en un seul lieu, tandis que le 24e régiment d'infanterie de marine se reconstitue dans son ancienne garnison.

Le 1er août 1991, le 24e RIMa est à nouveau dissous à Perpignan et transfère trois compagnies à Fréjus qui deviennent les 4e, 5e et 6e compagnies du 4e RIMa chargées de l'instruction des appelés et volontaires service long destinés aux garnisons d'outremer ainsi que des moniteurs techniques du Service Militaire Adapté .

En 1994, création de la 7e compagnie du 4e RIMa. Elle se substitue à la section outremer (SOM) chargée du transit du personnel instruit en instance de départ pour les garnisons d'outremer. Elle reçoit en outre la mission de former des engagés.

Le 30 juin 1998, à Fréjus, le régiment est dissous.

On trouve actuellement au camp Lecocq[note 1] le 21e régiment d'infanterie de marine[1] qui a repris la mission de formation des volontaires service long destinés aux garnisons d'outremer. Le drapeau du 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais dont la garde avait été confiée au 4e RIMa a été transmis au 21e régiment d'infanterie de marine.

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Le 14 juin 2001, le Groupement (devenu par la suite Bataillon) du Service Militaire Adapté de Mayotte reçoit la garde du drapeau du 4e RIMa. Le 31 mars 2018 le BSMA de Mayotte devenant Régiment, le drapeau du 4e de Marine revient en métropole.

  1. Appelé initialement camp de la Lègue, il fut baptisé après la seconde guerre mondiale du nom d’un officier mort pour la France en Indochine en mars 1945. Ayant servi au Soudan et en Mauritanie, le colonel Le Cocq était surnommé le « Grand Méhariste ». Compagnon de la Libération, Le Cocq fut inhumé au cimetière Alphonse Karr à Saint-Raphaël. Source : AAMTDM, 21 route Bagnols Fréjus 83370[précision nécessaire]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Avertissement : en dépit des corrections et des recoupements effectués, il n'est pas possible dans l'immédiat de présenter une liste des chefs de corps complète et rigoureusement exacte, compte tenu des informations disponibles.

Période Chef de corps
1855 CB Reybaud (provisoirement)
Mars à juin 1855 Colonel de Cendrecourt
1855 CB Reybaud (pvt)
1855-1858 Colonel Brunot
1859 Colonel de Cappe
1864-1866 Colonel Reboul
1869 Colonel Bossant
1869 Colonel d'Arbaud
1872 Colonel de Trentinian
1877 Colonel de Maission
1878 Colonel Bégin
1881 Colonel Bouët
1883 Colonel Bourchet
1884 Colonel Ligier
1886 Colonel Voyron
1886 Colonel Billès
1887 Colonel Dodds
1888 Colonel Gallieni
1890 Colonel de Badens
1892 Colonel Terrillon
1892 Colonel Pernot
1896 Colonel Le Camus
1896 Colonel Pujol
1897 Colonel de Beauquesne
1898 Colonel Amar
1900 Colonel Charles Henri Vimard
1902 Colonel Lalubin
1902 Colonel Dain
1903 Colonel Marchand
1908-1910 Colonel Spitzer
1910-1912 Colonel Blondlat
1912-1914 Colonel Reymond
Septembre 1914 Colonel Pruneau
Août 1916 Colonel Thiry
février 1917 CB Peres(pvt)
Juin 1917 Lt Col Quinque
Septembre 1918 CB Peres
Fin sept 1918 Colonel Reverce
Décembre 1918 CB Peres
Mai 1919 Lt Col Durand
1939 Colonel Larbaletrier
1940 Lieutenant-colonel Jouanet
1947 Chef-de-bataillon Moullet (Briançon)
1956-1958 Colonel Charles-Jean Grimaldi
1958-1959 colonel Duault
1959-1961 chef-de-bataillon Hogard (I/4)
1961-1962 Lieutenant-colonel Braquet
1962-1963 Lieutenant-colonel Cames (CI du 4e RIMa à Toulon)
1963-1964 colonel Le Flahec
1964-1965 colonel Gérard
1965-1967 colonel Jeanblanc
1967-1969 colonel Deschênes
1969-1971 colonel Robédat
1971-1973 colonel Marion
1973-1975 colonel Paillard
1975-1977 colonel de Buyer
1977-1979 colonel Gautier Jean-Claude à Fréjus
1979-1980 colonel Metayer à Fréjus
1980-1981 colonel Metayer à Perpignan
1981-1983 colonel Pelletier Alain à Perpignan
1983-1985 colonel Paveau Gérard à Perpignan
1985-1987 colonel Pirson à Perpignan puis Fréjus
1987-1989 colonel Messaoudi
1989-1991 colonel Ronde André
1991-1993 colonel Trélaün Michel
1993-1995 colonel Moreau Jean-Loup
1995-1997 colonel Robert Gilles
1997-1998 colonel Fugier Gilles

Insigne du 4e régiment d'infanterie marine[modifier | modifier le code]

(4e régiment d'infanterie de marine) (4e régiment d'infanterie coloniale)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Signification[modifier | modifier le code]

Une ancre de marine avec un bouclier entouré d'inscriptions se référant aux cinq batailles auxquelles il a participé avec des sabres au nombre de sept. La croix sur fond azur est l'emblème de Toulon où le régiment eut d'abord sa garnison.

Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[2],[3] :

Drapeau du 4e régiment d'infanterie de marine

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes.

Puis de la fourragère portée par les marsouins aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918, fixée au drapeau du 4e RIC le 7 janvier 1920 par le Préfet Maritime de Toulon.

Devises[modifier | modifier le code]

« J'y suis j'y reste » (l'expression serait due au général de Mac Mahon après la prise du fort de Malakoff en Crimée en septembre 1855).

« Partout où il a fallu se battre avec acharnement, souffrir sans se plaindre et mourir sans regret les soldats du 4e étaient là et il semble qu’ils aient tous religieusement suivi le conseil que leur donnait le lieutenant-colonel Pruneau dans un de ses ordres du régiment avec lesquels il savait exalter les courages : « Si quelqu’un d’entre vous, leur disait-il, sentait sa confiance s’en aller et des défaillances se glisser dans son cœur, qu’il répète comme une prière quotidienne, notre vieille devise : Être marsouin du 4e c’est savoir quand on a faim ne pas manger, quand on a soif ne pas boire, quand on est fatigué ne pas dormir, quand on ne peut plus se porter soi-même porter ses camarades. Vive le 4e Colonial. »[4] »

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordre, les 31 août et le 1er septembre 1870. « Et au nom de Dieu, vive la coloniale » : les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté face à une tribu locale.

Personnalités ayant servi au 4e RIMa[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les Troupes de Marine - Quatre siècles d'histoire - Edition LAVAUZELLE
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  3. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  4. Historique du 4e RIC (Campagne 1914-1918) - Imp. Bouchet à Toulon.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale : campagne de France 1939-1940, Limoges, Charles-Lavauzelle, , 20 p. (lire en ligne).

Erwan Bergot, La Coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, Paris, Presses de la Cité, coll. « Troupes de choc », (réimpr. 1991) (ISBN 978-2-258-01033-8).

Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale 1914-1918, Toulon, B.Bouchet, 40 p..

« Les troupes de marine à la bataille de l'Alma (20 septembre 1954) », L'Ancre d'Or Bazeilles, no 192,‎ septembre-octobre 1979 (lire en ligne [PDF]).

Histoire et épopée des troupes coloniales, Paris, Imprimerie Chantelard, , 4e éd., 412 p..

« La Coloniale », Historama, no hors série 4,‎ .

Historique du 54e régiment d'infanterie coloniale 1914-1918, Toulon, B.Bouchet, 27 p..

Les Troupes Coloniales dans la conquête et la pacification du Maroc - Société d'études d'Histoire militaire "La Sabretache" - Carnet Nmr 117[réf. incomplète]

Articles de presse : "L'express du midi" du 30 mai 1912, page 2, colonne 1/ Bibliothèque municipale de Toulouse et "La République du Var" du 8 juin 1912, page 3, colonne 4/ Archives départementales du Var (départ pour le Maroc)[réf. incomplète]

Pierre Dufour, Le régiment d'infanterie chars de marine, Ambre bleu, , 143 p..

Histoire militaire de l'Indochine française, vol. 1, Hanoi-Haiphong, Imp. d'Extrême-Orient, .

A. Sabatié, Le Sénégal, sa conquête et son organisation (1364-1925), Saint-Louis, Imp. du gouvernement, , 434 p.."

« Les troupes de marine en Mer Noire après Sébastopol », L'Ancre d'Or Bazeilles, no 195,‎ mars-avril 1980 (lire en ligne [PDF]).

"Les troupes de marine devant Sébastopol (1854-1855)", L'Ancre d'Or Bazeilles , n° 194, janvier-février 1980.

"Troupes de marine" - Yves Debay - Histoire & Collections - Paris - 1996.

Historique du 4e RIC 1854-1914. Musée des troupes de Marine. Numéro d'inventaire : 7575.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]