Rugby à XIII en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rugby à XIII en France
Description de cette image, également commentée ci-après

Match entre l'équipe de France et l'Australie en 2004

Fédération FFR XIII
Clubs 140 (2015)
Licenciés 45 553 (2015)
Palmarès masculin 2 fois finaliste de la Coupe de monde

Le rugby à XIII a été introduit en France au cours des années 1930, on dénombre actuellement plus de 100 clubs sur tout le territoire. Les meilleurs clubs français disputent le championnat de France Élite 1 à l'exception de deux clubs qui évoluent dans le championnats anglais : les Dragons Catalans en Super League et le Toulouse olympique XIII en Championship.

L'équipe de France participe aux diverses compétitions internationales comme la Coupe du monde et la coupe d'Europe des nations. La Nouvelle-Calédonie dispose depuis 2003 de sa propre équipe nationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Chronologie du rugby à XIII.

Les années 1930 : la naissance du XIII en France[modifier | modifier le code]

Article connexe : Les Pionniers (rugby).

Depuis 1931 le rugby à XV français vit une période très creuse à la suite du renvoi du XV français du Tournoi des Cinq Nations. En effet le « Board » anglo-saxon décide de bannir le XV français pour « violence » et « amateurisme marron » (shamateurism selon les Britanniques).

Le rugby à XIII étant déjà implanté en Angleterre depuis 1906, les treizistes d'outre-Manche estiment que la période est propice à l'envoi d'un corps expéditionnaire sur le continent. Leur correspondant français est Jean Galia, homme d'affaires en devenir qui vient d'être radié par la fédération française de rugby à XV pour "fait de professionnalisme". Avec l'appui de contacts locaux, dont des journalistes et d'éventuels sponsors, un match de démonstration de rugby à XIII est organisé sur le territoire français pour promouvoir ce sport.

Le 31 décembre 1933, stade Pershing à Paris et devant 20 000 spectateurs, l'Australie bat l'Angleterre 63 à 13.

À la suite de cet événement fondateur, Jean Galia constitue une sélection de seize rugbymen français désireux de faire une tournée d'initiation en Angleterre. Cette formation s'appelle « les Pionniers » (ou Galia's Boys par les anglais). La tournée débute le 5 mars 1934 et dure presque un mois. Les Français rentrent au pays avec une victoire sur six matchs, ce qui est déjà très bien pour une équipe composée essentiellement de quinziste.

Le 6 avril 1934, est créé la ligue française de rugby à XIII (aujourd'hui appelé fédération française de rugby à XIII) avec comme président François Cadoret. Une semaine après, le 15 avril 1934, la première rencontre entre la France et l'Angleterre est organisée. Les Anglais l'emportent sur les tricolores 32 à 21 au stade Buffalo de Montrouge.

De mai à , dix clubs professionnel et dix-neuf clubs amateur sont créés. Une partie de ces clubs est constituée des anciens clubs quinziste et l'autre partie est l'œuvre d'ex-dirigeants quinzistes, attirés par ce jeu qui permet le professionnalisme.

En , dix clubs se disputent le premier championnat de France et la première coupe de France. Sur ces dix clubs on peut trouver des clubs existant encore actuellement, comme : le XIII Catalan, l'US Lyon-Villeurbanne XIII, le RC Roanne et le SA Villeneuvois XIII.

Le champion 1935 est le SA Villeneuvois XIII vainqueur aux points du premier championnat disputé en France, avec 14 victoires, 3 nuls et 1 défaite. Le premier vainqueur de la coupe de France est l'US Lyon-Villeurbanne XIII.

Lors de l'immédiat avant-guerre, ce jeune sport connaît un engouement particulier favorisé par la situation pénible du XV, la conversion d'une partie de la presse et de la classe politique, autant que par son propre dynamisme. En 1939 la France remporte sa première coupe d'Europe des nations devant l'Angleterre et le Pays de Galles.

Les années 1940 : le régime de Vichy[modifier | modifier le code]

C'est à la fois l'extrême violence de plusieurs rencontres de rugby à XV en France et la suppression des relations entre le rugby à XV britannique et français (due à l'amateurisme marron existant dans de nombreux clubs quinzistes français) qui expliquent la très forte diminution des effectifs de la FFR XV: elle périclita de 784 clubs en 1930 à 663 en 1934 et 558 en 1939. De nombreux clubs quinzistes avaient arrêté purement et simplement le rugby et de nombreux autres rejoignaient le rugby à XIII.

Le 15 octobre 1940, le régime pétainiste de Vichy et les rancunes quinzistes interdisent le rugby à XIII pendant l'occupation allemande. Il faut attendre la libération d'une grande partie de la France et le 17 septembre 1944 pour que la Ligue Française de Rugby à XIII renaisse de ses cendres à Toulouse. Pendant ces longues années, une grande partie des joueurs, dirigeants et supporters sont retournés à XV pour pouvoir pratiquer leur métier ou leur passion.

Ces quatre années d'absence n'ayant pas suffisamment stoppé l'expansion du rugby à XIII, le gouvernement et la FFR XV firent pression sur la ligue française de rugby à XIII pour qu'elle change de nom. C'est à la fin des années 1940 que la ligue française de rugby à XIII est renommée en fédération française de jeu à XIII. À noter que chez les autres grandes nations treizistes tel que l'Australie ou l'Angleterre, le nom n'a pas changé. Il s'agit juste d'un problème français.

Tout ceci n'empêche pas l'équipe de France de remporter une nouvelle coupe d'Europe des nations en 1949, grâce notamment à Puig-Aubert.

Les années 1950 : la période de gloire[modifier | modifier le code]

Maillot de l'équipe de France de rugby à XIII en 1951.

En 1951, le XIII de France des Puig-Aubert, Jean Dop, Brousse et Cantoni magistralement guidé par Robert Samatan, Jean Duhau et Antoine Blain atteint son zénith. Lors de la tournée du XIII de France en Australie et en Nouvelle-Zélande, les australiens découvrent ce qu'ils considèrent aujourd'hui encore comme la plus grande équipe de tous les temps vue les 20 victoires, 3 nuls et 4 défaites de la tournée. À leur retour d'Australie, plus de 100 000 personnes les acclamèrent dans les rues de Marseille.

Lors de la même année, la France remporte la coupe d'Europe des nations pour la troisième fois de son histoire. Le français Puig-Aubert se révèle être l'un des plus grands arrières de tous les temps. Il est élu cette année-là, par le journal l'Équipe, sportif de l'année en France.

En 1952, la France remporte pour la deuxième année consécutive la coupe d'Europe des nations et ce pour la quatrième fois depuis son existence.

Lors de la coupe du monde 1954, qui est d'ailleurs la première coupe du monde et de plus organisée en France, la France a fini finaliste derrière la Grande-Bretagne.

Avec deux coupes d'Europe des nations et une finale en coupe du monde la France vient de vivre ses plus belles années.

Organisation[modifier | modifier le code]

Fondée le 6 avril 1934, la fédération française de rugby à XIII (FFR XIII) est l'instance gérante le rugby à XIII en France. Cette fédération, dirigée par Marc Palanques depuis 2016, a à sa charge l'équipe nationale et préside les différentes compétitions du territoire français. En 2015, la FFR XIII comptabilise au total 45 553 pratiquants, dont 11 523 joueurs licenciés répartis dans plus de 140 clubs différents[1].

Cartographie du rugby à XIII en France.

La FFR XIII est à la tête de six ligues régionales qui sont également partagées en plusieurs comités départementaux :

  1. La ligue Midi-Pyrénées
    1. Comité de l'Ariège (09)
    2. Comité de l'Aveyron (12)
    3. Comité de la Haute-Garonne (31)
    4. Comité du Lot (46)
    5. Comité du Tarn (81)
  2. La ligue Languedoc-Roussillon
    1. Comité de l'Aude (11)
    2. Comité de l'Hérault (34)
    3. Comité des Pyrénées-Orientales (66)
  3. La ligue PACA
    1. Comité des Bouches-du-Rhône (13)
    2. Comité du Vaucluse (84)
  1. La ligue Aquitaine
    1. Comité de la Gironde (33)
    2. Comité de la Loire-Atlantique (44)
    3. Comité du Lot-et-Garonne (47)
    4. Comité des Pyrénées-Atlantiques (64)
  2. La ligue Île-de-France
    1. Comité de Paris (75)
    2. Comité de l'Essonne (91)
    3. Comité des Hauts-de-Seine (92)
  3. La ligue Rhône-Alpes
    1. Comité de la Loire (42)
    2. Comité du Rhône (69)

L'équipe nationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Équipe de France de rugby à XIII.
Équipe de France face aux Samoa en 2008.

L'équipe de France de rugby à XIII, surnommée les "Tricolores", est l'équipe qui représente la France dans les principales compétitions internationales de rugby à XIII. Elle est considérée comme l'une des meilleures sélections nationales au monde.

En mars 2009, elle s'est classée cinquième au classement des équipes nationales de rugby à XIII[2], malgré sa mauvaise performance à la coupe du monde de rugby à XIII 2008 où elle termina 10e et dernière de la compétition.

Le 10 novembre 2006, la Rugby League International Federation invite l'équipe de France pour le prochain tournoi des Tri-Nations qui aura lieu en 2009. Ce tournoi prendra pour nom "Tournoi des Quatre Nations" et sera organisée pour l'occasion en France et en Angleterre.

Au niveau de son palmarès, la France compte au total sept coupes d'Europe (1939,1949,1951,1952,1977,1981 et 2005) et deux finales en coupe du monde (1954 et 1968).

Une grande partie des joueurs de l'équipe de France est issue des Dragons Catalans et du Toulouse Olympique XIII.

Les Dragons Catalans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dragons Catalans.
Match des Dragons Catalans face aux Bradford Bulls en 2006.

Les Dragons Catalans sont le fruit d'une fusion en 2000 entre deux clubs français de premier plan : le XIII Catalan (fondé en 1934) et de l'AS Saint-Estève XIII (fondé en 1965). En 2000, le club porte le nom de l’Union Treiziste Catalane avant de prendre le nom des Dragons Catalans en 2005 lors de son intégration en Super League. Le président et créateur du club est Bernard Guasch.

Unique représentant français dans cette ligue intégrant un système de franchise, les Dragons ont réussi à vite devenir un prétendant aux qualifications en phases finales. Ses faits marquants sont notamment une finale perdue en Challenge Cup en 2007 et deux demi-finales de Super League.

Ce club est le plus gros réservoir de joueurs pour l'équipe de France avec entre autres des joueurs tels que Tony Gigot, Benjamin Garcia ou Rémi Casty. Le club a réussi à compter dans ces rangs de grands joueurs venus de National Rugby League comme Greg Bird, Todd Carney ou Stacey Jones.

Le Toulouse Olympique XIII[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Toulouse Olympique XIII.
Match du Toulouse Olympique XIII face aux Gateshead Thunder en 2009.

En 2009, le Toulouse Olympique XIII (TO XIII) a été intégré dans la deuxième division anglaise : la Co-operative Championship, à la suite du refus de la Rugby Football League de l'intégrer en Super League. Cette situation dura trois saisons mais les résultats furent mitigés notamment sur le plan sportif.

Le Toulouse Olympique retrouva donc sa place dans le championnat de France Elite 1 lors de la saison 2011/2012. Ce retour fût couronné de succès puisque le club remporta le Championnat de France deux saisons d'affilée, en 2014 et 2015. En 2014 il ajouta la Coupe de France dans son escarcelle.

Un nouveau dossier d'accession à la Super League fût déposé sous l'impulsion du président Bernard Sarrazain et de l'entraîneur Sylvain Houlès pour intégrer la compétition en 2015. Malgré la structuration du club la Fédération anglaise refusa cet accession et proposa au club d'intégrer les compétitions anglaises en commençant par la 3ème division et de gagner sa montée en Super League sur le terrain. Le club intégra dès lors la 3ème division anglaise en 2016, cette saison fut une réussite, le club glanant sa montée en seconde division anglaise, la Co-operative Championship.

Ce club est également un bon réservoir de joueurs pour l'équipe de France avec entre autres des joueurs tels que Andrew Bentley et Kane Bentley.

Compétitions de clubs[modifier | modifier le code]

En France, il existe actuellement quatre divisions chez les seniors masculins. Les trois premières rassemblent des équipes de toute la France afin qu'elles s'affrontent dans des championnats nationaux. La quatrième et dernière division est un championnat régional divisé en six ligues différentes.

Il existe également un championnat féminin, un championnat handi-sport, deux championnats junior (Élite et Nationale) et de multiples championnats cadets, minimes…

Les tableaux suivants récapitulent les différents championnats seniors masculins de rugby à XIII existant en France avec pour chacun la coupe disputée chaque saison.

Forme actuelle[modifier | modifier le code]

Structure pyramidale du rugby à XIII en France en 2016
Niveau Championnat Club
1 Super League (SL)
1 club
Dragons Catalans
2 Championship (CH)
1 club
Toulouse olympique
3 Élite 1 (E1)
10 clubs
Albi, Avignon, Carcassonne, Lézignan, Limoux, Palau-del-Vidre, Saint-Estève XIII catalan, Saint-Gaudens, Toulouse et Villeneuve-sur-Lot
4 Élite 2 (E2)
9 clubs
Baho, Carpentras, Entraigues-sur-la-Sorgue, Ferrals-les-Corbières, Lescure-Arthes, Lyon-Villeurbanne, Montpellier, Villefranche-de-Rouergue et Villegailhenc
5 Division nationale 1 (DN1)
2 groupes de 7 clubs (14 clubs)
Poule Est : Cavaillon, Paris-Charenton, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Saint-Martin-de-Crau, Salon-de-Provence, Toulon, Villeneuve-Minervois
Poule Ouest : Pomas, Pujols, Ramonvile, Réalmont, Sauveterre-de-Comminges, Tonneins et Trentels
6 Fédérale (F)
7 groupes de 5 ou 8 clubs répartis dans trois Ligues régionales (Aquitaine, Languedoc-Rousillon-Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte-d'Azur) (45 clubs)
  •      Championnat national professionnel
  •      Championnat national professionnel et amateur
  •      Championnat national amateur
  •      Championnat régional ou départemental amateur

Tous les clubs actuels[modifier | modifier le code]

Cette section présente tous les clubs présentant au moins une équipe sénior dans un des championnats français de rugby à XIII.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]