Paris Saint-Germain Rugby League

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Paris Saint-Germain
Logo du Paris Saint-Germain
Généralités
Nom complet Paris Saint-Germain Rugby League
Surnoms PSG
Fondation 1995
Disparition 1997
Couleurs 600px Blue HEX-0E1B4F with vertical White and Red HEX-C70000 stripe.svg Bleu, rouge et blanc
Stade Stade Charléty
(20 000 places)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Le Paris Saint-Germain Rugby League était un club français de rugby à XIII qui évolua deux saisons en Super League (1996 et 1997) afin de donner un « cachet européen » et pas seulement anglais à ce championnat de Super League.

Histoire[modifier | modifier le code]

Arrivée de Jacques Fouroux[modifier | modifier le code]

En 1993 alors qu'il entraîne le FC Grenoble, Jacques Fouroux est candidat à la présidence de la FFR en concurrence avec Bernard Lapasset. La qualification de son club en finale du championnat est marquée par une polémique au sujet du jeu de son club, critiqué par le président Lapasset. En guise de réponse, le club de Grenoble s’étonne que, pour pouvoir assister aux deux demi-finales, le président Lapasset ait utilisé le jet privé du Castres olympique leur futur adversaire en finale[1]. La semaine suivante en finale, Jacques Fouroux va crier au complot[2] car la finale va tourner au scandale[3], avec une polémique sur l'arbitrage[4], en effet un essai d'Olivier Brouzet est refusé aux Grenoblois[5] et l'essai décisif du castrais Gary Whetton est accordé par Daniel Salles, l'arbitre de la rencontre, alors que le grenoblois Franck Hueber a aplati au préalable le ballon dans son en-but, privant ainsi les Grenoblois du titre. Persuadé d'avoir été volé par la FFR il se tourne alors vers le XIII[6] en septembre 1994[7].

Le à Wigan, une réunion des présidents des clubs professionnels de la Rugby League anglaise votent à l'unanimité leur adhésion aux principes de la Super League. Ils se rallient donc à l'entreprise de Rupert Murdoch, qui va injecter 77 millions de livres dans ce nouveau championnat. 14 équipes sont annoncées, dont 2 françaises, Paris et Toulouse. Mais rapidement ce nombre passera à 12, avec un seul club français, le PSG.

Le à Albi, lors d'une assemblée extraordinaire de la fédération, Jacques Fouroux, président de France Rugby League, annonce le choix de Michel Mazaré au poste d’entraîneur du Paris Rugby League[8].

Création du PSG Rugby League[modifier | modifier le code]

Charles Biétry lance le PSG Rugby League.

Le samedi à Paris, au cours d'une conférence de presse, Charles Biétry, président du PSG omnisports annonce la création d'une septième section du club : Paris Saint-Germain Rugby League[9].

Le au CREPS de Toulouse, Michel Mazaré débute les premières évaluations techniques et physiques des joueurs candidats à l'équipe du PSG.

Saison 1996 de la Super League[modifier | modifier le code]

Le 29 mars, en ouverture de la Super League et pour son premier match, le PSG bat Sheffield 30 à 24[10], devant 17 873 spectateurs, match qui fut retransmis par Canal Plus[11]. Il fait alors partie des toutes premières équipes à disputer la compétition[12].

Le club finira avant-dernier du championnat, évitant de peu la relégation.

Saison 1997 de la Super League[modifier | modifier le code]

La saison suivante, qui sera la dernière, le PSG sera composé en majorité d'australiens avec l'apport de quelques joueurs français. Comme durant la saison 1996, le club termina à la 11e place. En , suite aux difficultés financières et au retrait de ses dirigeants, le PSG devient le Paris Rugby League supporté et dirigé par la FFR XIII[13].

Fin de l'aventure[modifier | modifier le code]

Le club disparaît car il était devenu un « gouffre financier » [réf. souhaitée] pour les Anglais ainsi que pour la FFR XIII dû à la location du Stade Charléty (qui sera alors récupéré par le Paris UC), aux salaires et frais d'hôtels et de transport des joueurs, aux animations extra-sportives, sans la contre partie de beaucoup de sponsors et de recettes guichets[réf. souhaitée].

Malgré un bon succès populaire, du moins au début, le club était trop loin des bases traditionnelles du rugby à XIII. les clubs français du championnat de France de rugby à XIII étaient mécontents de voir partir leurs meilleurs éléments[réf. souhaitée]. De ce fait, lors de la saison 1997, le club était composé en majorité de joueurs australiens.

Des observateurs invoquent parfois une couverture du club qui aurait été partiale de la part des médias nationaux français; ainsi Robert Fassolette dans son mémoire pour le diplôme de l'INSEP donne l'exemple d'une photographie publiée dans l’Équipe Magazine en 1997[14], qui présente des joueurs semblant évoluer devant une tribune apparemment vide, légendée de la façon suivante «  Le PSG XIII équipe de mercenaires australiens, évolue en ligue professionnelle, mais devant des tribunes vides ». Alors qu'à ce moment la moyenne des spectateurs est de 8074 pour la saison 1997[15].

Un auteur comme Aimé Mouret voit également, dans l'échec du club, la cause suivante : « La puissance quinziste ayant flairé le danger fit jouer son réseau pour faire avorter le projet »[12].

Par ailleurs, cette décision, comme celle de ne pas poursuivre l'expérience analogue de Perth en Australie, a été critiquée non seulement en France mais aussi par les supporters anglais qui résument la situation par « Welcome to the incredible shrinking word of rugby league » (Bienvenue dans le monde incroyable qui rétrécit du rugby à XIII)[16].

En 2003, la candidature de l'Union Treiziste Catalane est acceptée par la Rugby Football League pour jouer en Super League, à partir de la saison 2006 sous le nom des Dragons catalans, ce qui ne contribue pas à ouvrir pour le moment la possibilité d'intégrer une équipe parisienne, Toulouse Olympique XIII étant d'autant plus pressentie pour rejoindre un jour la Superpeague.

Malgré son insuccès sur le plan sportif, le PSG Rugby League a marqué les esprits, notamment dans le monde treiziste anglo-saxon ; ainsi plus de onze ans après sa disparition, le magazine anglais Rugby League World le classe 20ème sur 22 dans un classement des hauts faits de la Superleague au cours des 22 saisons écoulées. Le magazine en profite pour faire le bilan des performances du club sur les deux saisons disputées : 51 matchs joués, 8 victoires, 42 défaites, 1 match nul, 760 points marqués, 1367 encaissés, et 19 points marqués en tout [17].

Internationaux français[modifier | modifier le code]

Logo-FFRXIII-2017-02.png

Liste les joueurs qui ont porté le maillot de l'équipe de France sous les ordres du sélectionneur Ivan Grésèque alors qu'ils évoluaient sous les couleurs du PSG.

Liste des joueurs en 1996[modifier | modifier le code]

Le polonais Gregory Kacala l'une des révélations des Mammouths de Grenoble a suivi Jacques Fouroux.

Liste des joueurs en 1997[modifier | modifier le code]

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Grenoble 92/93 dur dur d’être un mammouth », sur rucknmaul.wordpress.com, (consulté le 10 février 2014)
  2. « Top 14: Toulon-Castres, souviens-toi, il y a vingt ans... », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2014)
  3. Clément Garioud, « Ces sombres affaires qui ont entaché la réputation du rugby français », sur https://actu.fr, (consulté le 5 août 2019)
  4. Richard ESCOT, « Le Top 5 des finales les plus marquantes », sur www.lequipe.fr, (consulté le 26 août 2019)
  5. Simon Valzer, « Combien de fois Bayonne s’est imposé dans la capitale ? », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique, (consulté le 21 août 2013)
  6. « Le rugby français perd «le petit caporal» », sur www.la-croix.com, (consulté le 29 mars 2020)
  7. Jean-Emmanuel Ducoin, « Jacques Fouroux se présente en «contre-pouvoir» », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 24 novembre 2012)
  8. « Le rugby à XIII aura ses pros au Paris-Saint-GermainL'équipe de Fouroux participera à la super-ligue européenne. », sur Libération.fr (consulté le 30 mai 2016)
  9. « PSG Rugby League : saison 1996 », sur http://www.paris-canalhistorique.com, (consulté le 23 mai 2018)
  10. Boukercha Oussama, « Il y a pile 24 ans à Charléty, le PSG gagnait le premier match de l'histoire de la Super League [VIDÉO] », sur www.lerugbynistere.fr, (consulté le 30 mars 2020)
  11. « Super League match : le Paris St Germain affronte Sheffield Eagles », sur dailymotion.com
  12. a et b Aimé Mouret, Le Who's who du rugby à XIII, Toulouse, Éditions de l'Ixcea, , 291 p. (ISBN 978-2-84918-118-8), « Paris Saint Germain RL XIII », p. 200
  13. « PSG Rugby League : saison 1997 », sur http://www.paris-canalhistorique.com, (consulté le 23 mai 2018)
  14. Photographie publiée par l’Équipe Magazine n°792, du 7 juin 1997
  15. Robert Fassolette, L’ovale en divergence, CREPS de Vichy- Auvergne, De Boeck Supérieur, (ISBN 9782804154875)
  16. (en) John Drake, The Rugby League Supporter's Association, « Forget Paris...? : Welcome to the wonderful shrinking word of Rugby League », TGG, no 30,‎ hiver 1997/1998, p. 3
  17. (en) Alex DAVIS, « Supersonic », Rubgy League World,‎ , page 39 (ISSN 1466-0105)