Paris Saint-Germain Rugby League

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Paris Saint-Germain RL
Logo du Paris Saint-Germain RL
Généralités
Nom complet Paris Saint-Germain Rugby League
Fondation 1995
Disparition 1997
Couleurs Bleu, rouge et blanc
Stade Stade Charlety
(20 000 places)
Site web Site officiel du club
Palmarès principal
National[1] Championnat d'Angleterre (2)
Challenge Cup (5)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur


Le Paris Saint-Germain Rugby League était un club français de rugby à XIII qui évolua deux saisons en Super League (1996 et 1997) afin de donner un « cachet européen » et pas seulement anglais à ce championnat de Super League.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 1995 à Wigan, une réunion des présidents des clubs professionnels de la Rugby League anglaise votent à l'unanimité leur adhésion aux principes de la Super League. Ils se rallient donc à l'entreprise de Rupert Murdoch, qui va injecter 77 millions de livres dans ce nouveau championnat. 14 équipes sont annoncées, dont 2 françaises, Paris et Toulouse. Mais rapidement ce nombre passera à 12, avec un seul club français, Paris.

Le 16 décembre à Albi, lors d'une assemblée extraordinaire de la fédération, Jacques Fouroux, président de France Rugby League, annonce le choix de Michel Mazaré au poste d'entraineur du Paris Rugby League.

Le samedi 23 décembre 1995 à Paris, au cours d'une conférence de presse, Charles Biétry, président du PSG omnisports annonce la création d'une septième section du club : Paris Saint-Germain Rugby League[2].

Le 11 février 1996 au CREPS de Toulouse, Michel Mazaré débute les premières évaluations techniques et physiques des joueurs candidats à l'équipe du PSG-RL.

La liste des sélectionnés est alors la suivante : Darren Adams, Frédéric Banquet, Todd Brown, Didier Cabestany, Glenn Cannon, Pierre Chamorin, Daniel Coote, David Despin, Fabien Devecchi, Patrick Entat, Pascal Fages, Lilian Hebert, Karl Jaavuo, Pascal Jampy, Grégory Kacala, Bernard Lacombe, Laurent Lucchèse, Régis Pastre-Courtine, Jacques Pech, Mikhaïl Piskunov, Jason Sands, Frédéric Teixido, Eric Vergniol et Bagdad Yaha. Et 11 joueurs sur une liste complémentaire dont faisait partie Patrick Torreilles.

Le 29 mars, en ouverture de la Super League et pour son premier match, le PSG-RL bat Sheffield 30 à 24, devant 17 873 spectateurs, match qui fut retransmis par Canal Plus.[3].

Le club finira avant-dernier du championnat, évitant de peu la relégation.

La saison suivante, qui sera la dernière, Le PSG-RL sera composé en majorité d'australiens avec l'apport de quelques joueurs français. Comme durant la saison 1996, le club termina à la 11e place. En mai 1997, suite aux difficultés financières et au retrait de ses dirigeants, le PSG-RL devint le Paris Rugby League supporté et dirigé par la FFR XIII.

Le club disparut pour plusieurs raisons

Le club était devenu un « gouffre financier » [réf. souhaitée] pour les anglais ainsi que pour la FFR XIII dû à la location du Stade Charléty, aux salaires et frais d'hôtels et de transport des joueurs, aux animations extra-sportives, sans la contre partie de beaucoup de sponsors et de recettes guichets[réf. souhaitée].

Malgré un bon succès populaire, du moins au début, le club était trop loin des bases traditionnelles du rugby à XIII. les clubs français du championnat de France de rugby à XIII étaient mécontents de voir partir leurs meilleurs éléments[réf. souhaitée]. De ce fait, lors de la saison 1997, le club était composé en majorité de joueurs australiens.

Des observateurs invoquent parfois une couverture du club qui aurait été partiale de la part des médias nationaux français; ainsi Robert Fassolette dans son mémoire pour le diplôme de l'INSEP donne l'exemple d'une photographie publiée dans l’Équipe Magazine en 1997[4], qui présente des joueurs semblant évoluer devant une tribune apparemment vide, légendée de la façon suivante «  Le PSG XIII équipe de mercenaires australiens, évolue en ligue professionnelle, mais devant des tribunes vides ». Alors qu'à ce moment la moyenne des spectateurs est de 8074 pour la saison 1997[5].

Par ailleurs, cette décision, comme celle de ne pas poursuivre l'expérience analogue de Perth en Australie, a été critiquée non seulement en France mais aussi par les supporters anglais qui résument la situation par « Welcome to the incredible shrinking word of rugby league » (Bienvenue dans le monde incroyable qui rétrécit du rugby à XIII)[6].

En 2003, la candidature de l'Union Treiziste Catalane est acceptée par la Rugby Football League pour jouer en Super League, à partir de la saison 2006, ce qui ne contribue pas à ouvrir pour le moment la possibilité d'intégrer une équipe parisienne, Toulouse Olympique XIIII étant d'autant plus pressentie pour rejoindre un jour la Superpeague.

Malgré son insuccès sur le plan sportif , le PSG Rugby League a marqué les esprits, notamment dans le monde treiziste anglo-saxon ; ainsi plus de onze ans après sa disparition, le magazine anglais Rugby League World le classe 20ème sur 22 dans un classement des hauts faits de la Superleague au cours des 22 saisons écoulées. Le magazine en profite pour faire le bilan des performances du club sur les deux saisons disputées : 51 matchs joués, 8 victoires, 42 défaites, 1 match nul, 760 points marqués, 1367 encaissés, et 19 points marqués en tout [7].

Liste des joueurs[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. « PSG Rugby League : saison 1996 », sur http://www.paris-canalhistorique.com, (consulté le 23 mai 2018)
  3. « Super League match : le Paris St Germain affronte Sheffield Eagles », sur dailymotion.com
  4. Photographie publiée par l’Équipe Magazine n°792, du 7 juin 1997
  5. Robert Fassolette, L’ovale en divergence, CREPS de Vichy- Auvergne, De Boeck Supérieur, (ISBN 9782804154875)
  6. (en) John Drake, The Rugby League Supporter's Association, « Forget Paris...? : Welcome to the wonderful shrinking word of Rugby League », TGG, no 30,‎ hiver 1997/1998, p. 3
  7. (en) Alex DAVIS, « Supersonic », Rubgy League World,‎ , page 39 (ISSN 1466-0105)