Faculté de théologie protestante de Paris

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Faculté de théologie protestante de Paris
Logo Institut protestant de théologie.jpg
Histoire et statut
Fondation
1877
Type
Université privée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Pays
Divers
Site web

La faculté de théologie protestante de Paris est créée en 1877 par transfert de la faculté de théologie protestante de Strasbourg à Paris. Depuis 1879, elle est située no 83, boulevard Arago dans le 14e arrondissement de Paris. Elle est l'une des composantes de l'Institut protestant de théologie, avec la faculté de théologie protestante de Montpellier.

La faculté forme les pasteurs de traditions réformée et luthérienne, notamment ceux de l’Église protestante unie de France, et reçoit des étudiants par le biais d'échanges multilatéraux avec d'autres universités.

La faculté délivre des diplômes de licence, master et doctorat. Une convention avec la faculté de théologie protestante de Strasbourg, université d’État, permet, depuis 2008, de faire reconnaitre les diplômes par l'État.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la signature du traité de Francfort, le , entraînant la perte de l'Alsace-Lorraine, la faculté de théologie protestante de Strasbourg doit être remplacée. L'État, qui a autorité puisqu'il s'agit d'une faculté d'État, souhaite transférer la faculté à Paris. Le décret du prévoit que « la faculté mixte de théologie protestante dont le siège était à Strasbourg est transférée à Paris »[1].

La faculté ouvre en novembre 1877, et sont nommés deux professeurs titulaires de chaire de théologie protestante de Strasbourg, Frédéric Lichtenberger, qui devient doyen, et Auguste Sabatier. Ils sont rejoints par quatre maîtres de conférences à la rentrée universitaire. En 1879, deux professeurs directement nommés par le gouvernement, Ariste Viguié et Gaston Bonet-Maury, les rejoignent.

Durant deux années académiques, la faculté a occupé les locaux de l'ancien collège Rollin, rue Lhomond. En 1878, le ministère de l'instruction publique acquiert un ensemble immobilier à l'angle du boulevard Arago et de la rue du Faubourg-Saint-Jacques afin d'y loger la nouvelle faculté et y fait aménager un amphithéâtre. Les nouveaux bâtiments sont inaugurés le par Jules Ferry[2]. Elle accueille 22 étudiants en 1877 et 30 étudiants en 1882[1].

Jusqu'en 1905, la faculté fait partie de l'université de Paris[3]. Après la séparation des Églises et de l'État, en 1905, elle passe sous la direction des Églises protestantes[4], et prend l'intitulé de « faculté libre de théologie protestante ».

En 1973, les facultés de théologie protestantes de Paris et de Montpellier se regroupent sous une structure unique, l’Institut protestant de théologie.

Enseignants actuels[modifier | modifier le code]

  • Corinne Lanoir : Ancien Testament
  • Valérie Nicolet-Anderson : Nouveau Testament
  • Anna van den Kerchove : histoire du christianisme ancien et patristique
  • Pierre-Olivier Léchot : histoire du christianisme à l'époque moderne
  • Frédéric Chavel: dogmatique
  • Marc Boss : philosophie et éthique
  • Nicolas Cochand : théologie pratique

Docteurs honoris causa[modifier | modifier le code]

Anciens enseignants et étudiants[modifier | modifier le code]

Anciens enseignants[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Bibliothèque Raoul Allier et Fonds Paul Ricœur[modifier | modifier le code]

Le , les locaux, rénovés et augmentés des installations du Fonds Paul Ricœur, sont inaugurés par le président Nicolas Sarkozy[9]. La faculté héberge le fonds Paul Ricœur, centre de recherche sur la pensée du philosophe, constitué grâce au legs de sa bibliothèque.

Activités de recherche et partenariats institutionnels[modifier | modifier le code]

La faculté héberge les activités du Groupe de recherche en histoire des protestantismes[10], fondé en 2000 à l’initiative de Marianne Carbonnier-Burkard, André Encrevé et Bernard Roussel. Il réunit près de cent chercheurs d'Europe et d'Amérique du Nord, issus des différentes disciplines travaillant sur les champs de l’histoire des protestantismes, du XVIe siècle à nos jours.

La faculté entretient des relations avec l'Institut catholique de Paris, l'Institut Saint-Serge, l'École pratique des hautes études et l'université Paris Sorbonne. Elle est membre de l'Institut supérieur d'études œcuméniques.

Intégrée dans le programme d'échange Erasmus, elle entretient des partenariats d'échange avec plusieurs universités européennes.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Encrevé, « La fondation et les premières années de la Faculté de théologie protestante de Paris (1877-1882) », Études théologiques et religieuses, vol. 86, no 3,‎ , p. 321-333 (lire en ligne).
  2. Cadier-Rey 2007, p. 18.
  3. Cadier-Rey 2007, p. 17.
  4. Cadier-Rey 2007, p. 20.
  5. Notice biographique de Gaston Bonet Maury, A. de Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour, p. 359
  6. Louis Massebieau, notice SUDOC.
  7. Pour ses relations avec la faculté de théologie de Paris, voir notamment l'article d'Olivier Abel, Le Clos et l'ouvert. Ricœur et le néokantisme de l'«école de Paris», Études théologiques et religieuses, 2005/4, 469-482, Article en ligne
  8. Alfred Wautiers d'Aygalliers soutient en 1909 une thèse de baccalauréat de théologie à la faculté de théologie protestante de Paris, intitulée Vie de Ruysbroeck l'Admirable (1293-1381) (2 volumes), elle est ensuite publiée. Cf. recension dans la Bibliothèque de l'École des chartes, « Wautier D'Aygalliers. Ruysbroeck l'Admirable ». Paris, Perrin, 1925, 2e édition, compte rendu, Bibliothèque de l'École des chartes, 1926, vol. 87, no 1, p. 190-192.
  9. Discours de Nicolas Sarkozy, président de la république française et de Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, journal Réforme, 1 juin 2010
  10. Site du Groupe de recherche en histoire des protestantismes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle Cadier-Rey, « L'impact de la loi de séparation sur la faculté de théologie protestante de Paris », Études théologiques et religieuses, vol. 82, no 1,‎ , p. 17-25 (lire en ligne).
  • André Encrevé, « La fondation et les premières années de la Faculté de théologie protestante de Paris (1877-1882) », Études théologiques et religieuses, vol. 86, no 3,‎ , p. 321-333 (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « L’Institut protestant de théologie », notice du Musée virtuel du protestantisme, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]