Église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux

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Église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux
Vue d'ensemble
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Style dominant Gothique flamboyant
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Caudebec-en-Caux
Coordonnées 49° 31′ 38″ nord, 0° 43′ 37″ est

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

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Église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux

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Église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux

L'église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux est la principale église de la ville de Caudebec-en-Caux, dans la vallée de la Seine, entre Rouen et Le Havre.

Le roi Henri IV aurait dit qu'elle était l'une des plus belles églises de France : « C'est la plus belle chapelle de mon royaume ». En effet, ce manifeste du style gothique flamboyant et des débuts de la Renaissance ne comporte pas de transept, au même titre que Saint-Maclou de Rouen, contemporaine de cette église, et qui justifie peut-être ce qualificatif royal de « chapelle ».

Extérieur[modifier | modifier le code]

  • Sur la balustrade du toit sont inscrits en lettres gothiques des versets du Cantique des Cantiques "Pulcra es et decora" (chapitre 6). On retrouve cette phrase sur la galerie du portail principal de la cathédrale de Burgos.
  • Son portail ouest est finement sculpté et décoré de tout un peuple de sculptures (333 à l'origine) représentant des saints, mais aussi des personnages de la vie quotidienne de l'époque, dont un joueur de loure qui constitue une des rares représentations de cet instrument de musique disparu. Malheureusement, tout a été mutilé par les calvinistes pendant les guerres de religion et les incendies allumés par les bombardements de juin 1940, en brûlant les maisons alentour (sauf au nord-ouest), l'ont encore endommagé davantage. Cependant, les petits personnages du côté sud de cette façade ouest ont été restitués selon leur ordonnance et leur aspect d'origine.
  • La tour clocher n'est pas centrale comme à Saint-Maclou, mais située contre le collatéral sud de l'édifice et s'élève jusqu'à 54 m du sol. La finesse du décor de sa flèche ajourée a été imitée dans la région (à Norville par exemple) et doit en partie sa renommée à ses trois couronnes fleurdelisées, la « tiare » de Caudebec[2]. Elle porte encore les traces d'un bombardement allié en 1944.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Vitrail de l'église.
  • Les vitraux du XVe siècle de toute beauté marquent le visiteur. Au-dessus du portail du bas-côté nord, on remarque les quatre vitraux de facture anglaise datant du début de la construction de l'église (probablement les plus anciens), offerts par Foulques Eyton, capitaine de la garnison britannique pendant la guerre de Cent Ans. L'un d'entre eux représente saint Georges, saint patron de l'Angleterre, terrassant le dragon. Il a son pendant dans la chapelle qui jouxte ce portail à droite, en saint Michel, saint patron de la Normandie, puis du royaume de France, qui lui aussi terrasse un dragon. La plupart des vitraux de cette époque, surtout dans les chapelles du collatéral nord représentent des saints en pied, patrons des métiers, offerts par les corporations, nombreuses dans cette cité très industrieuse à l'époque.
  • Les vitraux du XVIe siècle sont encore plus célèbres. Ils ornent quatre baies dans les deux dernières travées gothico-Renaissance de la façade ouest. Deux autres vitraux Renaissance ornent également les fenêtres basses de la façade ouest. Ils proviennent peut-être des ateliers rouennais d'Arnoult de Nimègue (Arnold van Nijmegen), maître-verrier néerlandais qui a également réalisé les vitraux de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen[3]. Ils représentent majoritairement des scènes de l'Ancien Testament ou de la vie du Christ : Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob, Moïse et la traversée de la mer Rouge par les Hébreux, la Cène, les rois mages, la vie de saint Jean-Baptiste et un arbre de Jessé. On constate que le maître-verrier dans la représentation du passage de la mer Rouge a figuré la mer et ses vagues de la couleur… rouge !
  • La clef de voûte de la chapelle de la Vierge, mesurant 4,5 m et pesant 7 tonnes.
  • L'orgue Renaissance de 45 jeux répartis sur 4 claviers.
  • Les fonts baptismaux en bois sculpté font également la renommée de l'édifice[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00100596, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Henry Decaëns, Caudebec en Caux : église Notre-Dame, héliogravure Lescuyer, Lyon.
  3. Vitraux ornant jadis les baies de l'église Saint-Vincent de Rouen, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
  4. Guides bleus, Normandie, Hachette, 1994

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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