Kokyū

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Le kokyū (胡弓) est une vièle japonaise rare, proche de l'erhu. C'est le seul instrument japonais doté d'un archet.

Lutherie[modifier | modifier le code]

De taille variable, sa longueur moyenne est d'environ 70 cm. Il peut avoir deux, trois, ou quatre cordes (dans ce dernier cas, les deux cordes les plus aigües sont à l'unisson). Le kokyū à trois cordes, originaire de Chine, fait son apparition à Edo vers 1720. Celui à quatre cordes, plus tardivement dans le siècle. Les cordes passent sur un chevalet très mince et assez haut. L'instrument, qui repose sur une pique, doit être basculé autour de cet axe, de manière à présenter les cordes à l'archet.

Jeu[modifier | modifier le code]

L'accord ordinaire du kokyū est le san sagari (i.e. deux quartes), plus rarement le ni agari (une quinte, une quarte). L'accord classique du shamisen hon chōshi (une quarte, une quinte) n'est pas utilisé.

Hormis son emploi dans les trios avec koto et shamisen, le kokyū était populaire dans l'accompagnement des danses. C'était aussi un instrument joué par les musiciens itinérants. S'il a toujours sa place au geza, il a cependant été supplanté par le shakuhachi dans la forme sankyoku.

Les crins de l'archet, très lâches, sont tendus par le quatrième et le cinquième doigt de la main droite, qui le tient. Le kokyū se joue avec un vibrato assez ample.