John Cale

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John Cale

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John Cale en concert à Warande (Belgique) en 2006

Nom John Davies Cale
Naissance 9 mars 1942
Crynant,Carmarthenshire (Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles)
Pays d'origine Pays de Galles
Activité principale Auteur-compositeur
musicien
interprète
producteur
Genre musical Glam rock
Garage rock
Années d'activité Depuis 1965
Labels ZE Records, SPY Records,MGM, Island Records
Site officiel Site officiel
Entourage The Velvet Underground
Nico

John Cale, né John Davies Cale le 9 mars 1942 dans le comté de Carmarthenshire (Pays de Galles) est un auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste et producteur gallois.

Il fut membre du groupe Velvet Underground de 1965 à 1968 puis démarra en 1970 une carrière solo. Si ses travaux les plus connus sont orientés vers le rock, il aborda tout au long de sa carrière de nombreux styles musicaux différents.

Il a également collaboré avec de nombreux artistes dont : The Modern Lovers, Patti Smith, The Stooges, Brian Eno, Terry Riley, Nick Drake ou encore Phil Manzanera.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Les débuts

John Cale est né le 9 mars 1942 à Crynant, au sud du Pays de Galles, sa langue maternelle est le gallois. Son père est mineur de fond et sa mère institutrice. Très tôt, il montre de bonnes dispositions pour la musique, il est envoyé au Goldsmith College de Londres pour une formation classique, il étudie l'alto, le piano et la guitare. En 1963, il décroche la bourse Leonard Bernstein qui lui permet d’intégrer le conservatoire Eastman à Tanglewood, dans le Massachusetts, pour y apprendre la composition moderne. Six mois plus tard, il s’installe à New York où il rencontre notamment John Cage avec qui il participe (ainsi que d’autres pianistes) à la création des Vexations d'Erik Satie, une performance musicale qui dure 18 heures. Autres rencontres, Tony Conrad, Aaron Copland et La Monte Young qui l’introduisent dans l’aventure du Dream syndicate (Theater of Eternal Music). C’est à cette époque qu’il découvre le rock et qu’il fait la connaissance de Lou Reed.

[modifier] The Velvet Underground

La rencontre entre Cale et Reed donne naissance au Velvet Underground en 1965. La formation originale, qui prend le nom de Primitives, est un quatuor auquel se joignent Conrad (du Dream Syndicate) et Walter De Maria un sculpteur qui est aussi percussionniste. Ces deux membres ne restent pas et leur remplacement transforme le groupe auquel la chanteuse Nico va ponctuellement participer. De par sa formation, Cale apporte de nombreux éléments extérieurs au monde du rock : musique répétitive, travail et expérimentations sur le son. Il participe à la conception, à l’écriture et à l’enregistrement des deux premiers albums du groupe The Velvet Underground and Nico et White Light/White Heat, qui sont des échecs commerciaux. Il chante sur quelques chansons et se charge de l'alto, des claviers et de la guitare basse. Ses expériences ne sont pas du goût de Lou Reed et c'est probablement une querelle d’ego qui précipite le départ de Cale en 1968.

[modifier] Carrière solo

Sa carrière solo débute en 1970, avec Vintage Violence. En parallèle d’une discographie personnelle, il va s’imposer comme un producteur de premier plan. L’année suivante, il collabore avec le compositeur américain Terry Riley sur The Church of Anthrax, une œuvre de musique répétitive, genre qu’il poursuit sur Academy in Peril. En 1972, il rejoint Nico et Reed à Paris pour un unique concert au Bataclan. 1973 voit la sortie de Paris 1919, un album aux nombreuses références et musicalement très élaboré, qui est considéré comme l'un des sommets de la carrière de John Cale[1],[2], et l'un des disques emblématiques de la décennie 1970. De retour à Londres, il signe avec la maison de disques Island Records un contrat qui va lui permettre de sortir des disques personnels à un rythme soutenu. June 1, 1974 est l’enregistrement d’un concert donné à Londres (Rainbow) avec Kevin Ayers, Brian Eno et Nico, il s’agit d’une version de Heartbreak Hotel d’Elvis Presley. Fear est un album rock auquel collabore Phil Manzanera, le guitariste de Roxy Music.

Parallèlement à sa propre discographie, il intervient comme producteur auprès de nombreux artistes, dont on peut retenir Squeeze, Patti Smith, Sham 69, The Stooges, The Modern Lovers et Siouxsie and the Banshees. Il est parfois considéré comme un des précurseurs de la musique punk.

Après des retrouvailles lors d'un concert improvisé à la Fondation Cartier à l'occasion d'une exposition consacrée à Andy Warhol, en 1990, Le Velvet Underground se reforme pour une tournée en 1993. Cette nouvelle formation comprend Cale, Reed, Maureen Tucker et Sterling Morrison. Un album en est tiré : Live MCMXCIII.

En 1998, il est le programmateur du festival "With A Little Help From My Friends" qui se tient au Paradiso d'Amsterdam. Le concert retransmis à la télévision néerlandaise comprend un titre spécialement composé pour l'occasion et resté depuis inédit, Murdering Mouth chanté en duo avec Siouxsie Sioux[3].

En 1999, il donne un concert à Cardiff à l’occasion des festivités données pour la création de l’Assemblée Nationale du Pays de Galles.

Un livre autobiographique a été édité en collaboration avec Victor Bockris, What's Welsh for zen? Bloomsbury, USA, (ISBN 0747536686).

Plus récemment en 2010, il a fait un concert à la Salle Pleyel à Paris, où il jouait son mythique album, Paris 1919, avec l'Orchestre national d'Île-de-France.

En 2011, Cale sera en tournée française à partir du mois d'octobre[4]. Une autobiographie intitulée What's welsh for zen ? est sortie aux éditions Au Diable Vauvert.

[modifier] Discographie

[modifier] Avec The Dream Syndicate

  • 2000 : Day of Niagara (Table of the Elements)

[modifier] Enregistrements des années 1960

  • 2001 : Sun Blindness Music (Table of the Elements)
  • 2001 : Dream Interpretation : Inside The Dream Syndicate Vol. II (Table of the Elements)
  • 2001 : Stainless Gamelan : Inside The Dream Syndicate Vol. III (Table of the Elements)

[modifier] Avec The Velvet Underground

[modifier] Solo

  • 1970 : Vintage Violence
  • 1972 : The Academy in Peril (Reprise)
  • 1973 : Paris 1919
  • 1974 : Fear
  • 1975 : Slow Dazzle
  • 1975 : Helen of Troy
  • 1977 : Guts (compilation)
  • 1979 : Sabotage / Live (live)
  • 1981 : Honi Soit
  • 1982 : Music for a New Society
  • 1983 : Caribbean Sunset (jamais réédité en CD)
  • 1984 : John Cale Comes Alive (live, jamais réédité en CD)
  • 1985 : Artificial Intelligence
  • 1989 : Words for the Dying
  • 1991 : Even Cowgirls Get the Blues (live)
  • 1991 : Paris s'éveille, suivi d'autres compositions (BO film éponyme)
  • 1992 : Fragments of a rainy season (live)
  • 1993 : 23 Solo Pieces pour La Naissance de L'Amour (BO film éponyme)
  • 1994 : N'oublie pas que tu vas mourir (BO film éponyme)
  • 1994 : Seducing Down the Door (compilation)
  • 1995 : Antartida (BO film éponyme)
  • 1996 : Walking on Locusts
  • 1997 : Eat / Kiss : Music for the Films of Andy Warhol (live, et pas BO, paradoxalement)
  • 1998 : Somewhere in the City (BO film éponyme)
  • 1999 : The Unknown (BO de la réédition du film éponyme)
  • 1999 : Le Vent de la nuit (BO film éponyme)
  • 1999 : Close watch : An Introduction to John Cale (compilation)
  • 2003 : HoboSapiens
  • 2005 : Process
  • 2005 : BlackAcetate
  • 2007 : Circus Live (Triple CD Live)

[modifier] BOF

[modifier] Collaborations

[modifier] Bibliographie

  • Victor Bockris et John Cale (trad. Stan Cuesta, ill. Dave McKean), What's Welsh For Zen ?, Vauvert, France, Éditions Au Diable Vauvert, 2011, 272 p. (ISBN 978-2846262934) 

[modifier] Compléments

[modifier] Référence bibliographique

  • Dictionnaire du rock, ouvrage collectif, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 2001, (ISBN 2-221-08954-5)

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. John Cale retrouve « Paris 1919 » dans Le Figaro du 1er septembre 2010.
  2. La grâce de "Paris 1919", de John Cale, en grand format dans Le Monde du 2 septembre 2010.
  3. Mojo, septembre 1998, Martin Aston, p.22
  4. Cale en tournée John-cale.com.

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