The Velvet Underground and Nico

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The Velvet Underground and Nico

alt=Description de l'image Banane à 45°.jpg.
Album par The Velvet Underground
Sortie 12 mars 1967
Enregistré avrilnovembre 1966
studios Scepter et Mayfair (New York) et aux T.T.G. Studios (Hollywood)
Durée 48:51
Genre Rock
Producteur Andy Warhol
Tom Wilson (Sunday Morning)
Label Verve
Critique

Albums par The Velvet Underground

The Velvet Underground & Nico (1967) est le premier album du groupe de rock américain The Velvet Underground, accompagné par la chanteuse Nico.

La production[modifier | modifier le code]

Produit par Andy Warhol (le groupe jouait fréquemment au sein de la Factory), le Velvet Underground mené par Lou Reed et John Cale se voit adjoindre l'actrice et mannequin d'origine allemande Nico, autre recrue de la Factory (elle ne chante cependant que sur trois chansons de l'album, Femme fatale, I'll Be Your Mirror, All Tomorrow's Parties ainsi que dans les chœurs de la dernière minute de Sunday Morning). Warhol a également signé la couverture de l'album, représentant une banane (symbolique phallique encore renforcée par la mention « peel slowly and see »), tandis que Paul Morrissey se chargeait de prendre en photo les membres du groupe pour la pochette. L'album, et en particulier sa chanson d'ouverture (Sunday Morning) seront finalisés par le producteur Tom Wilson.

Les chansons[modifier | modifier le code]

L'album se caractérise par l'alternance de ballades pop et de titres évoquant l'univers des drogues dures et des perversions sexuelles, souvent marqués par des expérimentations sonores avant-gardistes. Au mélancolique Sunday Morning (chanté par Lou Reed lui-même), qui ouvre l'album, succède ainsi I'm Waiting for the Man, au son nettement plus rêche, qui narre une transaction avec un dealer. De façon encore plus marquée, Femme fatale est immédiatement suivi de Venus in Furs, dont la thématique est proche mais cette fois traitée ouvertement sous l'angle d'une relation sadomasochiste (le titre de la chanson est d'ailleurs une référence directe à un roman de Sacher Masoch), soutenue par une ritournelle obsédante à l'alto électrique. La face B du vinyle commence avec Heroin, inspirée par l'écrivain Hubert Selby, morceau qui est probablement le sommet de l'album. Une évocation directe d'une prise de drogue, à la fois crue et poétique dans ses paroles, tandis que la musique en « recrée » les sensations physiques : l'accélération progressive de la batterie figure le rythme cardiaque pendant la piqûre d'héroïne, l'alto l'afflux de sang au cerveau, etc. Toutefois, la chanson est sans illusion. La consommation d’héroïne se paie au prix fort, dans l’asservissement du drogué à la substance (« elle est ma vie, elle est ma femme »). Notons enfin I'll Be Your Mirror où sur une très belle mélodie, Nico chante la promesse narcissique faite en amour à l’être aimé et European Son, morceau largement improvisé et dédié à Delmore Schwartz qui fut le mentor de Lou Reed.

L'échec commercial[modifier | modifier le code]

En raison notamment de ses thèmes en opposition aussi bien avec la morale publique qu'avec les thématiques en vogue à l'époque, mais aussi de ses expérimentations et ses innovations musicales, l'album connaîtra un échec commercial à sa sortie mais accédera plus tard au statut d’« œuvre culte », influençant plusieurs générations de groupes musicaux jusqu'à aujourd'hui. À en croire une formule célèbre (parfois attribuée à Brian Eno), il n'y eut peut-être que mille personnes à avoir acheté l'album à sa sortie, mais elles ont toutes formé un groupe.

Aujourd'hui, cet album est considéré comme l'un des piliers majeurs du rock et occupe la 13ème place du classement des meilleurs albums de tous les temps établi par Rolling Stone Magazine[1]. Le Velvet Underground a lui-même été élu, notamment pour cet album, groupe le plus influent de tous les temps, devant les Beatles.[réf. nécessaire]

La suite[modifier | modifier le code]

Par la suite, le Velvet Underground se séparera de Nico et de la tutelle de Warhol, et se concentrera dans son second album White Light/White Heat sur l'exploration des pistes thématiques et formelles plutôt propres à des titres comme Heroin ou Venus in Furs, il est vrai déjà majoritairement représentées sur ce premier album.

EN 2014 le réalisateur français Cédric Joséphine adapte librement l'album Berlin de Lou Reed. Le film indépendant s'intitule BERLIN-EST. Les acteurs, dans les rôles de Jim et Caroline sont Luvinsky Atché et Dominique Dani. La musique est signée Matthias Le Ny.

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites et composées par Lou Reed, sauf mention contraire. 

Face A
No Titre Auteur(s) Durée
1. Sunday Morning Lou Reed, John Cale 2:54
2. I'm Waiting for the Man 4:37
3. Femme fatale 2:37
4. Venus in Furs 5:10
5. Run Run Run 4:20
6. All Tomorrow's Parties 5:58
Face B
No Titre Auteur(s) Durée
7. Heroin 7:10
8. There She Goes Again 2:38
9. I'll Be Your Mirror 2:12
10. The Black Angel's Death Song Lou Reed, John Cale 3:12
11. European Son Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison, Maureen Tucker 7:46

Réception[modifier | modifier le code]

Selon le site Acclaimedmusic.net [2], l'album est 4e sur la liste des albums les plus acclamés de tous les temps par la critique.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rollingstone.com/music/lists/500-greatest-albums-of-all-time-20120531/the-velvet-underground-and-nico-the-velvet-underground-20120524
  2. http://www.acclaimedmusic.net/

Lien externe[modifier | modifier le code]