Sorde-l'Abbaye

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Sorde-l'Abbaye
L'Abbaye Saint-Jean et la mairie de Sorde
L'Abbaye Saint-Jean et la mairie de Sorde
Blason de Sorde-l'Abbaye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Dax
Canton Canton de Peyrehorade
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Orthe
Maire
Mandat
Jean-Louis Lespiau
2008-2014
Code postal 40300
Code commune 40306
Démographie
Gentilé Sortois
Population
municipale
654 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 47″ N 1° 03′ 10″ O / 43.5297222222, -1.05277777778 ()43° 31′ 47″ Nord 1° 03′ 10″ Ouest / 43.5297222222, -1.05277777778 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 135 m
Superficie 16,34 km2
Localisation

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Sorde-l'Abbaye est une commune française, située dans le département des Landes en région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Sortois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Gave d'Oloron depuis la centrale hydroélectrique

Commune située aux portes du Pays d'Orthe, ses terres sont arrosées par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau. Sur le Gave se trouve depuis 1920 une centrale hydroélectrique. Auparavant il y avait le moulin de l'abbaye au même endroit. Rattachée au canton de Peyrehorade, la commune de Sorde est limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur une route de transit entre Landes et Pyrénées, Sorde est parcourue dès le paléolithique supérieur et ranimée au Moyen Âge par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sorde est en effet une ancienne halte sur la voie de Tours des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le site de Barat-de-Vin (du gascon barat de bi, qui signifie « fossé de vie ») non loin du village, est un lieu de passage millénaire, attestant de la très ancienne présence de l’homme, attiré par la fertilité des vallées de l’Adour

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La grotte Duruthy a permis de retrouver du mobilier préhistorique du paléolithique supérieur (Classé aux monuments historiques le 13 avril 1962) . C’est sur ce site, au pied d’une falaise, que plusieurs gisements préhistoriques ont fourni des pièces magdaléniennes remarquables. Au-dessus existe un oppidum protohistorique dit de Larroque. Les fouilles le long de la voie romaine reliant l’Espagne par le col de Cize a mis au jour une villa gallo-romaine ornée de mosaïques.

En Béarn et en Bigorre, les gaves sont de petits torrents qui descendent des Pyrénées. Dans l’Antiquité, l’eau alimente les thermes puis, au Moyen Age, on utilise sa force motrice pour les moulins et les pièges à saumons.

Il existe, autour de Sorde, plusieurs lieux de passage pour traverser les deux gaves. La toponymie de certaines maisons, appelées encore aujourd’hui « Passager » ou « Passage », permet de reconnaître ces endroits, tout comme les lieux-dits « l’Hôpital » ou « l’Espitaou », rappellent les hébergements des pèlerins. Mais les bateaux ne sont pas tout le temps nécessaires. En effet, il existe des gués faciles à traverser sauf lors de la fonte des neiges au printemps. C’est, semble-t-il, Richard Cœur de Lion qui, à la fin du XIIe siècle, met un terme aux mauvaises habitudes des passeurs de Sorde qui dépouillent les pèlerins.

Mais, si l’eau est un problème pour les jacquets, elle est un atout économique pour ceux qui vivent aux alentours. Sa force motrice, exploitée par les moulins, sert également à faire fonctionner les baros, pièges à saumons inventés par les moines. Cette invention restera en usage jusqu’en 1923. Le piège ramasse le poisson en tournant avec le courant. Or, le saumon, remontant les gaves pour aller frayer près des sources, est une véritable richesse pour l’abbaye, qui peut en pêcher jusqu’à cent quintaux par an.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier de gueules à l'épi feuillé de maïs d'or, au second d'azur à l'abbaye du lieu d'or, couverte, ouverte et ajourée au naturel, au troisième d'azur au saumon sautant d'argent soutenu de trois ondes alésées du même, au quatrième de gueules à la grappe de raisin pamprée d'or ; sur le tout, à l'écusson en amande de pourpre chargé d'un abbé tenant de sa dextre une crosse contournée et de sa senestre un livre, le tout d'or, ledit écusson bordé du même et chargé de l'inscription en lettres capitales aussi de pourpre S.A.R DEI GRACIA ABBATIS SORDUE[2]

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Louis Lespiau PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 654 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 216 1 197 1 285 1 358 1 362 1 437 1 386 1 417 1 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 165 1 180 1 196 1 107 1 148 1 138 1 106 1 126 1 029
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 031 1 043 961 834 776 729 721 657 650
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
646 637 616 572 569 535 628 641 654
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aquarelle de l'abbaye Saint-Jean, sur la commune de Sorde-l'Abbaye.

Sorde abrite des pavements en mosaïque d'époque gallo-romaine. Ils sont au logis abbatial de l'abbaye Saint-Jean qui est derrière l'église. Des fragments avaient été découvert vers 1870. La plupart ont été trouvés à partir de 1957, notamment suite à une campagne de fouilles organisée de 1958 à 1966 grâce à l'aide de Charles Barrieu. L'ensemble des mosaïques est classé.

Ces mosaïques en marbre étaient dans une villa gallo-romaine probablement construite au IIIe siècle. S'il ne reste que les traces des murs de la villa dans la cour du logis abbatial, on peut observer à l'intérieur un caldarium et un frigidarium. Des envahisseurs barbares ont creusé des tombes dans certaines des mosaïques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 10 octobre 2013.
  2. Banque du blason.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


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(25 km à pied)
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Via Turonensis
(878 km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
Bergouey-Viellenave
via
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Arancou
(20 km à pied)