Première Guerre intercoloniale

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Première Guerre intercoloniale
L'émissaire de Phipps demande au Gouverneur Frontenac de se rendre, ce qu'il refuse vigoureusement
L'émissaire de Phipps demande au Gouverneur Frontenac de se rendre, ce qu'il refuse vigoureusement
Informations générales
Date 5 septembre 1690 - septembre 1697
Lieu Baie d'Hudson
Massacre de Lachine
Port Royal
Québec (ville)
Issue Traité de Ryswick
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau de l'Angleterre Royaume d’Angleterre
Commandants
Comte de Frontenac
Pierre LeMoyne d'Iberville
William Phips
Edmund Andros
Première Guerre intercoloniale
Batailles
Baie d'Hudson

Baie d'Hudson (1686) · Fort Albany (1re) · Fort Albany (2e) · York Factory · Baie d'Hudson (1697)


Québec et New York
Lachine · Schenectady · Québec · La Prairie · Vallée Mohawk


Nouvelle-Angleterre, Acadie et Terre-Neuve
Dover · Pemaquid (1er) · Salmon Falls · Port Royal · Falmouth · Chedabucto · York · Wells · Oyster River · Baie de Fundy · Pemaquid (2e) · Chignectou · Fort Nashwaak · Terre-Neuve · Haverhill

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La Première Guerre intercoloniale, appelé par l'historiographie anglaise « King William's War », se rattachant en Europe à la guerre de la Ligue d'Augsbourg, est un conflit qui a en Amérique des enjeux différents. Ici, les affrontements se produisent pour le contrôle de la pêche du golfe du Saint-Laurent et de la fourrure des Grands Lacs et de la baie d'Hudson.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1689, certaines colonies anglaises, principalement celle de New York, incitent les Cinq-Nations iroquoises à attaquer la Nouvelle-France. En août, un fort groupe d'Iroquois se lancent à l'attaque du village de Lachine sur l'Île de Montréal et le ravagent complètement. En représailles, le gouverneur Frontenac envoie trois groupes composés d'Amérindiens, de soldats et miliciens Français à l'assaut de trois villages de la Nouvelle-Angleterre. Ils détruisent Corlar, aujourd'hui Schenectady, New York, font un Raid sur Salmon Falls (aujourd'hui Berwick, Maine) et Casco (Fort Loyal, aujourd'hui Falmouth, près de Portland (Maine)) pendant l'hiver 1690. Les Colonies anglaises tentent alors le grand coup. Elles lancent, la même année, deux attaques qui devaient être simultanées sur Québec et Montréal. L'amiral William Phips dirige une flotte qui s'empare d'abord de Port-Royal en Acadie mais il échoue devant Québec[1]. Quant à Francis Nicholson qui dirige l'attaque sur Montréal par le couloir du Lac Champlain, il doit rebrousser chemin, ses troupes étant décimées par la maladie. Le reste de cette guerre en Amérique est l'affaire de Pierre LeMoyne d'Iberville. Entre 1692 et 1696, il chasse les Anglais de l'Acadie en détruisant le fort Pemaquid, il saccage les installations de pêche des Anglais à Terre Neuve et expulse à deux reprises les Anglais de la baie d'Hudson.

En 1697, le traité de Ryswick, ne sert pas vraiment les intérêts de la Nouvelle-France. Comme en Europe, on revient plus ou moins à la situation d'avant la guerre, toutes les conquêtes d'Iberville sont en quelque sorte annulées. Cependant, la Nouvelle-France sort, elle aussi, intacte de ce conflit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]