Saint-Macaire (Gironde)

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Saint-Macaire
La mairie (janv. 2010)
La mairie (janv. 2010)
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton de Saint-Macaire
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux Macariens
Maire
Mandat
Philippe Patanchon
2008-2014
Code postal 33490
Code commune 33435
Démographie
Gentilé Macariens
Population
municipale
2 007 hab. (2011)
Densité 1 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 03″ N 0° 13′ 21″ O / 44.5675, -0.2225 ()44° 34′ 03″ Nord 0° 13′ 21″ Ouest / 44.5675, -0.2225 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 30 m
Superficie 1,79 km2
Localisation

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Saint-Macaire

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Saint-Macaire
Liens
Site web www.saintmacaire.fr

Saint-Macaire (Sent Macari en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Macariens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Macaire se situe sur la rive droite de la Garonne au niveau du fleuve où l'effet des marées s'estompe, à environ 47 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 3,5 km au nord-est de Langon, chef-lieu d'arrondissement[2].

Le territoire communal est assez réduit puisqu'il ne couvre à peine que 179 hectares. Il est principalement constitué de vignobles (au nord et à la sortie ouest de la ville) de champs et de bois (au sud, notamment près du fleuve).

La ville en elle-même est érigée sur un promontoire rocheux qui domine la plaine alluviale d'une trentaine de mètres. Saint-Macaire est constituée de deux entités : la ville ancienne, au sud, et la ville neuve, qui s'est principalement développée au nord de la vieille ville.

La Garonne, dont le cours a longtemps baigné la façade méridionale de la ville, s'est désormais retirée 250 mètres plus au sud. Désormais, le principal axe de communication autour duquel s'organise Saint-Macaire est la route départementale D1113, ancienne RN 113, de Bordeaux à Toulouse, dont le trajet se situe juste au nord de la ville neuve et qui mène à Langon vers l'ouest et à La Réole vers l'est. L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) dont l'accès sortie 3 Langon est distant de 4,5 km par la route vers le sud-ouest.
L'accès sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 16 km vers le sud.

La commune est desservie par la SNCF à la gare de Saint-Macaire sur la ligne Bordeaux - Sète du TER Aquitaine.

La ville ancienne est de forme semi-hémisphérique, concentrée autour de l'église Saint-Sauveur, de l'ancien prieuré et de l'emplacement de l'ancien château fort (aujourd'hui détruit). Entourée de remparts, elle est encadrée par deux faubourgs apparus au Moyen Âge et eux-mêmes protégés par des murailles : le faubourg du Thuron, à l'est et Rendesse, à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Macaire
Saint-Maixant Le Pian-sur-Garonne
Saint-Macaire


Langon
Rive gauche de la Garonne

Saint-Pierre-de-Mons

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'hagiotoponyme de la ville vient du grec « Makarios », le Bienheureux. Makarios est un moine qui serait venu évangéliser l'Aquitaine sur ordre de saint Martin de Tours en compagnie de Cassien et de Victor.[réf. nécessaire] Il mourut au début du Ve siècle dans la cité de Ligéna, rebaptisée ensuite Saint-Macaire.

Aperçu historique[modifier | modifier le code]

  • Nom latin : Ligéna, de Aliénigena, la « cité des étrangers »
  • Nom gascon : Sent Macari[3]
  • Devise : Olim Ligena nunc Sancti Macarii nomine urbs (« Autrefois Ligena maintenant ville au nom de Saint-Macaire »)

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Macaire a abrité durant l'Antiquité un établissement gallo-romain du nom de Ligena, en lien étroit avec la rive opposée de la Garonne. Mais la nature exacte du site antique demeure incertaine : en dehors du fait que le toponyme de Ligena n'apparaisse pas sur la table de Peutinger (carte recensant toutes les routes de l'Empire romain), aucune découverte archéologique notable ne nous permet de déterminer l'importance ou la configuration de l'habitat gallo-romain.
L'existence de celui-ci est en revanche certain, puisque l'on sait qu'au Ve siècle, Macaire, le moine grec itinérant qui donna par la suite son nom à la ville, se fixa à Ligéna, où s'élevait une chapelle dédiée à Saint Laurent, édifiée par Paulin.

La prospérité du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les sources sur la configuration de l'habitat – si habitat il y eut – sont ensuite quasi-inexistantes en ce qui concerne la période du Haut Moyen Âge. C'est au XIe siècle qu'un bourg semble réellement se développer, grâce à la construction simultanée d'un château fort, sur ordre du duc d'Aquitaine, et d'un prieuré bénédictin. La plus ancienne mention de Saint-Macaire dans les sources écrites date de 1027, dans l'acte de donation du prieuré à l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux par le duc d'Aquitaine. En 1038, une église est édifiée à proximité du prieuré.

Attirée par ces différents éléments polarisateurs (principalement par le prieuré), la population s'agglomère autour d'eux, formant ainsi un habitat groupé de forme semi-hémisphérique.

Située dans une région agricole et en bordure de la Garonne, Saint-Macaire sert à la fois de marché et d'entrepôt pour les productions de son propre territoire agricole et de celui des petites communautés environnantes qui vivent dans son orbite. C'est par là en effet que transitent avant d'être expédiées par voie fluviale vers Bordeaux et les marchés d'exportation.
Saint-Macaire exerce donc une influence sur toutes les communautés rurales de la rive droite qui lui sont contiguës, et fait office de bourg polarisateur, autour duquel se regroupent une dizaine de paroisses.

Grâce à la Garonne, principaux axe de communication et voie de commerce durant tout le Moyen Âge, Saint-Macaire connaît une expansion sans précédent, d'autant plus qu'elle bénéficie du convoité « privilège des vins » (droits péagers sur le vin cadurcien[réf. nécessaire]). Enrichie et embellie, la ville, désormais dotée de remparts, devient une véritable cité marchande, comptant plus de 5 000 habitants et surclassant sans difficulté le bourg voisin de Langon, située sur la rive gauche du fleuve. Conséquence de ce développement, Saint-Macaire bénéficie relativement tôt de franchises communales, puisque le premier maire connu du bourg, Raymond Guilhem Aymeric, est évoqué par les archives en 1256.

Par la suite, Saint-Macaire devient successivement « ville royale d'Angleterre » (1341) puis « filleule de Bordeaux » de par son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises[4]. C'est donc sous protectorat anglais que Saint-Macaire connaît aux XIIIe et XIVe siècles sa plus grande période de prospérité.

Située à la frontière des deux obédiences (anglaise et française), Saint-Macaire subit de plein fouet les ravages de la guerre de Cent Ans. Elle fut ainsi assiégée et prise par le duc d'Anjou en 1377, puis par l'armée bordelaise, d'obédience anglaise, en 1420 pour revenir dans le giron français à la fin de la guerre de Cent ans (1453).

En 1461, la ville célébra le mariage entre le fils de Gaston IV de Foix-Grailly et Madeleine de France, la sœur de Louis XI ; le roi lui-même fut présent aux noces. En avril 1462, Louis XI confirma les libertés, les coutumes et les franchises de la cummune, accordées par ses prédécesseurs[5].

Le déclin des temps modernes[modifier | modifier le code]

Si le Moyen Âge fut florissant pour Saint-Macaire, l'époque moderne lui est en revanche bien moins favorable. La cité doit d'abord subir les affres des Guerres de Religion. En 1562, elle tombe ainsi aux mains du sire de Duras, qui met à sac les établissements religieux.
Le , autorisation est donnée aux jurats de Saint-Macaire de lever sur les habitants la somme de 280 livres pour acheter de l'artillerie et de la poudre[6].
En 1575, Guy de Montferrand, seigneur de Langoiran, et Favas, tentent de prendre la ville (catholique) par surprise, par la Garonne[7].
En 1577 en revanche, la ville résiste héroïquement à l'assaut mené par Favas pour le comte du roi de Navarre.

Presque un siècle plus tard, en réaction à la Fronde, le duc d'Épernon s'empare de Saint-Macaire (1649), dont le château-fort est démantelé.

La situation se détériore également sur le plan économique. Durant la Renaissance, la prospérité commerçante demeure bien réelle, comme en témoignent aujourd'hui les nombreuses maisons marchandes conservées dans la vieille ville. Mais à partir du XVIIe siècle, le lit de la Garonne se déplace sensiblement vers le sud, et n'arrose plus la ville : en 1658, la jurade est obligée de déplacer le port du quartier du Thuron (à l'est) au faubourg Rendesse (à l'ouest). Mais rien n'y fait et l'activité portuaire de Saint-Macaire périclite peu à peu.

Attirés par Bordeaux, que le développement du commerce triangulaire rend bien plus attractif que le déclin du port macarien, la quasi-totalité des bourgeois de la ville quittent Saint-Macaire, ce qui ne fait qu'atténuer encore davantage le dynamisme de la ville.

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin (dénommée Saint-Sauveur jusqu'en 1736) de Saint-Macaire forme la commune de Saint-Macaire. La commune de Saint-Macaire est agrandie par la réunion d'une partie de la section sud-ouest de la commune du Pian-sur-Garonne et d'une partie de la section est de la commune de Saint-Maixant[8].

À la fin du XVIIIe siècle, Saint-Macaire est désormais devenu un pôle artisanal. La ville semble connaître un regain d'activité, d'abord grâce à l'industrie de la pierre. Pour extraire de la pierre, de véritables carrières sont creusées dans le rocher soutenant la ville, et l'on en vient même à démanteler plusieurs monuments du bourg (notamment les remparts et le donjon du château). Les pierres ainsi obtenues sont ensuite vendues à Bordeaux, principalement, pour la construction de nouveaux bâtiments urbains (le Pont de Pierre de Bordeaux est ainsi construit en partie avec des pierres macariennes). Cependant, l'activité finit par s'estomper, d'une part parce que les carrières creusées sous la ville sont trop profondes et menacent l'effondrement de plusieurs habitations, d'autre part parce que le démantèlement des monuments macariens finit par être interdit par la préfecture (1876).

L'époque contemporaine, entre essoufflement et renouveau[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle se développe alors la tonnellerie, principale activité artisanale de la ville, dont vit Saint-Macaire jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale. En 1906, une grève de l'industrie tonnelière, générale à toute la Gironde, entraîne à Saint-Macaire (qui abrite le deuxième plus important syndicat ouvrier du département après Bordeaux) un véritable « blocus » de la ville par les artisans tonneliers. Le conflit, comme sa résolution violente (intervention de la police), marque définitivement le déchirement entre patrons et ouvriers, de même que le déclin progressif mais irrémédiable de l'activité tonnelière.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Macaire n'est plus qu'une agglomération secondaire, dont la population ne cesse de diminuer, et qui ne peut rivaliser avec le dynamisme langonnais.

Dans les années 1980, la politique municipale, en parallèle à Histoire et tourisme (association bénévole créée en 1965, et rebaptisée depuis Mouvement pour la Sauvegarde et la Rénovation de Saint-Macaire), a pour objectif la revalorisation de la ville à travers son patrimoine historique et la réhabilitation de ses quartiers médiévaux.

Chef-lieu de canton doté d'une gendarmerie, d'un centre de secours, d'un groupe scolaire (ainsi que d'un collège, sur la commune voisine du Pian), d'un bureau de poste, d'un hôtel et de plusieurs restaurants, Saint-Macaire peut aujourd'hui être raisonnablement considérée d'un point de vue économique comme une véritable ville. Sur le plan démographique, les différences des recensements de l'INSEE entre 1999 et 2008 témoignent d'un regain assez net de la population (+ 2,95 %), qui devrait être davantage accentué par la création à la sortie est de la ville de deux nouveaux lotissements.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale (et anciennement prieurale), construite en pierre de taille calcaire. Elle a été édifiée à l’emplacement de la chapelle Saint-Laurent érigée par Paulin[Lequel ?]. Construite en pierre calcaire, elle présente l’originalité de posséder une nef romane et un mode de couvrement gothique. Cette association des deux styles architecturaux résulte du retard pris par le chantier : entamé durant la période romane (une pierre de consécration datant de 1040 est remployée dans les murs de la nef), il s’acheva alors que lorsque la mode était passée au gothique. L’église possède un portail en bois sculpté (XIIIe siècle) ainsi que de nombreuses peintures murales très fournies (XIVe et XVe siècles). Elle fut restaurée au XIXe siècle.

Principal pôle d’attraction de l’habitat, le prieuré bénédictin, construit en calcaire, a partiellement disparu : du bâtiment médiéval, il ne reste aujourd’hui que le cloître et l’aile méridionale. Restaurée bénévolement en 1963, celle-ci abritait le réfectoire, les cellules supérieures et les celliers inférieurs. Appuyé sur le rempart lui-même, au bord du rocher, le prieuré fut érigé sur un monastère antérieur et sur les vestiges d’un établissement gallo-romain.

Grâce à la prospérité économique du bourg à partir du XIIe siècle, Saint-Macaire put se doter de puissants éléments de fortification.

Aujourd’hui, plusieurs pans de remparts (XIIIe siècle) sont très bien conservés, notamment au pied de l’église et du prieuré (au niveau duquel la muraille fut doublée), ainsi que le long du faubourg Rendesse (où la courtine est conservée dans son intégralité, à l’exception des tours et du fossé).

Porte de Benauge

Au nord, s’élève la Porte de Benauge (XIIIe siècle), principale porte d’accès à la vieille ville. Son nom provient du comte de Benauge, suzerain de la ville avant que celle-ci ne devienne une commune, et vers les terres duquel est orientée la porte. Symbole de l’autonomie du corps municipal (la première maison commune s’appuyait sur son flanc), la porte de Benauge devint peu à peu celui de la ville entière.

À la sortie du faubourg est, la Porte du Thuron (XIVe siècle), dotée d’une barbacane, protégeait le premier port de Saint-Macaire, ainsi que la rue qui le reliait à la place du marché. Un lavoir est installé en contrebas de la porte, à droite.

À l’opposé, au faubourg ouest, la Porte Rendesse (XIVe siècle) a gardé intact son aspect d’origine. Au XVIIe siècle, c’est à son pied qu’est installé le nouveau port.

La place du marché (mercadiou en gascon) constitue le principal pôle laïc de la cité médiévale. De forme trapézoïdale, vaste de 1 500 m2, elle est encadrée par des arcades jumelées s’ouvrant au pied des maisons sur de véritables rues couvertes (qui au Moyen Âge abritaient les étals des marchands).

  • Maisons (du XIIIe au XVIIe siècles)

La vieille ville de Saint-Macaire possède encore de très nombreuses maisons médiévales, principalement des maisons de marchands. Bien conservées, elles sont chronologiquement réparties en deux groupes : celles datant des XIIIe et XIVe siècles (parmi lesquelles la maison Messidan, qui possède une cave voûtée exceptionnelle, dotée de deux piles axiales octogonales, à la manière d’une salle capitulaire), et celles datant des XVIe et XVIIe siècles (garnies de nombreuses fenêtres à meneaux) comme la demeure d'Ysabeau de Gassies reconstruite au XVIe siècle et qui présente d'intéressants éléments architecturaux tels que tour avec escalier à vis, cheminées d'époque, fenêtres à meneaux.

Surnommé "Château de Tardes" en raison d’une tour crénelée datant du XIXe siècle, il s’agit d’une maison forte médiévale (transformée en hôtel particulier à la Renaissance) comprenant jusqu’à 5 étages. Le bâtiment est doté d’une tour de desserte des niveaux qui débouche sur la cour intérieure.

Riche demeure située place du marché, et utilisée comme relais de poste. Elle bénéficie pour cela d’une cour intérieure dotée en son fond d’écuries. Dotée d’une tour polygonale qui renferme un escalier à vis, elle fut aménagée au XXe siècle en musée régional de la Poste. La légende veut que Henri IV soit passé dans cette demeure.

  • Couvent des Ursulines (XVIIe siècle)

Face à la porte de la Benauge, un cimetière hors-les-murs était accompagné d’une chapelle Saint-Michel (XIVe siècle). Pillée par les huguenots, elle fut restaurée et agrandie par les ursulines, lorsque celles-ci ouvrirent un couvent à proximité (1626). Fermé à la Révolution, le couvent a été transformé de nos jours en maison de retraite.

  • Rue du Port-Nava (XVIIIe siècle)

Rue pavée conduisant du monastère au premier port de la ville. Son pavement en calcaire, dotée d’un caniveau central, devait faciliter le transit des charrettes. Une intersection sur la droite de la rue permet de descendre au lavoir dit de la Barrette.

  • Le port (1863)

Troisième et dernier port macarien, le seul subsistant encore aujourd’hui. Il se présente sous la forme d’un quai pavé, le long de la Garonne, à 250 mètres au sud de la ville. Il fut abandonné au début du XXe siècle.

  • Théâtre de la Nature (1925)

Kiosque à musique néo-classique, érigé en béton armé sur une place de la ville neuve. Il fut édifié pour répondre à la vitalité des activités musicales à Saint-Macaire durant les XIXe-XXe siècles.

  • Les Grottes (v. 1930)

Galeries souterraines creusées dans le rocher soutenant la ville, lors des travaux d’extraction de la pierre, aux XVIIIe-XIXe siècles. Au début du XXe siècle, ces carrières furent réaménagées en un lieu de plaisir baptisé la "Guinguette des Grottes", et une esplanade de style néo-médiéval y fut annexée. Sauf manifestation exceptionnelle, les Grottes sont aujourd’hui fermées au public.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Philippe Patanchon[9] Divers gauche  
1983 2008 Jean-Marie Billa PS, MDC, MRC  
1965 1983 Jean-François Poutays CNIP  
1947 1965 Jean Thomas SFIO  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 007 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 750 1 483 1 543 1 494 1 582 1 535 1 513 1 504 1 467
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 448 1 381 2 165 2 218 2 252 2 023 2 170 2 249 2 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 199 2 152 2 037 1 812 1 737 1 705 1 636 1 505 1 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 636 1 767 1 679 1 587 1 459 1 541 1 670 2 007 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Cinésites : chaque année, au mois de juillet, Saint-Macaire organise une séance de cinéma gratuite en plein-air dans le cadre du festival Cinésites, dont le but est d'associer un film à un site patrimonial. Saint-Macaire participe au festival depuis ses débuts, en 1993.
  • La Balade nocturne : chaque année, durant l'une des premières nuits du mois d'août, Saint-Macaire organise une visite de la vieille ville, éclairée seulement par des flambeaux distribués aux participants. Cette manifestation a pour but de faire découvrir le patrimoine de la ville d'une façon originale.
  • Les Journées médiévales du Dropt : chaque année depuis l'an 2000, le dernier week-end du mois d'août, Saint-Macaire accueille une fête médiévale, qui propose plusieurs activités (défilés costumés, jeux, concours, marché artisan, banquet, bal). Cette fête clôt la série des Journées médiévales du Dropt, qui se déroulent durant tout l'été dans chacune des villes longeant la vallée du Dropt.
  • La Nuit du patrimoine : dans le cadre des journées européennes du patrimoine (mi-septembre), Saint-Macaire organise une visite guidée de la vieille ville, dont les rues sont traditionnellement éclairées par des milliers de bougies. Saint-Macaire, qui participe à cette manifestation depuis sa création (en 1989), est l'une des rares villes de France à ouvrir ses portes la nuit (avec entre autres Bordeaux, Bayonne ou Nancy).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Pologne Sierpc (Pologne) depuis 1993[12]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Visiter Saint-Macaire, Jean-Marie Billa, Sud-Ouest, Bordeaux, 1990 (réédité en 2004)
  • Saint-Macaire (p. 1314-1329), in Le Patrimoine des Communes de la Gironde, Tome II, Flohic Éditions, Paris, 2001.
  • Folies-Batignolles, de Philippe Cougrand, Marseille : l'Écailler du Sud, 2003, 259 p. (L'Écailler du Sud ; 28). ISBN 2-914264-38-0
  • Garonne amère, de Philippe Cougrand. Bordeaux : Pleine page, 2006, 312 p. (collection Rouge nuit). ISBN 2-913406-40-8. Extrait

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 27 juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 41,4 km pour Bordeaux et 2,2 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 27 juillet 2011.
  3. Sit Toponimia occitana
  4. (fr1835) Gabriel de Lurbe et Jean Darnalt, Chronique Bourdeloise, Bordeaux, Simon Millanges,‎ 1619, 65 p. (lire en ligne), p. 33
  5. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA465 Lettres patentes de Louis XI, avril 1462
  6. Arrêts du Parlement de Bordeaux, liasse 324, pièce 194
  7. Communay, Essai généalogique sur les Montferrand de Guyenne, Librairie Veuve Moquet, Bordeaux, 1889
  8. Historique des communes, p. 54, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 avril 2013.
  9. Commune de Saint-Macaire sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 27 juillet 2011.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Annuaire des villes jumelées