François Bergoeing

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

François Bergoeing, né à Saint-Macaire le 31 mars 1750 et mort à Bordeaux (Gironde) le 28 novembre 1829, est un homme politique français qui occupa divers postes dont ceux de député suppléant de la Gironde à la Convention nationale, de membre du Conseil des Cinq-Cents et de receveur général des Côtes-du-Nord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre Bergoeing et de Jacquette Casenave, il devint chirurgien comme son père.

À la Révolution, il fonda le Club des Amis de la Constitution de Saint-Macaire, et devint maire de cette localité. Élu député suppléant de la Gironde à la Convention nationale, il remplaça immédiatement Condorcet qui avait opté pour l'Aisne et siégea sur les bancs girondins. Assidu des salons de Madame Roland, il s'attaqua plusieurs fois à Marat.

Lors du procès du roi, il vota pour la culpabilité de Louis XVI, pour la ratification du jugement du peuple ; sur la peine, pour la réclusion et pour le sursis. Il devint suppléant à la commission d'examen des fournitures des armées.

Il vota pour la mise en accusation de Marat le 13 avril 1793 et, le 21 mai 1793, il était élu membre de la Commission des Douze, chargée d'enquêter sur les conspirations menaçant la représentation nationale. Il fut ainsi repris sur la liste des pétitionnaires des 48 sections du département de Paris, qui demandèrent le décret d'accusation contre les Girondins et dont Marat se chargea de sa constitution définitive en y ajoutant ou retranchant l'un ou l'autre.

Bergoeing venait de publier pendant son passage à la Commission des Douze : La longue conspiration des Jacobins pour dissoudre la Convention nationale, prouvée par Bergoeing.

Décrété d'arrestation le 2 juin 1793, il s'enfuit le 7 juin et gagna le Calvados où avec d'autres fugitifs, Barbaroux, Louvet, Pétion notamment, il tenta, sans succès, de fomenter un soulèvement.

Décrété traître à la patrie le 28 juillet 1793, il parvint à se réfugier et à se cacher à Saint-Macaire jusqu'après le 9 thermidor (27 juillet 1794) où il regagna Paris et reprit sa place à la Convention le 18 frimaire an III (8 décembre 1794). Il fut des plus actif contre l'insurrection parisienne de prairial et fit alors partie du Comité de sûreté générale. Le 5 octobre 1795, il fut adjoint à Barras contre les royalistes.

Réélu au Conseil des Cinq-Cents, sous le Directoire, il s'opposa à Bonaparte et démissionna après le 18 brumaire (9 novembre 1799). Renvoyé à Saint-Macaire, il fut appelé par Murat, alors roi de Naples, qui le fit gouverneur des domaines royaux à Naples. Il y vécut jusqu'en 1824, puis se retira à Bordeaux.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises. Première série, 1787 à 1799. Tomes LVI, LVII, LXII, LXV, LXIX et LXXI.