Montreuil-sous-Pérouse

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Montreuil-sous-Pérouse
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Vitré-Ouest
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Louis Ménager
2014-2020
Code postal 35500
Code commune 35194
Démographie
Gentilé Montreuillais
Population
municipale
1 053 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 03″ N 1° 14′ 12″ O / 48.150833, -1.23666748° 09′ 03″ Nord 1° 14′ 12″ Ouest / 48.150833, -1.236667  
Altitude Min. 53 m – Max. 125 m
Superficie 15,49 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montreuilperouse.fr

Montreuil-sous-Pérouse est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de 1 053 habitants[Note 1] (les Montreuillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Montreuil-sous-Pérouse est une commune périurbaine située à l'est du département d'Ille-et-Vilaine, à 40 km de Rennes et à 3 km au nord de Vitré.

Elle est blottie au creux d'une vallée encaissée par la Pérouse et au nord par la Cantache. La population est très dispersée sur le territoire communal et l'on dénombre pas moins de quarante-cinq villages. À l'origine, les villages des lieux-dits Gérard et le Chêne étaient plus importants que le bourg de Montreuil-sous-Pérouse en lui-même.

La commune bénéficie d'un cadre agréable et bocager et de lotissements paysagers qui ont attiré de nouvelles familles.

Réseaux[modifier | modifier le code]

Montreuil-sous-Pérouse est traversée par la voie ferrée qui relie Vitré à Fougères. Bien que cette dernière liaison n'existe plus, il passe encore des convois qui alimentent l'usine Cooperl Arc Atlantique.

Deux points de suivi de la qualité des eaux sont présents sur Montreuil-sous-Pérouse[1] :

Histoire[modifier | modifier le code]

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Montreuil-sous-Pérouse, Monasteriolum Super Petrosam en latin, est mentionné en 1072 dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Serge d'Angers. Un prieuré est créé à cette époque par l'abbaye fondatrice. Il semblerait qu'un sanctuaire fut construit dès le IXe ou Xe siècle. Seuls d'étroits chemins donnaient accès au bourg et une petite passerelle de bois permettait de traverser la Pérouse.

En 1108, l'évêque de Rennes confirme l'appartenance de la paroisse de Montreuil à l'abbaye bénédictine Saint-Serge d'Angers. En 1292, le premier recteur de la paroisse, incarné par Pierre de Vendel, est nommé par l'abbé de Saint-Serge. Pierre Biénassis lui succédera en 1302. Le 29 avril 1448, le pape Nicolas V signe un décret pour unir la rectorie de Montreuil à l'église collégiale de Champeaux. Le bourg se composait alors d'un ancien presbytère et de la demeure de l'autre prêtre au niveau de l'école privée.

Entre 1510 et 1520, l'église Saint-Pierre a été construite grâce aux dons des deux frères Jean et Tristan de Vendel, les propriétaires du Plessix, ce dernier étant abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet. D'autres travaux importants ont été effectués au XVIIe siècle. En mars 1589, le gouverneur de Bretagne, le duc de Mercœur qui est catholique, n'accepte pas que les barons de Vitré soient protestants. Il fait siège de Vitré durant cinq longs mois en faisant régner la terreur dans les campagnes environnantes. Le 14 août, le siège de Vitré est levé.

À partir de 1250 et jusqu'en 1547, Montreuil appartient aux comtes de Laval. La paroisse est une des quatre-vingts que possèdent les barons de Vitré. Se succèdent les Rieux-Laval, les Rieux-Coligny, et à partir de 1606 jusqu'à la Révolution les ducs de la Trémoïlle.

La chapelle de Pérouse est construite en 1610.

La chapelle de Pérouse (1610).

La haute bourgeoisie de Vitré fait construire aux XVIe et XVIIe siècles sur tout le territoire montreuillais, de nombreux « logis » qui servaient de maisons de campagne.

En 1790, la commune de « Montreuil-sur-Pérouse » devient « Montreuil-sous-Pérouse » et élit son premier maire : Jean Beaugendre, originaire d'Izé (Val-d'Izé) fermier au Grand Feu.

En 1833, le clocher de l'église est en très mauvais état. Le 29 novembre 1833, le clocher s'effondre sur les fidèles présents à la messe du jubilé de la Rédemption et il y eut quatorze blessés plus ou moins graves. La tour-clocher, la nef et le transept sont alors reconstruits. La bénédiction a lieu le dimanche 17 juin 1837 par l'évêque de Rennes. Le nouveau presbytère est inauguré le 22 avril 1850. La voie ferrée Vitré-Fougères et la gare du lieu-dit Gérard sont inaugurée le 25 août 1867. L'école est inaugurée en juin 1875. La commune construit l'école actuelle située au bord de la rivière en 1943.

Durant les Trente Glorieuses, Montreuil modernise son agriculture et son paysage change avec le remembrement. En 1965, une importante usine d'alimentation pour le bétail s'installe dans le village de Gérard avec 150 emplois environ. À proximité se développe quelques activités artisanales.

En 1985, une salle des fêtes est créée dans le centre-bourg. En janvier 1995, le barrage de la Cantache est inauguré et le remplissage d'eau suit. Il occupe une superficie de 150 ha sur le territoire de Montreuil pour un total de 250 ha.

Depuis une dizaine d'années, Montreuil-sous-Pérouse s'est développé. Des lotissements se sont étendus sur les collines environnantes. Le bourg est devenu une commune périurbaine du fait de la proximité de Vitré. Il n'est pas prévu d'école publique, mais une école privée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
  • École maternelle et primaire privée catholique, assistantes maternelles, transport scolaire vers Vitré.
  • Épiceries, dépôt de pain - bar restaurant, tabac, journaux - artisans divers.
  • Salle de sports, terrains de football, salle polyvalente, bibliothèque, espace détente.
  • Une quinzaine d'associations sont actives au sein de la commune.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790 novembre 1791 Jean Beaugendre    
novembre 1791 mai 1794 Gilles Gallon    
mai 1794 octobre 1795 Jean-Marie Poulard    
novembre 1795 mai 1800 Pas de maire    
mai 1800 avril 1802 Gilles Gallon    
juin 1802 octobre 1814 Louis Guesdon    
janvier-février 1816   Jacques Beaugendre    
février 1816 août 1834 Guillaume Rossignol    
septembre 1834 juillet 1840 Julien Simon    
juillet 1840 décembre 1840 Amand Guérand    
décembre 1840 juillet 1848 Julien Simon    
août 1848 septembre 1894 Pierre Rossignol    
novembre 1894 mai 1904 Jean-M Hervagault    
mai 1904 juin 1910 René Hervagault    
juillet 1910 juillet 1932 Pierre Bellier    
juillet 1932 avril 1951 Pierre Rossignol    
juin 1951 juin 1964 Magloire Travers    
août 1964 mars 1989 Albert Sauvée    
mars 1989 en cours Louis Ménager[2] SE Exploitant agricole

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 053 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Montreuil-sous-Pérouse[3]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

Durant le Moyen Âge, la population de la paroisse a oscillé entre 500 et 600 habitants. De 1846 à 1881, la population stagne autour de 650 personnes. En 1886, la population baisse pour atteindre 614 habitants. La tendance se confirme avec 570 habitants en 1901 et 535 en 1911. Cette baisse sensible est due à l'exode des jeunes vers les villes que la forte natalité n'arrive pas à compenser. L'hémorragie perdure jusqu'au recensement de 1921 où l'on dénombre 486 montreuillais.

La population augmente très peu durant les Trente Glorieuses du fait de l'exode rural. Entre 1962 et 2007, Montreuil-sous-Pérouse va voir sa population plus que doubler. La population passe de 505 habitants en 1962 (dont la moitié a moins de 20 ans) à 1079 en 2007 soit une augmentation de 114 % en l'espace de moins d'un demi siècle.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
627 601 636 684 634 665 670 656 668
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
647 628 651 633 653 659 614 605 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
570 527 535 486 503 551 547 524 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
505 509 559 798 889 928 1 027 1 053 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique se réalise principalement autour de l'agriculture et de l'artisanat. Une zone artisanale implantée route de Combourg abrite une importante fabrique d'aliments du bétail et quelques activités artisanales.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • Église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul des XVIe et XIXe siècles.

Des sentiers de randonnée ont été récemment aménagés permettant aux amoureux de la nature d'apprécier les atouts de ce village, notamment en parcourant, en toute quiétude, ses vallées et collines boisées.

L'étang de la Cantache (250 ha) est un espace de loisirs propice aux promenades, à la pêche et l'observation de nombreuses espèces d'oiseau grâce à sa zone ornithologique.

Lors des promenades, les marcheurs peuvent apercevoir les différents manoirs et plus particulièrement celui de la Faucillonnaie du XVe siècle au nord du bourg, ancien écomusée du patrimoine rural du pays de Vitré, fermé en 2012.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011, légale en 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]