Rannée

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Rannée
La mairie de Rannée
La mairie de Rannée
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Gérard Chopin
2014-2020
Code postal 35130
Code commune 35235
Démographie
Gentilé Rannéen
Population
municipale
1 144 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Population
aire urbaine
5 411 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 30″ N 1° 14′ 22″ O / 47.925, -1.2394444444447° 55′ 30″ Nord 1° 14′ 22″ Ouest / 47.925, -1.23944444444  
Altitude 78 m (min. : 55 m) (max. : 114 m)
Superficie 51,95 km2
Localisation

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Rannée est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La forêt de la Guerche (située en fait à Rannée) est l'une des plus vastes du département. Des activités connexes s'y sont développées. Notons ainsi un développement de petits ateliers de vannerie professionnelle qui fabriquaient les paniers à pommes et les resses (vannerie bâtie sur arceaux)[2].

Les vanniers appelés aussi "pann'rotieux" vendaient leurs objets notamment lors des grandes foires de la fin de l'été de la Guerche de Bretagne : ces foires sont dites angevines dont la foire aux "bitraos" (gardiens de troupeaux), la foire aux Prussiens (en souvenir de 1870)…

Les vanniers prélevaient dans la forêt la " bourdann' " (la bourdaine qui est un arbuste noir à fruit rouge) et le châtaignier. Aujourd'hui, les vanniers préfèrent l'osier qu'ils achètent conditionné en bottes. L'atelier Herisset est le dernier atelier en activité[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rannée est peuplé depuis longtemps. Les mines d'or situées à l'ouest de la forêt ont été exploitées depuis l'Antiquité. De nombreuses pièces de monnaies sont encore trouvées de nos jours dans la forêt (site d'un village gaulois, voie romaine ...)

En plus de la richesse de son sous-sol, Rannée était un lieu stratégique situé aux confins des pays de deux cités gauloises qui ont donné les actuelles Rennes et Nantes.

Localisée par la suite sur la marche franco-bretonne, il est certain que de nombreux échanges s'y soient déroulés avec l'Anjou voisin.

De 1791 à 1900, la commune de Rannée est rattachée à La Guerche-de-Bretagne. Avant 1791, La Guerche dépendait de la paroisse de Rannée. Pendant la Révolution, une partie de la bourgeoisie de ce quartier s'est opposée au projet initial de la création de deux communes. Ils souhaitaient développer la Guerche, cependant, ils se sont mis à dos la population des autres quartiers de l'ancienne paroisse en supprimant le droit de culte, le cimetière, les cloches de l'ancienne paroisse (aujourd'hui Rannée)... Ils confisquèrent aussi les biens de cette paroisse. La population de Rannée a ressenti cette période comme une forme d'occupation, ce qui a pu favoriser un certain conservatisme religieux (en réaction au zèle "abusif" de certains patriotes guerchais) et plus généralement une méfiance par rapport à leurs voisins guerchais. Les habitants retrouveront les cloches chez un brocanteur et militeront jusqu'au rétablissement du droit de culte et du retour au statut de commune.

Au début du XXe siecle, les habitants de Rannée font construire une école privée (il n'y avait alors aucune école à Rannée). Celle-ci est rapidement confisquée par l'État. Les habitants obtiendront la récupération des lieux (qui étaient des biens privés, propriété notamment de la famille Dutertre et non pas de l'Église : ils n'auraient donc pas dû être confisqués). On s'émeut qu'une commune aussi importante n'ait pas d'école publique. Elle est construite dans les années 1930 : 2 élèves (enfants d'une même famille) s'y inscriront dans le siècle. L'école privée est toujours en activité.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes occuperont la forêt (réserve importante de munitions et de matériel près de la gare de la forêt). Les habitants sont régulièrement réquisitionnés pour y travailler. Le château de la forêt sera détruit suite aux combats de la libération.

En 2000, une grande fête a été organisée pour célébrer les 100 ans de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Gérard Chopin[4]   Technicien
25 mars 1989 29 mars 2014 Joseph Aulnette   Retraité
27 mars 1971 25 mars 1989 André Taillandier[5]    
23 février 1936 27 mars 1971 Julien Chopin[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 144 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 606 1 567 1 596 1 412 1 352 1 257 1 305 1 185 1 188
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 163 1 160 1 114 1 115 1 109 1 111 1 153 1 165 1 144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Rannée.

L'église Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien est inscrite aux monuments historique depuis le 1er juillet 1974[9],[10]. Le chœur, l'abside et la base de la tour datent du XIIe siècle, tandis que les collatéraux ont été édifiés au XVIe siècle.

L'église conserve trois beaux retables :

  • le retable du maître-autel, orné de colonnes,
  • un retable nord, également composé de colonnes corinthiennes,
  • un retable sud, de 1652, comprenant un groupe en terre cuite polychrome figurant sainte Anne et la Vierge. La curieuse chaire en bois, du XVIè siècle, est la plus ancienne d'Ille-et-Vilaine.

Le retable du maître-autel est orné de colonnes et d'une frise à rinceaux surmontée de trois frontons interrompus. Au-dessus s'élève une niche centrale accostée de deux cornes d'abondance. Il renfermait autrefois une peinture du XVIIe siècle, représentant le commandeur du temple de La Guerche.

Statues mariales fixées au chêne de la Vierge.

Il existe en forêt de la Guerche, un chêne dédié à la Vierge appelé « Chêne à la Vierge ». L'histoire a trait à la période révolutionnaire. En 1792, des bleus y surprirent une jeune fille occupée à prier une statuette nichée dans un creux de l'arbre et elle cachait des prêtres. Ils lui intimèrent d'indiquer où se trouvait le prêtre réfractaire de la paroisse. Devant son refus, ils la fusillèrent au pied de l'arbre. Depuis, l'endroit est l'objet d'une dévotion populaire à la Vierge Marie comme en témoignent les nombreuses statues et ex-voto accrochés à l'arbre. Le site est libre d'accès.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules-Émile-François-Hervé de Beaulieu. Né à Rannée (Ille-et-Vilaine) le 16 septembre 1752. Décédé à Redon (Ille-et-Vilaine) le 24 septembre 1807. Il fut ministre des contributions et revenus publics du 18 juin 1792 au 29 juillet 1792. Il suit la même voie que son père, celle de l’administration des fermes d’impôts en Bretagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de la Guerche-de-Bretagne.
  2. François de Beaulieu, « Les vanniers de Rannée. En pays gallo, une dynastie d’artistes de l’osier », 2011, p. 38–43 ArMen, no 122
  3. Roger Herisset, « Le patrimoine vannier à redécouvrir », sept. 2003, Institut culturel de Bretagne, Sterenn, no 20
  4. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  5. Taillandier : Nom relevé sur un extrait d'acte de naissance portant mention de ses nom et signature en 1976
  6. Chopin : Nom relevé sur un extrait d'acte de naissance portant mention de ses nom et signature en 1938 et 1951
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Notice no PA00090663 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA00130859 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Meuret, Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne, Société d'Archéologie et d'Histoire de la Mayenne, Laval, 1993.
  • Paul Banéat, Le Département d'Ille-et-Vilaine, Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929., p. 160-165.
  • Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886., t. 2, p. 744-749.
  • Armand Baron, Rannée. Évêché de Rennes - Baronnie de la Guerche - Sénéchaussée de Rennes (texte manuscrit relié, non daté, A. C. Rannée).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]