Châteaubourg (Ille-et-Vilaine)

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Châteaubourg
Le centre ville.
Le centre ville.
Blason de Châteaubourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Châteaubourg (chef-lieu)
Intercommunalité Vitré-Communauté
Maire
Mandat
Teddy Régnier
2014-2020
Code postal 35220
Code commune 35068
Démographie
Gentilé Castelbourgeois
Population
municipale
6 196 hab. (2011)
Densité 217 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 40″ N 1° 24′ 12″ O / 48.111111, -1.403333 ()48° 06′ 40″ Nord 1° 24′ 12″ Ouest / 48.111111, -1.403333 ()  
Altitude Min. 35 m – Max. 117 m
Superficie 28,60 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chateaubourg.fr

Châteaubourg est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 6 196 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Châteaubourg, chef-lieu de canton jusqu'en 2015, est situé dans l’arrondissement de Fougères-Vitré.

D'abord concentrée autour du quartier de l'église qui a été totalement réaménagée, la ville s'est ensuite agrandie par de nombreux nouveaux lotissements.

Sa position privilégiée entre Rennes et Vitré, avec un accès routier facile, permet à beaucoup de gens de venir s'y installer. La commune est traversée par la voie express Paris-Rennes (RN 157) et par l'axe ferroviaire majeur Paris-Rennes-Brest. Sa population a augmenté de 20 % en 10 ans, et de 60 % en 20 ans (1988-2008).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est séparée en deux par la Vilaine qui coule d'est en ouest. Ce fleuve prend sa source à l’ouest du département de la Mayenne et se jette dans l’océan Atlantique dans le Morbihan.

L'étang de Grand Fayelle, de 24 hectares, est un exemple d'étang méso-dystrophe à Carex en Ille-et-Vilaine[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Bouëxière Marpiré Rose des vents
Servon-sur-Vilaine N Saint-Jean-sur-Vilaine
O    Châteaubourg    E
S
Domagné Saint-Didier

Infrastructures et réseaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Châteabourg est traversé par différentes infrastructures :

Un point de suivi de la qualité des eaux de la Vilaine est présent sur Châteaubourg[2].

Rocade[modifier | modifier le code]

Un projet de rocade est en réflexion depuis de nombreuses années et un tracé de contournement par le nord du bourg fut votée en 2002, mais le conseil général d'Ille-et-Vilaine n'a jamais mis cette rocade dans son programme routier[3].

Plate forme de ferroutage[modifier | modifier le code]

Un projet de plate-forme de ferroutage a été envisagé sur les communes de Châteaubourg, Domagné et Servon-sur-Vilaine. Ce projet de 250 hectares, pour un coût évalué à 12 millions d'euros était notamment porté par le conseil régional de Bretagne, le conseil général d'Ille-et-Vilaine et Vitré-Communauté. Il a rencontré de fortes oppositions de la société civile[4], et lors de consultations il est ressorti[5] :

Aussi, en mars 2009, le syndicat d'étude a été dissous et le projet abandonné[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Châteaubourg est composé de deux termes. D'abord bourg viendrait du bas latin burgus qui a le sens de groupe d'habitations, puis château signifiant château fort.

Les habitants sont appelés les Castelbourgeois et les Castelbourgeoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est au XIe siècle qu'est attesté l'existence d'une seigneurie et d'un prieuré bénédictin qui dépendait de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon.

Un château féodal flanqué de plusieurs tours a existé et commandait le franchissement du fleuve Vilaine, mais il se trouvait déjà en ruine au XVe siècle. Les derniers restes de ce château ont été détruits au début du XXe siècle. L'emplacement de ce château fort se trouve au niveau de l'église Saint-Pierre où d'ancienne fondations émergent encore dans certaines caves des maisons les plus anciennes du bourg primitif.

En 1341, lors de la guerre de Succession de Bretagne, les troupes anglaises du Duc de Buckingham (qui défendait la cause du parti des Montfort) campent dans le secteur. À la suite de plusieurs mariages, la seigneurie a appartenu successivement aux Châteaubourg, puis aux Montbourcher, aux Bouan et aux Denyau.

En juillet 1677, Louis XIV érige les quatre seigneuries de Châteaubourg en comté, dont le premier comte fut Charles Denyau, conseiller au Parlement de Bretagne. En 1789, le comte appartient aux La Celle, seigneurs de la Sécardaye. Puis pendant la Révolution, un canton se forme avec les communes de Saint-Jean, Broons et Marpiré.

En 1858, Napoléon III inaugure la gare de Châteaubourg. En 1902, la ville est parmi les premières du département à pouvoir bénéficier de l’arrivée de l’électricité. Cela a été rendu possible grâce au minotier Jean-Pierre Texier qui a équipé un de ses moulins (dont le fameux « Ar Milin ») d’une turbine. Châteaubourg a été alimenté par ce procédé entre 1917 et 1928.

La situation géographique privilégiée de Châteaubourg, située à mi-chemin entre Vitré et Rennes et sur l’axe routier et ferroviaire Paris-Brest, lui a permis d’étoffer son tissu économique. La Distillerie Bretonne, filiale depuis du groupe Lactalis s’y est développée depuis 1920 et elle s’est associée à une entreprise de transformation de pommes ainsi qu’à une laiterie. En 1945, l’entreprise Burel, spécialisée dans la fabrication de matériel agricole, s’est développée pour devenir Sulky, fabricant de semoirs agricoles.

Le 1er avril 1973, Broons-sur-Vilaine et Saint-Melaine fusionnent avec Châteaubourg et deviennent des communes associées. La fusion devient totale en janvier 2014[réf. souhaitée].

En 1975, l’arrivée de la voie express au sud de Châteaubourg a pour conséquence un développement rapide de la commune avec l’arrivée de nombreuses industries (Sojasun, Tendriade) et d’entreprises artisanales.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteaubourg

D'azur au chevron d'or chargé de trois annelets de gueules, accompagné en chef à dextre d'une tête de lion arrachée d'or lampassée et dentée de gueules, en chef à senestre d'une tête de loup arrachée aussi d'or, en pointe d'un château du même ouvert du champ

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1882 1896 Édouard Legendre   -
1896 1904 Félix Bobille DVD Entrepreneur, conseiller général
1904 1930 Édouard Legendre    
1930 1962 Félix Bobille DVD Entrepreneur, conseiller général
1962 1968 Charles Martin DVD Conseiller général
1968 1971 Félix Bobille DVD Entrepreneur, conseiller général
1971 1983 Paul Lemoine DVD Médecin, conseiller général
1983 1989 André David DVD Médecin, conseiller général
1989 1995 Paul Lemoine DVD Médecin, conseiller général
1995 2001 Jean-Charles Bougerie UDF  
2001 2014 Virginie Klès[7] PS Vétérinaire, sénatrice d'Ille-et-Vilaine (depuis 2008)
2014 2020 Teddy Régnier UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Écoles[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelle primaire :
    • École privée Saint-Joseph.

À la rentrée 2013, vingt élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue de l'école Saint-Joseph (soit 2,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[8].

    • École privée Saint-Melaine.
    • École publique Charles-de-Gaulle.
    • École publique du Plessis.
  • Collège privé Saint-Joseph.
  • Collège public Pierre-Olivier-Malherbe.
  • Centre d'éducation des Rochers.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 196 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

Jusqu'au milieu du XXe siècle, la commune de Châteaubourg n'était qu'une petite bourgade agglomérée autour de son église et de sa gare. À partir de 1975, sa population a fortement augmenté grâce à l'annexion de Saint-Melaine et de Broons-sur-Vilaine ainsi qu'avec la croissance démographique de la commune.

Aujourd'hui, Châteaubourg est devenu un pôle secondaire dans la communauté d'agglomération de Vitré-Communauté. Son économie très dynamique a eu pour conséquence un accroissement rapide de la population ces dernières années. En 2005, la commune a dépassé les 5 500 habitants et continue à croître de manière soutenue[réf. nécessaire].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 161 1 242 1 162 1 300 1 296 1 319 1 321 1 395 1 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 424 1 298 1 302 1 247 1 277 1 318 1 290 1 322 1 281
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 230 1 321 1 308 1 203 1 218 1 246 1 200 1 395 1 396
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 613 1 880 2 937 3 526 4 056 4 877 5 535 5 629 6 196
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune abrite un monument historique :

Autres sites et monuments de Châteaubourg :

  • Église Saint-Pierre (1893) d'Arthur Regnault,
  • Église Saint-Melaine (XVIIe siècle),
  • Calvaire à Saint-Melaine (XXe siècle),
  • Église Saint-Martin (1843),
  • Ancien moulin Ar Milin (XVIIe-XXe siècle) au 30, rue de Paris,
  • Manoir des Chesnelières (XVe-XVIIe siècle),
  • Ancien Prieuré (avant le XVIe-XVIIe-XXe siècle),
  • Chêne-liège (arbre méditerranéen vieux de 150 ans, unique en Ille-et-Vilaine) à Montmorel,
  • Chapelle Sainte-Anne.
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Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Par délibération du 17 octobre 1920, le conseil municipal accepta le plan du monument aux morts qui est exécuté par M. Savinet, marbrier à Saint-Aubin-du-Cormier. Ce monument est érigé en lieu et place d'un calvaire situé près de l'église au coin de la place de la mairie.

L’abbé Descures, curé de Châteaubourg (décédé en 1928 et inhumé dans l’église) donne son accord sous réserve de conserver la grotte pour pouvoir y célébrer des cérémonies et à la condition expresse que ce monument soit surmonté d’une croix.

Le 25 novembre 1920, le conseil municipal précise que ce monument sera en granit, qu’il portera une inscription principale en lettres d'or sur la stèle : « HONNEUR A NOS MORTS DE LA GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » et sur le socle les noms des soixante-trois morts pour la patrie, en lettres d’or gravées. La croix est recouverte partiellement d’un linceul. Sont gravées également une croix de guerre, une couronne de laurier et une palme.

Les travaux d’un coût de 10 000 francs plus 3 500 francs de frais de maçonnerie et divers sont financés par souscription (2 590 francs), une subvention (minime) de l'État et un emprunt de la commune. Il est précisé que le monument devra être achevé pour la fin avril 1921.

Le 14 avril 1921, le conseil municipal, conformément aux instructions du préfet d'Ille-et-Vilaine, demande des « trophées de guerre » pour les placer près du monument, à savoir : deux mitrailleuses et huit obus gros calibre 420. Ce sont les mêmes obus qui ornent actuellement le monument.

Le 3 juillet 1921, le monument élevé en souvenir des soldats tombés au champ d’honneur est inauguré en présence de nombreuses personnalités, dont M. Langouët, conseiller général, le maire, le conseil municipal, d'anciens combattants, des familles, des Castelbourgeois et de nombreux anonymes. Le conseiller général déclare entre autres : « Et si l’on pouvait écarter le voile du mystère, nous nous rendrions compte, que, depuis le premier soldat dont le nom est inscrit sur ce monument jusqu’au dernier, les uns et les autres, tous sans exception, on fait de grands choses pour les causes nationales qui sont : l’honneur, la justice et la liberté ».

Dans l’église, à l’emplacement de l'orgue actuel, se trouvait également une sculpture où étaient gravés les noms des soldats morts au combat. L’abbé Trémoureux, curé de la paroisse la fit enlever dans les années 1950 lors de la rénovation de l’église. Le conseil municipal, en séance du 31 mai 1921, propose de créer un « carré militaire » dans le cimetière et de prendre en charge « la concession funéraire, les frais d’inhumation des militaires dont les corps sont ramenés dans la commune, à la condition que la concession soit exclusivement destinée à l’inhumation des soldats ». Mais les familles ne donnent pas suite à cette proposition préférant, comme dans beaucoup de communes, le caveau familial.

Après la Seconde Guerre mondiale s’ajouteront les noms de onze Castelbourgeois morts au combat.

Le canon de Joseph Martin.

Chaque année, lors des cérémonies du 11 novembre,
Joseph Martin, au pied du Monument aux Morts,
tirait plusieurs coups de canon, avec son canon factice :
(mèche, poudre noire, bourre de papier-journal et fouloir).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

  • Complexe sportif du Prieuré.
  • Stade Théo Bottier.
  • Salle Fayelle.
  • Salle des fêtes « La clé des Champs ».
  • Maison pour tous.
  • Centre des Arts (conservatoire de Vitré).
  • Cinéma.
  • Caserne de sapeurs-pompiers de Châteaubourg.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Iffeldorf (Allemagne) depuis 1982, ville de Bavière, entre Munich et Garmisch-Partenkirchen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Archives[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Genin, La ville-lumière ou Châteaubourg toujours, 1996.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]