Alphonse Aulard

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Alphonse Aulard

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Biographie
Naissance 19 juillet 1849
Montbron (Charente)
Décès 23 octobre 1928 (à 79 ans)
Paris
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Formation École normale supérieure
Titres Professeur des universités
Directeur de la Société de l’histoire de la Révolution française
Directeur de la revue La Révolution française
Approche histoire politique de la Révolution française (École positiviste)
Travaux * thèse de doctorat : Essai sur les idées philosophiques et l'inspiration poétique de Leopardi (1877)
  • Histoire politique de la Révolution française, origines et développement de la démocratie et de la République (1789-1804) (1913)
Auteurs associés
Détracteurs
(Critiques)
Augustin Cochin, Albert Mathiez

Alphonse Aulard, né François-Victor-Alphonse Aulard le 19 juillet 1849 à Montbron, mort le 23 octobre 1928 (à 79 ans) à Paris, est un historien français, titulaire de la première chaire d'histoire de la Révolution française à la Sorbonne, à partir de 1885 et jusqu'en 1922. Il est un des premiers historiens de la Révolution à s'appuyer sur des véritables recherches archivistiques, avec un corpus scientifiquement confirmé. Il est par ailleurs un radical-socialiste et un franc-maçon militant, et cofonde la Ligue des droits de l'homme.

Alphonse Aulard appréhende Danton comme la figure majeure de la Révolution. Il revient plus tard sur cette idée, notamment lors de l'écriture de son livre Histoire politique de la Révolution française, et de son refus d'être présent lors de la cérémonie d'inauguration de la statue de Danton. Mais son approche historique proche du mouvement positiviste lui attire les foudres de son ancien élève, Albert Mathiez, en 1908, lors de son compte rendu sur Hippolyte Taine, historien de la Révolution française.

Éditeur de nombreuses archives de la période révolutionnaire, ses 27 volumes du Recueil des Actes du Comité de salut public (1889-1933), ses six volumes de La société des Jacobins: recueil de documents pour l'histoire du Club des jacobins de Paris (1889-1897) et ses quatre volumes du Paris sous le Consulat, recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (1903-1913) sont une mine d'informations pour toute personne désireuse d'appréhender cette période historique.

Dépité et déçu par la République conservatrice qui s'installe durablement dans les années 1880, il déclare au journaliste Édouard Durranc à l'été 1885 : « Ah ! Que la République était belle sous l'Empire ! »[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Années de formation[modifier | modifier le code]

Né à Montbron, en Charente, le 19 juillet 1849, Alphonse Aulard est le fils d'un professeur de philosophie, devenu ensuite inspecteur général[2], Alphonse Aulard[3]. Son grand-père avait été maire de Nohant et ami de George Sand[4]. Au gré des affectations de son poste, il passa de l'école au lycée à Tours puis Lons-le-Saulnier, avant d'achever ses études à Paris, au collège Sainte-Barbe et au lycée Louis-le-Grand[2]. En 1867, il entra à l'École normale supérieure, alors qu'il avait dix-huit ans. Il y eut pour camarades Louis Liard, Ernest Denis et Georges Renard, qui restèrent ses amis. Il en sortit au moment de la guerre franco-prussienne de 1870. Quoique, aux termes de la loi, il était exempt de service, il contracta un engagement volontaire.

Il fut reçu agrégé de lettres en 1871.

En 1877, il devint docteur ès lettres, grâce à un thèse intitulée Essai sur les idées philosophiques et l'inspiration poétique de Leopardi[5].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

D'abord professeur aux lycée de Nîmes (1871-1873) et de Nice (1873-1876), il passa ensuite dans l'enseignement supérieur et professe successivement, de 1878 à 1884, dans les facultés d'Aix, Montpellier, Dijon et Poitiers. Venu à Paris en 1884, en qualité de professeur au lycée Janson-de-Sailly, il entra à la Sorbonne lorsqu'une libéralité de la ville de Paris permit en 1885 d'y créer un cours d'histoire de la Révolution française, bientôt transformé en chaire magistrale qu'il occupa sans interruption jusqu'à sa mise en retraite en 1922[5]. Il prit également en 1888 la direction de la Société de l’histoire de la Révolution française, direction qu’il conserva pendant quarante ans jusqu’à sa mort[6].

Missions et actions historiques[modifier | modifier le code]

Au ministère de l'Instruction publique, il fut président de la Section d'histoire moderne (à partir de 1915) et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques, membre de la section de philologie et de la commission des voyages et missions scientifiques et littéraires, vice-président de la commission de recherche et de publication des documents d'archives relatifs à la vie économique de la Révolution, président de la sous-commission chargée de la préparation et de l'organisation du travail, président de la commission supérieure des archives.

Au ministère des Affaires étrangères, il fit partie de la commission des archives diplomatiques et de la commission de publication des documents diplomatiques sur les origines de la guerre de 1914.

Il fut aussi membre de la commission des publications historiques de la ville de Paris.

Membre de la société d'histoire moderne, de la société d'histoire de la guerre, d'histoire de la révolution de 1848, du collège libre des sciences morales, de l'institut franco-chinois, et franco-russe.

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

À partir de 1884, il collabora alternativement ou simultanément à de nombreux journaux : La Justice de Clemenceau, Le Matin, Le Journal, La Dépêche de Toulouse, Le Populaire, L'Heure, Les Nouvelles littéraires, L'Œuvre, Le Progrès civique, L'Ère nouvelle, La Lumière[5].

Il dirigea également la revue La Révolution française de 1888 à sa mort en 1928[5].

Un homme engagé[modifier | modifier le code]

Vice-président de la Ligue des droits de l'homme et de la mission laïque française. Enfin, président de l'association française pour la Société des Nations[5].

De 1906 à 1912, il fut président de la Mission laïque française, une association qui créait et gérait des établissements scolaires à l'étranger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Belloni (1949), p. 95.
  2. a et b Michel Vovelle (1993), p. 25.
  3. Revue historique, tome 159, Librairie G. Baillère, 1965, p. 214.
  4. Jacques Godechot, Un jury pour la Révolution, Robert Laffont,‎ 1974, 379 p., p. 232.
  5. a, b, c, d et e « Notice biographique », Revue historique, vol. 81,‎ 1908, p. 293-295 (lire en ligne).
  6. Voir l’Église et la Révolution, de Pierre Pierrard, p. 236.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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