Alphonse Aulard
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Alphonse Aulard (né François-Alphonse Aulard le 19 juillet 1849 à Montbron, mort le 23 octobre 1928 à Paris) est un historien français, titulaire de la première chaire d'Histoire de la Révolution française à la Sorbonne à partir de 1885 à 1922. Il est un des premiers historiens de la Révolution à s'appuyer sur des véritables recherches archivistiques, avec un corpus scientifiquement confirmé. Il fut par ailleurs un Radical-socialiste militant, et cofonda la ligue des droits de l'Homme.
Alphonse Aulard appréhende Danton comme la figure majeure de la Révolution. Il revient plus tard sur cette idée, notamment lors de l'écriture de son livre Histoire politique de la Révolution Française, et de son refus d'être présent lors de la cérémonie d'inauguration de la statue de Danton. Mais son approche historique proche du mouvement positiviste lui attirera les foudres de son ancien élève, Albert Mathiez en 1908, lors de son compte-rendu sur Taine, historien de la Révolution Française.
Ses quatre volumes du Paris sous le Consulat sont une mine d'informations pour toute personne désireuse d'appréhender cette période historique.
Dépité et déçu par la République conservatrice qui s'installe durablement dans les années 1880, il déclare alors au journaliste Durranes en 1885 "que la République était belle sous l'Empire".[réf. nécessaire] D'abord professeur aux lycée de Nîmes(1871-1873)et de Nice (1873-1876), il passe ensuite dans l'enseignement supérieur et professa successivement, de 1878 à 1884, dans les facultés d'Aix Montpellier, Dijon et Poitiers. Venu à Paris en 1884, en qualité de professeur au lycée Janson de Sailly, il entre à la Sorbonne lorsqu'une libéralité de la ville de Paris eut permis en 1885 d'y créer un cours d'histoire de la révolution française, bientôt transformé en chaire magistrale qu'il occupe sans interruption jusqu'à sa mise en retraite en 1922.
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[modifier] Vie
Alphonse Aulard naît à Montbron, en Charente, le 19 juillet 1849. Après avoir fait ses études au collège Sainte-Barbe et au lycée Louis-le-Grand, il entre, en 1867 à l'École normale supérieure, alors qu'il a dix-huit ans. Il y a pour camarades Louis Liard, Ernest Denis et Georges Renard, qui restèrent ses amis. Il en sort au moment de la guerre de 1870. Quoique aux termes de la loi il fut exempt de service, il contracta un engagement volontaire. Il fut reçu agrégé de lettres en 1871. En 1877, il devient docteur és lettres, grâce à un thèse intitulée : Essai sur les idées philosophiques et l'inspiration poétique de Leopardi. Au ministère de l'instruction publique, il était président de la section d'histoire moderne, membre de la section de philologie et de la commission des voyages et missions scientifiques et littéraires. Vice-président de la commission de recherche et de publication des documents d'archives. Au ministère des affaires étrangères, il faisait partie de la commission des archives diplomatiques, il était aussi membre de la commission des publications historiques de la ville de Paris. Membre de la société d'histoire moderne, de la société d'histoire de la guerre, d'histoire de la révolution de 1848, du collège libre des sciences morales, de l'institut franco-chinois, et franco-russe. Vice-président de la ligue des droits de l'homme, et de la mission laïque française. Enfin, président de l'association française pour la société des nations. Depuis 1884 il a collaboré alternativement ou simultanément à de nombreux journaux;la Justice, le Matin, le Journal, la Dépèche de Toulouse, le Populaire de Nantes, l'Heure, les Nouvelles Littéraires, l'Œuvre, le Progrès Civique, l'Ère Nouvelle, la Lumière.( source : revue de la socièté d'histoire de la Révolution Française tome 81 de 1928 à l'occasion de ses obsèques )
De 1906 à 1912, il est président de la Mission laïque française, une association qui crée et gère des établissements scolaires à l'étranger. Il sera également directeur de la revue La Révolution Française, de 1888 jusqu'à sa mort, en 1928.

