Louis Ange Pitou

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Le Chanteur parisien (1809).

Louis Ange Pitou est un contre-révolutionnaire français né à Valainville (commune de Moléans) à 5 km de Châteaudun, le , mort à Paris le .

Sous l'Ancien Régime il devint séminariste malgré lui.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Lorsque la Révolution éclate en 1789, Ange Pitou en profite pour s'émanciper et devenir journaliste au Journal général de la cour et de la ville. Il se fait remarquer par des brochures en faveur de Thomas de Mahy de Favras. Le 10 juin 1790, il est appelé aux Tuileries, où Marie-Antoinette d'Autriche le félicite pour sa fidélité envers le roi. Elle lui fait présent de son portrait en miniature et d'une somme d'argent. Conquis par la reine, Louis Ange Pitou va désormais consacrer sa vie à la défense de la monarchie. Ses libelles prolifèrent, il conseille - en vain - au roi de ne pas participer à la Fête de la Fédération du 17 juillet 1790, puis maltraite le souverain dans son pamphlet Le Quatorze juillet, le qualifiant de « monarque faible et indigne de l'auguste épouse qui le reçoit dans son lit ». Par la suite, il se retrouve rédacteur au Courrier extraordinaire, d'Antoine Rivarol, puis au Journal des mécontents. Après la Journée du 10 août 1792, Louis Ange Pitou se cache. En septembre 1792, il publie La Révolution de 1792 qui deviendra plus tard le Journal historique et politique, le Journal français et le Courrier universel, journaux dont le royalisme ne se dément jamais et qui connaissent un succès fluctuant. Journaliste, Louis Ange Pitou est également un agent royaliste qui communique avec les Vendéens et les Chouans. Après son arrestation en juin 1793, il parvient à se faire acquitter par le Tribunal révolutionnaire. Après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) qui voit la chute de Maximilien de Robespierre, Louis Ange Pitou s'attaque aux terroristes vaincus dans son Tableau de Paris, un vaudeville dont il fait publier dix épisodes. Dans L'Ami du peuple, journal créé par Jean-Paul Marat, et dont il est le principal rédacteur, il discrédite les Jacobins en exagérant leurs positions politiques dans ce journal supposé représenter leurs opinions. Sous la Convention thermidorienne (1795), il chante dans les rues et répand des refrains royalistes. Il demeura au 22 rue Saint-André-des-Arts, à Paris, actuel VIe arrondissement sur l'emplacement de l'ancien Hôtel d'Autun.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Il échappe à l'arrestation après l'Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795) mais il est décrété d'arrestation après le Coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) il est condamné au bagne et envoyé en Guyane.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Après le Coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), Louis Ange Pitou est libéré et se retire de la vie politique.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires, coll. Les Amis De L'histoire, édit. de Crémille, Paris 1969.
  • Les déporté de Fructidor. Journal d'ange Pitou annoté d'après les documents d'archives et les mémoires, d'Albert Savine, édit. Louis-Michaud, Paris 1909
  • Louis-Ange Pitou, Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages - tome 1, t. 1,‎ 1807, 404 p. (lire en ligne)
  • Louis-Ange Pitou, Voyage à Cayenne, dans les deux Amériques et chez les anthropophages - tome 2, t. 2,‎ 1807, 404 p. (lire en ligne)
  • Fernand Engerand, Ange Pitou : Agent royaliste et chanteur des rues (1767-1846), Ernest Leroux,‎ 1899, 332 p. (lire en ligne)

Représentations littéraires[modifier | modifier le code]

Représentation musicale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1987, 1998 [détail de l’édition]