Lipton

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Boîte de Finest Earl Grey de Lipton.

Lipton est une marque alimentaire internationale spécialisée dans les soupes, le thé et les boissons à base de thé. Créée dans les années 1870 par Sir Thomas Johnstone Lipton, elle fait maintenant partie du groupe anglo-néerlandais Unilever.

La marque Lipton vend dans plus de 150 pays.

La variété de thé la plus vendue par Lipton est Lipton Yellow Label, qui est du thé noir.

Produits[modifier | modifier le code]

Thé glacé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lipton Ice tea.

Le Lipton Ice tea, boisson à base de thé glacé, est vendue en bouteilles et en canettes dans plus de soixante pays, au travers d'une alliance avec PepsiCo qui le distribue.

Cette boisson existe en plusieurs parfums : il existe de l'Ice Tea pêche, framboise, mangue, citron, fruits rouges et orange. Une version basse calorie, Ice Tea Light, existe aussi.

La première canette d'Ice Tea apparut aux États-Unis en 1972. Il a fallu attendre plus de vingt ans pour que l'Ice Tea soit commercialisé en France, en 1993. En 2000, Ice Tea était à la troisième place des sodas les plus vendus en France[réf. nécessaire].

Soupes[modifier | modifier le code]

Lipton produit plusieurs variétés de soupes en conserve et en sachets. La plus connue est probablement la soupe Poulet et nouilles, créée en 1941[1].

En 1972, Lipton crée la Cup-a-Soup (en), une soupe en sachet conçue pour être dégustée dans une tasse[1].

Administration[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

En 2011, le slogan de Lipton est « Tout l'effet Lipton » (Lipton Tea can do that en anglais. Traduction :" Le thé peut le faire/faire ça").

Fermeture de l'usine Fralib (Thé Eléphant)[modifier | modifier le code]

En septembre 2010, Unilever décide de fermer l'usine Fralib à Gémenos qui emploie 182 personnes. Celles-ci lancent alors une campagne de boycott ciblé[2], et décident d'occuper le site de l'usine. La tension monte après que la direction demande leur expulsion[3]. Le plan social proposé par le groupe est refusé par la justice en novembre 2011 par la cour d'Appel d'Aix en Provence et la direction doit alors revoir l’ensemble des mesures de reclassement interne et de revitalisation[4]. Le 20 avril 2012, le troisième plan social de l’usine Fralib est validé par la justice, autorisant ainsi Unilever à mettre en œuvre les conditions de la fermeture de l’usine[5]. Le 11 mai, les salariés reprennent le site, chassant la société de sécurité. La direction parle de « coup de force » et porte plainte. La justice lui donne raison le 16 mai et ordonne l’expulsion des salariés à compter du 1er juin[6].

L’intervention d’Arnaud Montebourg, nommé Ministre du Redressement productif après l’élection de François Hollande (PS), change la donne. Le Ministre obtient d’Unilever qu’il participe à la table ronde que réclamaient les salariés depuis plusieurs mois. Unilever s’engage également à ne pas faire appliquer la décision de justice d’expulsion des salariés, et à ne pas sortir les machines du site le temps des négociations[7]. Durant la table ronde qui se déroule entre le 1er juin et le 25 juin, les discussions tournent autour de la reprise du site et de la revitalisation du bassin d’emploi. Les représentants des salariés doivent démontrer la crédibilité de leur projet alternatif à la fermeture, tandis que d’autres projets sont discutés parmi lesquels celui du fabricant de chips Sibell qui avait fait en avril une proposition de rachat du site au propriétaire du terrain[8]. À la suite de cette table ronde, l’État doit se prononcer sur une solution pour le site de Gémenos. Si l’État venait à choisir le projet des salariés, Unilever a annoncé qu'il placerait alors « à titre gratuit » les machines d'une valeur de 7 millions d'euros, « sous la tutelle des pouvoirs publics qui pourront prendre leurs responsabilités pour mettre en œuvre et financer le projet du comité d'entreprise. L'État disposerait également du budget de revitalisation de 1,54 million d'euros qui s'ajouterait au budget de formation de 400 000 euros contenus dans ce même PSE »[9].

L'usine faisait partie des quatre usines européennes d'Unilever fabriquant les thés Lipton et Éléphant. Les autres sont situées en Angleterre, en Pologne, et en Belgique[10].

Recherche[modifier | modifier le code]

Développement durable[modifier | modifier le code]

À partir de 2002, des producteurs indépendants et Lipton travaillent de manière à respecter des principes éthiques de développement durable mis en place par Unilever dans la cadre d'un partenariat avec des plantations en Afrique de l’Est, au Kenya (Kericho) et en Tanzanie (Mufundi).[réf. souhaitée]

En 2006, ces plantations sont reconnues par le Global Business Coalition pour leur combat contre le SIDA[réf. à confirmer][11].

En mai 2007, Lipton devient la première marque de l’industrie du thé à obtenir une certification de la Rainforest Alliance[12],[13].

Tests sur les animaux[modifier | modifier le code]

Unilever utilise les animaux pour tester une partie de ses produits et de ses principes actifs. Il se déclare cependant en faveur de l'élimination de ces tests tout en continuant à les mettre en pratique[14].

Début 2011, le groupe a décidé d'arrêter les tests pour la marque de thé Lipton sous la pression et l'indignation des associations et a capitulé[15]. Ces tests ont notamment été dénoncés comme n'ayant aucune valeur légale.

Les tests pratiqués, ici, étaient destinés à fournir des arguments de marketing faisant référence à la notion d'alicament pour les thés Lipton.

Ainsi, on a tenté d'observer si une consommation de thé pouvait :

• atténuer une diarrhée dues à une forte présence de bactéries E.coli chez les porcins.
• diminuer le cholestérol pour des lapins ayant subi un régime riche en matières grasses, en lipides.
• réduire l'inflammation de la paroi intestinale pour des souris ayant ingéré des feuilles de thé.
• réduire les pathologies sur des rats subissant un régime riche en sucres.


Aucune autre décision d'arrêter les tests n'a été évoquée concernant un quelconque autre produit du groupe. Ces tests, selon l'industriel, étant, à sa demande, pratiqués par des tiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lipton.ca, « À propos de nous », sur http://www.lipton.ca, Unilever Canada inc.,‎ 2010 (consulté le 10 janvier 2010)
  2. http://www.europe1.fr/Economie/Ils-appellent-au-boycott-de-leur-marque-354453/
  3. http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/fralib-la-direction-veut-expulser-les-salaries-de-lusine
  4. http://www.europe1.fr/Societe/Le-plan-social-d-Unilever-annule-en-appel-821439/
  5. http://www.europe1.fr/France/Fralib-les-salaries-deboutes-1046723/
  6. http://www.laprovence.com/article/a-la-une/fralib-pas-dexpulsion-avant-le-mois-de-juin
  7. http://www.usinenouvelle.com/article/fralib-unilever-reprend-les-negociations.N175340
  8. http://www.usinenouvelle.com/article/premiere-table-ronde-constructive-dans-le-dossier-fralib.N175815
  9. http://www.usinenouvelle.com/article/fralib-l-etat-devra-trancher-sur-la-viabilite-d-un-plan-alternatif-sans-unilever.N177805
  10. http://www.fralib.fr/011-114-Pourquoi-fermer-l-usine-Fralib.html Pourquoi fermer l'usine Fralib
  11. GBC http://www.businessfightsaids.org/site/apps/nl/content2.asp?c=gwKXJfNVJtF&b=1008905&ct=2488343
  12. http://www.nationalpost.com/story.html?id=1427753
  13. Article dans le San Diego Times http://www.signonsandiego.com/news/business/20070525-0857-tea-unilever-sustainable.html
  14. Cf FAQ d'Unilever Canada. Consultation du 17 mars 2011
  15. Cf. Dépêche AFP du 2 février 2011 et article du journal suisse Le Matin Unilever ne testera plus les thés Lipton sur des animaux. Consultation du 17 mars.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]