The Supremes

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The Supremes

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The Supremes à l'Ed Sullivan Show en 1966.

Informations générales
Surnom The Primettes
Diana Ross & the Supremes
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis (Détroit, Michigan)
Genre musical Rhythm and blues, pop, soul
Années actives 1959 - 1977
Labels Motown
Composition du groupe
Anciens membres Mary Wilson
Susaye Greene
Scherrie Payne
Jean Terrell
Linda Laurence
Cindy Birdsong
Diana Ross
Florence Ballard (†)
Barbara Martin
Betty McGlown-Travis (†)

The Supremes, aussi connu sous le nom de Diana Ross & The Supremes, était un groupe de musique féminin américain populaire originaire de Détroit (Michigan), actif de 1959 à 1977 ayant évolué au sein de la Motown.

Composition du groupe[modifier | modifier le code]

Diana Ross (née le 26 mars 1944), Florence Ballard (1943-1976) et Betty McGlown (1941-2008), chantaient depuis toutes jeunes, dans des pavillons ouvriers du nord-est de Détroit dit « Brewster-Douglas housing projects » où elles étaient voisines. Elles incorporeront dans leur groupe Mary Wilson (née le 6 mars 1944), qui venait du Mississippi tandis que Betty sera remplacée par Barbara Martin avant que celle-ci ne s'en aille[1].

Le groupe qu'elles avaient formé, sous la houlette de Florence Ballard et sous l'impulsion d'Eddie Kendricks et de Bill Williams, DJ de la radio locale WCHB, s'appelait The Primettes pendant que le groupe The Primes (groupe masculin, base des futurs Temptations, Eddie Kendricks et Paul Williams) exerçait.

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts à la Motown[modifier | modifier le code]

Grâce à Milton Jenkins, imprésario des Primes, les Primettes enregistreront chez Lu-Pine, petit label de Détroit. Là, elles enregistrent des chœurs pour les Falcons ou Eddie Floyd, et huit chansons étalées sur une période de six mois. Un single (non classé), Tears of sorrow, est édité en mars 1959, avec Pretty baby en face B. Tears of sorrow est chanté par Diana Ross et Pretty baby par Mary Wilson. Après la faillite de Lu-Pine, elles font le siège de la firme Tamla-Motown, aidées par Smokey Robinson, ancien voisin de D. Ross ; elles feront des chœurs ou frapperont dans leurs mains pendant un an à 2 $ 50 la semaine avant de vraiment signer avec le label le 15 janvier 1961.

Elles avaient enregistré le 1er octobre 1960 un titre réalisé par Smokey Robinson, After all, qui ne sera jamais édité, à l'inverse de I want a guy, enregistré le 15 décembre, et réalisé par Berry Gordy. Lorsque le patron de la Motown Berry Gordy signe le groupe en 1961[2] et lui impose de changer de nom, c'est Florence Ballard qui propose The Supremes, nom qui plaît à Berry Gordy. Elles enregistrent en 1961 douze chansons, qui ne seront pas commercialisées sauf certaines plus tard sur des compilations. En mars sort le premier single, I want a guy (face 2 : Never again), suivi en juillet du meilleur Buttered popcorn (face 2 : Who's lovin' you), qui ne seront classés ni l'un ni l'autre. Butterd popcorn est chanté par Florence Ballard, ce qui est unique au milieu des autres chansons toutes chantées par Ross. Ces deux singles seront sortis sur le label Tamla, avant que les suivants ne le soient sur le label Motown.

Suivront des essais infructueux avec Smokey Robinson, puis en mai 1962 sort Your heart Belongs To Me (face 2 : He's Seventeen) classé n°95, suivi en novembre de Let me go the Right Way (face 2 : Time changes things) classé n°90 pop et n°26 R&B. Au printemps 1962, Martin quitte le groupe pour fonder une famille et les Supremes continuent leurs activités en tant que trio[3]. Leur premier album, Meet The Supremes, sorti en décembre 1962, est réalisé par Gordy et Robinson. L'album inclut les quatre premiers singles accompagnés des faces 2 et quatre autres chansons dont Baby Don't Go chantée par Mary Wilson.

Même si en janvier 1963, Gordy a décidé que les Supremes étaient une priorité pour la Motown, My heart can't take it no more (face 2 : You bring back memories incluse sur l’album) sorti en février, n'est pas classé. En avril 1963, une version en public de Let me go the right way est incluse sur la compilation générale Motor Town revue, volume 1. Il s’agit d’un titre enregistré en décembre 1962 et remixé pour l’album. Une version «démixée» sortira pour la compilation The Supremes de 2000. Le single suivant est A breath taking guy qui, sorti en juin 1963, est classé n°75. Par ailleurs, le titre original de cette chanson est A Breath Taking, First Sight Soul Shaking, One Night Love Making, Next Day Heartbreaking Guy. C'est une des rares chansons des Supremes où s'opère un véritable « call and response », mettant en valeur les voix de Mary et de Florence. En février 1963, elles enregistrent un album de country-western qui aurait dû inclure (The man with the) Rock and roll banjo band, la face 2 de A Breath Taking Guy. Cet album réalisé par Clarence Paul ne sera édité que deux ans après, en 1965 (il inclura d’ailleurs My Heart Can't Take it no More), tandis qu'un autre album, The Supremes Sings Ballads & Blues, est partiellement enregistré mais ne sortira jamais. Ces débuts laborieux font ricaner leurs collègues de la Motortown Revue, qui les affublent du sobriquet de « no-hit Supremes ».

Holland-Dozier-Holland et Where Did Our Love Go[modifier | modifier le code]

C'est alors que Berry Gordy qui n'a jamais ménagé ses efforts pour ses «girls», fait écrire le single suivant par le trio Holland/Dozier/Holland, en pleine gloire avec Martha and the Vandellas et les Marvelettes : ils trouvent la formule qui peut tirer parti de la voix ténue et mal assurée de Diana Ross, incapable de chanter avec la force de Martha Reeves ou la maturité de Mary Wells. Sort fin octobre 1963 When the lovelight starts shining through his eyes, qui sera classé n°23 pop et R&B. Ce single contient tous les tics H/D/H-Motown depuis les frappements dans les mains aux «ooh ooh» jusqu'à la batterie très parade de majorettes. Et enfin Diana Ross chante de manière assurée, d'une voix claire et nette, avec en fond deux étonnants rugissements masculins. Berry Gordy et la Motown ont enfin trouvé la formule mettant en valeur le timbre de Ross, immédiatement reconnaissable et indéniablement sexy. L'année 1963 est aussi l'année des premiers concerts de «préparation». Les rares apparitions télévisées révèlent des Supremes en play-back où Diana Ross s'affirme comme le point de mire et la chanteuse solo malgré le rôle important laissé à Mary Wilson, que l'on dit alors favorite de Berry Gordy.

Le single suivant, Run, run, run, enregistré en mai 1963 et sorti en février 1964 n'aura pas un tel succès et sera n°93 pop et R&B : moins lisse que le précédent, son rythme sautillant est donné par un orgue et un piano tandis que s'y greffent les chœurs et les cuivres. Il aura au moins le mérite de clore la période «no-hit Supremes». Le feu d'artifice des n°1 et disques d'or s'ouvre le 17 juin 1964 avec Where did our love go, la chanson sûrement la plus achevée des Supremes, de H/D/H et de la Motown. Cette chanson enregistrée en avril 1964 devient n°1 pop et R&B et se vendra sur le moment à un peu plus d'un million exemplaires : c'est un de leurs «instant million-seller» avec You Can't Hurry Love, Love child, I'm gonna make you love me et Someday, we'll be together. Refusée par les Marvelettes, elle avait échu aux «girls», qui ne l'aimaient pas plus -Mary Wilson parlait de «kiddy-bop stuff»- lors du «Dick Clark road show». En août sort l'album Where did our love go, avec les hits Baby Love (n°1 pop et R&B un mois -un record !- anglais sorti en septembre) et Come see about me (n°1 pop et n°3 R&B sorti en octobre), en plus des quatre singles précédents.

Le point de mire de cet album est néanmoins Where Did Our Love Go, dont le charme semble renouvelé à chaque écoute. Sur les douze chansons, c'est celle dont la personnalité est la plus affirmée, et celle qui servira de modèle aux autres hits. L'album, classé n°2, restera 89 semaines dans les classements et se vendra à près d'un million d'exemplaires. Il affirme un style vocal neuf tandis que le look avec perruques sophistiquées et robes serrées est assumé comme une réponse féminine à l'unité vestimentaire des Beatles. L'élégance de Diana Ross, qui avait été la seule vendeuse noire du magasin Harrod's de Détroit, était d'ailleurs ce qui avait décidé Berry Gordy à engager les Supremes : ainsi, la Motown acquérait une allure, une image de marque et Diana Ross, avec ses grands yeux de biche, devenait la quintessence de l'esprit Motown. H/D/H lui fabriquent un personnage, celui du sex symbol ambigu, de la femme-enfant, toujours quittée, toujours en quête de consolation et de protection, généralement réservée mais capable d'explosions soudaines de désirs.

C'est aussi l'époque où l'image des Supremes s'affirme à travers des entrevues fabriquées par la Motown où Diana Ross, jeune et sage ne consent que des confidences sur ses secrets de maquillages et son enfance «pauvre» (qualificatif exagéré pour des raisons publicitaires : en fait les Ross étaient issus de la classe moyenne, comme le dira plus tard Diana Ross). La Motown fait barrage sur leur vie sentimentale : il y a toute une tradition de la chanteuse noire triste et droguée (Bessie Smith, Billie Holiday) ou tout simplement volage et volcanique (Dinah Washington), qu'il faut faire oublier. Elle hésite aussi à proposer les Supremes sur scène mais elles apparaissent à la télévision où de nombreuses émissions exposent une chorégraphie recherchée qui rompt avec la tradition qu'avaient imposé les Ronettes et leurs émules. Après avoir leur album aux trois n°1, elles commenceront cependant la tournée des night-clubs par le 20 Grand nightclub de Détroit, avec les Temptations, pour entretenir un succès tel qu'il n'était concurrencé que par les Beatles et Elvis Presley.

Elles obtiennent aussi du succès en Europe : Where did our love go se classe n°3 en Angleterre, n°8 aux Pays-Bas et n°6 en Suède, Baby Love, n°1, n°8 et n°7 respectivement[4] et Come see about me n°27 en Angleterre et n°17 aux Pays-Bas. L'album réintitulé Meet the Supremes se classe n°8 en Angleterre.

En 2004, pour les quarante ans de l’album, la Motown sort, par l’intermédiaire du label Hip-O select dévolu à la vente par Internet, Where did our love go – The 40th anniversary édition, un double cd particulièrement riche. Les douze chansons de l'album sont disponibles en stéréo puis en mono sur un cd. Sur l'autre on a 14 titres enregistrés lors des mêmes sessions, une version supplémentaire de Baby Love, quatre chansons prévues pour l'album annulé The Supremes sing ballads and blues (qui aurait dû sortir en septembre 1963 et être leur deuxième album) ainsi que 8 titres enregistrés en public en août 1964 et prévus pour l'album lui aussi annulé The Supremes Live! Live! Live!. Quatre chansons du second cd sont déjà sorties auparavant sur d’autres compilations mais avec des mixages différents et une est reprise telle quelle de The Never Nefore released Masters, une compilation d’inédits de 1987.

L’apogée du groupe[modifier | modifier le code]

The Supremes à l'Ed Sullivan Show en 1966

En octobre 1964, elles passent deux semaines en Angleterre et sortent en même temps leur troisième album, intitulé A Little Bit of Liverpool aux États-Unis et With love (from us to you) en Angleterre. Il est composé de reprises de succès des Beatles et d'autres groupes du Merseybeat. Mais, cet album sans grande personnalité a peu de succès (175 000 exemplaires, n°21). En février 1965, Meet the Supremes reçoit une nouvelle pochette et un mixage en stéréo tandis qu'en mars sort enfin The Supremes sing country, western & pop, album réalisé par Clarence Paul et Lawrence T. Horn qui se vendra à moins de 40 000 exemplaires. Il est suivi en avril de We remember Sam Cooke, vendu seulement à 85 000 exemplaires (n°79 pop et n°5 R&B). Entre les deux, aurait dû prendre place The Supremes Live! Live! Live!, mais il n'est pas édité (bien que l’on possède une photo de Marvin Gaye montrant la pochette à Mary Wilson et Florence Ballard). Le projet était de le sortir en avril 1965 avec des extraits de concerts de février, août et décembre 1964 aux États-Unis complétés par des extraits de la Motortown Revue à Paris (mars 1965).

La véritable suite de Where Did Our Love Go est en fait un single enregistré le 5 janvier, sorti en février et devenu n°1 pop et n°2 R&B, Stop! In the Name of Love, complété en avril par Back in My Arms Again, n°1 pop et R&B alors qu'elles font une tournée en Europe en mars. C'est lors de cette tournée qu'un des Temptations trouvera pour elles leur geste chorégraphique, celui de l’agent de police arrêtant la circulation, paume étendue, bras étiré. Ce geste originellement prévu à la va-vite pour Stop! In the Name of Love, deviendra la marque de fabrique des Supremes. On retrouve ces deux titres avec le single sorti en juillet 1965, Nothing but Heartaches (n°11 pop et n°6 R&B) sur le lp More Hits by the Supremes, sorti le même mois et promu par de nombreuses émissions télévisions spectaculaires dont le public ne se lasse pas (quinze en 1965). Classé n°6, c'est un de leurs meilleurs albums : H/D/H et elles-mêmes y sont à leur apogée.

En novembre, elles sortent deux disques : The Supremes at the Copa (n°11) enregistré en public et Merry Christmas. Les deux albums There's a place for us et A tribute to the girls, de la même époque, ne sortiront pas — mais les chansons qui avaient été enregistrées referont surface sur des compilations.

Après 1965, leurs royalties augmentent de de 0,00675 $ à 0,0091 $ -presque un centime !- sur chaque 45 tours. Leur engagement au night club new-yorkais du Copacabana, à partir du 29 juillet, montre cependant l′étendue de leur succès « crossover ». Ce genre de night clubs était en effet plus habitué à Frank Sinatra qu'à des chanteurs de pop et rares étaient les noirs à y avoir chanté, comme Sammy Davis Jr. ou Sam Cooke. Elles y feront une excellente impression et y retourneront par ailleurs plusieurs fois (du 17 au 23 mars 1966, en mai 1967, puis en avril 1968 entre autres). En octobre 1965, elles chanteront même au Philharmonic Hall de New York.

Puis vient en février 1966 l’album I Hear a Symphony (n°8), annoncé par le hit homonyme (n°1 pop, n°2 R&B, n°39 anglais sorti en octobre et n°35 aux Pays-Bas) et par My world is empty without you (n°5 pop et n°10 R&B sorti en décembre). Cependant, les dissensions à l’intérieur du groupe, présentes presque depuis le début, commencent à prendre un nouveau relief du fait de l’antagonisme entre F. Ballard et D. Ross soutenue au-delà de toute mesure par B. Gordy. D'ailleurs en octobre 1965, F. Ballard rate la session d'enregistrement de My world is empty without you, remplacée par Marlene Barrow. À partir de ce moment-là, Gordy se rend compte qu'il peut remplacer Ballard : il veut même la remplacer sur scène, au Copa, ce à quoi s'oppose le patron du club. Néanmoins sur un album de spirituals que Gordy projette pour la mémoire de sa sœur qui vient de mourir, Ross chante souvent seule. Et en 1966, Barbara Randolph est sur le point de remplacer F. Ballard, tandis que Gordy lancerait Ross en solo.

En avril 1966, elles lancent Love is like a itching in my heart (n°9 pop et n°7 R&B) suivi en juillet de You Can't Hurry Love (n°1 pop et R&B, inspiré de (You can't hurry God) He's right on time titre de janvier 1953 des Gospel Harmonettes). Ces chansons sont réunies sur un album en août, Supremes à go-go, où l’on retrouve des standards de la Motown. Supremes à go-go, classé n°1, annonce une deuxième vague de hits après celle de 1964-1965. You keep me hangin' on, un de leurs meilleurs morceaux, lancé en octobre 1966, est un n°1 pop et R&B, suivi de Love is here and now you're gone, lancé en janvier 1967, n°1 pop et R&B aussi. Le lp The Supremes sing Holland-Dozier-Holland est lancé en même temps : c'est un des derniers de la série avec ces compositeurs-réalisateurs artistiques (classé n°6). You keep me hangin' on est de tous un de leurs morceaux les plus spectaculaires, avec une guitare funk et une basse vrombissante. Les paroles aussi ont changé et cette fois-ci, c'est Diana Ross, devenue femme, qui dit avec rage « get out of my life! ». Certains y voient le testament des Supremes : il avait d'ailleurs été prévu comme tel par la Motown, qui aurait officialisé le départ de Ross le 29 septembre 1966 à l’hôtel Flamingo de Las Vegas.

Elles sont gagnées par la mode psychédélique, mais talonnées par le Memphis Sound et Aretha Franklin : on reproche aux Supremes de ne pas avoir su évoluer dans la fin des années 1960. Il est vrai que l’album suivant (enregistré fin 1966 et sorti en mai 1967), The Supremes sing Rodgers & Hart peut apparaître comme un erreur : d'ailleurs il avait été prévu en tant qu'album double et ne sortira finalement qu'en album simple. L’album se classe cependant n°3 R&B et n°20 pop. Même s’il se vend peu (135 000 exemplaires), The Supremes sing Rodgers & Hart, réalisé par Gordy et Gil Askey, ne l’est pas dans la carrière globale de Ross, qui sur son album de 1993 reprend toujours du Rodgers & Hart, réalisé par Askey. Une des chansons les plus remarquables est Falling in love with love où l’on entend Mary Wilson en plus de Ross. L’enregistrement de The Supremes sing Rodgers & Hart avait été précédé d’une émission de télévision sur ABC à laquelle ont participé les Supremes. Intitulée Rodgers & Hart today, elle réunit des gens aussi divers que Petula Clark et Count Basie entre autres. Les Supremes y chantent sept chansons enregistrées durant l’été 1966.

C’est pour prolonger cette émission (finalement programmée le 11 mai 1967) que Berry Gordy a l’idée de faire enregistrer un album aux Supremes. Ce dernier est enregistré du 28 octobre au 3 novembre avec quelques retouches en janvier 1967 pour être finalement lancé en mai 1967. Dans le même genre que The Supremes sing Rodgers & Hart, The Supremes from Broadway to Hollywood prévu pour mars 1967 avait été lui aussi annulé. En janvier 1967, elles enregistrent The Supremes sing & perform Disney classics, dont la sortie prévue pour juillet sera annulée. D'autres chansons seront enregistrées en septembre mais elles connaîtront le même sort. En mars enfin, elles enregistrent et lancent un autre n°1 pop (n°12 R&B), The happening, chanson du film du même nom.

Le groupe devient le 28 juin 1967 à Las Vegas Diana Ross & the Supremes en même temps qu'est lancée une compilation (août 1967) de 20 titres dont The happening. Cette compilation intitulée Greatest hits est n°1 aux États-Unis et en Angleterre. Elle aurait due être suivie par Diana Ross & the Supremes on stage en décembre, qui finalement ne sortira pas. En 1967, Florence Ballard est remplacée par Cindy Birdsong.

Après avoir offert écrit dix numéro 1 pour les Supremes, les auteurs Holland-Dozier-Holland quittent Motown pour créer leurs maisons de disques, Hot Wax et Invictus.

Diana Ross & the Supremes[modifier | modifier le code]

The Supremes au Frontier Hotel à Las Vegas

Florence Ballard, qui a de plus en plus de mal à s'accommoder de Diana Ross soutenue par Gordy, est mise à la porte et remplacée par Cindy Birdsong (ex-membre de Patti LaBelle & the Bluebelles née le 15 décembre à Camden, dans le New Jersey). Cette décision de Berry Gordy date d'avril 1967 et la première apparition de Birdsong se fera discrètement et anonymement au Hollywood Bowl le 29 avril, sans problème, même si Birdsong n'a pas la même présence vocale que Ballard. Cette dernière apparaîtra cependant encore au Copacabana en mai et à l'émission télévisée d'Ed Carson en même temps, puis elle honore les engagements du groupe à Los Angeles, à partir du 13 juin et Las Vegas, à partir du 28 juin. Officiellement, elle est remplacée en juillet, puis elle sera lâchée sans ménagement par la Motown, qui lui fera abandonner tout droit sur son travail dans les Supremes et lui interdira d'utiliser son ex-appartenance au groupe comme argument publicitaire.

La nouvelle composition du groupe, le départ d'Holland, Dozier, Holland et le déménagement de la Motown de Détroit en Californie après les émeutes de 1967 (rendu définitif en 1971) affectent les ventes des Supremes dont la présence dans les classements et donc les ventes seront dorénavant irrégulières.

Les trois singles suivants, écrits par H/D/H sont Reflections (n°2 pop et n°4 R&B), «In and out of love» (n°9 pop et n°6 R&B) et Forever Came Today (n°28 pop et n°17 R&B). Sortis respectivement en juillet, octobre 1967 et février 1968, ils sont tirés de l'album Reflections. Cet album a été enregistré en mars 1967 pour les deux premiers hits et est sorti en mars 1968. C'est un album où sont utilisés de nombreux effets électroniques et contrairement aux apparences, c'est un bon album très moderne et très psychédélique, loin du classicisme des Supremes. Reflections sera suivi en août d'un autre album broadwayien, Diana Ross & the Supremes sing and perform «Funny girl» (n°150 en octobre 1968). En août sort «Live» at London's talk of the Town, album en public où elles reprennent entre autres de nombreux standards de pop anglais, accompagné entre autresd'un pot-pourri de The lady is a tramp avec Let's get away from it all tout à fait réussi qui met en valeur les trois voix. «Live» at London's... se classe lui n°57, alors qu'il avait été n°6 en mars en Angleterre (où il était sorti avant Reflections). He, une de leurs chansons n’est pas incluse sur leurs albums mais sur In loving memory, un album où se retrouvent tous les grands noms de la Motown sorti en août 1968 (et réédité en mars 1969 pour une bonne œuvre des Gordy).

Après Some things you never get used to, lancé en mai (n°30 pop et n°43 R&B), leur plus gros succès de cette époque, Love child, est lancé en septembre et il devient n°1 pop et n°2 R&B. Sur le single Love child, seule Diana Ross chante, accompagnée de choristes anonymes (les Andantes en fait) : la Motown montre dès lors clairement ce qu'elle pense des Supremes en tant que groupe. Mary Wilson et Cindy Birdsong apprendront ce qu'elles ont à chanter pour une émission d'Ed Sullivan ! Néanmoins l'une comme l'autre touchent la même somme de royalties que Diana Ross : Wilson encore maintenant, et Birdsong jusqu'en 1972 quand elle quitte le groupe et signe un «arrangement» du genre de celui que Ballard avait signé.

Après Love child néanmoins, leur succès auprès des radios n'est plus ce qu'il a été : la musique et l’état d’esprit de la fin des années 1960 se durcissent et les Supremes brillamment superficielles ont du mal à s'adapter. Suivra ensuite une longue collaboration de quatre albums particulièrement réussis, avec les Temptations. Le moteur avait été un arrangement entre B. Gordy et la chaîne NBC qui donnerait naissance au projet «T.C.B.», présenté d'abord à l’émission d'Ed Sullivan. Le premier album est Diana Ross & the Supremes join the Temptations (novembre 1968, n°2), lancé parallèlement au single I'm gonna make you love me (n°2 pop et R&B). L'album suivant, sorti en décembre 1968, est The original soundtrack from TCB starring Diana Ross & the Supremes with the Temptations, bande originale de la première émission télévisée en couleurs, du 9 décembre. Les uns comme les autres y reprennent leurs hits et d'autres standards. L'album se classe n°1. Puis en mai 1969 les Supremes sortent un album à elles, Let the sunshine in. Suivra en août le single avec les Temptations, The weight classé n°46 pop et n°33 R&B, tiré du lp Together de septembre 1969 (classé n°28 aux États-Unis et en Angleterre).

Sur cet album, Mary Wilson chante le superbe Can't take my eyes off of you, reprise du succès de Frankie Valli de 1967. Elle chante en duo avec Eddie Kendricks, ce qui en fait la chanson la plus réussie de l'album. Sa voix voilée et son très beau timbre sont joliment mis en valeur et peuvent même faire oublier que Wilson a bien peu de réserve vocale et qu'elle ne maîtrise pas très bien sa respiration -particulièrement visibles dans la version solo sortie sur le coffret The Supremes en 2000. 1969 est aussi le moment où D. Ross est associée à la découverte des Jackson 5 qu'elle présente à une fête de 300 personnes au Daisy Club d'Hollywood. Les Jackson 5 feront alors partie du spectacle des Supremes, le 16 août au Forum de L.A., puis au Hollywood Palace en octobre 1969. La publicité de la Motown insistera sur le fait que c'est Ross en tournée qui a découvert les Jackson, ce qui est très exagéré quand on sait qu’ils ont été découverts par Gladys Knight et que c'est Bobby Taylor qui les a amenés à Détroit pour leur faire passer une audition : néanmoins leur premier album sera Diana Ross presents Jackson 5, avec quelques lignes écrites par elle.

Le départ de Diana Ross[modifier | modifier le code]

Diana Ross en 2008

L'année se termine en octobre avec le dernier n°1 (pop et R&B) des Supremes avec Ross Someday we'll be together, une chanson joliment arrangée qui sanctionnait justement le fait qu'elles ne seraient plus jamais ensemble. Cette chanson tirée de l'album Cream of the crop, sorti en novembre, avait été enregistrée par Ross avec un chœur d'où se détachent Julia et Maxine Waters mais sans Wilson ni Birdsong, car il avait été prévu comme le premier single solo de Diana Ross. On entend aussi sur ce disque la voix du réalisateur artistique Johnny Bristol. Ce sera un très gros succès, leur quatrième «instant million-seller», qui se vendra à 2 millions d'exemplaires. Pour Berry Gordy, il était fondamental que l’adieu de Ross aux Supremes se fasse sur un n°1 et l'album Cream of the crop est typique des petits arrangements commerciaux de la Motown. Il existe deux versions des chansons de l'album : une avec Ross, l'autre avec sa future remplaçante Jean Terrell. Si c'est la version avec Ross qui est sortie, c'est grâce au numéro 1 obtenu par Someday we'll be together. Dans le cas contraire, la Motown aurai lancé These things will keep me loving you, finalement sur le premier album solo de Ross. Le classement au sommet des charts de Someday we'll be together a ainsi ouvert la voie à Up the ladder to the roof devenu par conséquent le premier single des Supremes sans Ross et terminé seulement 24 heures avant l'enregistrement de l'émission d'Ed Sullivan.

Les Supremes terminent leur carrière avec Diana Ross par le quatrième album en collaboration avec les Temptations, Gettin' it together, the original TV soundtrack from «On Broadway» (novembre, enregistré en septembre), suivi d'un Greatest hits, volume III ne concernant que la période Diana Ross & the Supremes (à partir de 1968), sorti en décembre, au moment où, le 21, elles faisaient leur douzième apparition à l'émission d'Ed Sullivan.

Enfin, elles sortent un double album en public en avril 1970, Farewell, rebaptisé en juillet 1982 Captured live on stage ! Ce dernier album est celui de leur spectacle d'adieux à l'hôtel Frontier à las Vegas le 14 janvier 1970. Il avait été précédé d'adieux de Diana Ross le 21 décembre 1969 lors de l'émission d'Ed Sullivan. Elle sera remplacée pour la suite par Jean Terrell (née le 26 novembre 1942 au Texas), sœur du boxeur Ernie Terrell. Elle avait été découverte par la Motown en juin 1969 et le premier projet avait été en fait d'en faire une artiste solo. Elle sera présentée au public lors du spectacle de Farewell même si juste après B. Gordy continuait à penser qu'elle n'était pas à sa place dans le groupe et voulait la remplacer par Syreeta Wright. Birdsong et surtout Wilson s'y étaient formellement opposées, ce qui sera une nouvelle source d'affrontements avec Gordy et un nouveau prétexte de sa part pour se désintéresser du groupe. L'album Farewell, classé n°46 aux États-Unis, n'est pas particulièrement original si ce n'est qu'elles y interprètent joliment deux standards de comédie musicale, It's alright with me et Big spender.

Les années 1970[modifier | modifier le code]

Mary Wilson en 2011

Après le départ de Diana Ross, les quatre premiers albums du trio produiront des singles disques d'or (1970-1972). Parallèlement, Berry Gordy associa les Supremes aux Four Tops dès la fin de 1970 pour une version agréable de « River deep, mountain high », des émissions télévisées et trois disques. Mary Wilson passera les années 1970 à lutter pour les Supremes de manière désordonnée tandis que Florence Ballard traverse une suite de crises qui aboutissent à sa mort le 22 février 1976. Le groupe continuera jusqu'en 1977 avec la seule Mary Wilson qui commencera peu après une brève carrière solo (1979) sans cependant avoir le droit d'utiliser le nom de Supremes dans sa promotion, source de nombreuses poursuites judiciaires contre la Motown jusqu'en 1990, année où Wilson renoncera. Le succès lui viendra autrement en 1986, quand elle publie sa version de l'histoire des Supremes jusqu'en 1970, sous le titre Dreamgirl, my life as a Supreme. Ce livre connaîtra d'ailleurs une suite en 1990, Supreme faith : someday we'll be together, livre au succès bien moindre cependant. L’un et l’autre sont sa perception de l’histoire des Supremes, et s’ils ne sont pas inintéressants, ils sont néanmoins la marque d’un témoignage finalement très suspect où Wilson se révèle sous son jour le moins flatteur. Leur succès hypothèquera profondément l’image de Ross aux États-Unis. Mais il établira un fonds de commerce pour Wilson qui remontera inlassablement au front médiatique pour démolir Ross.

Le premier album des Supremes sans Ross est Right on (avril 1970, n°4 R&B et n°25 pop). Il avait été précédé en février du single Up the ladder to the roof (n°5 R&B, n°10 pop, 800 000 exemplaires, plus que le premier Ross solo, et une apparition à l'émission d'Ed Sullivan). C'est un album agréable avec les bons Everybody's got the right to love (le second single, sorti en juillet et classé n°11 R&B, 21 pop) et Wait a minute before you leave me.

En septembre 1970 sort The Magnificent seven avec les Four Tops (n°18 R&B, n°113 pop). Il est suivi du single River deep - mountain high en novembre (n°7 R&B, n°14 pop). La version du single est raccourcie par rapport à celle de l'album, pratique qui commence seulement à poindre. Malgré un très réussi Baby (You've got what it takes) avec une petite apparition réjouissante de Mary Wilson, cette association est néanmoins moins intéressante que celle des Supremes avec les Temptations auparavant.

L'année 1970, bien chargée pour les Supremes, se termine par le lancement du single Stoned love (n°1 R&B, n°7 pop) et de l'album d'où il est extrait, ways... but love stays (n°12 R&B, n°68 pop). Dans cet album, on trouve des reprises de Bridge over troubled water (superbe grâce à Mary Wilson) et de Na na hey hey kiss him goodbye.

En avril 1971, sort Nathan Jones (n°8 R&B, n°16 pop) et en mai You gotta have love in your heart. Ce dernier single est extrait de The return of the Magnificent seven (n°18 R&B, n°154 pop), avec les Four Tops, tandis que Nathan Jones est extrait de Touch (n°6 R&B, n°85 pop). Les deux albums sont sortis en juin. Nathan Jones est un titre aux effets originaux qui rompt avec le reste des chansons du groupe qui restent dans l'esprit des années 1960. Ce titre est avec Touch, single sorti en septembre, l'intérêt de l'album.

En décembre 1971, elles sortent le single Floy joy qui rappelle sous certains côtés Where did our love go (n°5 R&B, n°16 pop) et leur troisième album avec les Four Tops, Dynamite (n°21 R&B, n°160 pop). En avril 1972, sort Automatically sunshine (n°21 R&B, n°37 pop) et en mai l'album Floy joy (n°12 R&B, n°54 pop). En juillet, sort un troisième single extrait de Floy joy, Your wonderful sweet sweet love (n°22 R&B, n°59 pop). Cet album sera le dernier avec Cindy Birdsong, dorénavant remplacée par Lynda Laurence ; cette dernière est cependant photographiée pour la pochette du lp Floy joy alors qu'elle n'y chante pas. Les petits trucages coutumiers des Supremes et de la Motown continuent. Entre Dynamite et Floy joy aurait dû prendre place un autre lp, Promises kept, mais il ne sera pas édité. Par contre une vingtaine de chansons de cette époque refera surface par la suite dans des rééditions.

L'album The Supremes produced and arranged by Jimmy Webb (1972) réalisé par Jimmy Webb, très remarqué par la critique, rompt heureusement avec le classicisme, avec des chansons superbes comme Paradise ou Silent voices. Cette dernière est une chanson italienne dont le titre d’origine est La voce del silenzio (et non Il voce de silenzio comme il est écrit sur l’album) dont la version en anglais avait été popularisée par Dionne Warwick en 1968. Une légère déception : la reprise de Cheap lovin' ne vaut pas la version de Thelma Houston de 1969. C'est la première fois que les Supremes font appel à un réalisateur artistique extérieur à leur maison de disques. Néanmoins, on trouve sur l'album un titre que Webb n'a pas réalisé, I guess I'll miss the man, réalisé par Deke Richards et Sherlie Matthews. Ce titre tiré de Pippin, comédie musicale produite par la Motown, est d'ailleurs absurdement le 45 tours extrait de l'album. L'album, dont le titre originel aurait dû être le peut-être plus approprié Beyond myself, est loin d'être un succès et il rejoint Funny girl et les trois disques avec les Four Tops en tant que recalés au Top 100 des albums pop (n°27 R&B, 129 pop).

C’est le premier vrai échec des Supremes sans Ross qui ont jusqu’alors réussi à bien faire évoluer le mythe avec ces demi-classiques que sont Up the ladder to the roof, Stoned love, Nathan Jones et Floy joy. Parallèlement les disques de Ross n’avaient pas un immense succès ; par contre à partir de 1973 la situation s’inverse et il faudra attendre 1976 pour voir les Supremes et Ross avoir en même temps du succès.

Après l'expérience avec Jimmy Webb, elles sortiront le 45 tours isolé Bad weather, coécrit et réalisé par Stevie Wonder (mars 1973). La face 2 du 45 tours est un titre déjà connu : Oh be my love extrait de Floy joy pour les États-Unis et It’s so hard for me to say goodbye extrait de Touch pour l’Angleterre. Le single se classe n°74 R&B, n°87 pop et n°37 en Angleterre. L’absence de face 2 originale est bien sûr étonnante surtout quand on sait que la Motown avait en réserve de très nombreuses chansons qu’elle avait fait enregistrer aux Supremes. Qu’il n’y ait pas plus d’album est aussi un mystère. Seul sortira l’enregistrement d’un concert donné au Japon en juin 1973. Néanmoins, l’album In Japan ! ne sort qu’au Japon et dans une version raccourcie en Angleterre. Il est réédité dans son intégralité en édition limitée en 2004 par Hip-O select.

Puis Jean Terrell et Lynda Laurence partiront ; la voix principale est dorénavant Scherrie Payne (la sœur de Freda Payne), souvent à égalité avec Mary Wilson : l'harmonie de ces deux timbres donne de très beaux effets soul, auxquels J. Terrell n'arrivait pas et que D. Ross ne prétendait pas atteindre. La troisième Supreme sera Cindy Birdsong, qui fait son retour.

Jean Terrell fera plus tard une experience solo sans grand relief (I had to fall in love chez A&M en 1978) où elle tend vers une variété plus conventionnelle laissant beaucoup la place aux ballades. L’album réalisé par Bobby Martin est réédité en cd en Angleterre en 2006.

Les Supremes ne refont surface qu'en 1975, après deux ans de chantage au renouvellement de contrat de la part de la Motown. L'album The Supremes (n°25 R&B, n°152 pop) contient He's my man, un excellent titre proto-disco réalisé par Greg Wright. C'est leur meilleur titre avec This is why I believe in you, chanson superbement gospel, qui paradoxalement annonce le Love masterpiece de Thelma Houston. Écrite par M. & B. Sutton et P. Sawyer, elle est réalisée par Hal Davis. L'album et le single He's my man, sortis en juin, seront suivis en octobre d'un autre single Where do I go from here. He's my man et This is why I believe in you seront conjointement n°1 disco.

Elles aborderont le vrai disco en 1976 avec deux titres agréables I'm gonna let my heart do the walking et You're my driving wheel, sur des albums réalisés par Brian Holland. I'm gonna let my heart do the walking, sortie en mai, se classera n°25 R&B, n°40 pop et n°3 disco. C'est le single tiré de High energy (sorti en avril, n°24 R&B, n°42 pop), dernier album où chante Cindy Birdsong. Elle est progressivement remplacée par Susaye Greene, dont la voix est rajoutée sur I'm gonna let my heart do the walking et la chanson-titre, High energy. Susaye Greene, ancienne choriste d'Harry Belafonte, Ray Charles (ex-Raelette) et Stevie Wonder (Wonderlove), prendra définitivement la place de Birdsong sur l'album suivant. Comme F. Ballard et J. Terrell avant elle, C. Birdsong devra d'ailleurs renoncer à ses royalties.

En octobre, sort You're my driving wheel et l'album d'où elle est extraite, Mary, Scherrie & Susaye (n°61 R&B, n°112 pop). Ce dernier album est peut-être leur meilleur avec les discos motowniens You're my driving wheel (n°29 disco), qui reprend une certaine ligne rythmique d'I'm gonna let my heart do the walking, Let yourself go (second single, sorti en février 1977), Come into my life et Love I never knew you could feel so good. Elles reprennent aussi sur cet album You are the heart of me, une chanson originellement chantée par Dionne Warwick en 1973. La version que les Supremes donnent de cette ballade est plutôt plus réussie, avec, en fond, une basse discrète mais nettement disco.

En 1977 Scherrie Payne chante trois chansons sur la B.O. du film français où joue Jodie Foster, Moi, Fleur Bleue : Fly, La conga et When I looked at your face. Fly' sort en single à la Motown avec When I looked at your face comme face 2.

Le 12 juin 1977, The Supremes présentent leur dernier concert à Londres, au théâtre de Drury Lane et se séparent[5].

En juillet 1978, sort une compilation des Supremes 1970-1976 intitulée At their best. Elle contient dix titres dont deux inédits, The sha-la bandit et Love train.

Après un long procès avec la Motown, Mary Wilson sort en 1979 son album solo, Mary Wilson. Il est malheureusement réalisé par Hal Davis qui ne lui fait guère faire qu'un disco-Motown sans grand relief. L'album reste néanmoins de qualité en particulier le bon single Red hot, un disco syncopé qui, malgré la voix, la basse et le piano accrocheurs, ne s'est vendu qu'à 6120 unités (sorti en septembre en Angleterre et en octobre aux États-Unis). Deux 12" sortent sous le même numéro de code : un avec la version album au Canada et un autre avec un remix légèrement plus long aux États-Unis. Une curiosité : le numéro de téléphone dont parle Wilson dans la chanson, Beechwood 6-5789, est une référence au titre d'un succès des Marvelettes de 1962 (Beechwood 4-5789).

Scherrie Payne et Susaye Greene sortent peu après leur disque solo, Partners (1979). Il contient neuf chansons dont une avec Ray Charles (Luvbug). C'est un échec et après cela S. Payne et S. Greene chanteront comme choristes.

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Étoile sur le Walk of Fame au 7060 Hollywood Boulevard

Les Supremes avec Diana Ross figurent parmi les artistes les plus importants des années 1960, mais surtout comme la formation vocale américaine la plus appréciée de tous les temps aux États-Unis. En septembre 1977 la compilation Diana Ross & the Supremes : 20 golden greats est n°1 en Grande-Bretagne pendant sept semaines. Et en décembre 1981, juste revanche sur Hair qui en avait fait la satire, une comédie musicale inspirée par la carrière du trio Dreamgirls commença la sienne à Broadway à l'Imperial Theatre, avec Sheryl Lee Ralph et Jennifer Holliday dans les rôles respectifs de chanteuses rappelant Ross et Ballard (plus de 1500 représentations). Et le 6 mai 1983, le groupe se réunit pour le 25° anniversaire de la Motown, avant de reprendre une dernière fois la route avec Wilson.

Trente ans après leurs débuts, les «girls» comme le présentateur TV Ed Sullivan les avait surnommées, détiennent toujours le record du groupe américain ayant vendu le plus de disques dans son pays (plus de 50 millions), et de l'artiste ayant aligné douze n°1 dont cinq d'affilée. Autre record : 16 singles ayant dépassé le million de ventes, à une époque où la Motown produisait un tiers des singles nord-américains. Ces records n'ont été dépassés que par Elvis Presley et les Beatles. Elles ont été admises, après une cérémonie au Waldorf-Astoria en janvier 1988, au « Rock and Roll Hall of Fame ».

Diana Ross elle, entreprit une carrière solo de très grande envergure, sans jamais renier les Supremes. Elle est devenue la grande chanteuse de soul music des années 1970 et poursuit une carrière luxueuse et distinguée, proche de la grande variété internationale. Elle accumule les hits, assez irrégulièrement mais finalement sûrement, puisqu'elle devient la chanteuse avec le plus de numéros 1 et de disques vendus de l'histoire du livre Guiness des records.

La grande affaire de l'été 2000 est une tournée de Ross avec deux ex-Supremes, Scherrie Payne et Lynda Lawrence, qui sera néanmoins interrompue avant d'arriver à son terme. On peut en effet s'étonner de voir Ross avec deux chanteuses du groupe des années 1970. D'un autre côté quel rôle avaient réellement Mary Wilson et Cindy Birdsong au-delà des «baby, baby» ? La tournée n’a pas été un grand succès mais on a pu voir Diana Ross chanter Amazing grace en duo avec son fan Luther Vandross le 14 juin et The best years of my life (un titre de Ross de 1993). Cette tournée a été l’occasion de sarcasmes dans une partie de la presse, alimentée par Mary Wilson qui n’a finalement rien d’autre à faire (Wilson avait de plus refusé de participer à la tournée sous prétexte qu'elle ne touchait pas la même somme d'argent que Ross alors que cette dernière devait couvrir tous les frais ; le refus de Wilson a ainsi entraîné celui de Birdsong).

Pouvait-on séparer Diana Ross des Supremes ?[modifier | modifier le code]

Plus de trente ans après la dissolution des Supremes avec Ross, la question reste néanmoins posée : « Fallait-il dissoudre Diana Ross & les Supremes » ? 70 singles classés et le record au livre Guinness de la femme ayant vendu le plus de disques montrent que si Ross a eu une carrière solo riche, force est de constater qu'elle est irrégulière. À côté de grandes époques comme la première moitié des années 1980, il y a de grands vides (à l'échelle du reste et non en soi car Ross vend toujours un nombre de disques loin d'être confidentiel). Ces vides auraient-ils été plus remplis si elle était restée dans les Supremes ? En fait rien n'est moins sûr.

Tout d'abord la perception que l’on a postérieurement des Supremes est surtout basée sur la période 1964-1967, groupe d'années qui ne représente qu'une petite moitié du temps où Ross faisait partie des Supremes. Mais avant 1964 le groupe était quand même surnommé « the no-hit Supremes » et après 1967 elles ont dû lutter pour ne pas passer pour des has-been. Les Supremes n'ont donc pas toujours été le rouleau compresseur commercial de la légende.

En fait le nœud de l'affaire est que les Supremes étaient un assemblage commercial et non un véritable groupe. Certes, avant de signer leur contrat, elles chantaient ensemble mais elles n'avaient pas de lien fort entre elles tels que la parenté ou la pratique de la musique (soit chanter dans un chœur, soit jouer d'un instrument). Elles sont même peut-être un des premiers groupes d'adolescentes dont le but est de devenir célèbre, loin devant le plaisir de chanter, et en cela elles sont les précurseurs de tous les groupes pré-fabriqués qui suivront. Donc à partir du moment où être célèbre primait, il était logique que le trio soit le tremplin de la carrière solo de l'une d'entre elles. Le groupe est alors très vite devenu le moyen de mettre en valeur Diana Ross, laissant aux deux autres chanteuses un rôle limité. Les Supremes ne sont en fait pas autre chose que Diana Ross et deux choristes.

Mais ce que Berry Gordy n'a pas pu contrôler est l'attachement que le public avait au groupe en tant que tel. Même si l'égalité des trois chanteuses entre elles était une fiction, elle n'en était pas moins affirmée par la présence physique de trois femmes. À partir du moment où ces trois femmes se sont réduites à une seule, Gordy n'a plus pu cacher le côté pré-fabriqué des Supremes. Ce n'est pas tant la musique qui a changé, car finalement Ross est dans la ligne des Supremes, mais des apects périphériques à la musique liés à la fiction du trio. Le public a alors perçu Ross comme une ambitieuse prête à tout pour torpiller ses consœurs. Très sensible au début des années 1970, cette perception de Ross a pu être plus ou moins reléguée à l'arrière-plan entre 1973 et 1985. Mais la publication de la biographie de Mary Wilson l'a par contre réactualisée. Si ce livre n'a pas donné à Mary Wilson de véritable carrière solo (elle n'en avait pas vraiment les moyens artistiques) il a par contre définitivement démoli l'image de Ross aux États-Unis (tout en épargnant illogiquement Berry Gordy alors qu'il a été à l'origine de toutes les décisions). À partir de 1986 Ross ne fait que des apparitions sporadiques dans les charts, sur des niches de marché bien spécifiques se recoupant parfois (l'Angleterre, le Japon, le marché gay, la variété internationale, les commémorations, les discothèques).

Cependant, il aurait été impossible aux Supremes de toujours exister quarante ans après leurs débuts car elles n'ont jamais été un vrai groupe (surtout quand les chœurs étaient assurés par les Andantes !). Berry Gordy et Diana Ross ne pouvaient que le reconnaître ; mais en le faisant ils admettaient une supercherie que le public ne pouvait pas accepter, sous peine de reconnaître qu'il avait été manipulé. Ce que le public des États-Unis n'a pas pardonné à la Motown est de lui avoir ouvert les yeux sur la perte de son innocence. Il a donc prêté une oreille compatissante aux plaintes de Mary Wilson.

Donc la question n'est pas tant de savoir si dissoudre les Supremes était une bonne idée mais plutôt de comment faire évoluer sans trop de heurts une supercherie initiale. Et là, bien évidemment, il n'y a pas de solution satisfaisante. Quarante ans après, Diana Ross reste l'ex-Supremes et la seule possibilité qu'elle a est de l'assumer.

Néanmoins, ceci n'hypothèque pas sa carrière solo outre mesure, ses grandes chansons et ses réussites.

Un autre facteur à prendre en compte est l'érosion du succès rencontré par Ross aux États-Unis. Après 1985, elle ne fait plus que quelques apparitions dans les classements nord-américains. Si l'image que Mary Wilson divulgue avec méthode de son ancienne partenaire a une importance indéniable, il ne faut pas non plus oublier qu'aux États-Unis les carrières ne sont quasiment jamais à l'échelle d'une vie  : les chanteurs de plus de 40 ans rencontrent des difficultés pour continuer à vendre des disques sur un marché où le principal acheteur est une adolescente blanche  : Dionne Warwick, Patti LaBelle, Gladys Knight ou Roberta Flack sont de grands noms mais pas en termes de ventes. Les médias, et en particulier les tabloïds, ont eux aussi leur rôle dans cette baisse. La Roche tarpéienne est proche du Capitole pour des journalistes qui après avoir bâti des statues à des interprètes les égratignent puis les détruisent en divulguant dans la presse des anecdotes sur la vie quotidienne de ces derniers. Cette entreprise de démolition sous couvert de la morale a une influence importante sur l'image que les gens ont des chanteuses et nombreux sont ceux qui ainsi se détournent d'elles. En effet le respect dû aux mythes semble réservé à la seule Aretha Franklin – et encore, plus pour ses succès de la fin des années 1960 que pour l'ensemble de sa carrière. Reste donc pour toutes les autres l'Europe et le Japon où la conscience nette de ce qu'est un héritage assure à ces chanteuses des succès plus réguliers et consistants.

Liste récapitulative des membres des Primettes/Supremes[modifier | modifier le code]

Récapitulatif des chanteuses Récapitulatif des formations
  • Diana Ross (1959-1970)
  • Mary Wilson (1959-1977), seule parmi les dix chanteuses à avoir appartenu à toutes les formations successives
  • Florence Ballard (1959-1967)
  • Betty McGlown (1959-1960)
  • Barbara Martin (1960-1962)
  • Cindy Birdsong (1967-1972 puis 1974-1976)
  • Jean Terrell (1970-1973)
  • Lynda Laurence (1972-1973)
  • Scherrie Payne (1973-1977)
  • Susaye Greene (1976-1977)
  • 1959-été 1960 : The Primettes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard, Betty McGlown
  • été 1960-janvier 1961 : The Primettes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard, Barbara Martin
  • janvier-décembre 1961 : The Supremes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard, Barbara Martin
  • décembre 1961-juin 1967 : The Supremes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Florence Ballard
  • juillet 1967-janvier 1970 : Diana Ross & The Supremes :
    Diana Ross, Mary Wilson, Cindy Birdsong
  • janvier 1970-avril 1972 : The Supremes :
    Mary Wilson, Cindy Birdsong, Jean Terrell
  • avril 1972-octobre 1973 : The Supremes :
    Mary Wilson, Jean Terrell, Linda Laurence
  • octobre 1973-janvier 1976 : The Supremes :
    Mary Wilson, Cindy Birdsong, Scherrie Payne
  • janvier 1976-juillet 1977 : The Supremes :
    Mary Wilson, Scherrie Payne, Susaye Greene

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

The Supremes
Diana Ross & The Supremes
  • 1967: Diana Ross and the Supremes Greatest Hits (Volumes 1 & 2)
  • 1968: Reflections
  • 1968: Diana Ross & the Supremes Sing And Perform Funny Girl
  • 1968: Live At London’s Talk Of The Town
  • 1968: Love Child
  • 1968: Diana Ross & the Supremes Join the Temptations
  • 1968: TBC (The Original Sound Track From) - (Diana Ross & The Supremes With The Temptations)
  • 1969: Let The Sun Shine In
  • 1969: Together (Diana Ross & The Supremes With The Temptations)
  • 1969: Cream Of The Crop
  • 1969: On Broadway (Diana Ross & The Supremes With The Temptations)
  • 1969: Diana Ross & The Supremes Greatest Hits (Volume 3)
  • 1970: Farewell

The (New) Supremes

  • 1970: Right On
  • 1970: The Magnificent 7 (The Supremes & The Four Tops)
  • 1970: New Ways But Love Stays
  • 1971: The Return Of The Magnificent Seven (The Supremes & The Four Tops)
  • 1971: Touch
  • 1971: Dynamite (The Supremes & The Four Tops)
  • 1972: Floy Joy
  • 1972: The Supremes Produced and Arranged by Jimmy Webb
  • 1973: The Supremes Live! In Japan (édition originale au Japon seulement)
  • 1975: The Supremes
  • 1976: High Energy
  • 1976: Mary, Scherrie & Susaye
  • 1978: At Their Best (Greatest Hits)'

Compilations et rééditions[modifier | modifier le code]

De très nombreuses compilations des Supremes avec Diana Ross ont été publiées : en 1974 (Anthology, trois vinyls, n°24 R&B et n°66 pop), 1977 (20 golden greats, n°1 en Angleterre), 1979, 1983, 1984, deux en 1985 et une en 1986 (25th anniversary, n°61 R&B et n°112 pop aux États-Unis), puis bien d’autres après. On trouve par exemple plusieurs compilations des Supremes avec le nom d’Anthology. La première est un triple vinyl de mai 1974 avec 35 titres allant de 1962 à 1969 (30 succès et 5 reprises). Un double compilation est sortie avec le même nom en 1995.

Elle contient 52 titres depuis 1961 jusqu’à la fin du groupe en 1976. Une troisième enfin est sortie en 2001 avec 50 titres qui vont de 1961 à 1969. À l’instar de celle de 1974, cette dernière contient en plus des hits des reprises que les Supremes ont faites de grands classiques. Sur le vinyl 25th anniversaryon trouve 20 titres connus et 22 inédits (triple vinyl sorti en mars) et sur le cd 24 titres connus et 26 titres inédits (deux cd sortis en octobre). Cette compilation a été la première faite dans un esprit de collectionneur avec un livret vraiment détaillé. L’avalanche d’inédits pas forcément repris sur les compilations ultérieures fait de 25th anniversary un disque qui continue à être intéressant. La première compilation composée uniquement d’inédits est The never before released masters, sortie en 1987 et non-rééditée depuis. Elle contient 27 chansons enregistrées entre 1961 et 1969. L’impression d’ensemble que l’on a à l’écoute de ce disque est étonnamment positive et on peut se demander pourquoi la Motown n’a pas publié ces chansons en leur temps. Bien sûr, à côté de réussites comme Am I asking too much, certaines comme Whistle while you work sont plus faibles mais celles-ci sont minoritaires.

Fin août 2000 sort la compilation des Supremes la plus luxueuse simplement intitulée The Supremes. C'est un coffret de 4 cd (89 chansons : trois cd avec Ross et un sans elle) avec en plus sur 25 000 unités une cinquième cd de onze titres en public. Cette compilation a l'originalité d'être la première à présenter un vaste panorama du groupe de 1959 à 1976 sans s'arrêter ou commencer au départ de Ross comme toutes les compilations qui l'avaient précédée (sauf Anthology de 1995 avec 10 titres des Supremes sans Ross sur les 52). Elle est d'ailleurs intitulée « The Supremes » et non « Diana Ross & the Supremes ». Indépendamment des hits on y trouve des versions inédites. Une curiosité : début 2004 sort The #1’s avec quatorze chansons des Supremes, une des Supremes sans Ross, huit de Ross en solo et une version supplémentaire de You keep me hangin’ on remixée par Almighty. Cette compilation se classe n°72 pop et n°63 R&B en 2004, ce qui n’est finalement pas si mal quarante ans après Where did our love go..

Au printemps 2008 sort Let the music play, Supremes rarities dans la série «Lost and found» de la Motown/Hip-O select. Avec 47 titres et un supplémentaire d’extraits promotionnels destinés aux radio, cette compilation est la plus riche de toutes avec des versions de chansons connues (une très bonne You can’t hurry love, Back in my arms again, Someday we’ll be together) ou des inédits (une très bonne Autumn leaves, Satisfaction, MacArthur park). Le livretde 32 pages est très détaillé ; il recense aussi les inédits déjà publiés et donne une liste de chansons prétendument inédites des Supremes qu’elles n’ont en fait jamais enregistrées. Cette liste tord le cou à celle que Mary Wilson avait donnée dans livres : des 120 chansons de la liste de Wilson, 80 sont ainsi éliminées. De la quarantaine restante sept sont sur la compilation «Lost and found» et douze sont des Supremes sans Ross (donc non-comptabilisées sur la compilation «Lost and found» qui est clairement une compilation de «Diana Ross and the Supremes 1960-1969»).

Il existe aussi des compilations générales de la Motown qui contiennent des chansons inédites des Supremes. Parfois ces dernières sont finalement intégrées à des disques des Supremes mais ce n’est pas une règle. En janvier 1979 sort le vinyl From the vaults avec Take me where you go. Une version différente de cette chanson sera disponible sur The Supremes en 2000 et une troisième sur Let the music play, Supremes rarities en 2008. En février 1986 sort Never before released masters from today’s brightest stars – the 1960’s avec The tears et Stay in my lonely arms des Supremes. On retrouvera The tears sur Anthology de 2001. En 1986 toujours sort une compilation générale des chansons chantées dans d’autres langues que l’anglais. Appelée Motown around the world elle contient cinq chansons des Supremes : Moonlight and kisses (en allemand), Thank you darling, thank you baby (en allemand)/Johnny und Joe (Come see about me en allemand) et L'amore verrà (You can't hurry love en italien)/Se il filo spezzerai (You keep me hangin’ on en italien).

Ces chansons sont trois 45 tours sortis durant l’été 1965 pour ceux en allemand et en 1967 pour celui en italien. Il manque cependant la face 2 de Moonlight and kisses, Baby, baby wo ist unsere Liebe (Where did our love go en allemand). Ces chansons resteront inédites par la suite et ne seront que nommées dans The Supremes (2000). Sur The ultimate rarities collection 1 : Motown sings Motown treasures (1998), on a In my lonely room et Can I get a witness (une version différente pour cette dernière de celle parue sur The never before released masters). Enfin sur Motown celebrates Sinatra (1998) on a Strangers in the night. À ceci s’ajoutent les chansons de Noël (voir le disque de Noël).

Les Supremes sans Ross ont aussi droit à des compilations. La première est sortie en vinyle en juillet 1978, sous le titre At their best. Elle contient dix titres qui sont dans l'ordre du disque : Stoned love, I'm gonna let my heart do the walking, Floy joy, Nathan Jones, The sha-la bandit (inédit), Up the ladder to the roof, You're my driving wheel, Everybody's got the right to love, Bad weather et Love train (inédit). Tous ces titres se retrouveront en 1991 sur The Supremes 70's, greatest hits and rare classics, avec 12 autres supplémentaires ; cette compilation, prévue à l'origine en tant que double cd, existe finalement en trois versions différentes : cd nord-américain, cd européen et cassette nord-américaine (de 19 titres pour cette dernière) différent sensiblement dans le choix des chansons ou même des versions des chansons. La même année 1991, la Motown sort Best of the Supremes & Four Tops, qui compile 12 titres extraits des trois albums faits ensemble par les deux groupes (le cd contient plus de titres). Mais la compilation la plus complète des Supremes sans Ross est le double cd The ‘70s anthology (sorti en 2002).

Hip-O select a sorti fin 2006 This is the story, the ‘70s albums, vol. 1 un triple cd qui compile les cinq premiers albums des Supremes avec Jean Terrell, treize chansons inédites qui auraient dû faire partie de l’album Promises kept annulé et les chansons isolées May his love shine forever, Bad weather et Love train. Le deuxième volume intitulé sort en 2011 ; il contient les trois derniers albums et 33 titres en plus (59 titres en tout). Les bonus sont des chansons inédites ou des mixages différents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Wilson et al., 62.
  2. "The Supremes". The Rock and Roll Hall of Fame and Museum, 1988. Retrieved on July 21, 2008.
  3. Slonimsky, Nicolas & Kuhn, Laura Diane. Baker's Biographical Dictionary of Musicians. Schirmer Books, 2001. 3539. ISBN 0-02-865527-3
  4. "The Grammy Hall Of Fame Award". grammy.com. Retrieved on July 24, 2008.
  5. The Supremes

Liens externes[modifier | modifier le code]

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