Gemaingoutte

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Gemaingoutte
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-Est
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Galilée
Maire
Mandat
Jacques Rouyer
2014-2020
Code postal 88520
Code commune 88193
Démographie
Population
municipale
122 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 16″ N 7° 05′ 11″ E / 48.2544444444, 7.0863888888948° 15′ 16″ Nord 7° 05′ 11″ Est / 48.2544444444, 7.08638888889  
Altitude 450 m (min. : 424 m) (max. : 986 m)
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Gemaingoutte

Gemaingoutte est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les lis ames de Gemaingoutte, c'est-à-dire les Hommes habitant ce lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'entrée est de la D 459.

Gemaingoutte est un petit village rural bâti essentiellement le long de l'ancienne route menant de Ban-de-Laveline à Wisembach, sur l'ubac de la vallée du Blanc Ru, un sous-affluent de la Fave. Le tracé de la RN 59 — devenue D 459 — évite partiellement le centre. Si le village est de taille modeste, la commune possède un vaste domaine forestier, bois du Beulay et de la Cude, qui lui fait jouxter la commune alsacienne de Sainte-Marie-aux-Mines entre le col homonyme et la Tête du Violu, son point culminant. La superficie totale du village incluant la forêt est de 390 hectares, dont 234 de forêt. Elle fait partie du Parc Naturel régional des Ballons des Vosges. Son altitude varie entre 446 m et 995 m pour la partie la plus haute qui se trouve au lieu-dit du « Violu ». Important lieu de passage pendant les trois conflits mondiaux, de nombreux sentiers balisés permettent de faire d'agréables promenades.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Beuley
  • La Beuverie
  • Griffinoyer
  • La Sausse
  • la Cude
  • Fontaine-de-la-Cour
  • Goutte-du-Plaine
  • Goutte-Méline
  • la Logette
  • le Rein-des-Orges

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau de la Cude prend sa source sur le territoire de la commune, sur les hautes pentes de la Tête du Violu au lieudit La Cheminée, mais il en sort par l'est pour rejoindre le Blanc Ru en amont de Wisembach.
  • D'autre « gouttes » de moindre importance suivent un chemin parallèle pour rejoindre le Blanc qui borde la commune au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gemaingoutte provient du dialecte vosgien gemellegotte qui signifie les deux gouttes ou deux sources donnant naissance à deux ruisseaux[1]. Ce toponyme signale une distinction de deux ruisseaux ou fontaines proches à Gemaingoutte. On retrouve le substantif ou vieil adjectif gemmel ou jemmel dans plusieurs toponymes montagnards, ainsi Gemainfaing qui désigne les deux fins de terres cultivables ou finages et surtout mieux préservé au pluriel, les Jumeaux, deux buttes gréseuses remarquables isolées en promontoires entre Nompatelize et Saint-Michel-sur-Meurthe[2].

Gemaingoutte (1385); Gemeingoute (XIVe siècle); Gemengoute, Gemengoutte (XIVe siècle); Gemeingoutte (1478); Gemengoucte (1485); Gemengoutte (1633); Gemingoute (1711); Gemaingoutte ou Germaingoutte (1753); Gemingotte (1768); Remingotte (1768); Gemaingotte (1790); Gemingotte (An II).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a existé un sire de Gemaingoutte dont la maison forte devait se trouver à l'extrémité du chemin de la Gravelle. D'après Gravier, le village de Gemaingoutte (Gemeingut, Chemingoutte, Germaingoutte) devrait son nom et son origine à une colonie allemande qui vint se fixer dans cette contrée. En 1385, on trouve le nom de Hennemans, écuyer, seigneur de Gemaingoutte. En 1398, Conrad est sire de Gemaingoutte ; ses héritières Barbe et Madeleine de Fénétrange épousèrent Nicolas, comte de Meurs et de Saverne, et Ferdinand de Neufchâtel, lesquels devinrent seigneurs de Gemaingoutte : on les voit désignés ainsi en 1478. Le 26 mars 1618, Jean de la Croix donna ses reversales pour la haute justice de Gemaingoutte-lès-Saint-Dié. Ce village était le chef-lieu d'une mairie. Lors du passage des Suédois, le village de Gemaingoutte a été incendié et les écrits municipaux détruits. On dit que dans la vallée de la Cude, près du col de Sainte-Marie un combat acharné a eu lieu entre les Suédois et les soldats du duc de Lorraine qui se trouvaient au Château du Faîte. Il existe encore au fond du vallon une croix portant le millésime de 1704, et qui aurait été élevée, dit-on, à la mémoire d'un colonel suédois tué dans le combat. Cette croix porte l'inscription : Vous qui passez, priez pour les trépassés. La mairie et l'école mixte, ont été construites en 1874.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Pont à bascule permettant de peser les véhicules (XXe siècle)
Monument aux morts de Gemaingoutte (Vosges)
Calvaire de Gemaingoutte
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Joseph Pierron    
    André Bresson    
mars 2001 mars 2008 Joëlle Baderot    
mars 2008 en cours Jacques Rouyer   Retraité, ancien boucher

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 122 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
215 192 255 277 360 380 374 357 291
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
317 331 315 311 299 274 252 257 273
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
272 164 200 190 188 158 156 149 119
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
103 124 123 122 123 121 119 122 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d'église à Gemaingoutte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En français, ce sont les gouttes jumelles
  2. Pierre Colin, Séminaire de toponymie dialectale, Société philomatique vosgienne, 2008/2009
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011