Bertrimoutier
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Bertrimoutier | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Saint-Dié-des-Vosges |
| Canton | Saint-Dié-des-Vosges-Est |
| Code Insee abr. | 88054 |
| Code postal | 88520 |
| Maire Mandat en cours |
Guy Hurstel 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de Galilée |
| Site internet | www.bertrimoutier.fr |
| Démographie | |
| Population | 369 hab. (2006) |
| Densité | 99 hab./km² |
| Gentilé | Bertrimonastérien(ne)s |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 373 m — maxi. 596 m |
| Superficie | 3,72 km² |
Bertrimoutier est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine.
Ses habitants sont appelés les Bertrimonastériens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Bertrimoutier est situé dans le canton de Saint-Dié Est et se trouve sur un plateau dont l'altitude varie entre 350 et 560 mètres. Le village a une surface de 367 hectares dont 27 de forêt communal. Le village est principalement blotti le long de la Route départementale 23. Le noyau central de l'agglomération est regroupé autour de l'église et les habitations viennent se lover autour de l'édifice.Les routes communales perpendiculaires à la départementale mènent aux villages limitrophes de Combrimont, Neuvillers-sur-Fave, et Raves permettant ainsi de rejoindre les coteaux des fermes isolées de la vallée de la Fave.
[modifier] Hameaux
- Bonipaire
- Layegoutte
- Le Giron
- Renigoutte
- les Censes
[modifier] Ecarts
- La Jeunesse
- La Belle vue
- Le Cheventeux
[modifier] Cours d'eau
- Le Blanc
[modifier] Toponymie
- Bertrimoustie 1278
- Bertrimostier 1284
- Burtrimostier 1285
- Bertrymoustier 1485
- Bertremostier XVe siècle
- Bertrimostier 1523
[modifier] Histoire
C'est à Bertrimoutier que fut créée la première des dix-huit colonies agricoles établies par les moines de Saint-Dié dès le VIIIe siècle. Le monastère (moutier) fut fondé vers 1171 par le moine Bertherus, disciple de saint Déodat, et dépendait du monastère de Saint-Dié. À son tour, la colonie de Bertherus essaima d'autres dans les vallons environnants.Le village est indiqué sans le dénombrement établi en 1553 par Claude de Jussey pour les biens qu'il possédait dans les prévôtés de Saint-Dié, Dompaire, Bruyères et Arches. En 1681, le chapitre de Saint-Dié rendit foi et hommage au roi de France pour la mairie de Bertrimoutier. Comme on le constate, l'histoire de Bertrimoutier est étroitement liée au rôle qu'à joué le clergé dans la contrée. Les habitants de Bertrimoutier étaient astreint à des corvées au château de Spitzemberg,la moitié de la serrure de la grande porte, la moitié de la crôle ou pêle à feu, et de la chaudière qui était fournie par la vouerie de la Haute-Pierre. En 1790, la paroisse de Bertrimoutier, qui regroupait les bourgs de Combrimont, Bonipaire, Layegoutte, Lesseux, Frapelle, Neuvillers, Pair, Grandrupt et Raves, était déjà appelée la Grande Paroisse. En 1848, les hameaux de Bonipaire et de Layegoutte ont été rattachés à la commune. L'évolution de la population est liée au développement du village. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la population augmente sensiblement pour passer de 12 habitants en 1710 à 156 en 1847. Vingt ans plus tard la population de Bertrimoutier est multipliée par 2,1 passant à 328 habitants, ce qui explique le regroupement des hameaux de Bonipaire et de Layegoutte au village de Bertrimoutier. Avant 1848, Bonipaire et Layegoutte étaient réunis à Combrimont formant ainsi une commune distincte. C'est l'arrêté présidentiel du 21 juillet 1848 qui a formé la commune de Combrimont et réuni Bonpaire et Layegoutte à Bertrimoutier. Depuis la commune s'étend sur 357 hectares. Cette prériode correspond à la construction d'une nouvelle mairie et d'une nouvelle école à partir de 1865. La commune a atteint le pic de population avec 367 habitants en 1887. Aujourd'hui la commune compte 375 habitants
[modifier] Curiosités
- Nécropole militaire franco-allemande (Première Guerre mondiale).
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | Guy Hurstel | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1830 | 1867 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 134 | 328 | 211 | 231 | 265 | 346 | 341 | 336 | 369 |
| Nombre retenu à partir de 1990 : Population sans doubles comptes | ||||||||
[modifier] Lieux et Monuments
[modifier] Église Saint-Jacques-le-Majeur
Église Saint-Jacques-le-Majeur surmontée d'un clocher à bulbe. Vers 1812, reconstruction d'un orgue antérieur par Augustin Chaxel. L'instrument a été reconstruit à nouveau par Simon Ulrich (1860-1862), transformé par Joseph Voegtlé (1924) et relevé par Roethinger en 1960.
[modifier] Colline du Sacré Cœur
La vallée de la Fave,et particulièrement Bertrimoutier étaient aux premières loges pour les bombardements qui atteignaient la crête des Vosges entre Allemands et Français au cours de la Grande Guerre 1914-1918. Les deux abbés de Bertrimoutiers (deux frères) Paul et Charles Chalumeau décidèrent d'entreprendre l'édification d'une statue du Sacré Cœur si les villages de la Grande Paroisse étaient épargnés par les bombardements.La guerre terminée, les pères Lavier et Laurent se rendirent à Bertrimoutier pour une mission d'évangélisation. Ceux-ci encouragèrent alors les paroissiens à édifier une statue du Sacré Cœur en signe de témoignage et de reconnaissance envers le Christ avoir préservé la population d'un horrible carnage. C'est le site de "la Hossière" qui a été choisie en 1928 pour édifier la statue. Ce sommet avait l'avantage d'être visible de chacune des sept colline composant la Grande Paroisse situées au confluent des vallées de la Fave et de la Morte. Vers l'été 1928, l'entreprise Guittjan de Saint-Dié fut chargée de couler le piédestal qui devait supporter la statue du Sacré Cœur d'une hauteur de 2,5 m qui fut fondue à Vaucouleurs. C'est le voiturier Alphonse Deschamps de Raves qui fut chargé de véhiculer la statue de la gare depuis son village jusqu'au pied de la colline. Pour mener à bien le travail on doubla l'attelage (6 boeufs) pour atteindre le sommet de la "Hossière". Un charpentier de Lesseux, Joseph Maurice édifia une "chèvre" (échaffaudage de grosses poutres). Avec l'aide d'un palan, on hissa la station de trois tonnes sur son socle. La cérémonie d'inauguration était présidée par Monseigneur Marmotin évêque de Saint6dié lors de la fête du Christ Roi en 1928. Les maires de sept communes portèrent, en se relayant le dais de l'église jusqu'à la statue.
[modifier] Nécropole Nationale
[modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Georges Poull, Les cahiers d'histoire, de biographie et de généalogie : travaux historiques, études généalogiques et documents inédits ou méconnus, chez l'auteur, Rupt-sur-Moselle (Vosges), 1972, p. 93

