Erich Hoepner

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Erich Hoepner
Image illustrative de l'article Erich Hoepner

Naissance 14 septembre 1886
Francfort-sur-l'Oder, Allemagne
Décès 8 août 1944 (à 57 ans)
prison de Plötzensee Berlin
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Grade Generaloberst
Années de service 19041942
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement 16e corps de Panzer,
4e armée blindée
Faits d'armes invasion de la Pologne,
Bataille de France,
Opération Barbarossa
Distinctions Croix de Chevalier
Autres fonctions Participation au complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler
Erich Hoepner (à droite) en octobre 1941 sur le front russe, en discussion avec un général SS.

Erich Hoepner, né le 14 septembre 1886 à Francfort-sur-l'Oder, mort le 8 août 1944 à Berlin, est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale. Il participe au complot du 20 juillet 1944 contre Hitler et est pendu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un médecin, Erich Hoepner naît le 14 septembre 1886 à Francfort-sur-l'Oder dans le Brandebourg. À la fin de sa scolarité, ayant obtenu son Abitur, Erich Hoepner s'engage comme Fahnenjunker dans le 13e Dragoner-Regiment "Schleswig-Holstein" stationné à Metz. Erich Hoepner est officier de cavalerie pendant la Première Guerre mondiale, terminant la guerre au grade de Rittmeister. Il demeure dans la Reichswehr après la guerre et atteint le rang de Generalmajor en 1936. Hoepner est un des premiers partisans de l'utilisation des blindés au combat. Il est promu Generalleutnant en 1938 et reçoit le commandement du 16e corps de Panzer. Il est General der Kavallerie dès 1939.

Hoepner, surnommé "der alte Reiter", « le vieux cavalier », participe aux invasions de la Pologne (1939) et de la France (1940), ce qui lui vaut la Croix de chevalier de la Croix de fer. Il est promu Generaloberst en juillet 1940 et reçoit le commandement du 4e groupe de Panzer en prévision de l'invasion de l'Union soviétique (juin 1941). Dans un ordre du jour à ses troupes en date du 2 mai 1941, préparatoire au déclenchement de l'Opération Barbarossa, il proclame que la guerre contre la Russie est essentielle pour l'avenir du « Peuple allemand », que ce conflit est en en réalité la continuation du Drang nach Osten médiéval, le "vieux combat" des Germains contre les Slaves, qu'une lutte à mort s'engage contre le judéo-bolchevisme[1] ; il ajoute que la guerre qui va se déclencher a pour but la destruction de la Russie actuelle et la défense de « la culture européenne contre le déluge moscovite-asiatique »[2].

Au début de l'année 1942, Hoepner sans l'accord du général von Kleist replie ses troupes face à la contre-offensive majeure des Russes devant Moscou : il est relevé de son commandement le 8 janvier et exclu de l'armée.

Participations à divers complots contre Hitler[modifier | modifier le code]

Erich Hoepner, comparant en tenue civile devant le Volksgerichtshof, quelques jours avant sa pendaison.

Bien qu'opposé aux termes du traité de Versailles, il est un des premiers adversaires de l'accession de Hitler au pouvoir. Il participe à plusieurs complots pour le renverser en jouant un rôle de premier plan. Lors d'une de ces tentatives en 1938, les troupes d’Hoepner ont pour mission de neutraliser les SS après la réussite de l'assassinat de Hitler, mais le plan échoue et le rôle qu'y a joué Hoepner n'est pas découvert.

Tout comme d'autres résistants conservateurs, Hoepner craint que les décisions stratégiques de Hitler vont conduire l'Allemagne à sa perte. Après la bataille de France, ces craintes semblent non fondées et Hoepner devient moins critique à l'égard du Führer. Ce n'est que lorsque l'opération Barbarossa est stoppée aux portes de Moscou, et qu'il est chassé de façon humiliante par Hitler, qu'il redevient actif.

Hoepner est un des conspirateurs du complot du 20 juillet 1944, mais cette fois il est arrêté après l'échec du coup d'État. Il est torturé par la Gestapo. Jugé sommairement par le Volksgerichtshof, un "tribunal du peuple" mis en place par les Nazis, Erich Hoepner est condamné à mort. Il est exécuté par pendaison dès le 8 août, dans la prison de Plötzensee, à Berlin.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Ingrao: Violence de guerre, violence génocide: Les Einsatzgruppen, in A. Becker et ali (dir), La violence de guerre, 1914-1945, Complexe (éditeur) , Bruxelles, 2002.
  2. C.R. Browning, Les Origines de la solution finale. p.271.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Walther-Peer Fellgiebel (2000), Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Podzun-Pallas. ISBN 3-7909-0284-5
  • Geralf Gemser, Darf eine Schule diesen Namen tragen? Zur Vorbildwirkung des Wehrmachtsgenerals Erich Hoepner, Allemagne, Marbourg 2005, ISBN 3-8288-8927-1

Liens externes[modifier | modifier le code]