Digimon World

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Digimon World
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Éditeur Bandai (Japon)
Infogrames (Europe)
Développeur Bandai
Distributeur Bandai
Musique Yuko Ishii et Kouji Yamada

Date de sortie Drapeau du Japon 28 janvier 1999[1]
Drapeau des États-Unis 23 mai 2000[2]
Drapeau de la France 5 juillet 2001[3]
Drapeau de l’Union européenne/Drapeau de l'Australie Juillet 2001[1]
Genre Rôle, action, animal virtuel
Mode de jeu Un ou deux joueurs
Plate-forme PlayStation
Média CD-ROM
Langue Français
Contrôle Manette

Évaluation

Digimon World (デジモンワールド, Dejimon Wārudo?) est un jeu vidéo de rôle développé et distribué par Bandai (actuellement Bandai Namco Games) et édité en Europe par Infogrames sur console PlayStation[4]. Digimon World représente principalement des créatures éponymes, les digimon, appartenant à la franchise du même nom. Le jeu a été commercialisé en janvier 1999 au Japon, en juillet 2000 aux États-Unis, et en juillet 2001 en Europe et en Australie[1],[3]. Le jeu s'est vendu à plus de 250 000 exemplaires au Japon durant février 2000[5].

Digimon World est le deuxième jeu vidéo de la série Digimon développé par Bandai. Il est précédé par Digimon Digital Card Battle, commercialisé en 1999, et suivi par son deuxième opus intitulé Digimon World 2, annoncé en conjonction avec le premier opus et commercialisé en juillet 2000. Cependant, le deuxième opus ne reprend pas le thème de l'élevage et les combats entre digimon sont axés sur les cartes à jouer.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'histoire débute lorsqu'un groupe d'enfants joue avec ses virtual pets. Le protagoniste, un jeune garçon, les rejoint et assiste avec excitation à un combat entre leur deux digimon : MetalGreymon et MetalMamemon. Lorsque le garçon rentre chez lui, il remarque une lumière émanant de sa chambre. Lorsqu'il entre dans sa chambre, il allume son virtual pet par curiosité et c'est alors qu'un Koromon apparaît sur l'écran tentant de lui parler. Le garçon est alors aspiré dans le digimonde, endroit dans lequel il atterrit brusquement et est accueilli par un chef de village, Jijimon, ainsi que d'autres digimon, incluant son partenaire. Lorsque le garçon réalise que le village est en danger, il tente de retrouver les digimon qui ont perdu la mémoire pour les convaincre d'y retourner. Au fur et à mesure du temps écoulé, le jeune garçon découvre que le chaos qui règne a été engendré par l'antagoniste et hacker, Analogman, et tente alors de sauver l'Île des Fichiers Binaires[6].

Système du jeu[modifier | modifier le code]

Digimon World est un jeu strictement basé sur les virtual pets[6] de la franchise. Le joueur incarne un humain du « monde réel » invoqué dans le digimonde par Jijimon[7]. Le personnage, représenté par un jeune garçon qui a comme nom par défaut « Hiro/Hero » (un nom commun que les concepteurs de jeux japonais donnent aux protagonistes du RPG), est d'aider les digimon du village à recouvrer leur mémoire en les combattant et, par la suite, à les convaincre de retourner dans la « Capitale »[4].

Une fois le joueur aspiré dans le jeu, Jijimon lui souhaite la bienvenue et le questionne sur sa personnalité. Les réponses du joueur déterminent ensuite le digimon avec lequel il débute (soit Agumon si les réponses sont positives, soit Gabumon si les réponses sont négatives). Son but est de parcourir les différents endroits du digimonde avec son partenaire humain à la recherche des digimon du village éparpillés sur l'île. Il doit finalement aller au « Mont éternel » pour combattre Analogman ainsi que le digimon de niveau méga, Machinedramon, pour rétablir l'ordre et la sécurité sur l'île.

Jouabilité[modifier | modifier le code]

Le premier aspect majeur du jeu se focalise principalement sur l'élevage du digimon qui accompagne le joueur tout au long de ses aventures[4]. Une fois le digi-œuf (digitama) éclos, le digimon passe du niveau bébé aux niveaux entraînement, disciple, champion puis ultime (voir méga, dans certains cas). Au fur et à mesure du temps, le digimon vieillit et meurt avec l'âge. Chaque digimon possède trois vies et n'en perd qu'une seulement lorsqu'il meurt durant un combat[8]. Par la suite, il se dé-digitalisera en digi-œuf et le joueur devra à nouveau l'élever et l'entraîner jusqu'à ce qu'il soit apte à combattre. Cependant, les attaques ayant été apprises auparavant par le digimon resteront intactes dans les statistiques du menu.

Le joueur élève son digimon en le nourrissant, l'entraînant, le soignant, en le félicitant/grondant, le laissant dormir et aussi en le laissant aller aux toilettes[4]. Le joueur possède, à sa disposition, un menu dans lequel il retrouve des « digi-objets », à récolter pendant la durée du jeu, comme entre autres des « gigots », « digi-champis » (nourriture), des « RAM de soins » (pour guérir les points de vie et de magie du digimon), des pansements (en cas de blessures) ou encore des « pots de chambre portatifs » (en cas de digestion). Le digimon s'exprime via des bulles montrant ses actuelles sensations comme notamment la faim, la joie/colère et la fatigue.

Le combat (« digicombat ») est le deuxième aspect majeur de Digimon World. Le partenaire digimon combat les digimon principaux devenus agressifs à cause de leur perte de mémoire. Durant les combats, le joueur commande son monstre à distance en lui donnant des ordres aléatoires ; celui-ci démarre les combats avec des techniques basiques et peu précises. Durant un laps de temps dans le combat, une « attaque finale », pouvant infliger d'énormes dégâts, peut être utilisée lorsque les six lettres du mot « finale » apparaissent sous la barre des « points de magie ». Lorsque le combat se termine, le digimon rentre à la Capitale et augmente ainsi le « taux de prospérité » du village. Le partenaire digimon peut éventuellement combattre les digimon sauvages éparpillés dans certains recoins de l'île pour augmenter ses paramètres et apprendre autre que les techniques basiques[4]. Quelquefois après avoir été vaincu, les digimon laissent un objet aléatoire après leur passage et le joueur acquiert des « bits » qui lui permettront l'achat de divers objets et bonus.

Certains petits goodies tels que les cartes à collectionner, objets digivolutifs[9] et « médailles » à récolter ont été inclus[8],[10]. Il existe également, dans le menu principal, un mode « Duel » durant lequel au maximum deux joueurs peuvent s'affronter dans une arène de combat, encouragés par un public constitué de digimon[8]. Le jour et la nuit apparaissent dans le jeu et la nuit attribue le repos du digimon ainsi que la sauvegarde de la progression effectuée[4].

Paramètres et digivolutions[modifier | modifier le code]

Les variantes de digivolutions sont multipliées par trois lorsque le digimon grandit en son niveau supérieur[10] mais ces variantes ne s'arrêtent que lorsque le digimon atteint le niveau ultime/méga[6]. Au niveau disciple, seuls neuf digimon sont disponibles : Agumon, Gabumon, Patamon, Elecmon, Biyomon, Kunemon, Palmon, Betamon et Penguinmon[10]. Passé du stade de digi-œuf, le digimon peut éventuellement être entraîné dans un parcours d'entraînement pour ainsi augmenter les « paramètres » nécessaires permettant sa digivolution. Ces paramètres sont classés comme tels[6] :

  • PV (Points de Vie) - déterminent le nombre de dommages que peuvent subir le digimon avant qu'il ne meure ;
  • PM (Points de Magie) - déterminent le nombre d'attaques que peut utiliser le digimon ;
  • Offensive - accroît les dommages que le digimon peut causer ;
  • Défense - décroît les dommages que peut subir le digimon ;
  • Vélocité - augmente la rapidité durant les attaques ;
  • Intelligence - permet une meilleure accessibilité aux techniques et à l'obéissance.

Hormis les paramètres à augmenter, la « jauge d'humeur » et la « jauge de discipline » du digimon peuvent favoriser ou défavoriser la digivolution et l'obéissance. Lorsque le digimon est de mauvaise humeur, cela peut entraîner une désobéissance, voire un échec, durant les combats et un raccourcissement de sa durée de vie (toutefois, ce type d'humeur peut aider à obtenir un puissant digimon). Le poids, le nombre de combats effectués et les « erreurs de soin » jouent également un rôle important[11]. Quelques alternatives à l'augmentation des paramètres sont les « objets digivolutifs ». Ces objets spécifiques, que le joueur doit trouver au long de ses aventures, permettent une digivolution souhaitée et plus rapide du digimon. Dans le menu du joueur y est inclus un « niveau de dressage » permettant d'obtenir une digivolution plus facile lors de la progression du jeu. Ce niveau de dressage peut augmenter lors de l'obtention d'un bon digimon, mais il peut également diminuer lors de l'obtention d'un digimon faible[11].

Le type de digivolution dépend des méthodes employées par le joueur durant l'élevage de son digimon. Les monstres obtenus peuvent varier du digimon gluant, faible et visqueux au digimon robuste, puissant et bien apprivoisé. Certains paramètres à augmenter sont prédéterminés à l'avance et il est conseillé de respecter chaque condition nécessaire pour l'obtention du digimon souhaité[11]. Au total, le joueur peut obtenir 65 digimon jouables sur environ 200 digimon présents dans le jeu[4] :

Développement[modifier | modifier le code]

Le développeur et distributeur Bandai (actuellement Namco Bandai Games) a fait preuve d'une grande campagne publicitaire dans le but de promouvoir les jeux vidéo de la franchise par rapport à celle des Pokémon de Nintendo, et spécialement face aux jeux Pokémon Rouge et Bleu. En Amérique du Nord, une carte à jouer promotionnelle était offerte aux 100 000 premiers clients pour l'achat du jeu[5]. Le jeu a officiellement été annoncé en conjonction avec Digimon World 2 en mai 2000, avant sa sortie dans les magasins[12] et un an après la sortie en 1998 du premier jeu de la série Digimon Digital Card Battle. La couverture du jeu varie en fonction du territoire ; la version PAL (européenne) est différente des versions japonaise et américaine, et représente les sept digimon élus de la première saison de l'anime, Digimon Adventure. Le groupe de digimon représenté sur la couverture inclus Tentomon (qui ne peut être obtenu en tant que digimon jouable) et Gomamon (qui est cependant complètement absent du jeu). Certaines discussions entre fans sur ce sujet ont été créées[13].

Principaux membres de l'équipe de développement
  • Producteur : Takayuki Shindo
  • Producteur exécutif : Shin Unozawa
  • Responsables conception : Gina Brandstetter, Mike Chung, Mike Tamura
  • Directeur de la programmation : Randy Culley
  • Sons et musiques : Yuko Ishii et Kouji Yamada
  • Programmation : Kirk Castonguay, John Kuwaye, Alan Shapiro
  • Édition et publication : Bandai (Japon), Flying Tiger Development (États-Unis) et Infogrames (Europe)

Audio[modifier | modifier le code]

Les musiques de Digimon World ont été composées par Yuko Ishii et Kouji Yamada[14]. Durant le jeu, le jour et la nuit possèdent deux musiques différentes dans chaque endroit. Sur ce fait, un album intitulé Digimon World: Original Soundtrack (デジモンワールド オリジナル・サウンドトラック?) est initialement commercialisé au Japon le 5 juillet 1999, sept mois après la sortie du jeu[15]. Il recense au total 36 musiques issues du jeu. Cet album, publié par Bandai Music Entertainment et catalogué APCG-4044, possède une durée d'approximativement 64 minutes.

Bug de la version française[modifier | modifier le code]

La version française du jeu contient un bug empêchant son entière progression[8]. La plupart des endroits du jeu sont inaccessibles tels que la « Forteresse d'Ogremon » devant laquelle un Agumon bloque l'entrée, ou encore « Bourg l'industrie ». De plus, certains digimon tels que Whamon et Shellmon ne peuvent retourner à la Capitale. Des années auparavant, des rumeurs portaient à croire que ce bug était facilement contournable, mais il ne semblait y avoir aucune alternative pour le contourner[16]. Cependant, d'après une vidéo amateur postée sur Dailymotion, une manipulation, néanmoins difficile mais pas impossible, permettrait de le contourner[17]. Un patch espagnol est également sorti pour corriger les bugs présents sur la version PAL du jeu[18].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse papier
Média Note
Gameworld 14/20[8]
Presse numérique
Média Note
GameSpot (US) 5,1/10[19]
IGN (US) 5,8/10[5]
Jeuxvideo.com (FR) 13/20[4]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 52,55 %[2]
(basé sur 10 critiques)

Jusqu'en février 2000, Digimon World s'est approximativement vendu à 250 000 exemplaires au Japon[5]. Miguel Lopez, de GameSpot, attribue un 5,1 sur 10, critique la nature peu interactive du jeu et conclus que Digimon World « n'est pas un jeu tout public mais seulement dédié aux fans de Digimon ou aux amateurs de monstres »[19]. David Zdyrko, d'IGN, rétorque un avis similaire, et donne en addition son avis sur les graphismes et le son tout en attribuant un 5,8/10[5]. Romendil, de Jeuxvidéo.com, critique ironiquement le jeu, mais donne finalement quelques points positifs à Digimon World[4]. GTK de Gameworld attribue un 14/20 bien que le jeu ne soit à son goût pas assez travaillé et possède un manque de scénario flagrant[8]. Au total, et pour finir, Game Rankings recense une dizaine de critiques, celle du site GameSpot y compris, et attribue une moyenne générale de 52,55 %[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Dates de sortie du jeu », sur MobyGames (consulté en 10 décembre 2010)
  2. a, b et c (en) « Digimon World », sur GameRankings (consulté en 5 décembre 2010)
  3. a et b « Page principale de la fiche du jeu », sur Jeuxvidéo.com (consulté en 7 décembre 2010)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Romendil, « Rédaction sur Jeuxvidéo.com », sur Jeuxvidéo.com,‎ 3 août 2001 (consulté le 10 septembre 2010)
  5. a, b, c, d et e (en) « Digimon World: PlayStation Preview », sur IGN (site web),‎ 5 juillet 2000 (consulté le 12 avril 2010)
  6. a, b, c et d (en) « Digimon World », sur Digimon Wiki (consulté en 5 décembre 2010)
  7. (en) « Image et détails sur Jijimon », sur Digimon Wiki (consulté en 5 décembre 2010)
  8. a, b, c, d, e et f GTK, « Revue du jeu Digimon World », sur Gameworld,‎ 30 juin 2000 (consulté en 3 décembre 2010)
  9. html#tips_1 « Digimon World », sur Gamehope
  10. a, b et c « Digimon World, détails du jeu », sur Digimonworld.ht.st (consulté en 6 décembre 2010)
  11. a, b et c « Paramètres et détails des digivolutions à obtenir », sur Saetta (consulté en 10 décembre 2010)
  12. (en) Brad Shoemaker, « Digimon World Hands-On », sur GameSpot,‎ 16 mai 2000 (consulté le 16 juin 2010)
  13. (en) « Forum Gamefaqs (Digimon absents du jeu) », sur Gamefaqs (consulté en 3 décembre 2010)
  14. (en) « Équipe de développement », sur GameSpot (consulté en 7 décembre 2010)
  15. (en) « Digimon World: Original Soundtrack », sur VGMdb (consulté en 5 décembre 2010)
  16. « Fiche technique Digimon World », sur Saetta (consulté en 9 décembre 2010)
  17. « Digimon World walkthrough 12 - La Forteresse des Ogres!!!! (12e minute) » (consulté en 21 août 2011)
  18. http://www.romhacking.net/utilities/838/
  19. a et b (en) Miguel Lopez, « Revue du jeu Digimon World », sur GameSpot,‎ 30 juin 2000 (consulté le 29 mars 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Médias externes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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