Digimon World

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Digimon World
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Éditeur Bandai
Développeur Bandai (Japon),
Flying Tiger Development (États-Unis)
Distributeur Bandai (Japon)
Infogrames (France)
Musique Yuko Ishii, Kouji Yamada

Date de sortie Icons-flag-jp.png 28 janvier 1999
Amérique du Nord 27 juillet 2000
Icons-flag-eu.png Juillet 2001
Genre Action-aventure, élevage
Mode de jeu Solo, deux joueurs
Plate-forme PlayStation
Média 1xCD-ROM
Langue Français (textes)
Contrôle Manette

Évaluation

Digimon World (デジモンワールド, Dejimon Wārudo?) est un jeu vidéo d'action-aventure, développé, distribué et édité par la société Bandai, initialement commercialisé en 1999 au Japon sur console PlayStation. Le jeu est par la suite adapté, et commercialisé en juillet 2000 en Amérique du Nord, puis en juillet 2001 sur le continent européen.

Digimon World inclut près de 200 créatures numériques appartenant à la franchise médiatique Digimon, créée en 1997 par Akiyoshi Hongo. Il s'agit du second jeu vidéo dérivé de la franchise, succédant Digital Monster Ver. S: Digimon Tamers, commercialisé en 1998 sur Sega Saturn. Le jeu est moyennement bien accueilli par l'ensemble de la presse spécialisée, qui la compare bien souvent aux premiers jeux vidéo de la franchise Pokémon. En février 2000, le jeu compte un total de 250 000 exemplaires vendus rien qu'au Japon.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Digimon World met en avant les éléments de nombreux types de jeux vidéo incluant action-aventure[1], combat[2], exploration[3], élevage[3], rôle[1], et stratégie[4]. Il s'agit d'un jeu vidéo à la troisième personne[5] lancé dans un environnement en trois dimensions[1], développé afin de faire la promotion du virtual pet, initialement lancé au Japon en 1997[3],[6]. Au commencement, le joueur peut indirectement choisir entre deux partenaire digimon, Agumon ou Gabumon[7]. Pour se faire, il doit répondre à une série de questions posées par Jijimon ; le joueur obtient Agumon lorsque les réponses sont positives, ou Gabumon lorsqu'elles sont négatives[7]. Au long de son périple, le joueur doit répondre aux exigences et aux besoins vitaux de son digimon tel un animal de compagnie[1],[2], tout en explorant son environnement afin de trouver divers items et de gagner un « point de prospérité » pour chaque habitant retourné au village[7]. Le jeu se base également sur l'optimisation de statistiques afin d'obtenir un digimon plus puissant et performant[1]. Certains petits bonus tels qu'une collection de cartes à collectionner[1], et des médailles, sont inclus.

Le jeu débute par une cinématique d'introduction présentant un jeune garçon, et protagoniste du jeu, assistant avec excitation à un combat de virtual pets entre deux de ses amis et leur digimon respectifs MetalGreymon et MetalMamemon. Le combat terminé, le jeune garçon rentre chez lui, seul, et remarque une étrange lumière émanant de sa chambre. Arrivé dans sa chambre, il remarque en allumant son virtual pet, une petite créature rose et active tentant de le joindre. Le jeune protagoniste est alors aspiré dans un portail dimensionnel jusqu'à son arrivée brusque dans le digimonde, un monde parallèle au monde réel, qui, comme ses résidents, est entièrement composé de données informatiques[3],[1]. Après avoir repris connaissance, il est accueilli par Jijimon, le chef d'un petit village nommé La Capitale, situé sur l'Île des Fichiers Binaires, accompagné d'un groupuscule de bébés digimon lui expliquant le but de sa venue[3]. Il doit tenter, à l'aide du partenaire digimon qui lui a été choisi, de retrouver et convaincre les anciens habitants, devenus mystérieusement amnésiques, de retourner au village[1],[5].

Élevage et combats[modifier | modifier le code]

Homme caucasien dans un costume blanc
Angemon, l'un des digimon présents dans le jeu.

Digimon World propose au joueur une variété d'items et d'objets, éparpillés dans l'environnement du jeu, stockés dans un menu, aidant à l'élevage et à la longévité de son digimon[1]. Ce dernier, s'exprimant automatiquement à l'aide de bulles, a besoin de nourriture, de soins et de sommeil, afin de vieillir dans de bonnes conditions et aussi longtemps que possible. Des items comme, entres autres, les gigots et digichampis peuvent servir de nourriture, les RAM de soins et des pansements pour la santé, et les pots de chambre portatifs pour les besoins naturels[1]. Le joueur peut utiliser l'option « Sauv+repos » du menu afin de sauvegarder le jeu, et autoriser son digimon à dormir. Le digimon possède également une jauge d'humeur, qui augmente ou diminue lorsqu'il est félicité ou réprimandé, et une jauge de saleté, qui augmente lorsqu'il fait ses besoins sur le sol en dehors des toilettes[1],[3]. Une horloge biologique matérialisée, placée sur le côté supérieur gauche de l'écran, indique le rythme biologique du digimon et le moment de la journée. En 24 heures, un digimon vieillit d'une année et se transforme physiologiquement en un digimon plus puissant à mesure qu'il vieillit[1]. En fin de vie, avec le vieillissement ou la perte de ses trois vies au combat[8], le digimon meurt, se dématérialise pour former un digi-œuf, et recommence un nouveau cycle de vie[3]; il revient au niveau bébé avec des paramètres au minimum et une très faible attaque[3].

Afin de progresser plus facilement, le joueur peut entraîner son digimon de deux différentes manières, soit dans un parcours du combattant en solo[8], soit au combat contre d'autres digimon[1]. Dans les deux cas, le digimon gagne en expérience sur un ou plusieurs des six paramètres, ou capacités, qu'il possède, et qui incluent les points de vie, les points de magie, l'offensive, la défense, la vélocité, et l'intelligence[3],[8]. Au parcours du combattant, le joueur choisit lui-même quel paramètre augmenter[3]. Pendant l'exploration du jeu, le joueur croise sur son chemin d'autres digimon qu'il peut éviter, ou approcher afin de combattre et gagner en expérience[3],[5]. Pendant les combats, le joueur peut surveiller, à l'aide de deux barres de santé, le nombre de points de vie restants (en rose), et de points de magie utilisés (en bleu). Il ne contrôle que partiellement son partenaire à l'aide de quelques options de commande[3] ; il n'interagit directement qu'en lançant des objets de soin sur son digimon, ou en lui demandant d'utiliser son attaque finale[2]. Une fois l'adversaire vaincu, le joueur remporte de l'argent virtuel appelé Bits, puis un item aléatoire de temps à autres[3].

Formes et paramètres[modifier | modifier le code]

Une fois un certain âge atteint, le partenaire digimon du joueur se transforme physiquement, ou se « digivolve », afin d'atteindre une forme plus puissante, multipliant ainsi les possibilités de victoires dans les combats[5]. Le digimon peut atteindre deux ou trois formes différentes et limitées dans sa durée de vie, aux dépens de trois principaux facteurs ; ses statistiques (ou paramètres), sa jauge d'humeur et de saleté, et le nombre d'erreurs de soins commises par le joueur[3]. Il ne s'agit d'erreurs de soins que lorsque le joueur ne comble pas, ou ignore, les besoins vitaux de son digimon[3]. Le type de digivolution dépend des méthodes employées par le joueur durant l'élevage de son digimon. Les monstres obtenus peuvent varier du digimon faible et désobéissant, au digimon robuste, puissant et bien apprivoisé. Certains paramètres à augmenter sont prédéterminés à l'avance, et il est conseillé de respecter chaque condition nécessaire afin d'obtenir le digimon souhaité[9].

Développement[modifier | modifier le code]

Digimon World est initialement commercialisé au Japon le 28 janvier 1999 sur console PlayStation[4]. Produit par Takayuki Shindo, le jeu est développé, puis distribué par la société locale Bandai, qui fait preuve d'une grande campagne promotionnelle plus imposante que celle des jeux vidéo de la franchise Pokémon de Nintendo, en particulier des jeux Pokémon Rouge et Bleu.

En Amérique du Nord, le jeu est commercialisé le 27 juillet 2000[2], et développé par Flying Tiger Development[4]. Avant sa parution officielle, il est classifié « T » (Teen), pour un public âgé de 13 ans et plus par l'Entertainment Software Rating Board (ESRB)[2],[5], tandis que la version européenne est classifiée pour tous publics par Pan European Game Information (PEGI)[1]. Une carte à jouer promotionnelle est offerte dans les 100 000 premiers exemplaires du jeu[2]. Le jeu est officiellement annoncé en conjonction avec Digimon World 2 en mai 2000, avant sa sortie[10].

En Europe, le jeu est commercialisé en juillet 2001. En France, il est commercialisé le 5 juillet 2001, et distribué par la société française Infogrames[4]. La version européenne du jeu contient par ailleurs un bug empêchant son entière progression[8] ; la plupart des endroits, tels que la Forteresse d'Ogremon et Bourg l'industrie, sont inaccessibles, et le joueur ne peut donc achever le jeu. Il existe cependant plusieurs alternatives pour le contourner, comme une manipulation, néanmoins difficile mais pas impossible[11], ou plus récemment, un patch espagnol DIY[12].

Musiques[modifier | modifier le code]

Les musiques de Digimon World sont composées par Yuko Ishii, et Kouji Yamada[13]. Chaque endroit dans le jeu possède deux différentes musiques. Un album intitulé Digimon World: Original Soundtrack (デジモンワールド オリジナル・サウンドトラック?) est commercialisé au Japon le 5 juillet 1999, sept mois après la sortie initiale du jeu[14]. Il compte trente-six pistes d'une durée approximative de soixante-quatre minutes, publiées par Bandai Music Entertainment, et cataloguées APCG-4044[14].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Média Notes
Allgame 2/5[5]
GameSpot 5,1/10[9]
IGN 5,8/10[2]
Jeuxvideo.com 13/20[1]
Compilations de notes
Média Notes
GameRankings 52,55 %[1]
MobyGames 55 %[4]

Digimon World est moyennement bien accueilli par l'ensemble de la presse spécialisée, et surtout critiqué pour, selon eux, avoir tenté de copier le succès des jeux de la franchise Pokémon[6],[2],[15]. Il obtient une moyenne générale de 52,55 % sur GameRankings, basée sur 11 revues de presse[15]. Sur MobyGames, il est accueilli par une moyenne générale de 55 %[4]. En février 2000, le jeu compte un total de 250 000 exemplaires vendus rien qu'au Japon[6].

Miguel Lopez, rédacteur au site GameSpot, attribue une notre de 5,1 sur 10, tout en critiquant la nature peu interactive du jeu, et en déduit qu'« il ne s'agit pas d'un jeu tous publics, mais d'un jeu seulement dédié aux fans de Digimon ou aux amateurs d'élevage de monstres[9]. » David Zdyrko, du site IGN, donne un avis similaire, et attribue au jeu une note de 5,8/10[2]. Selon lui, « si vous n'êtes pas un fan de Digimon, il n'y a rien dans ce jeu qui pourra vous faire changer d'avis. Si vous êtes un grand fan de Digimon, alors il n'y probablement rien dans ce que j'ai pu dire qui pourra vous faire changer d'avis -- sortez simplement de chez vous et demandez à vos parents d'acheter ce jeu et chaque peluche qu'ils peuvent trouver[2]. » Toujours au site IGN, la rédaction critique ouvertement Bandai qui, selon elle, tente de copier la popularité de la franchise rivale Pokémon, en commercialisant de nombreux produits dérivés tels que des cartes à collectionner, des figurines en plastiques, et des peluches dérivés de la franchise Digimon[6].

Romendil, rédactrice au site français Jeuxvideo.com, attribue une note note générale de 13 sur 20 à Digimon World[1]. Selon elle, « Digimon World reste quand même un titre idéal pour les fans du DA qui, à l'instar des Pokéfans, n'hésiteront pas à passer des heures et des heures sur ce jeu pour tenter de découvrir toutes les astuces qu'il recèle. Un jeu très riche lorsqu'on se donne la peine de s'y investir à fond, mais qui n'intéressera que les fans[1]. » Elle ajoute « La recette des Digimon est certes moins efficace que celle qui a fait le succès des Pokémon, mais les fans du DA y trouveront sûrement leur compte. Reste que la progression est parfois laborieuse et pas toujours passionnante, mais le soft réserve de longues heures de jeu à ceux qui se laisseront happer par cet univers[1]. » GTK, auteur du site Gameworld, lui, attribue une note de 14 sur 20, bien que le jeu ne soit, à son goût, pas assez travaillé et qu'il possède un manque scénaristique flagrant[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Romendil, « Digimon World - PlayStation », sur Jeuxvideo.com,‎ 3 août 2001 (consulté le 10 septembre 2010).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) David Zdyrko, « Digimon World. We promise not to say the word Pokemon at all in this entire review. », sur IGN,‎ 5 juillet 2000 (consulté le 12 avril 2010).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o (en) David Habinski, « Retro Review: Digimon World », sur Super 1UP Games,‎ 18 février 2014 (consulté le 3 août 2014).
  4. a, b, c, d, e et f (en) « Digimon World (PlayStation) », sur MobyGames (consulté le 10 décembre 2010).
  5. a, b, c, d, e et f (en) Gregory Berger, « Digimon World », sur Allgame (consulté le 3 août 2014).
  6. a, b, c et d (en) IGN Staff, « Digimon World. Can this be the PlayStation's answer to Pokémon? Bandai sure hopes so. », sur IGN,‎ 15 février 2000 (consulté le 4 août 2014).
  7. a, b et c (en) Catskater67, « Digimon World - Walkthrough », sur IGN,‎ 17 avril 2006 (consulté le 3 août 2014).
  8. a, b, c, d et e GTK, « Digimon World. Test réalisé par GTK. », sur Gameworld,‎ 30 juin 2000 (consulté le 3 décembre 2010).
  9. a, b et c (en) Miguel Lopez, « Digimon World Review. Digimon World isn't for everyone - only dedicated Digimon fans or fans of the monster-raising genre need apply. », sur GameSpot,‎ 30 juin 2000 (consulté le 4 août 2014).
  10. (en) Brad Shoemaker, « Digimon World Hands-On », sur GameSpot,‎ 16 mai 2000 (consulté le 16 juin 2010).
  11. « Digimon World walkthrough 12 - La Forteresse des Ogres!!!! (12e minute) » (consulté le 21 août 2011).
  12. (en) « Digimon World Patcher (PAL PSX) », sur romhacking.net (consulté le 25 décembre 2013).
  13. (en) « Équipe de développement », sur GameSpot (consulté le 7 décembre 2010).
  14. a et b (en) « Digimon World: Original Soundtrack », sur VGMdb (consulté le 5 décembre 2010).
  15. a et b (en) « Digimon World », sur GameRankings (consulté le 5 décembre 2010).

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