Jean de Montagu

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Jean de Montagu ou Jean de Montaigu, né vers 1349, mort le 17 octobre 1409, était un homme politique et mécène du Moyen Âge. Seigneur de Montagu-en-Laye et de Marcoussis, il porta les titres de vidame de Laon, et de capitaine de La Bastille[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean de Montagu est le fils de Girard de Montagu, un des secrétaires du roi Charles V, et de Biette de Casinel, sœur de Ferry Cassinel, l'archevêque duc de Reims et pair de France.

Il épouse Jacqueline de La Grange, fille du président du Parlement de Paris, Étienne de La Grange, et de Marie du Bois. De cette union naît Charles de Montagu, époux de Catherine d’Albret, fille du connétable de France, Charles Ier d'Albret, Elisabeth de Montagu, épouse déjà veuve de Jean VI de Lorroy et de Pierre de Bourbon-Préaux. Ses trois filles épouseront des grands seigneurs alliés à la cause orléanaise : le comte Jean VI de Roucy et de Braine, le sire de Craon, et le vicomte de Melun.

Secrétaire du roi Charles V, il devient grand trésorier de France de Charles VI en 1388, son chambellan vers 1397 puis grand maître de France en 1401. Par le revenu de ses charges et par les nombreux dons que lui fait le roi, il acquiert une immense fortune qui lui vaut l’inimitié du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et du roi Charles de Navarre. En 1400, il offre le bourdon Jacqueline, du nom de sa femme, à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son frère Gérard de Montagu est alors évêque de Paris.

De 1404 à 1408, pendant 4 ans, Jean de Montagu consacre une grande partie de sa fortune à édifier son château à Marcoussis, considéré comme l’une des plus belles réussites architecturales du règne du roi Charles VI. En remerciement du recouvrement de la raison par Charles VI, après la tragique affaire de la forêt du Mans, il fait construire le monastère des Célestins, et reconstruire le chœur de l’église de Marcoussis. Il édifie le château de Villeconin.

Le 7 octobre 1409, sur l’ordre de Jean sans Peur, il est arrêté par le prévôt de Paris Pierre des Essarts et emprisonné au Châtelet où il est torturé[2]. Après un procès sommaire, il est décapité aux Halles de Paris le 17 octobre 1409 avant que son corps soit pendu au gibet de Montfaucon.

Trois ans plus tard, son fils Charles ayant obtenu, la réhabilitation de sa mémoire, lui fait construire un somptueux tombeau dans l’église du monastère des Célestins de Marcoussis.

Son frère, Gérard de Montagu fut évêque de Paris. Son autre frère prénommé aussi Jean[3], fut évêque de Chartres en 1389, chancelier de France en 1405, archevêque de Sens en 1406, il fut tué[4] lors de la bataille d'Azincourt en 1415.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Autrand Françoise, Charles VI, Paris, Fayard, 1986

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel de Boos, Centre historique des Archives nationales (France), Marie-Françoise Damongeot, L'armorial le Breton, 2004, p. 222
  2. Jacques Hillairet, Prisons, piloris et cachots du vieux Paris, Les éditions de minuit, Paris, 1956 p. 164 (ISBN 2-7073-1275-4)
  3. Page 399 dans Histoire générale, civile et religieuse de la cité des Carnutes et du pays chartrain de Michel Jean François Ozeray (1836)
  4. Page 117 dans Les évêques dans l'histoire de la France de Jean Julg (2204)

Condamné à mort exécuté par décapitation