Jean-François Cail

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Jean-François Cail

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Portrait de Jean-François Cail

Naissance 8 février 1804
Chef-Boutonne
Décès 22 mai 1871
aux Plants, près de Ruffec
Profession entrepreneur

Compléments

Pionnier français des chemins de fer, constructeur de locomotives

Jean-François Cail est un entrepreneur industriel, constructeur mécanicien français, né le 8 février 1804 à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) et mort le 22 mai 1871 aux Plants, près de Ruffec (Charente).

Société Cail[modifier | modifier le code]

Installée à Chaillot, puis à Grenelle[1], la maison Cail construisit des locomotives à partir de 1844 dont les célèbres locomotives de vitesse Crampton, qui plus tard furent surnommées les TGV du XIXe siècle, car elles roulaient à 120 km/h, dès 1862.

Elle fut aussi active dans la construction métallique (viaduc des Fades) et l'industrie agricole sucrière à Melle (Deux-Sèvres).

Elle fusionna avec la société Fives-Lille.
On lui doit aussi la mise au point et la construction du premier distillateur à plateau capable de produire de l'éthanol pur : Le distillateur Adam-Derosne et Cail. Cet appareil fut ensuite supplanté par le distillateur Savalle qui pouvait fonctionner en continu.

Chronologie industrielle[modifier | modifier le code]

Plaque de constructeur du tender 23 A 168 attelé à la locomotive 230 D 116.

Locomotives préservées[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Son nom est inscrit sur la tour Eiffel.
  • Jean-François Cail a légué son nom à la rue Cail à Paris dans le Xe. La rue est bordée d'immeubles en pierre de taille modestes mais de bonne facture, construits par ce visionnaire social afin de loger les ouvriers de chemin de fer de la Gare du Nord toute proche.
  • La place centrale et le lycée professionnel de Chef-Boutonne portent son nom.
  • L'allée où est situé son monumental tombeau au Cimetière du Père-Lachaise porte son nom.

Vie privée[modifier | modifier le code]

La mairie du 8e arrondissement de Paris a été son hôtel particulier dans la seconde moitié de sa vie. (voir Hôtel Cail).

Son fils sera également industriel, dans les Deux-Sèvres où il initiera une activité de production d'alcool de betterave, qui est à l'origine du site de l'usine Rhodia de Melle, devenue second employeur industriel du département.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les usines Cail à Grenelle. Résumé d'un article de Michel Debonne in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – N° 13 & 14".

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Thomas, Jean-François Cail, un acteur majeur de la première révolution industrielle, Éditions de l'association CAIL = Comité Autour d'un Inventeur Local, 2004. [PDF] [lire en ligne] Extraits sur le site Découverte.inventaire.poitou.charentes.fr.
  • Jacques-Marie Vaslin, L'irrésistible ascension de Jean-François Cail, Le Monde, 21 septembre 2010, p. 2 du supplément Économie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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