Château de Malesherbes

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Château de Malesherbes
Image illustrative de l'article Château de Malesherbes
Architecte Pierre Vigné de Vigny
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire actuel privé
Protection Logo monument historique Classé MH (1965, 1988)
 Inscrit MH (1965, 1988)
Logo des sites naturels français Site classé (1982)
Logo des sites naturels français Site inscrit
Coordonnées 48° 17′ 14″ N 2° 24′ 57″ E / 48.2873, 2.4157 ()48° 17′ 14″ Nord 2° 24′ 57″ Est / 48.2873, 2.4157 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loiret
Commune Malesherbes

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Malesherbes

Géolocalisation sur la carte : Loiret

(Voir situation sur carte : Loiret)
Château de Malesherbes

Le château de Malesherbes est un château français situé à Malesherbes, dans le département du Loiret et la région Centre.

Historique[modifier | modifier le code]

Vue de l'arrière du château

Un premier château est attesté, le châtel de Bois-Malesherbes, acquis en 1398 par Jean de Montagu, surintendant des finances de Charles VI. Il passe ensuite entre les mains de la famille normande de Graville, puis aux Balzac d'Entragues. Il fut apporté en dot par Anne de Graville, fille de l'amiral Louis Malet de Graville à son cousin Pierre de Balzac d'Entragues.

François Balzac d'Entragues épouse Marie Touchet (maîtresse du feu roi Charles IX) en 1578 qui donne naissance à Catherine Henriette de Balzac d'Entragues laquelle deviendra la maîtresse d'Henri IV et lui extorquera une promesse de mariage écrite, le 1er octobre 1599, au château de Malesherbes. Mais le roi oublie vite cette promesse. Trompée, Catherine Henriette participe à un complot avec son père afin de porter le fils qu'elle a eu du roi, Henri de Bourbon-Verneuil, sur le trône. François Balzac d'Entragues est arrêté dans son château, condamné à mort puis gracié et finalement assigné à résidence à Malesherbes. Le château passe ensuite à la branche des Balzac d'Illiers. Henri de Bourbon-Verneuil deviendra évêque de Metz.

En 1718, le château est vendu, dans un état de grand délabrement, à Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, avocat général au Parlement de Paris. Sous la direction de l'architecte Pierre Vigny, le nouveau propriétaire fait combler les fossés et bâtir une façade classique, tout en conservant les tours d'angle.

C'est dans ce château que son fils, Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes fut exilé lors du gouvernement Maupeou.

Passionné de botanique, il consacre énormément de temps à ses plantations. Thomas Jefferson disait d'ailleurs à son sujet qu'il était l'homme de France qui connaît le mieux les arbres et Arthur Young note dans ses voyages :

"Une lieue avant d'arriver à Malesherbes, commence une belle rangée d'arbres, des deux côtés de la grande route : c'est l'ouvrage de Malesherbes; et c'est un exemple frappant de son attention pour orner un pays ouvert. Pendant un espace de plus de deux milles, ce sont des mûriers ; ils joignent ses autres belles plantations à Malesherbes, qui contiennent une grande variété des arbres les plus curieux que l'on ait jamais introduits en France"[2].

Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes ayant été un des défenseurs de Louis XVI devant le Tribunal révolutionnaire, son château devient à cette époque un lieu de pèlerinage pour les royalistes désireux de recueillir de sa bouche des souvenirs du monarque. En décembre 1793, une perquisition a lieu au château et les membres de sa famille sont conduits à Paris où ils seront guillotinés.

Le domaine passe ensuite aux orphelins Louis et Christian, neveux de François-René de Chateaubriand et arrières-petits-fils de Malesherbes. Le château connait une grande animation sous la Restauration. Louis de Chateaubriand était très lié avec son voisin de campagne le grand avocat Berryer.

De la fin des années 1990 à 2007, le château fut exploité par une chaîne hôtelière. Depuis 2007, il est la propriété d'un particulier.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le pigeonnier

Le château se situe dans un parc boisé d'une centaine d'hectares environ, on y trouve un obélisque depuis lequel on peut se rendre au château par une chaussée pavée. Une cour sablée entoure le château dont les douves sont aujourd'hui asséchées. Le corps de logis a été construit entre 1720 et 1724 par Pierre Vigné de Vigny (1690-1772), collaborateur de Robert de Cotte, architecte du roi. Il est aidé par son collègue dans l'agence de Robert de Cotte, Denis Jossenay.

Le parc du château comporte plusieurs dépendances : la grange aux dîmes est un grand grenier remontant à la fin du XIVe siècle ; la maison dite "de Chateaubriand" est un long pavillon où vécu l'auteur ; la chapelle datant du XVe siècle est de style gothique flamboyant, elle abrite les tombeaux de François de Balzac d'Entragues et de son épouse ; un des plus grands pigeonniers de France composé de 1 800 niches et où pouvaient loger plus de 8 000 pigeons ; une glacière[3].

Classement[modifier | modifier le code]

Le château est partiellement classé Monument Historique. Le classement concerne, depuis 1965, l'ensemble des bâtiments des greniers et du parc, la chambre d'Henriette d'Entragues, le salon de réception, le grand salon, la bibliothèque, la salle à manger ; et depuis 1988, les façades et toitures du château, de la maison dite de Chateaubriand, la chapelle, la conciergerie, le colombier, les douves et la glacière[4].

Visites[modifier | modifier le code]

En 2008, il est ouvert au public du 7 juillet au 22 août, on ne visite que les extérieurs.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Arthur Young, Voyages, tome 1, p. 182.
  3. Guide du Routard 2000-2001. Les Châteaux de la Loire. Hachette Tourisme. p.186 (ISBN 2.01.243225.5[à vérifier : isbn invalide])
  4. www.patrimoine-de-france.org. Recensement Monument Historique, n° notice : PA00098810.

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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