Les Gonaïves

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Les Gonaïves
Administration
Pays Drapeau d'Haïti Haïti
Département Artibonite
Arrondissement Les Gonaïves
Démographie
Population 324 043 hab. (est.2009)
Densité 565 hab./km2
Géographie
Coordonnées 19° 27′ 00″ N 72° 40′ 59″ W / 19.45, -72.68319° 27′ 00″ Nord
       72° 40′ 59″ Ouest
/ 19.45, -72.683
  
Superficie 57 358 ha = 573,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haïti

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Les Gonaïves

Les Gonaïves est une commune à l'ouest d'Haïti, chef-lieu du département de l'Artibonite et de l'arrondissement des Gonaïves.

Par sa position stratégique et sa participation à la révolution haïtienne, la ville est reconnue comme le berceau de l’Indépendance. La population, estimée à environ 300 000 habitants, en fait la troisième ville du pays.

Sommaire

Géographie [modifier]

Gonaïve est une ville chaude de terre salée, constituant une sorte de carrefour d’où peut rallier le Cap, Port-de-paix, et Hinche via saint-Michel-de-l’Attalaye.

Démographie [modifier]

Gonaïve, la quatrieme ville du pays, est peuplée de 324 043 habitants[1](recensement par estimation de 2009), dont 228 725 habitants pour la ville elle-même.

Histoire [modifier]

La Ville des Gonaïves fut fondée en 1422 par les Indiens qui le baptisaient du nom de Gonaibo (pour désigner une localité du caciquat de la Maguana).Erigée en commune en 1738,la ville est Surnommée aujourd'hui "Cité de l'Indépendance", parce que c'est le lieu de proclamation de l'Indépendance d'Haiti le 1er Janvier 1804

C'est aux Gonaïves que Toussaint Louverture a été arrêté le 7 juin 1802 sur l'habitation Georges et embarqué sur le Créole pour Cap-Haïtien puis sur le Héros vers la France.

La ville qui a assisté aux réunions des insurgés le 1er janvier 1804 devant l’autel de la Patrie pour déclarer l’indépendance et octroyer à Jean-Jacques Dessalines l’autorité suprême. L’acte officiel fut rédigé et signé à l’habitation Vernet et Boisrond Tonnerre passa à la postérité en prononçant la tirade suivante : « Pour dresser l’acte de naissance de notre liberté, il faut la peau d’un Blanc pour parchemin, son crâne pour écritoire, et pour plume une baïonnette. » Aujourd’hui, à l’angle des rues Liberté et Toussaint Louverture, se trouve, le mémorial de l’indépendance.La ville a été à deux reprises,1889 et 1950 siège de la constituante qui allait rédiger la constitution de ces années.Le 22 avril 1994, pendant la dictature militaire arrivée au pouvoir après un coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide, un groupe de partisans d'Aristide sont battus et tués par des civils et des forces para-militaires à Raboteau,un quartier populeux de la ville (y compris le Front pour l'Avancement et le Progrès d'Haïti, FRAPH).Le 21 septembre 2003 suite à l’assassinat du chef rebelle Amiot Métayer par le pouvoir en place,une rébellion débute dans la ville. Puis, elle gagne du terrain et une opposition armée dirigée par Buteur Métayer, le propre frère d’Amiot,se regroupe dans un Front pour la Libération et la Reconstruction Nationales ce qui a occasionné le départ du président Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004.Aucours de la même année,le 18 septembre,la Cité de l’indépendance d’Haiti a connu les heures les plus sombres,les plus catastrophiques , et les plus horribles de son existence .La ville est totalement détruite. Le cyclone Jeanne a fait pleurer presque toutes les familles haïtiennes,plus de trois milles morts ont été enregistrés et 80% des maisons ont été détruites ,la Cité a enregistré des pertes énormes et incalculables.

Drapeau [modifier]

Le drapeau de la ville des Gonaïves est composé de deux bandes horizontales, le jaune en Haut et le vert en bas, au milieu s’érige une bande blanche verticale sur laquelle se dessine la photo d’un lambi. Le vert représente la couleur du riz dans les rizières, le jaune traduit le riz qui est mur. Le banc symbolise le sel marin de la région des Gonaïves.

Lieux et monuments [modifier]

Le port de Gonaïves : Le port de Gonaïves servait autrefois autrefois à embarquer des produits agricoles en provenance de la plaine de l’Artibonite tels que le café, le riz, le coton, la canne à sucre et le bois de gaïac. Autour du port, le village des pêcheurs avec son alignement de « bateaux-pays » et la construction des casiers pour langoustes. En remontant du village de pêcheurs, empruntez les ruelles qui permettent de voir les vieilles maisons du pays.

Sanctuaires vaudou des Gonaïves : Souvenance et Soukri : Les sanctuaires vaudou de la région des Gonaïves où se déroule de grandes cérémonies dédiée aux esprits de la famille royale du Dahomey ; chants, danses, sacrifices de bœufs et de cabris sont de la partie .

Souvenance : Souvenance est un lieu de pèlerinage vaudou, notamment à Pâques. La ville se trouve à 10 km de Gonaïves sur la route du Cap. Après un pont, tournez à droite. La principale fête a lieu le 23 avril et elle dure trois jours. L’entrée du « lakou » consiste en un long mur de parpaing. Vous trouverez un grand « mapou » derrière la propriété où ont lieu les cérémonies. Le lieu est équipé de panneaux solaires assurant la fourniture d’électricité.

Soukri : Le second temple est connu sous le nom de soukri. La fête principale a lieu le 15 août et dure 15 jours. Soukri Danach est une localité située à 13 km au nord-est de Gonaïves. Le village de Mapou se trouve sur la route du Cap. Vous le trouverez sur le côté gauche de la route, 2,7 km après souvenance. Vous apercevrez sur le côté gauche de la route un pilier d’orientation du XVIIe siècle appelé Boulet-au-poteau. Il mentionne des inscriptions daté de l’an IV de l’indépendance. À cet endroit, faites demi-tour et 50 m après votre gauche part la route qui mène à Soukri. Chaque pratiquant du Vaudou à Soukri porte dans le cadre informel, le nom du loa qu’il « sert » ou « qui danse » dans sa tête.

La plaine du nord et le bois Caïman : C’est ici, un soir du 14 août 1791, qu’un certain Boukman à galvanisé une assistance d’esclaves, et obtenu d’eux la promesse de se battre pour leur liberté. Les héros de bronze, monument de verière, érigé en 1955 sous le gouvernement Magloire, célèbre la gloire des guerriers de l’indépendance

La place bouteille (ou de l’indépendance): et le mémorial du même nom, rue Louverture. C’est l’endroit où Capois-la mort s’est saoulé pour fêter l’indépendance, d’où son nom. Il s’illustra le 18 novembre 1803 en remportant la bataille du Cap. Un boulet lui enleva le chapeau, mais il cria « en avant ! en avant ! » un second boulet renverse son cheval. L’intrépide Capois se relève rapidement, brandit son sabre et, répétant le même cri, s’élance à la tête de ses hommes. L’ennemi applaudit. Rochambeau, le général français, devant un tel courage, fait cesser la bataille pour présenter ses hommages à l’officier noir qui vient de se couvrir de tant de gloire.

Administration [modifier]

La commune est composée des sections communales de :

  • Pont Tamarin
  • Bassin
  • Petite Rivière de Bayonnais (dont le quartier « Petite-Rivière-des-Bayonnais »)
  • Poteaux
  • Labranle

Culture [modifier]

Au niveau de la prestation musicale, il y a des groupes qui existent sporadiquement. La Branche Aimable de Geffrard et St Rose sont les deux groupes carnavalesques les plus anciens de la ville des Gonaïves.

Sport [modifier]

Le parc Stenio Vincent couramement appele parc-vincent est l'unique lieu terrain ou les équipes de la ville accueillent d'autres formations sportives venant d'autres ville du pays.En 2012,Le gouvernement Martelly/Lamothe annonce que la ville sera doté d’un centre multi sportif et d’une salle audiovisuelle informatisée, qui seront construits sur 3 carreaux de terre à Morne Blanc, une zone non inondable située sur la route de bassin Magnan (2e section communale des Gonaïves).Le Racing Football Club des Gonaïves et l’Eclair sont les deux seules équipes gonaiviennes qui participent dans le tournoi national de football. Après l'Aigle Rouge qui,en 1988,a été sacré champion national,le Racing a remporté le championnat national le 24 decembre 2008 quelques mois après les cyclones Hanna et Ike qui ont frapé la ville.

Évêché [modifier]

  • Roberto Dorneval : journaliste haïtien né le 27 janvier 1982 a Anse-Rouge (Gonaïves). Il a fait des études en communication et Gestion des affaires. Il a commencé sa carrière dans les medias en 1996. En 2010, après le tremblement de terre qui a terriblement frappé Port-au-Prince, il créa la fondation Viv Ayiti (FONVIVA) afin de venir en aide a des enfants démunis aux Gonaïves.
  • Jean Rony Lima : directeur fondateur de L'Institution Mixte Georges Anglade (IMGA), communicateur et avocat haïtien, de religion protestante, né le 1er janvier 1984 aux Gonaïves. En 2004 après le passage du cyclone Jeannne, alors qu'il avait 20 ans, il fonde une école dénommée « École Mixte Rocher d'Horeb » dans le but d'aider les enfants de son quartier. Faute de moyens économique en 2006, il plaide auprès d'une autre institution de prendre en charge les enfants. En 2010, il crée l'Institution Mixte Georges Anglade (IMGA), une des meilleures écoles de la ville.
    En 2006, il avait donné son service à titre de bénévolat comme Enquêteur à L'IDEJEN, une organisation internationale. Deux (ans ?) plus tard, il est nommé coordonnateur du Programme VIH/SIDA. Depuis 2011 jusqu'à maintenant, il est le coordonnateur administratif du projet JENKA (Jeunes en construction d'Haiti).
    12 Août 2012, Journée Mondiale de la Jeunesse. Après une marche réalisée avec plus de 2000 jeunes dans la cité de l'Indépendance, l'un des responsables de la MINUSTHA l'avait déclaré « Coordonnateur de la Jeunesse Gonaivienne ».
    Il est le fondateur de l'AJPN : Action des jeunes pour la pensée Novatrice.
    Il est aussi un écrivain. Son premier livre s'intitule : J’apprends l’informatique avec Précision. Il est enfin un prédicateur de l'évangile de Jésus Christ.

Notes et références [modifier]

  1. [PDF] (fr) Population totale, par sexe et population de 18 ans et plus estimées en 2009, au niveau des différentes unités géographiques sur le site de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI)

2.www.haiti-reference.com/geographie/villes/gonaives.php 3.www.international.siaap.fr/amerique/haiti-les-gonaives/ 4.ijdh.org/rabord.pdf

Voir aussi [modifier]

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Liens externes [modifier]