Les Gonaïves

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Gonaïves
Administration
Pays Drapeau d'Haïti Haïti
Département Artibonite
Arrondissement Les Gonaïves
Code postal HT 4110
Démographie
Population 324 043 hab. (est.2009)
Densité 565 hab./km2
Géographie
Coordonnées 19° 27′ N 72° 41′ O / 19.45, -72.683 ()19° 27′ Nord 72° 41′ Ouest / 19.45, -72.683 ()  
Superficie 573,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haïti

Voir la carte administrative d'Haïti
City locator 14.svg
Les Gonaïves

Géolocalisation sur la carte : Haïti

Voir la carte topographique d'Haïti
City locator 14.svg
Les Gonaïves
La baie des Gonaïves et les abords de la ville des Gonaïves donnant sur la mer.
Gonaïves avant et après l'ouragan Jeanne.
Gonaïves après le passage du cyclone Jeanne en 2004.

Les Gonaïves est une commune à l'ouest d'Haïti, chef-lieu du département de l'Artibonite et de l'arrondissement des Gonaïves.

Par sa position stratégique et sa participation à la Révolution haïtienne, la ville est reconnue comme le berceau de l’Indépendance. La population, estimée à environ 300 000 habitants, en fait la troisième ville du pays.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gonaïves est une ville aux sources d'eaux chaudes sise sur un territoire de terre salée donnant sur la baie des Gonaïves. La ville portuaire des Gonaïves constitue une sorte de carrefour conduisant vers le Cap-Haïtien, Port-de-Paix, et Hinche via Saint-Michel-de-l'Attalaye.

La rivière La Quinte qui contourne la ville des Gonaïves par l'Est, est régulièrement responsable des crues catastrophiques qui inondent la ville est provoque d'importants dommages et de nombreuses pertes en vie humaine. Cette rivière reçoit les eaux de plusieurs affluents importants (rivières Bayonnais, Ennery, La Branle, Tête Source. Depuis plusieurs années, des projets de réhabilitation de ce cours d'eau sont mis en chantier, avec curetage, canalisation, consolidation des rives et élargissement du lit.

Démographie[modifier | modifier le code]

Gonaïve, la troisième ville du pays, était peuplée de 324 043 habitants lors du recensement de la population effectué en 2009[1](recensement par estimation de 2009), dont 228 725 habitants pour la ville elle-même.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Ville des Gonaïves fut fondée en 1422 par les Amérindiens qui la nommèrent du nom de "Gonaibo" (pour désigner une localité du caciquat de la Maguana). Érigée en commune en 1738, la ville est surnommée aujourd'hui "Cité de l'Indépendance", parce que c'est le lieu de proclamation de l'Indépendance d'Haiti le 1er janvier 1804.

C'est aux Gonaïves que Toussaint Louverture a été arrêté le 7 juin 1802 sur l'habitation Georges et embarqué sur le bateau "Le Créole" pour Cap-Français (aujourd'hui Cap-Haïtien) puis sur le navire "Le Héros" vers la France.

La ville qui a assisté aux réunions des insurgés le 1er janvier 1804 devant l’autel de la Patrie pour déclarer l’indépendance et octroyer à Jean-Jacques Dessalines l’autorité suprême. L’acte officiel fut rédigé et signé à l’habitation Vernet. Le secrétaire de Dessalines, Louis Boisrond Tonnerre, passa à la postérité en prononçant la tirade suivante : « Pour dresser l’acte de naissance de notre liberté, il faut la peau d’un Blanc pour parchemin, son crâne pour écritoire, et pour plume une baïonnette ». Aujourd’hui, à l’angle des rues Liberté et Toussaint Louverture, se trouve, le mémorial de l’indépendance.

La ville a été à deux reprises, en 1889 et 1950, siège de la Constituante qui allait rédiger la constitution de ces années.

Le 22 avril 1994, pendant la dictature militaire arrivée au pouvoir après un coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide, un groupe de partisans d'Aristide sont battus et tués par des civils et des forces para-militaires à Raboteau, un quartier populeux de la ville (y compris le Front pour l'Avancement et le Progrès d'Haïti, FRAPH).

Le 21 septembre 2003 à la suite de l’assassinat du chef rebelle Amiot Métayer par le pouvoir en place, une rébellion débute dans la ville. Puis, elle gagne du terrain et une opposition armée dirigée par Buteur Métayer, le propre frère d’Amiot, se regroupe dans un Front pour la Libération et la Reconstruction Nationale ce qui a occasionné le départ du président Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004.

Au cours de la même année, le 18 septembre 2004, la Cité de l’indépendance d’Haiti a connu les heures les plus sombres, les plus catastrophiques de son existence en raison du passage d'un cyclone. La ville est totalement détruite par l'ouragan Jeanne qui a endeuillé les familles haïtiennes, plus de trois milles morts ont été enregistrés et 80% des maisons ont été détruites, la Cité a enregistré des pertes énormes et incalculables.

Chaque 1er janvier voit le défilé des autorités gouvernementales, afin de célébrer le jour de l'indépendance.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la ville des Gonaïves est composé de deux bandes horizontales, le jaune en Haut et le vert en bas, au milieu s’érige une bande blanche verticale sur laquelle se dessine la photo d’un lambi. Le vert représente la couleur du riz dans les rizières, le jaune traduit le riz qui est mur. Le banc symbolise le sel marin de la région des Gonaïves.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le port de Gonaïves : Le port de Gonaïves servait autrefois autrefois à embarquer des produits agricoles en provenance de la plaine de l’Artibonite tels que le café, le riz, le coton, la canne à sucre et le bois de gaïac. Autour du port, le village des pêcheurs avec son alignement de « bateaux-pays » et la construction des casiers pour langoustes. En remontant du village de pêcheurs, empruntez les ruelles qui permettent de voir les vieilles maisons du pays.

Sanctuaires vaudou des Gonaïves : Souvenance, Badjo et Soukri : Les sanctuaires vaudou de la région des Gonaïves où se déroule de grandes cérémonies dédiée aux esprits de la famille royale du Dahomey ; chants, danses, sacrifices de bœufs et de cabris sont de la partie .

Souvenance : Souvenance est un lieu de pèlerinage vaudou, notamment à Pâques. La ville se trouve à 10 km de Gonaïves sur la route du Cap. Après un pont, tournez à droite. La principale fête a lieu le 23 avril et elle dure trois jours. L’entrée du « lakou » consiste en un long mur de parpaing. Vous trouverez un grand « mapou » derrière la propriété où ont lieu les cérémonies. Le lieu est équipé de panneaux solaires assurant la fourniture d’électricité.

Badjo : Badjo est un lieu de pélérinage vaudou qui existait avant l'indépendance et a été un des premiers qui soit devenu indépendant lors de la guerre d'indépendance. C'est ici que Dessalines est venu se recueillir, son épée est conservée dans le péristyle et fait l'objet d'un pélérinage tous les 7 ans qui conduit à déterrer l'épée de là où elle est enfoncée. Il dispose d'un bassin où les participants sont invités à se baigner. Lors de la catastrophe de l'ouragan Jeanne, il a été un des centres les plus importants pour le logement des rescapés. Pour le remercier, le Ministère de la Culture a construit un centre. Il dispose également d'une laiterie gérée par la communauté.

Soukri : Le second temple est connu sous le nom de soukri. La fête principale a lieu le 15 août et dure 15 jours. Soukri Danach est une localité située à 13 km au nord-est de Gonaïves. Le village de Mapou se trouve sur la route du Cap. Vous le trouverez sur le côté gauche de la route, 2,7 km après souvenance. Vous apercevrez sur le côté gauche de la route un pilier d’orientation du XVIIe siècle appelé Boulet-au-poteau. Il mentionne des inscriptions daté de l’an IV de l’indépendance. À cet endroit, faites demi-tour et 50 m après votre gauche part la route qui mène à Soukri. Chaque pratiquant du Vaudou à Soukri porte dans le cadre informel, le nom du loa qu’il « sert » ou « qui danse » dans sa tête.

La plaine du nord et le bois Caïman : C’est ici, un soir du 14 août 1791, qu’un certain Boukman à galvanisé une assistance d’esclaves, et obtenu d’eux la promesse de se battre pour leur liberté. Les héros de bronze, monument de verière, érigé en 1955 sous le gouvernement Magloire, célèbre la gloire des guerriers de l’indépendance

La place bouteille (ou de l’indépendance): et le mémorial du même nom, rue Louverture. C’est l’endroit où Capois-la mort s’est saoulé pour fêter l’indépendance, d’où son nom. Il s’illustra le 18 novembre 1803 en remportant la bataille du Cap. Un boulet lui enleva le chapeau, mais il cria « en avant ! en avant ! » un second boulet renverse son cheval. L’intrépide Capois se relève rapidement, brandit son sabre et, répétant le même cri, s’élance à la tête de ses hommes. L’ennemi applaudit. Rochambeau, le général français, devant un tel courage, fait cesser la bataille pour présenter ses hommages à l’officier noir qui vient de se couvrir de tant de gloire.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est composée des sections communales de :

  • Pont Tamarin
  • Bassin
  • Petite Rivière de Bayonnais (dont le quartier « Petite-Rivière-des-Bayonnais »)
  • Poteaux
  • Labranle

Culture[modifier | modifier le code]

Au niveau de la prestation musicale, il y a des groupes qui existent sporadiquement. La Branche Aimable de Geffrard et St Rose sont les deux groupes carnavalesques les plus anciens de la ville des Gonaïves.

Sport[modifier | modifier le code]

Le parc Stenio Vincent couramement appele parc-vincent est l'unique lieu terrain ou les équipes de la ville accueillent d'autres formations sportives venant d'autres ville du pays.En 2012,Le gouvernement Martelly/Lamothe annonce que la ville sera dotée d’un centre multi sportif et d’une salle audiovisuelle informatisée, qui seront construits sur 3 carreaux de terre à Morne Blanc, une zone non inondable située sur la route de bassin Magnan (2e section communale des Gonaïves).Le Racing Football Club des Gonaïves et l’Eclair sont les deux seules équipes gonaiviennes qui participent dans le tournoi national de football. Après l'Aigle Rouge qui, en 1988, a été sacré champion national, le Racing a remporté le championnat national le 24 décembre 2008 quelques mois après les cyclones Hanna et Ike qui ont frappé la ville.

Sites et Personnalités de la ville[modifier | modifier le code]

  • Roberto Dorneval : journaliste haïtien né le 27 janvier 1982 a Anse-Rouge (Gonaïves). Il a fait des études en communication et Gestion des affaires. Il a commencé sa carrière dans les medias en 1996. En 2010, après le tremblement de terre qui a terriblement frappé Port-au-Prince, il créa la fondation Viv Ayiti (FONVIVA) afin de venir en aide a des enfants démunis aux Gonaïves.
  • Jean Rony Lima : directeur fondateur de L'Institution Mixte Georges Anglade (IMGA), communicateur et avocat haïtien, de religion protestante, né le 1er janvier 1984 aux Gonaïves. En 2004 après le passage du cyclone Jeanne, alors qu'il avait 20 ans, il fonde une école dénommée « École Mixte Rocher d'Horeb » dans le but d'aider les enfants de son quartier. Faute de moyens économique en 2006, il plaide auprès d'une autre institution de prendre en charge les enfants. En 2010, il crée l'Institution Mixte Georges Anglade (IMGA), une des meilleures écoles de la ville.
En 2006, il avait donné son service à titre de bénévolat comme Enquêteur à L'IDEJEN, une organisation internationale. Deux (ans ?) plus tard, il est nommé coordonnateur du Programme VIH/SIDA. Depuis 2011 jusqu'à maintenant, il est le coordonnateur administratif du projet JENKA (Jeunes en construction d'Haiti).
12 Août 2012, Journée Mondiale de la Jeunesse. Après une marche réalisée avec plus de 2000 jeunes dans la cité de l'Indépendance, l'un des responsables de la MINUSTHA l'avait déclaré « Coordonnateur de la Jeunesse Gonaivienne ».
Il est le fondateur de l'AJPN : Action des jeunes pour la pensée Novatrice.
Il est aussi un écrivain. Son premier livre s'intitule : J’apprends l’informatique avec Précision. Il est enfin un prédicateur de l'évangile de Jésus Christ.
  • Emmeline Michel
  • Antoine Rossini Jean-Baptiste
  • Gazzman Pierre
  • Israel Jeune
  • Youri Latortue: Né aux Gonaïves, Youri Latortue a fréquenté l’École de droit à Port-au-Prince avant d’être diplômé de l'Académie militaire d'Haïti en 1990. Il est devenu lieutenant dans les Forces armées d'Haïti (FAdH), enseignant brièvement à l'Académie militaire. Toutefois, après le coup d'État du 30 septembre 1991 contre le Président Jean-Bertrand Aristide, Latortue a rejoint les rangs de la notoire unité antigang de l’armée (auparavant connue sous le nom de Recherches criminelles) dirigée par le colonel Michel François, l’un des principaux dirigeants du coup d'État.Il est l’un des politiciens les plus puissants d’Haïti.

Sénateur au franc-parler, il est un allié du président haïtien Michel Martelly. Tous deux comptent parmi les principaux défenseurs du rétablissement de l’armée haïtienne démobilisée. Il a soutenu le candidat au poste de Premier ministre de Martelly, l’homme d’affaires néolibéral Daniel-Gérard Rouzier, qui a été rejeté par le Parlement à l’occasion d’un vote le 21 juin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (fr) Population totale, par sexe et population de 18 ans et plus estimées en 2009, au niveau des différentes unités géographiques sur le site de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI)

2.www.haiti-reference.com/geographie/villes/gonaives.php 3.www.international.siaap.fr/amerique/haiti-les-gonaives/ 4.ijdh.org/rabord.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]