Vincent Ogé

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Vincent Ogé.
Physionotrace par Gilles-Louis Chrétien, 1790.

Vincent Ogé, né vers 1755 à Dondon, Saint-Domingue, mort roué vif, le 25 février 1791, au Cap-Français, est le meneur de la première révolte des mulâtres [1], prémisse de la Révolution haïtienne [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Mulâtre, natif de Dondon, dans le nord de Saint-Domingue, issu d’une famille aisée, il fit de brillantes études et vécut en France. Rentré à Saint-Domingue, il exerça le métier de négociant.

À la Révolution française, il fut l’un des fondateurs de la Société des colons américains, groupe d’influence proche de la Société des amis des Noirs. Il argumenta pour l’égalité des libres mulâtres et affranchis auprès des députés à l’Assemblée constituante.

Inquiété par les colons, il dut, pour revenir à Saint-Domingue en 1790 avec des armes et des munitions, passer par l’Angleterre et les États-Unis. En octobre, il exigea par écrit l’égalité des libres de couleur. Devant la fin de non-recevoir des blancs, il organisa une rébellion en armant plus de trois cents mulâtres dans les montagnes du Nord. Dans la nuit du 28 octobre, ils parcoururent les plantations et menacèrent les blancs, pillant quelques habitations.

Les troupes réagirent et dispersèrent la bande, arrêtant plus de deux cents d’entre eux. Le 5 janvier, Vincent Ogé est livré par les Espagnols auprès de qui il s'était réfugié. Après un procès sommaire, Ogé et son complice, le noir affranchi Jean-Baptiste Chavannes, furent roués vifs en place publique le 25 février 1791 au Cap-Français. Quarante hommes furent pendus ou condamnés aux galères.

L’événement marqua la fin des espoirs d’égalité des libres de couleur et les poussa à s’allier aux esclaves contre les colons.

Référence[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]