Henri Christophe
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| Henri Ier | |
| Titre | |
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| 1er roi d'Haïti | |
| 28 mars 1811 – 8 octobre 1820 9 ans, 6 mois et 10 jours |
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| Couronnement | 2 juin 1811 |
| Prédécesseur | Lui-même (président du Nord d'Haïti) |
| Successeur | Jean-Pierre Boyer |
| Président du Nord d'Haïti | |
| 17 février 1807 – 28 mars 1811 (4 ans, 1 mois et 11 jours) |
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| Prédécesseur | Lui-même (président de la République d'Haïti) |
| Successeur | Lui-même (roi) |
| 2e président de la République d'Haïti | |
| 28 décembre 1806 – 27 janvier 1807 (29 jours) |
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| Prédécesseur | Lui-même |
| Successeur | Alexandre Petion |
| Chef provisoire de l'éxécutif | |
| 17 octobre 1806 – 28 décembre 1807 (2 mois et 11 jours) |
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| Prédécesseur | Jacques I |
| Successeur | Lui-même |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Christopher Henry |
| Date de naissance | 6 octobre 1767 |
| Lieu de naissance | Grenade |
| Date de décès | 8 octobre 1820 (à 53 ans) |
| Lieu de décès | Milot, (Haïti) |
| Conjoint | Marie-Louise Coidavid |
| Enfants | François-Ferdinand Françoise-Améthyste Athénaïs Jacques-Victor Henri "prince royal" |
| Héritier | Jacques-Victor Henri "prince royal" |
| Résidence | Palais Sans-Souci |
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| Présidents de la République d'Haïti | |
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Henri Christophe (Grenade, 6 octobre 1767 – Cap-Haïtien, 8 octobre 1820) est président puis roi d'Haïti sous le nom d'Henri Ier ou plus simplement de « roi Christophe ».
Né Christopher Henry à l'île Saint-Christophe ou à Grenade[1], il est le fils d'un affranchi de Grenade nommé Christophe. Il arrive dans le nord de Saint-Domingue en tant qu'esclave. En 1779, il sert dans les forces françaises des chasseurs-volontaires de Saint-Dominigue durant la Révolution américaine en tant que tambour. Ils combattent au siège de Savannah.
Durant la révolte de 1791, il se distingue et devient officier. Il se bat pendant quatre ans dans le nord avec Toussaint Louverture. En 1802, il est nommé général.
En 1806, l'empereur Jacques Ier est assassiné, et Christophe se retire dans la plaine du Nord où il forme un gouvernement séparatiste. Le sud étant aux mains d'Alexandre Pétion.
En 1807, il se proclame président et généralissime des forces de terre et de mer de l'État d'Haïti.
En 1811, il est couronné roi par l'archevêque capucin Jean-Baptiste-Joseph Brelle.
Sa titulature est : « Henri, par la grâce de Dieu et la Loi constitutionnelle de l'État Roi d'Haïti, Souverain des Îles de la Tortue, Gonâve, et autres îles adjacentes, Destructeur de la tyrannie, Régénérateur et bienfaiteur de la nation haïtienne, Créateur de ses institutions morales, politiques et guerrières, Premier monarque couronné du Nouveau-Monde, Défenseur de la foi, Fondateur de l'ordre royal et militaire de Saint-Henri ».
Malgré ses efforts à promouvoir l'éducation et à codifier les lois (le « Code Henri »), Henri est un monarque peu populaire ; d'ailleurs, son royaume est constamment en conflit avec le sud républicain.
Il bâtit le Palais de Sans-Souci à Milot, et le Palais de la Belle-Rivière, à Petite Rivière de l'Artibonite.
Une mutinerie éclate en 1812 qu'il mate. Vers la fin de son règne, l'opinion publique tourne décisivement contre lui à cause du « caporalisme agraire » qu'il promeut afin de développer l'économie de l'île.
Frappé d’une crise d’apoplexie le 15 août 1820, il en reste partiellement paralysé.
Attaqué par les insurgés, Henri se suicide le 8 octobre 1820 en se tirant une balle en argent dans le cœur, pendant une messe dans une église qu'il avait fait bâtir. Il est inhumé dans la citadelle La Ferrière.
Jean Pierre Boyer, le Président « sudiste » s'impose par les armes et proclame le rattachement du nord à la République d'Haïti le 26 octobre suivant.
Son fils adolescent est pendu par les insurgés, sa femme Marie-Louise Coidavid et ses filles s'exilent en Italie.
Aimé Césaire fait de lui le héros d'une pièce de théâtre : La Tragédie du roi Christophe en 1963.
Bibliographie [modifier]
- Leconte, Vergniaud. Henri Christophe dans l'Histoire d'Haiti, Paris, 1931.
Références [modifier]
- John Vandercook, Black Majesty: The Life of Christophe, King of Haiti, Harper and Brothers Publishing, 1928, p. 6
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