Benjamin Vautier

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Benjamin Vautier
Benjamin Vautier (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).
Benjamin Vautier (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

Nom de naissance Benjamin Vautier
Naissance 18 juillet 1935 (1935-07-18) (76 ans)
Naples, Drapeau d'Italie Italie
Nationalité français
Activité(s) performances, installations et peintures
Mouvement artistique Fluxus, Lettrisme

Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est un artiste français d'origine suisse, né le 18 juillet 1935 à Naples en Italie. Il vit et travaille à Nice.

Membre du groupe Fluxus et proche du Lettrisme, Ben est un artiste connu pour ses performances, installations et peintures. Il devient connu du grand public à partir des années 1960, à travers notamment ses « écritures » déclinées sous divers supports et diverses formes.

Sommaire

[modifier] Biographie

Installation d’une Boite de Ben

Il vit une partie de son enfance à Smyrne, à Alexandrie, à Lausanne et arrive à Nice à 15 ans.

À la fin des années 1950, il ouvre à Nice une petite boutique dont il décore la façade d'une accumulation d'objets hétéroclites et dans laquelle il vend des disques d'occasion. Dans sa boutique ou plutôt sur le trottoir se retrouvent les principaux membres de ce qui sera appelé l'École de Nice : César, Arman, Martial Raysse, Sosno, etc. Proche d'Yves Klein et séduit par le nouveau réalisme, il développe l'idée que « l'art doit être nouveau et apporter un choc »[1]. Également admirateur d'Isidore Isou, son œuvre, basée sur un principe d'écriture peinte, est à rapprocher de la peinture lettriste.

Au début des années 1960, il rejoint le groupe Fluxus et publie de nombreux textes.

Au début des années 1980, au retour de Berlin, il rencontre de jeunes artistes (Robert Combas, Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard etc), dont il baptise le mouvement Figuration Libre[2], mouvement d'art figuratif caractérisé, notamment, par l'absence du respect des règles de la figuration classique, l'utilisation de matériaux hétéroclites et de couleurs discordantes.

Il dévoile régulièrement dans ses billets (dans la revue Art Jonction, dans ses expos ou sur son site web) la face cachée du monde feutré de l'art contemporain et des agissements des personnalités (institutionnels, galeristes, artistes, etc) du monde de l'art, et donne son point de vue sur l'actualité politique et culturelle.

Ben a aussi publié plusieurs recueils poétiques, dans l'esprit de la Beat Generation. Il a également participé à la rédaction de La Clef, atlas ethno-linguistique notamment rédigé par des membres et sympathisants, comme Ben, du Parti nationaliste occitan.

Il vit et travaille depuis de nombreuses années sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise où sa maison, chef d'œuvre personnel[réf. nécessaire], se fait remarquer dans le voisinage.

Il définit lui-même son art comme un « un art d'appropriation », déclarant[réf. nécessaire] :

« Je cherche systématiquement à signer tout ce qui ne l'a pas été. Je crois que l'art est dans l'intention et qu'il suffit de signer. Je signe donc : les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. Je vais être très jaloux de Manzoni qui signe la merde et qui me volera l'idée des sculptures vivantes. »

En février 2010, il décide de soutenir la candidature d'André Aschieri alors tête de liste Europe Écologie pour le département des Alpes Maritimes sur la liste de Laurence Vichnievsky à l'occasion des élections régionales en région PACA[3].

[modifier] Exemples d'œuvres

Exemple d’agenda de Ben avec « une écriture manuscrite blanche sur fond noir »
  • Le mot, la pensée, le slogan et l'écriture sont à la base de son œuvre. L'écriture Ben est devenue sa marque de fabrique et de reconnaissance.
  • En 2004 et 2005, il a dessiné quelques-uns des timbres-poste semi-permanents français (« Ceci est une invitation », « Un grand merci »).
  • Il a été choisi pour créer les graphismes accompagnant les stations du nouveau tramway de Nice, mis en service en novembre 2007. Il souhaite que soit créé à Nice un Festival des musiques occitanes.
  • Il dessine aussi le nouveau maillot du Rugby Nice Côte d'Azur.
  • Depuis de nombreuses années, Ben fait la couverture d’agendas, de cahier de textes et d’autres fournitures scolaires - sous la forme d’« une écriture manuscrite blanche sur fond noir ».

[modifier] Ouvrages

Art :

  • je peux tous me permettre
  • Pas d'art sans vérité, 1990
  • Ben, ma vie et mes conneries, 2000
  • Je cherche la vérité..., avec MAMAC Nice, Flammarion, 2001
  • Poésies, prose et ruminations, 2002
  • J'emmerde l'art, Z'Éditions, 2002
  • Fluxus, Z'Éditions, 2003
  • Frédéric Altmann, avec Jacques Simonelli et Georges Vercheval, 2003
  • "En ce temps là, Ben vint et dit...", par Aurélie Barnier, collection Opus Délits, Critères Éditions, 2009
  • Ben. Strip-tease intégral, avec Jon Hendricks et Hans Ulrich Obrist, 2010
  • "Ben Par Ben", par Sylvie Boulloud, 2010

Ethnisme :

  • Manuscrit pour "la première internationale ethniste", 1986
  • L'ethnisme de A à Z : Pour un nouvel ordre mondial, Z'Éditions, 1991
  • Mes démangeaisons Le mot et le reste, 2007

[modifier] Expositions

Performance de Ben à Mougins en 2011

[modifier] Engagement

Ben s'est engagé pour un Tibet libre[5], il composa en particulier une œuvre pour illustrer un double CD intitulé « Tibet libre » produit au profit de l'association Solidarité Tibet[6].

En février 2010, il décide de soutenir la candidature d'André Aschieri alors tête de liste Europe Écologie pour le département des Alpes Maritimes sur la liste de Laurence Vichnievsky à l'occasion des élections régionales en région PACA[3].

[modifier] Annexes

[modifier] Notes et références

[modifier] Liens externes

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