Lettrisme

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Le lettrisme est un mouvement né en 1945 avec l'arrivée en France de son créateur Isidore Isou. Le lettrisme, renonçant à l'usage des mots, s'attache au départ à la poétique des sons, des onomatopées, à la musique des lettres.

Définition[modifier | modifier le code]

Voici la définition qu'en donne Isou en 1947 dans Bilan lettriste : « Art qui accepte la matière des lettres réduites et devenues simplement elles-mêmes (s'ajoutant ou remplaçant totalement les éléments poétiques et musicaux) et qui les dépasse pour mouler dans leur bloc des œuvres cohérentes. » Parmi les premiers poètes lettristes, avec Isou : Gabriel Pomerand, François Dufrêne, Maurice Lemaître, Jean-Louis Brau, Gil J Wolman.

Par la suite, le lettrisme se définira comme un mouvement culturel fondé sur la novation dans toutes les disciplines du savoir et de la vie, au moyen notamment de La Créatique ou la Novatique, ouvrage rédigé par Isou entre 1941 et 1976.

Le lettrisme est l'un des principaux mouvements d'avant-garde depuis le dadaïsme et le surréalisme. Il représente une tentative extrême de dépassement de l'activité créatrice, fondée sur une connaissance rigoureuse des domaines abordés (la kladologie, du grec klados, branche qui signifie littéralement Science des branches de la culture et de la vie, et qui se propose de faire une description profonde et complète de la culture, qu'elle divise en domaines de l'Art, de la Science, de la Philosophie, de la Théologie et de la Technique, dont elle précise les secteurs de recherche et de découverte).

Repères historiques[modifier | modifier le code]

Le lettrisme apporte en 1950 l'hypergraphie (d'abord nommée « métagraphie »), art fondé sur l'organisation des lettres et des signes, et considérée comme un dépassement à la fois de l'art plastique figuratif et abstrait, et aussi du roman à mots. Cet art sera, par la suite, dépassé par l'Art infinitésimal (1956), qui envisage n'importe quel élément (textes, images, objets…), au-delà de sa signification immédiate, comme support à l'élaboration d'œuvres purement mentales, imaginaires ou inconcevables, l'Art supertemporel (1960), fondé sur les interventions créatives, concrètes ou mentales du public pendant un temps indéterminé (créant ainsi des œuvres perpétuellement changeantes) et l'excoordisme (1992), considéré comme l'au-delà de l'Infinitésimal, qui s'appuie sur les extensions et les coordinations de particules esthétiques concrètes, imaginaires ou inimaginables.

Le groupe lettriste s'est attaché à toutes les formes de l'art, y compris le cinéma (Traité de bave et d'éternité, d'Isidore Isou, 1951, Le film est déjà commencé ?, de Maurice Lemaître, 1951), la danse (Sonnet gesticulaire (1959), de Maurice Lemaître) et la peinture (peintures hypergraphiques d'Isou, Gabriel Pomerand, Maurice Lemaître, Roberdhay, Gil J Wolman, Jean-Louis Brau, Jacques Spacagna, Roberto Altmann, Roland Sabatier, Micheline Hachette, Alain Satié, Gérard-Philippe Broutin, Jean-Pierre Gillard, François Poyet, Anne-Catherine Caron...).

La considérable œuvre théorique d'Isou comprend, à côté de l'exposé de la doctrine lettriste, un commentaire critique très érudit de chaque domaine abordé.

Cependant, et malgré les dissentiments qui lient les principaux acteurs du mouvement (particulièrement entre Isou et son ex-disciple Debord), cet élan créateur a permis des œuvres audacieuses, comme le cinéma discrépant ou le Traité d'économie nucléaire (Le Soulèvement de la jeunesse) (1949), d'Isidore Isou, qui donneront probablement encore un peu de fil à retordre à la prochaine génération...

Par son caractère d'avant-garde, le lettrisme a anticipé ou influencé divers mouvements culturels et artistiques tels que l'Internationale situationniste, le happening, la Nouvelle Vague, ou encore l'Art conceptuel. C'est le principal courant littéraire et artistique d'avant-garde encore actif aujourd'hui.

Principaux concepts[modifier | modifier le code]

La phase amplique et la phase ciselante[modifier | modifier le code]

Isou découvre ces deux phases en étudiant l'histoire de la poésie, mais le modèle conceptuel qu'il développe pourrait être appliqué aux autres branches de l'art et de la culture.

En poésie, il juge que la première phase, dite « amplique », naît avec la poésie d'Homère. Homère établit le modèle de ce qu'un poème doit être. Les poètes ultérieurs développent ce modèle, et explorent, au travers de leurs œuvres, ce qui peut être fait dans le cadre du modèle homérique. Il arrive un moment, cependant, où tout ce qui peut être fait dans ce modèle a été fait. En poésie, Isou estime que ce point est atteint avec Victor Hugo (et en peinture avec Eugène Delacroix, en musique avec Richard Wagner). Passé ce point, la poésie amplique est simplement épuisée, il n'y a plus aucun intérêt à continuer à produire des œuvres suivant le modèle ancien : elles n'expriment aucune créativité authentique, et sont donc sans valeur esthétique.

La phase ciselante succède alors à la phase amplique. La forme, jusque-là utilisée comme un outil pour exprimer des choses qui lui sont étrangères — des évènements, des sentiments, etc. —, se retourne sur elle-même, et devient, parfois implicitement, son propre sujet. De Charles Baudelaire à Tristan Tzara (en peinture, de Manet à Kandinsky ; en musique, de Debussy à Luigi Russolo), les poètes de cette phase déconstruisent le grand édifice poétique né des siècles de recherches au sein du modèle homérique.

Enfin, quand le travail de déconstruction arrive à son terme, il est temps pour une nouvelle phase amplique de commencer. C'est là que se situe Isou, qui retourne aux éléments les plus fondamentaux de la création, les « lettres » : des symboles visuels et des éléments sonores antérieurs à toute interprétation. Il se donne pour tâche d'inventer une nouvelle façon de recombiner ces ingrédients afin d'atteindre de nouveaux buts esthétiques.

La « Lettrie »[modifier | modifier le code]

Pour Isou, le poème du futur sera purement formel, dépourvu de tout contenu sémantique. Le poème lettriste, ou « lettrie », est proche de ce que faisaient certains poètes futuristes italiens (tels que Filippo Tommaso Marinetti), russes (tels que Velimir Khlebnikov, Iliazd, ou Zaum), et dadaïstes (tels que Raoul Hausmann ou Kurt Schwitters), et de ce qui sera fait par la Poésie sonore et la Poésie concrète (avec des artistes tels que Bob Cobbing, Eduard Ovčáček ou Henri Chopin).

Cependant, les lettristes ont toujours insisté sur la radicale originalité de leur approche, et se démarquent nettement de ces écoles, malgré les apparentes similarités dans leurs productions, dans la mesure où ils furent les premiers, malgré l'antécédence futuriste et dadaïste, à systématiser cette pratique et à l'inscrire dans un corpus théorique. Par ailleurs, la lettrie s'enrichit de ce qu'Isou appelle les « lettres nouvelles », ou « lettres a-alphabétiques », constituées par un lexique de sons inarticulés, corporelles, tels que les claquements de langue, les râles, grognements, applaudissements, toussotements, éternuements, et autres soupirs.

Bien que dépourvue de contenu sémantique, la lettrie amplique a une capacité à évoquer, par les arrangements sonores, des sensations et des idées. Ainsi, la symphonie La Guerre, composée par Isidore Isou en 1944[1] « raconte » la Seconde Guerre mondiale, de l'Occupation nazie à la Libération. Il en va de même pour son poème Neiges (1947), qui, par des ensembles phonétiques comme « Khneï Khneï thnacapata thnacapata »[2], évoque la tombée de la neige.

La lettrie aura cependant sa phase ciselante, où les poèmes deviennent de plus en plus inarticulés, hermétiques, discordants, laissant parfois libre cours à l'improvisation. En 1955, Isou propose, dans cette phase ciselante, la monolettrie, où le poème se réduit à l'usage d'un seul phonème, répété et trituré. En 1958, Isou publie, dans la revue Séquence, ses Anti-lettries, de simples espaces vides dans la page et portant pour titres Lettrie blanche, Lettrie vide, A-lettrie, ou encore Lettrie anéantissante[3]. Cette dernière expression, liée à la polythanasie esthétique, sera explorée par Roland Sabatier dans ses "Equations lettriques" de 1966 et, notamment, dans "Oeuvres musicales et poétiques (...) que je n'ai pas composées (1974-1976)" publiées dans son "Oeuvres poétique et musicales, (1963-2007)", éd. Psi, 2007.

Métagraphie/Hypergraphie[modifier | modifier le code]

Les lettristes ont d'abord donné le nom de « métagraphie », puis d'« hypergraphie »[4], à leur synthèse de l'écriture et des arts visuels. Des précédents peuvent être trouvés dans les œuvres cubistes, dadaïstes et futuristes, dans les domaines de la peinture et de la typographie, comme « Zang Tumb Tumb », de Marinetti, ou dans des poèmes comme « Calligrammes », d'Apollinaire. L'hypergraphie est considérée par Isou comme un nouvel amplique dans le roman et les arts plastiques, après l'épuisement de la prose par James Joyce et son Finnegans Wake, et l'épuisement de la représentation picturale par le cubisme, l'art abstrait, ou les ready-made de Marcel Duchamp.

L'hypergraphie, créée en 1950, s'est d'abord développé dans le roman[5], proposant une prose où l'écriture traditionnelle en alphabet latin est augmentée par l'ensemble des signes et systèmes de notation de la communication. Ainsi, le texte se voyait complété par toutes sortes d'éléments comme le dessin, la photographie, les schémas, des signes d'autres cultures (idéogrammes, alphabets arabes ou hébreux, hiéroglyphes), des chiffres, des notes de musique ou encore des alphabets codés comme le morse ou le braille, des pictogrammes... Le roman hypergraphique emprunte volontiers aux codes du rébus ou de la bande dessinée, propose un véritable jeu avec l'espace de la page[6].

Avec son texte Mémoires sur les forces des arts plastiques et sur leur mort, également publié en 1950[7], Isou fait de l'hypergraphie la nouvelle structure formelle d'une peinture qui, dépassant le paradigme « figuratif/abstrait »[8], utilise comme éléments formels les lettres et les signes de tous les alphabets, auxquels peuvent s'ajouter des signes inventés par l'artiste. Si les premières œuvres hypergraphiques datent des années 1950, essentiellement réalisées par Isidore Isou, Gabriel Pomerand et Maurice Lemaître, la peinture hypergraphique va vraiment se développer à partir des années 1960, avec la venue de nouveaux membres au sein du groupe lettriste, comme Jacques Spacagna, Roland Sabatier, Alain Satié, Jean-Pierre Gillard, François Poyet, Gérard-Philippe Broutin...

Outre le roman et les arts plastiques, l'hypergraphie va être appliquée à l'ensemble des arts visuels, du cinéma à l'architecture, en passant par la danse, le théâtre ou la photographie.

Les membres actifs du groupe lettriste[modifier | modifier le code]


Personnalités ayant effectué un passage dans le lettrisme créé par Isidore Isou en 1945 : Gabriel Pomerand, de 1945 à 1964; Guy Vallot, Rodica Valeanu de 1946 à 1950; Roberdhay, de 1946 à 1964; François Dufrêne, de 1947 à 1964; Robert Estivals, de 1949 à 1957; Gil J Wolman, de 1950 à 1964; Jean-Louis Brau, de 1950 à 1964; Marc'O, de 1950 à 1953; Guy Debord, de 1951 à 1952; Jacques Spacagna, de 1959 à 1972; Roberto Altmann, de 1962 à 1968; Micheline Hachette, de 1964 à 1993; Alain Satié, de 1964 à 2011; Edouard Berreur, de 1966 à 1973; Jean-Louis Sarthou, de 1966 à 1973; Dany Tayarda, de 1966 à 1973; Jean-Paul Curtay, de 1967 à 1978; Woodie Roehmer, de 1971 à 2005; Albert Dupont, de 1974 à 1993; Frédérique Devaux, de 1980 à 1997; Michel Amarger, de 1981 à 1997.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Les années 1940
  • 1942 : Isidore Isou, vivant encore en Roumanie, rédige son Manifeste de la poésie lettriste.
  • 1944 : Isou compose un sonnet et quelques dessins lettristes.
  • 1945 : Arrivée d'Isou à Paris. Rencontre avec Gabriel Pomerand avec qui il fonde le mouvement lettriste.
  • 1946 : Scandale du Théâtre du Vieux-Colombier : les lettristes interrompent une représentation de La Fuite, du dadaïste Tristan Tzara, pour proclamer la naissance du Lettrisme. Parution de la première revue du groupe : La Dictature Lettriste, Cahier d'un nouveau régime artistique. Pomerand crée La Symphonie en K, première symphonie lettriste. Premières expositions de peintures et de dessins lettristes à la librairie de La Porte Latine.
  • 1947 : En avril, Isou publie chez Gallimard Introduction à une Nouvelle Poésie et une Nouvelle Musique, qui inclut son manifeste de la poésie lettriste, des poèmes, la partition de sa symphonie La Guerre, ainsi que l'exposé de la loi de l'amplique et du ciselant. Chez le même éditeur, il publie Agrégation d'un Nom et d'un Messie, une auto-fiction posant les jalons de l'éthique isouienne. Arrivée de François Dufrêne au sein du groupe lettrisme. Le 20 juin a lieu une conférence contradictoire organisée par l'ancien poète futuriste et dadaïste russe Iliazd sous le titre Après nous le lettrisme. Iliazd conteste le caractère pionnier du lettrisme et demande aux lettristes de reconnaître la prééminence des expérimentations futuristes et dadaïstes. La conférence s'achève en pugilat au cours duquel le peintre Camille Bryen, soutien d'Iliazd, est violemment molesté par quelques jeunes lettristes[réf. nécessaire].
  • 1948 : Parution de Le Cri et son Archange, de Pomerand.
  • 1949 : Isou publie son premier ouvrage d'érotologie : Isou ou La Mécanique des Femmes, qui lui vaudra un procès et une incarcération. Parution de Traité d'Économie Nucléaire, Le Soulèvement de la Jeunesse, son premier essai d'économie politique. Rencontre d'Isidore Isou et de Maurice Lemaître. Premier article sur Le Soulèvement de la Jeunesse par Maurice Lemaître dans le journal Le Libertaire.
Les années 1950
  • 1950 : Maurice Lemaître, Jean-Louis Brau, Marc'O, Serge Berna et Gil J Wolman rejoignent le groupe. Parution de Les Journaux des Dieux, d'Isou, premier roman hypergaphique, immédiatement suivi de Saint-Ghettos-des-prêts de Pomerand. Parution, sous la direction de Maurice Lemaître, du premier numéro de Front de la Jeunesse. Maurice Lemaître fonde la revue Ur où il publie les premières planches de son récit hypergraphique Canailles. Isou publie Mémoires sur les Forces Futures et des Arts Plastiques et sur leur Mort, où il applique le principe de l'hypergraphie aux arts plastiques. Réalisation des premières toiles hypergraphiques de Pomerand.
  • 1951 : Projection à Cannes de Traité de bave et d'éternité d'Isou, premier film discrépant, c'est-à-dire basé sur une disjonction totale entre le son et l'image. S'ensuit Le film est déjà commencé ? de Lemaître, qui prolonge le cinéma discrépant tout en élargissant le film à la salle de cinéma en son entier. Guy Debord rejoint le mouvement lettriste. Parution de Testament d'un Acquitté, de Pomerand.
  • 1952 : Parution du premier et unique numéro de la revue Ion, dirigé par Marc'O, consacré au cinéma. Y sont publiés, entre autres, les scénarios des films L'Anticoncept de Wolman, et de Hurlements en faveur de Sade de Debord, ainsi que l'essai Esthétique du Cinéma, d'Isou, qui pose notamment les jalons de la Méca-esthétique intégrale, c'est-à-dire la section des outils, instruments et supports utilisés en art, élargie à l'ensemble des matières existantes ou possibles. Isou crée le Film-Débat, uniquement composé des discussions des spectateurs sur un film possible. Debord, Wolman, Brau et Berna rompent avec le Lettrisme pour fonder une mouvance dissidente et éphémère : l'Internationale Lettriste, qui va se fondre, en 1957, dans l'Internationale situationniste. Publication en livre de Le Film est déjà commencé ? de Lemaître.
  • 1953 : Publication de Fondements pour la Transformation intégrale du Théâtre, d'Isou, qui pose les bases du théâtre, de la danse et du mime ciselants. Amos ou Introduction à la Métagraphologie, premier film hypergraphique composé d'un essai sur l'hyperpraphie proposé comme bande-son discrépante d'une succession de photographies recouvertes de signes peints à la main. Isou expose à la galerie Palmes sa série Les Nombres, 36 toiles hypergraphiques décryptables selon le principe du rébus. Dufrêne développe ses premiers crirythmes.
  • 1954 : Première représentation de la pièce de théâtre ciselante et discrépante d'Isou : La Marche des Jongleurs.
  • 1955 : Dufrêne réalise ses premiers « Crirythmes ultralettristes » et s'éloigne peu à peu du groupe.
  • 1956 : Isou publie Introduction à l'Esthétique Imaginaire, le manifeste de l'Art infinitésimal.
  • 1957 : Création des premières anti-hypergraphies.
  • 1958 : Publication des premiers poèmes infinitésimaux, anti-infinitésimaux, et anti-lettristes d'Isou dans la revue Séquences. Columbia Records produit le premier disque de poésie lettriste, intitulé Maurice Lemaître présente le Lettrisme.
  • 1959 : Création de l'Aphonisme, forme poético-musicale basée sur le silence, exprimé par des gestes ou des images. Lemaître monte ses spectacles ciselants Fugue mimique et Sonnet gesticulaire. Adhésion de Jacques Spacagna jusqu'en 1972.


Les années 1960
  • 1960 : Isou crée l'Art supertemporel et théorise le Polyautomatisme (ou l'automatisme appliqué à tous les composants d'une œuvre). La Salle des Idiots, d'Isou, premier film supertemporel. Lemaître publie le premier tome de ses Carnets d'un fanatique, l'ouvrage La Danse et le Mime ciselants, et sa pièce discrépante Kreach ou Le Phare de l'Homme-Colombe. Développement des œuvres de méca-esthétique.
  • 1961 : Retour de Dufrêne, Brau et Wolman au sein du Lettrisme. Exposition Les peintres lettristes (Isou, Pomerand, Lemaître, Wolman et Spacagna) à la galerie Weiller.
  • 1962 : Manifeste de l'Anti-méca-esthétique généralisée. Adhésion de Roberto Altmann jusqu'en 1968.
  • 1963 : Isou publie Le Grand Desordre, roman polyautomatique, et La Loi des Purs, premier roman polythanasique, uniquement composée de pages blanches. Manifeste de la Polythanasie Esthétique, qui propose un procédé de destructions et de négations multiples, précises et analytiques appliquées à l'ensemble des composants d'une œuvre. Création par Maurice Lemaître de la revue UR, nouvelle série, qui publiera 7 volumes de 1963 à 1967, avec des œuvres originales, textes, disques, gravures.... de Lemaître, Isou, Altmann, Spacagna, Sabatier, Hachette, Satié, Poyet, Ben, Gette, Cadéré, Jessemin... Adhésion de Roland Sabatier qui publie Manipulitude, roman supertemporel, et fonde les éditions Psi. Parution de Le Temps des Assis, de Lemaître.
  • 1964 : Création de la revue Psi. Adhésion de Micheline Hachette et Alain Satié. Exposition Lettrisme et Hypergraphie à la galerie Stadler, Paris. Dufrêne, Brau et Wolman quittent le groupe définitivement. Parution chez Gallimard de Œuvre de Spectacle (1951-1954), d'Isou.
  • 1965 : Participation du mouvement lettriste organisée par Roland Sabatier à la Biennale de Paris.
  • 1966 : Les Preuves, de Sabatier, premier film entièrement infinitésimal. Jean-Pierre Gillard et François Poyet rejoignent le groupe lettriste. Isou théorise la Kladologie.
  • 1967 : Lemaître se présente aux élections législatives de la 24e circonscription de Paris, avec Sabatier comme suppléant. Adhésion de Jean-Paul Curtay jusqu'en 1978. Gillard peint sa première Démarche Infinitésimale.
  • 1968 : Isou publie le Manifeste pour le bouleversement de l'architecture, suivi d'œuvres architecturales ciselantes, hypergraphiques, infinitésimales et supertemporelles de l'ensemble du groupe. Gillard, Poyet, Curtay et Broutin fondent la NGL (Nouvelle Génération Lettriste). Ouverture d'une salle lettriste au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Adhésion de Gérard-Philippe Broutin.
  • 1968 : Jean-Louis Sarthou met en scène Le Boulevard du surréalisme de Maurice Lemaître au café-théâtre Le Colbert (Paris), , interprété entre autres par Dany Tayarda, dans des décors et costumes d'Edouard Berreur
  • 1969 :L'Ascension du Phénix M.B., de Maurice Lemaître, est mis en scène par Jean-Louis Sarthou dans le cadre de la Biennale de Paris, au Centre Culturel Américain, dans une scénographie d'Edouard Berreur. Parmi une quinzaine d'interprètes figurait Dany Tayarda.


Les années 1970
  • 1970 : Sabatier crée le Premier Festival International d'Art Infinitésimal et Supertemporel.
  • 1971 : Parution de la suite du Traité d'Économie Nucléaire ainsi que Manifeste pour une nouvelle psychopathologie et une nouvelle psychothérapie, d'Isou. Adhésion de Woodie Roehmer.
  • 1972 : Isou publie Introduction à une Nouvelle Conception de la Science. Festival Lettriste au Théâtre du Ranelagh, Paris. Adhésion d'Anne-Catherine Caron.
  • 1973 : Exposition La Vérité Lettriste (1945-1973) organisé par Roland Sabatier à la galerie Suzanne Visat, Paris. Parution de "De l'impressionnisme au Lettrisme: l'évolution des moyens de réalisation de la peinture moderne", de Isidore Isou (Ed; Le Monde des grands Musées).
  • 1974 : Parutions de La Poésie Lettriste (Seghers) de Curtay et de Situation de Mes Apports dans la Polythanasie Esthétique, de Sabatier. Adhésion d'Albert Dupont jusqu'en 1993.
  • 1975 : Isou publie Introduction aux mathématiques des nombres vagues (mous), des rapports inexacts (hyper-exacts) et à notation hypergraphique. Exposition L'Art Végétal Lettriste au Théâtre du Ranelagh, Paris. Lemaître organise, aux États-Unis, le Premier Symposium sur le Lettrisme.
  • 1976 : Sur France-Musique Jean-Pierre Gillard produit deux émissions consacrées à la musique lettriste: "Ère isouienne, an 52: Gérard-Philippe Broutin musicien lettriste", et "Roland Sabatier : Pourquoi je n'ai pas écrit ces musiques". Lemaître crée le premier Salon de la Lettre et du Signe. Isou dépose à la Bibliothèque Nationale les 9 tomes de La Créatique ou la Novatique (1941-1976).
  • 1977 : Isou publie L'Art Corporel Lettriste.
  • 1978 : Exposition Sept femmes lettristes à la Librairie-galerie Fabrice Bayarré. Sortie aux éditions Anakota (émanation d'une association d'exilés cambodgiens) de Roman à équarrir d'Anne-Catherine Caron. Roland Sabatier organise à la galerie La Hune de Paris l'exposition "Isidore Isou et la Créatique (1945-1978)".
  • 1979 : Satié publie Notes pour le Bouleversement de l'Art du Meuble.


Les années 1980
  • 1980 : Rétrospective des films de Lemaître au Centre Pompidou. Parution de Fondements d'une Nouvelle Physique, d'Isou. Adhésion de Frédérique Devaux jusqu'en 1997.
  • 1981 : Isou publie Introduction à l'Hyper-biotique, l'Hyperpathologie et l'Hyper-thérapeutique, ainsi que Principes de Chimie. Poyet publie L'Art de se vêtir, se dévêtir, se travestir et investir dans les nouveaux us et costumes de la Haute couture, du maquillage et de l'attitude du corps. Adhésion de Michel Amarger jusqu'en 1997.
  • 1984 : Roland Sabatier publie "Œuvres de cinéma (1963-1983)" aux éditions Psi.
  • 1985 : Parution de Introduction à la Psychokladologie, d'Isou.
  • 1987 : Exposition Isidore Isou et la Méca-esthétique, à la Galerie de Paris.
  • 1988 : Expositions Le Demi-siècle lettriste à la galerie 1900-2000, Paris ; 20 ans d'Architecture lettriste (1968-1988) à la galerie Lecointre et Ozanne, Paris ; Le Lettrisme historique : 1944-1988 à la FIAC de Paris. Adhésion de Virginie Caraven.
  • 1989 : Parution de Le Lettrisme:les Créations et les Créateurs, de Sabatier.


Les années 1990
  • 1990 : Exposition Portraits et Autoportraits d'une Avant-garde : le Lettrisme (1950-1990), au FRAC des Pays de Loire.
  • 1991 : Isou réalise ses premières œuvres excoordistes et dépose à la Bibliothèque Nationale son Manifeste de l'Excoordisme ou du Téïsynisme mathématique et artistique.
  • 1992 : Publication du Manifeste de l'Excoordisme ou du Téïsynisme plastique. Exposition L'Excoordisme plastique à la Galerie de Paris.
  • Parution de Le cinéma lettriste (1951-1991), "Entretiens avec Isidore Isou", "Traité de bave et d'éternité" (analyse), "Isou et la religion judaïque, la Thora et le Talmud", quatre livres de Frédérique Devaux, entre 1991 et 1994
  • 1993 : Participation du Lettrisme à l'exposition Poésures et Peintries, Marseille. Sabatier organise la présence du groupe Lettrisme au sein de la 45e Biennale de Venise.
  • 1998 : Les Cahiers de l'Externité commence à rééditer divers ouvrages fondateurs du Lettrisme (La Dictature Lettriste, Mémoires sur les forces futurs des arts plastiques et leur mort, Introduction à l'Esthétique Imaginaire etc.)
  • 1999 : Un fac-similé de la revue Ion sort chez Jean-Paul Rocher Editeur. Le compositeur Frédéric Acquaviva enregistre, avec Isou, la symphonie La Guerre (1947), qui sortira en CD, accompagnée de deux autres symphonies sous le titre Isidore Isou : Musiques Lettristes.


Les années 2000
  • 2000 : Dernière apparition publique d'Isou lors d'une conférence à la Sorbonne.
  • 2001 : Isou compose la symphonie lettriste Juvénal. Parution chez Novaprod Owl du CD Corrina Corrina regroupant des poèmes de Gillard.
  • 2002 : Jean-Pierre Gillard crée E.T. Web, le site de l'excoordisme et du téïsynisme, premier site lettriste sur internet.
  • 2003 : Le Lettrisme est présent dans l'exposition Après la Fin de l'Art au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne. La Créatique ou la Novatique (1941-1976), d'Isou, sort en un seul volume aux éditions Al Dante / Léo Scheer. Parution de Pour une histoire du lettrisme de Mirella Bandini. Organisation par A-C Caron, en juillet, de la première exposition "Il Lettrismo al di là della femminilitude" au Musée d'Art Contemporain d'Albisola.
  • 2004 : Sortie du CD Juvénal, d'Isou, orchestré par F. Acquaviva (Editions Al Dante)
  • 2005-2007 : En 2005, exposition "Isidore Isou, du Lettrisme à la Créatique" à Besançon (F. Acquaviva). Broutin fonde l'Atelier Lettrista en Italie. Développement sur internet de sites et blogs consacrés au Lettrisme : le Blog du Lettrisme, le Site Officiel du Lettrisme, Les Enfants de la Créatique et du Lettrisme..
  • 2006 : Isidore Isou crée sa dernière œuvre : Symphonie n°5, enregistrée par Frédéric Acquaviva
  • 2007 : Anne-Catherine Caron crée La Galerie-du-sac-de-la-Dame, lieu d'exposition itinérant. Adhésion de Damien Dion. Exposition Le Lettrisme : collection intime et ultime, à la Villa Cernigliaro, Sordevolo, Italie (commissaires : R. Sabatier, A.-C. Caron). Le mécène Francesco Conz organise à Vérone les expositions Pianoforti lettristi et Il Lettrismo a Verona. Décès d'Isidore Isou. Poyet organise une exposition-hommage à I. Isou au Centre Culturel Roumain de Paris. Exposition Isidore Isou, Introduction à un nouveau poète et un nouveau musicien, au CIPM, Marseille (commissaire : F. Acquaviva).
  • 2008 : Exposition Le Lettrisme au-delà de la féminitude, à la Villa Cernigliaro, Sordevolo, Italie (commissaire : A.-C. Caron). Exposition Gil J Wolman au CIPM, Marseille (commissaire : F. Acquaviva). La collection Acquaviva nait au sein des Editions Derrière la Salle de Bains. Sortie en DVD du film Traité de bave et d'éternité, d'Isou. La revue Terrorisme Intellectuel consacre son premier numéro au Lettrisme. Dion crée la revue Toth.
  • 2009 : Première soirée lettriste organisée par Broutin et l'Atelier Lettrista au Théâtre du Temps, à Paris. Exposition L'Anti-cinéma lettriste (1952-2009) à la villa Cernigliaro, Sordevolo, Italie (commissaires : A.-C. Caron et R. Sabatier)
Les années 2010
  • 2010 : Première exposition internationale de l'œuvre de Gil J Wolman, i am immortal and alive, au MACBA, Barcelone (commissaires : Frédéric Acquaviva et Bartomeu Mari). Ensemble lettriste (Isou, Pomerand, Sabatier, Satié, Gillard, Broutin...) au sein de l'exposition Algumas Obras a Ler, Coleção Eric Fabre ("Quelques œuvres à lire, La collection Eric Fabre") au Musée Berardo, Lisbonne. Exposition Lettrisme, vue d'ensemble sur quelques dépassements précis (commissaire: Roland Sabatier), du 23 octobre au 28 novembre 2010, Villa Tamaris-centre d'art, La Seyne-sur-Mer. Parution de deux ouvrages sur le lettrisme : Lettrisme, l'ultime avant-garde de Bernard Girard (Les Presses du Réel, 2010) et Lettrisme, le bouleversement des arts de Guillaume Robin (Hermann, 2010).
  • 2011 : Jean-Pierre Gillard crée le site Lettrisme XXIe siècle, le site officiel. Décès d'Alain Satié. Sortie de l'ouvrage Le lettrisme historique était une avant-garde, de Fabrice Flahutez (Les Presses du Réel, 2011). Quatre expositions lettristes sont organisées par F. Acquaviva à la Galerie Satellite, Paris : Isidore Isou, 7 photographies, François Poyet, au top (hors traits), Alain Satié, la dynamique du roman et Maurice Lemaître, Peintures de l'Enfer et du Paradis.
  • 2012 : Exposition Isidore Isou, Hypergraphic Novels 1950-1984, Institut Culturel Roumain, Stockholm, 23 février au 13 avril, (commissaire : F. Acquaviva). Exposition Vive le lettrisme au "8 Rue Saint-Bon", Paris (10 mars-7 avril 2012). Participation du groupe lettriste à la Luminale 2012 de Francfort (Allemagne), du 15 au 20 avril. Exposition Pensiez-vous (vraiment) voir une exposition ? Bientôt les Lettristes (1946-1977), Passage de Retz, Paris (11 mai-17 juin), (commissaires: B. Blistène et F. Acquaviva).
  • 2013-2014: Expositions de Roland Sabatier, "Oeuvres de pédagogie esthétique (1988-1990)" à la Fondation du doute de Blois, et "Anti-cinéma (lettriste) & Cinémas lointains (1964-1985)" chez Garage Cosmos de Bruxelles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Lettrisme, école d'extrême avant-garde" de André Nadal, Nîmes, 1964
  • La Poésie lettriste de Jean-Paul Curtay, Seghers, 1974
  • Le Lettrisme : les créations et les créateurs, de Roland Sabatier (Z'Éditions, Nice, 1989)
  • Le cinéma lettriste (1951-1991), de Frédérique Devaux (Ed. Paris Expérimental, 1992)
  • Entretiens avec Isidore Isou, Frédérique Devaux, La Bartavelle Editeur 1992
  • Traité de bave et d'éternité d'Isidore Isou, Frédérique Devaux, Editions Yellow Now, 1994
  • Maurice Lemaître, sous la direction de Jean-Michel Bouhours (Editions du Centre Pompidou, 1995)
  • Isidore Isou, la religion judaïque, la Thora et le Talmud, Frédérique Devaux tome 1 1996, tome 2 1998, le Christolien
  • Entretien d'Isidore Isou avec Roland Sabatier, in La Termitière n°8, 1999-2000
  • La peinture lettriste, par Isidore Isou, Alain Satié, Gérard Bermond (Ed. Jean-Paul Rocher, 2000)
  • Frédéric Acquaviva, "interview avec lsidore Isou" in Revue et corrigée n°49, janvier 2001
  • Précisions sur ma poésie et moi suivi de Dix poèmes magnifiques, de Isidore Isou (Ed. Éxils, 2003)
  • Pour une histoire du lettrisme de Mirella Bandini (Ed. Jean-Paul Rocher, 2003)
  • [catalogue] Anne-Catherine Caron, Il Lettrismo al di là della femminilitudine, Musée d'Art Contemporain d'Albisola, 2003.
  • Le Lettrisme : vue d'ensemble sur quelques dépassements précis, de Roland Sabatier in Figures de la négation (Ed. Paris-Musées, 2003)
  • La Créatique ou la Novatique de Isidore Isou (Ed. Al Dante/Léo Scheer, 2004)
  • Les Manifestes du Soulèvement de la Jeunesse (1950-1966) de Isidore Isou (Al Dante, 2004)
  • Histoire de l'avant-garde cinématographique depuis 1951 Sur et Hors Ecran,de Christiane Guymer, Editions Centre de Créativité, Paris 2004.
  • Frédéric Acquaviva, "Francois Dufrêne, parti du lettrisme in Catalogue François Dufrêne, Ouestampage (Musée du Quartz, Brest), 2005
  • Contre l'internationale situationniste de Isidore Isou (HC-D'ARTS)
  • Entretiens sur le lettrisme, de Maurice Lemaître. Éditions lettristes.
  • Positions du lettrisme, de Roland Sabatier, in Le tas d'esprit. Ed J.N.F, Paris 2006
  • Œuvres de cinéma (1951-2007), de Maurice Lemaître. Éditions Paris Expérimental.
  • [catalogue] Anne-Catherine Caron et Roland Sabatier, Collection lettriste: intime et ultime, Ed. Zero Gravità, 2007
  • Frédéric Acquaviva, "Isou, l’édité", in Revue d’Histoire du" Lettrisme n°2, 2007
  • [catalogue] « Isidore Isou, pour en finir avec la conspiration du silence", Magda Carneci et Frédéric Acquaviva, in Institut Culturel Français, Paris, 2007
  • [catalogue] Isidore Isou, Frédéric Acquaviva, Le Cahier du Refuge n°163, cipM 2007.
  • Frédéric Acquaviva, [monographie] Jacques Spacagna, le voyage en Italie, Éditions Francesco Conz, Verona, 2007
  • [catalogue] Gil J Wolman’’, Frédéric Acquaviva, Cahier du Refuge n°173, cipM 2008.
  • Frédéric Acquaviva," Lettrisme + bibliophilie : mode d’emploi", Le Magazine de la Bibliophilie n°75, 2008
  • Frédéric Acquaviva,"Gil J Wolman, éditions inconnues", Le Magazine de la Bibliophilie n°77, 2008 "Pianoforti Lettristi », textes de F. Conz, F. Acquaviva, I. Isou, etc. Ed. Conz, Vérona, 2008
  • Le Lettrisme mouvement d'avant-garde poétique et pictural né en France après la dernière guerre mondiale, de Marie-Thérèse Richol-Müller, Ed de la Fondation Bismuth-Lemaître, Paris, 2008.
  • Roland Sabatier, "Isidore Isou : La problématique du dépassement", in Du surréalisme en héritage : les avant-gardes après 1945 (actes du colloque éponyme, à Cerisy du 2 au 12 août 2006), revue Melusine n° XXVIII (éd. L'Age d'Homme, 2008)
  • Eric Monsinjon, "Le Lettrisme : un nouveau concept de groupe", in Du surréalisme en héritage : les avant-gardes après 1945 (actes du colloque éponyme, à Cerisy du 2 au 12 août 2006), revue Melusine n° XXVIII (éd. L'Age d'Homme, 2008)
  • Roland Sabatier, "Persistence of Lettrisme", in Complete with missing parts : Interviews with the avant-garde. Edited by Louis E. Bourgeois, Vox Press, Oxford, 2008.
  • Le lettrisme hier, aujourd'hui et demain, de Damien Dion, in revue Toth n°1, 2008
  • [catalogue] L'Anti-cinéma lettriste (1952-2009), Éditions Zero Gravità, 2009
  • Frédéric Acquaviva,"Alain Satié, portrait tiré et pièces à conviction" in Alain Satié, Ed. Conz, 2009
  • [catalogue] Gil J Wolman, I am immortal and alive", textes de Kaira Cabanas, Frédéric Acquaviva et Bartomeu Mari, MACBA, 2010 / Serralvès, 2011
  • Bernard Girard, Lettrisme, l’ultime avant-garde, Dijon, Les presses du réel, 2010
  • [catalogue] Lettrisme: vue d’ensemble sur quelques dépassements précis, Textes de R. Bonaccorsi, I. Isou, R. Sabatier, Ph. Blanchon, S. Ricaldone, C. Goldstein, A-C. Caron, E. Fabre, Editions Villa Tamaris-La Nerthe, 2010
  • Guillaume Robin, Lettrisme. Le bouleversement des arts, Paris, Éditions Hermann, 2010
  • Fabrice Flahutez, Le lettrisme historique était une avant-garde, Dijon, Les presses du réel, 2011. (ISBN 978-2-84066-405-5).
  • [catalogue] Anne-Catherine Caron, Roman lettriste de la villa Cernigliaro (2010-2011), textes de Isidore Isou, Roland Sabatier et Carlotta Cernigliaro, Ed. Zero gravità, Sordevolo.
  • [catalogue] "Isidore Isou, Hypergraphic Novels 1950-1984", Institut Culturel Roumain, Stockholm, dirigé par F. Acquaviva avec des textes de Isou, Acquaviva, Magnusson, Eram, Broutin, Sabatier et Lemaître, 2012
  • [catalogue] "Bientôt les lettristes, 1946-1977", Paris, Passage de Retz (textes de F.Acquaviva, B. Blistène, N. Luici-Goutnikov et Isidore Isou, Wolman, Lemaître, Brau, Sabatier), 2012
  • Damien Dion, "1950-Lettrisme", in Paris, une physionomie (sous la direction d'Alexandre Mare), pp.299-314, Lyon, éd. Les Moutons électriques, 2013
  • Hugo Bernard, Inconcevable, œuvres et écrits, suivis de Essai sur l'excoordisme, Éditions Extd., 2014

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Traité de bave et d'éternité, Isidore Isou, 1951
  • Le film est déjà commencé ?, Maurice Lemaître, 1951
  • L'Anticoncept, Gil J Wolman, 1951
  • Hurlements en faveur de Sade, Guy E. Debord, 1952
  • Tambours du jugement premier, François Dufrêne, 1952
  • Film-débat, Isidore isou, 1952
  • Amos, ou Introduction à la métagraphologie, Isidore Isou, 1953
  • Film supertemporel, ou La salle des idiots, Isidore Isou, 1960
  • Un soir au cinéma suivi de Pour faire un film, Maurice Lemaître, 1962/1963
  • Au-delà du déclic, Maurice Lemaître, 1965
  • Les preuves, Roland Sabatier, 1966
  • Le songe d'une nudité, Roland Sabatier, 1968
  • Le soulèvement de la jeunesse, mai 68, Maurice Lemaître, 1969
  • Film sans histoire, François Poyet, 1969
  • Cinématographie discrépante, Broutin, Curtay, Gillard, Poyet, Sabatier, 1969
  • À propos de Nice, Micheline Hachette, 1970
  • Pas comme ça, Alain Satié, 1970
  • Le rameur, l'île ou l'inca, Jean-Pierre Gillard, 1970
  • Coupures, Broutin, 1971
  • Évoluons (encore un peu) dans le cinéma et la création, Roland Sabatier, 1972
  • Exotisme, François Poyet, 1973
  • Qu'attendez-vous ? Un film ?, Maurice Lemaître, 1975
  • De la loi de la jungle à la loi des créateurs, Roland Sabatier, 1975
  • Un navet, Maurice Lemaître, 1977
  • Des scènes d'amours très réalistes avec force détails et gros plans, Maurice Lemaître, 1978
  • 4 films anti-supertemporels, Maurice Lemaître, 1978
  • Regrets, Roland Sabatier, 1978
  • L'année dernière à Abou Simbel, Micheline hachette, 1978
  • Un film super-expérimental, Maurice lemaître, 1980
  • Regarde ma parole qui parle le (du) cinéma, Roland Sabatier, 1982
  • Lady Style 82, François Poyet, 1982
  • Chute et décadence de Terpsychore, François Poyet, 1983
  • Contre un ex-créateur devenu porc, Isidore Isou, 1984 Productions EDA
  • Les platanes alignés, Broutin, 1984
  • Nous avons le plaisir de vous annoncer la mort de..., ou Litanie sans lendemain, Isidore Isou, 1984 Productions EDA
  • Mise en place de rires justes sur une société injuste, Roland Sabatier, 1985
  • Entre 1980 et 1990, Frédérique Devaux et Michel Amarger réalisent une vingtaine de films (voir Catalogue Light Cone et CJC)
  • Pour-Venise-Quoi ?, Roland Sabatier, 1994
  • Maurice Lemaître, le retour, Maurice Lemaître, 1998
  • Fleur de browning, Isidore Isou, 1999
  • Corrélations avec l'éternité, Anne-Catherine Caron, 2004
  • Écran total, Maurice Lemaître, 2005
  • Portrait excoordiste d'Isidore Isou, Alain Satié, 2005
  • Attaché-Détaché sur Seine, Anne-Catherine Caron, 2005
  • Éventuellement, Damien Dion, 2008
  • La cabine de cinéma infinitésimal, jean-Pierre Gillard, 2009
  • La cabine de cinéma excoordiste, Jean-Pierre Gillard, 2009
  • Photodafé, Damien Dion, 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mais publiée seulement en 1947 dans Introduction à une nouvelle poésie et une nouvelle musique, d'Isou, édité par Gallimard.
  2. Neiges, in Précisions sur ma poésie et moi, suivi de Dix poèmes magnifiques, d'Isidore Isou (Aux Escaliers de Lausanne, 1950, rééd. Exils, 2003).
  3. Ces poèmes ont été republiés dans l'ouvrage de Jean-Paul Curtay La poésie lettriste, sorti chez Seghers en 1974, et sont consultables sur le site lelettrisme.com.
  4. Le terme « métagraphie », signifiant littéralement « post-écriture », est apparu finalement, pour Isou et Lemaître, inadéquat, dans la mesure où il ne s'agit pas exactement d'un dépassement de l'écriture en soi, mais d'un élargissement de l'écriture à toutes les écritures, d'où l'emploi, à partir de 1953/1954, du préfixe hyper- à la place de méta-, et qui signifie « super-écriture ». Par ailleurs, le mouvement dissident Internationale lettriste (fondé en 1952) a récupéré le terme Métagraphie pour nommer ses collages d'éléments détournés, ce qui a pu entraîner une confusion.
  5. Isisdore Isou, Essai sur la définition, l'évolution et le bouleversement total de la prose et du roman, Aux Escaliers de Lausanne, 1950. Cet essai est suivi de Les Journaux des Dieux, premier roman hypergraphique de l'histoire, dans lequel certains mots sont remplacés par des dessins et où la narrations est progressivement perturbée par des effets de surimpression, des signes Braille ou des partitions musicales.
  6. Comme en attestent les romans Saint-Ghetto-des-Près, de Gabriel Pomerand (éds OLB, 1950), ou Canailles, de Maurice Lemaître (in Revue Ur, n° 1, décembre 1950).
  7. In Revue Ur, n° 1, décembre 1950.
  8. Cf. Fabrice Flahutez, Le lettrisme historique était une avant-garde, Les Presses du Réel, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]