Absolution (album)

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Absolution

Album par Muse
Sortie 22 septembre 2003
Enregistré septembre 2002 - juin 2003
Londres, Sawmills Studio, Grouse Lodge et Los Angeles
Durée 52 min et 09 s
Genre Rock alternatif
Rock progressif
Rock symphonique
Producteur Rich Costey
John Cornfield
Muse
Paul Reeve
Label A&E Records
Naïve (France)
Mushroom Records

Albums par Muse

Singles

  1. Stockholm Syndrome
    Sortie : 14 juillet 2003
  2. Time Is Running Out
    Sortie : 8 septembre 2003
  3. Hysteria
    Sortie : 1er décembre 2003
  4. Sing for Absolution
    Sortie : 17 mai 2004
  5. Apocalypse Please
    Sortie : 23 août 2004
  6. Butterflies & Hurricanes
    Sortie : 20 septembre 2004

Absolution est le troisième album studio du groupe de rock anglais Muse. Il est sorti le 29 septembre 2003 au Royaume-Uni et six mois plus tard, le 23 mars 2004, aux États-Unis par Taste Music Limited. Cet album s'est classé numéro un des ventes au Royaume-Uni et en France et a permis au groupe de commencer à percer aux États-Unis grâce aux singles Time is Running Out et Hysteria.

Enregistrement et composition[modifier | modifier le code]

À la différence des autres albums, l’enregistrement et le mixage d'Absolution se sont déroulés sans contraintes de temps, ce qui a permis au groupe de peaufiner chaque chanson dans le moindre détail[1]. Les chansons ont été écrites et ont commencé à être répétées au cours de leur tournée pour Origin of Symmetry[2]. Le groupe a commencé à travailler sur l'enregistrement de l'album dès la fin de leur tournée 2002, après les Reading and Leeds Festivals. Le trio a d'abord enregistré à Londres avec le producteur Paul Reeve, faisant venir un orchestre entier pour Blackout, puis est parti au Sawmills Studio, en Cornouailles. Il a ensuite collaboré avec Rich Costey, d'abord à Grouse Lodge et pour finir à Los Angeles pour la partie vocale, le piano et le mixage[3]. Les principaux thèmes explorés dans l'album sont la peur, la méfiance, mais aussi l'épanouissement et la joie. Le déclenchement de la guerre d'Irak pendant l'enregistrement de l'album a également influencé son écriture[1].

Selon Matthew Bellamy, certaines chansons, comme Stockholm Syndrome, sont bâties « sur le même modèle » que celui d'Origin of Symmetry alors que d'autres, Endlessly, Blackout, Butterflies and Hurricanes, Hysteria, ont une ligne directrice totalement nouvelle[4]. Les genres sont très variés, entre des chansons très rock comme Time Is Running Out, d'autres planantes (Ruled by Secrecy) et une apparition de l'electro (Endlessly). Bellamy part toujours à l'occasion dans des envolées lyriques et des riffs de guitare appuyés et a été influencé sur certains titres par son intérêt récent pour la musique classique de la période romantique, avec par exemple le solo au piano ou bien encore l’utilisation de violons dans Butterflies and Hurricanes. Blackout a d'ailleurs nécessité la participation d'un orchestre de 18 instruments[5]. La pochette de l'album a été conçue par Storm Thorgerson, qui a par le passé notamment collaboré avec Pink Floyd et Led Zeppelin[6].

Accueil[modifier | modifier le code]

Succès commercial[modifier | modifier le code]

L’album s’est classé directement à la première place des charts britannique et français. Les semaines suivant sa sortie, l’album s’est classé à la cinquième place des charts dans 12 pays, dans le top 10 dans 50 pays et dans le top 20 dans 30 pays. L’album ne se classa qu’à la 107e place des charts aux États-Unis mais permet néanmoins au groupe d'obtenir son premier disque d'or dans ce pays[7]. Grâce aux longs délais séparant la date de sortie américaine et la date de sortie britannique, Absolution est resté longtemps dans les charts, et a vu la sortie de 5 singles. Absolution s’est vendu à 71 597 exemplaires dans la première semaine de sa sortie au Royaume-Uni, pour finalement devenir un double disque de platine[8]. Il est disque de platine en Australie depuis 2007[9]. Au Canada, l'album a été consacré disque d'or (50 000 unités) en août 2008[10].

Classements et certifications[modifier | modifier le code]

Classements[modifier | modifier le code]

Meilleures positions de Absolution dans les classements musicaux
Classement musical Meilleure
position
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Media Control AG)[11] 11
Drapeau de l'Australie Australie (ARIA)[12] 21
Drapeau de l'Autriche Autriche (Ö3 Austria Top 40)[13] 5
Drapeau de la Belgique Belgique (Flandre Ultratop)[14] 7
Drapeau de la Belgique Belgique (Wallonie Ultratop)[15] 2
Drapeau du Danemark Danemark (Tracklisten)[16] 28
Drapeau des États-Unis États-Unis (Billboard 200)[17] 107
Drapeau de la Finlande Finlande (Suomen virallinen lista)[16] 12
Drapeau de la France France (SNEP)[18] 1
Drapeau de l'Irlande Irlande (Irish Recorded Music Association)[19] 3
Drapeau de l'Italie Italie (FIMI)[16] 4
Drapeau de la Norvège Norvège (VG-lista)[16] 5
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (RIANZ)[20] 17
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Mega Album Top 100)[21] 2
Drapeau du Portugal Portugal (Associação Fonográfica Portuguesa)[16] 7
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (UK Albums Chart)[22] 1
Drapeau de la Suisse Suisse (Schweizer Hitparade)[23] 3

Certifications[modifier | modifier le code]

Certifications de Absolution
Pays Ventes Certifications
Drapeau de l'Australie Australie 70 000 + Disque de platine Platine[9]
Drapeau de la Belgique Belgique 15 000 + Disque d'or Or[24]
Drapeau du Canada Canada 50 000 + Disque d'or Or[10]
Drapeau des États-Unis États-Unis 500 000 + Disque d'or Or[7]
Drapeau de l'Italie Italie 50 000 + Disque d'or Or[25]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 600 000 + Disque de platine 2 × Platine[8]
Drapeau de la Suisse Suisse 20 000 + Disque d'or Or[26]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Notation des critiques

Score cumulé
Site Note
Metacritic 72/100[27]
Compilation des critiques
Périodique Note
Albumrock 4,5 étoiles[28]
Allmusic 3 étoiles[29]
Drowned in Sound 10/10[30]
The Guardian 4 étoiles[31]
Music Story 4 étoiles[32]
New Musical Express 9/10[33]
PopMatters 5/10[34]
Rolling Stone 3 étoiles[35]
Sputnikmusic 4,5 étoiles[36]
Stylus Magazine F[37]

Le Q magazine a classé le morceau Stockholm Syndrome comme le 44e meilleur morceau de guitare au monde en janvier 2005. En 2006, le magazine NME a classé l’album à la 21e place des meilleurs albums britanniques jamais créés, juste derrière Rubber Soul des Beatles. L'album a recueilli dans l'ensemble de bonnes critiques, obtenant un score de 72/100, sur la base de 16 critiques collectées, sur Metacritic[27].

Pour Andrew Future, de Drowned in Sound, c'est un « opus fondamental » et « absolument exceptionnel » où des « lignes de basse distordues coexistent avec la sensibilité pop que Muse exsude » et Stockholm Syndrome est « peut-être le titre rock le plus audacieux et le plus grandiose de ces dix dernières années »[30]. Dan Martin, du New Musical Express, estime que c'est « l'album de rock britannique de l'année », un disque « rempli de miracles »« chaque mouvement a été composé et orchestré avec une vision céleste »[33]. Pour le site albumrock, « chaque chanson est magique et peut être un tube potentiel » et l'album « explore plein de directions » différentes, permettant une large variété de titres[28]. Carole Le Bras, de Music Story, le considère « comme indispensable à toute discothèque rock moderne » et affirme qu'il « apporte une véritable identité à Muse et sonne comme le meilleur du genre » « avec des structures de chansons originales, ne retenant que le meilleur du rock progressif »[32].

Également positif mais moins enthousiaste, Tim DiGravina, d'Allmusic, estime que la production est « plus raffinée et habile » mais « moins brute et épique » que pour l'album précédent et que le groupe reprend la même formule qui a fonctionné dans le passé : « intensité émotionnelle et style de Radiohead, rock tonitruant à la Black Sabbath et dramaturgie baroque de Queen »[29]. Alors que Rob Kemp, de Rolling Stone, porte au crédit du groupe d'avoir « adopté l'approche grandiloquente de Radiohead sur The Bends et ajouté de la virtuosité instrumentale » mais regrette que Matt Bellamy « n'apporte pas autant d'ingéniosité à son chant »[35].

Parmi les critiques mitigées ou négatives, Richard T. Williams, de PopMatters, estime que « leur approche classique et leurs ambitions élevées sont respectables » mais que le groupe « devrait arrêter de faire des promesses et simplement les tenir »[34]. Et Dave Queen, de Stylus Magazine, donne à l'album la note minimale, parlant plus des fans du groupe, qu'il dénigre longuement, que de l'album en lui-même et affirmant que « les chansons de Muse sont plus simples, plus stupides, et encore plus similaires entre elles que celles de Metallica »[37].

Liste des pistes[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. Intro 0:22
2. Apocalypse Please 4:12
3. Time Is Running Out 3:56
4. Sing for Absolution 4:54
5. Stockholm Syndrome 4:58
6. Falling Away with You 4:40
7. Interlude 0:37
8. Hysteria 3:47
9. Blackout 4:22
10. Butterflies & Hurricanes 5:01
11. The Small Print 3:28
12. Endlessly 3:49
13. Thoughts of a Dying Atheist 3:11
14. Ruled by Secrecy 4:54
15. Fury (Sortie Japonaise Uniquement) 5:02

Les copies initiales sont erronées, les chansons Hysteria et Interlude ont changé de place.

Limited Edition UK bonus DVD[modifier | modifier le code]

  1. The Making of Absolution documentary

Australian bonus disk[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. Stockholm Syndrome 7:14
2. New Born 6:11
3. Muscle Museum 4:18
4. Hysteria 4:14
5. Bliss 4:01
6. Time Is Running Out 4:06

Ce CD bonus n’est composé que de chansons live, enregistrées au Big Day Out à Sydney, le 23 janvier 2004 pour la radio Australienne Triple J et diffusées dans l’émission Live At The Wireless.

Crédits[modifier | modifier le code]

Interprètes[modifier | modifier le code]

Muse
Musiciens additionnels
  • Paul Reeve – chœurs (sur Blackout et Butterflies and Hurricanes), samples vocaux (sur l'intro)
  • Audrey Riley - arrangements des cordes
  • Spectrasonic's Symphony of Voices – samples vocaux (sur Stockholm Syndrome et Endlessly)

Équipe de production et artistique[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Gene Stout, « 'Absolution' plows the ground for Muse's U.S. following », sur Seattle Post-Intelligencer (consulté le 8 mai 2012)
  2. Moreau 2003, p. 109
  3. Moreau 2003, p. 13-14
  4. Moreau 2003, p. 14
  5. Moreau 2003, p. 14-15
  6. Moreau 2003, p. 15
  7. a et b (en) « Gold and Platinum Database - Absolution », sur riaa.com (consulté le 8 mai 2012)
  8. a et b (en) « Cerified Awards Search - Muse », sur BPI (consulté le 28 mai 2012)
  9. a et b (en) « ARIA Charts - Accreditations - 2007 Albums », Australian Recording Industry Association (consulté le 22 août 2012)
  10. a et b (en) « Gold Platinum Database - Muse », sur musiccanada.com (consulté le 4 avril 2013)
  11. (de) Charts.de – Muse – Absolution. GfK Entertainment. PhonoNet GmbH.
  12. (en) Australian-charts.com – Muse – Absolution. ARIA Top 50 album. Hung Medien.
  13. (de) Austriancharts.at – Muse – Absolution. Ö3 Austria Top 40. Hung Medien.
  14. (nl) Ultratop.be – Muse – Absolution. Ultratop 200 albums. Ultratop et Hung Medien / hitparade.ch.
  15. Ultratop.be – Muse – Absolution. Ultratop 200 albums. Ultratop et Hung Medien / hitparade.ch.
  16. a, b, c, d et e « Muse - Absolution », sur lescharts.com (consulté le 8 mai 2012)
  17. (en) « Muse - Awards », Allmusic (consulté le 4 avril 2013)
  18. Lescharts.com – Muse – Absolution. SNEP. Hung Medien.
  19. (en) « Discography Muse », sur irish-charts.com (consulté le 4 avril 2013)
  20. (en) Charts.org.nz – Muse – Absolution. RIANZ. Hung Medien.
  21. (nl) Dutchcharts.nl – Muse – Absolution. Mega Album Top 100. Hung Medien.
  22. (en) « Muse Albums », sur theofficialcharts.com (consulté le 8 mai 2012)
  23. (en) Swisscharts.com – Muse – Absolution. Schweizer Hitparade. Hung Medien.
  24. (en) « Gold and Platinum Certifications Albums 2004 », sur ultratop.be (consulté le 4 avril 2013)
  25. (it) « Dai Korn ai Muse in arrivo due giorni ad alta tensione rock », La Repubblica (consulté le 4 avril 2013)
  26. (en) « Awards Database - Muse », sur swisscharts.com (consulté le 4 avril 2013)
  27. a et b (en) « Absolution », Metacritic (consulté le 8 mai 2012)
  28. a et b « Critique d'Absolution », sur albumrock.net (consulté le 16 avril 2013)
  29. a et b (en) Tim DiGravina, « Absolution Review », Allmusic (consulté le 16 avril 2013)
  30. a et b (en) Andrew Future, « Muse: Absolution », Drowned in Sound (consulté le 16 avril 2013)
  31. (en) Alexis Petridis, « Muse - Absolution », The Guardian,‎ 19 septembre 2003 (consulté le 2 janvier 2014)
  32. a et b Carole Le Bras, MusicStory.com « Critique d'Absolution », Music Story (consulté le 16 avril 2013)
  33. a et b (en) Dan Martin, « Absolution », New Musical Express (consulté le 16 avril 2013)
  34. a et b (en) Richard T. Williams, « Muse: Absolution », PopMatters (consulté le 16 avril 2013)
  35. a et b (en) Rob Kemp, « Absolution Review », Rolling Stone,‎ 1 avril 2004 (consulté le 2 janvier 2014)
  36. (en) Tyler Fisher, « Muse - Absolution », Sputnikmusic (consulté le 2 janvier 2014)
  37. a et b (en) Dave Queen, « Muse: Absolution », Stylus Magazine (consulté le 16 avril 2013)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Beaumont, Out of This World: The Story of Muse, Omnibus Press,‎ 2008 (ISSN 9781847723772)
  • Christel Moreau, Muse de A à Z, MusicBook,‎ 2003 (ISBN 2-84343-164-6)