Black Holes and Revelations
Black Holes & Revelations
| Sortie | 28 juin 2006 (Japon) 30 juin 2006 (Allemagne) |
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| Enregistré | août-décembre 2005 |
| Durée | 45:28 |
| Genre | Rock alternatif Rock progressif Space rock Électro-rock |
| Producteur | Muse |
| Label | Warner Bros. |
Albums par Muse
Absolution
(2003) HAARP
(2008)
Singles
- Supermassive Black Hole
Sortie : 19 juin 2006 - Starlight
Sortie : 4 septembre 2006 - Knights of Cydonia
Sortie : 27 novembre 2006 - Invincible
Sortie : 9 avril 2007 - Map of the Problematique
Sortie : 18 juin 2007
Black Holes & Revelations est le quatrième album du groupe de rock britannique Muse, sorti en 2006. L'album a été enregistré en France et à New York et marque un nouveau changement de style musical pour le groupe. Comme les albums précédents, il conserve toutefois des connotations politiques et de science-fiction avec des chansons couvrant des sujets comme la corruption politique, une invasion extraterrestre, la révolution et le nouvel ordre mondial. L'album a été bien accueilli par le public, étant notamment certifié triple disque de platine au Royaume-Uni, ainsi que par la critique, et il a été suivi d'une longue tournée à travers le monde. Le titre de l'album provient des paroles du single Starlight, « Our hopes and expectations, Black holes and revelations ».
Sommaire |
Historique [modifier]
Le groupe écrit les chansons de son nouvel album et commence leur enregistrement au Studio Miraval (où a été enregistré The Wall de Pink Floyd), dans le département du Var[1]. Dans le but de travailler avec de nouveaux instruments, le groupe fait l'acquisition de vieux synthétiseurs et apprend à s'en servir en expérimentant sur place[2]. Éprouvant des difficultés à choisir les chansons devant figurer dans l'album et trouvant qu'ils sont trop coupés de la réalité dans ce château isolé, les membres du groupe décident de terminer l'enregistrement de l'album à New York avec l'aide de leur producteur Rich Costey[3]. Ce nouvel opus est caractérisé par une influence électronique (Take a Bow, Starlight) et le style du groupe s'enrichit de nouvelles sonorités comme des sons de trompettes, sur Knights of Cydonia ou City of Delusion par exemple. On ressent particulièrement une influence hispanisante et du western spaghetti sur les trois dernières pistes de l'album. Les sons de guitare de Knights of Cydonia sont inspirés par la chanson Telstar (1962) des Tornadoes, groupe dans lequel George Bellamy, le père de Matthew, était guitariste rythmique[4]. Dominic Howard affirme que ses chansons préférées de l'album sont Soldier's Poem, pour l'approche minimaliste qu'ils ont choisi et l'interprétation vocale « parmi les plus stupéfiantes » qu'il ait entendues de Matthew Bellamy, et Knights of Cydonia, parce qu'elle réunit « beaucoup de grandes choses qui constituent Muse en une seule chanson »[5]. Bellamy explique avoir trouvé l'inspiration pour la musique de Supermassive Black Hole en allant danser dans des clubs de New York, voulant trouver le mélange entre beats dance et sons de guitare qu'il apprécie chez Franz Ferdinand[3].
Certaines chansons de l'album, comme Take a Bow, dénonçant la corruption de la classe politique, Soldier's Poem, qui traite des guerres injustifiées, et Assassin, appel à la révolte populaire, sont porteuses d'un message très virulent envers les dirigeants politiques[6],[2]. Ces thèmes, ainsi que ceux des extraterrestres et des théories de conspiration figurant également dans l'album, font partie des sujets de conversation courants entre les membres du groupe[5]. Bellamy trouve « l'inconnu en général très stimulant pour l'imagination » et on retrouve cet intérêt dans Exo-Politics, chanson sur une invasion extraterrestre et les manipulations politiques visant à cacher la vérité[2]. L'album comporte aussi des thèmes plus classiques comme le regret, l'ambition et l'amour à travers Supermassive Black Hole, Map of the Problematique[6] et Starlight, chanson pour laquelle le groupe a éprouvé le plus de difficultés selon Christopher Wolstenholme[7].
La pochette de l'album a été conçue par Storm Thorgerson, le designer graphique à l'origine notamment du logo du Dark Side of the Moon de Pink Floyd. La couverture de l'album s'inspire de la chanson Knights of Cydonia. La scène représente quatre hommes autour d'une table dans un paysage martien. Trois chevaux miniatures sur la table font écho aux chevaliers de la chanson mais également aux quatre cavaliers de l'Apocalypse. Le livre de l'Apocalypse se traduit en anglais par Book of Revelation et apporte des révélations sur la fin du monde. Le titre de l'album, tiré de paroles de Starlight, est expliqué ainsi par Bellamy : « Ce sont deux zones dans l'écriture de chansons qui ont composé selon moi la majorité de l'album. Une révélation sur soi-même, quelque chose de personnel, de sincère et d'une nature courante à laquelle les gens peuvent peut-être s'associer. Et puis les trous noirs (Black holes en anglais) qui sont ces chansons provenant des régions les plus inconnues de l'imagination »[8].
Accueil [modifier]
L'album a atteint les sommets des charts dans de nombreux pays, se classant premier au Royaume-Uni, en Australie, en Irlande et en Suisse. Il est triple disque de platine au Royaume-Uni depuis décembre 2010[9]. C'est également le premier album du groupe à s'être classé dans le top 10 du Billboard 200 aux États-Unis avec une 9e place[10]. Le single Supermassive Black Hole s'est classé à la 4e place des charts au Royaume-Uni, ce qui est le meilleur classement obtenu par une chanson du groupe dans ce pays[11].
L'album a recueilli dans l'ensemble de bonnes critiques, obtenant un score de 75⁄100, sur la base de 32 critiques collectées, sur Metacritic[12]. Mackenzie Wilson, de Allmusic, lui donne 4 étoiles sur 5, estimant qu'il s'agit de leur album « le plus accompli et méticuleux » et mettant en avant « l'interprétation déchirante » de Bellamy sur Take a Bow, le rock puissant de Supermassive Black Hole et d'Assassin, l'hymne Starlight écrit « sans mettre en péril leur éthique personnelle » et « l'exubérant » Knights of Cydonia[13]. Anthony Thornton, de New Musical Express, lui donne une note de 9/10, évoquant un album « pompeux, ambitieux et absolument brillant »[14]. Christian Hoard, de la revue Rolling Stone, lui donne 3,5 étoiles sur 5, se montrant surpris que l'album « fonctionne bien la plupart du temps » avec notamment des « chansons séduisantes comme Invincible », Supermassive Black Hole « qui rappelle Depeche Mode à son apogée » et les « crépitements étincelants » de Starlight, mais trouvant que Knights of Cydonia et City of Delusion sont des chansons « aussi ridicules que leurs titres »[15]. MusiquePlus lui donne une note de 7/10, décrivant un « rock stratosphérique à saveur intergalactique au panorama sonore plutôt sombre »[16]. Et pour Martin Cazenave, des Inrockuptibles : « Que ceux qui espéraient un retour à un rock franc et direct passent leur chemin : après avoir franchi toutes les limites, Muse s’amuse à en inventer de nouvelles, pour mieux les dépasser ». Les meilleures chansons de l'album sont pour lui Supermassive Black Hole « avec ses guitares et ses beats compressés à l’extrême », « le réussi Starlight », Map of the Problematique à « la flamboyance indéniable » et « le délicat Soldier s Poem et ses chœurs envoûtants »[17]. Le magazine musical Q le classe à la 2e place de sa liste des meilleurs albums de 2006[18].
Tournée [modifier]
L'album a été suivi d'une très longue tournée de plus de deux ans entre 2006 et 2008 marquée essentiellement par les trois concerts géants au Parc des Princes et au Wembley Stadium de Londres. Muse est le premier groupe à jouer au nouveau stade de Wembley à guichets fermés, y donnant deux gigantesques concerts[19]. De juin 2006 à août 2008, le groupe donne lors de plus de 210 concerts et festivals musicaux à travers tous les continents[20]. Un DVD nommé HAARP retrace d'ailleurs le concert du 17 juin 2007 à Wembley. Pour la promotion de cet album, le groupe s'aide de Morgan Nicholls pour le clavier, lorsque Matthew Bellamy est à la guitare, et de Dan Newell pour la trompette.
Liste des chansons [modifier]
Classements et certifications [modifier]
Classements [modifier]
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Certifications [modifier]
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Singles [modifier]
- Supermassive Black Hole (19 juin 2006, single radio et clip)
- Starlight (4 septembre 2006, single radio et clip)
- Knights of Cydonia (27 novembre 2006, single radio et clip, sorti le 13 juin 2006 aux États-Unis)
- Invincible (9 avril 2007, clip)
- Map of the Problematique (18 juin 2007, single radio)
| Single | Meilleur classement | |||||||||||||||||||
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| Supermassive Black Hole |
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| Starlight |
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| Knights of Cydonia |
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| Invincible |
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| Map of the Problematique |
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Références [modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Black Holes and Revelations » (voir la liste des auteurs)
- (en) Muse Black Holes and Revelations, sur The Real Musician.com. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Neil McCormick, « Messages from Mars », sur The Guardian. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Muse reveal all about new album, sur NME. Consulté le 28 mai 2012
- (en) « 2006 in Review », Kerrang!, no 1138, 16 décembre 2006, p. 45
- (en) James Hurley, « Interview: Muse », sur msn.com. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Michael Schmitt, « Muse - Black Holes and Revelations », sur Music Emissions.com. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Corey Moss, « Muse Get Stuck At Sea — Without Unicorns — In 'Starlight' Clip », sur VH1.com. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Ben Mitchell, « The Q Interview », Q, no 242, septembre 2006, p. 56-60
- (en) Cerified Awards Search - Muse, sur BPI. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Muse - Chart History, sur Billboard. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Muse Albums, sur theofficialcharts.com. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Black Holes and Revelations, sur Metacritic. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Mackenzie Wilson, « Black Holes and Revelations - Review », sur Allmusic. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Anthony Thornton, « Muse: Black Holes & Revelations », sur NME. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Christian Hoard, « Black Holes and Revelations », sur Rolling Stone. Consulté le 28 mai 2012
- Critique - Black Holes and Revelations, sur MusiquePlus. Consulté le 28 mai 2012
- Martin Cazenave, « Muse - Black Holes and Revelations », sur Les Inrockuptibles. Consulté le 28 mai 2012
- (en) « Q Magazine Albums Of The Year 2006 », Q, no 244, décembre 2006, p. 126
- (en) Muse play Wembley Stadium mega gig, sur NME. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Muse Tour Dates, sur microcuts.net. Consulté le 28 mai 2012
- (de) Muse - Chartverfolgung, sur musicline.de. Consulté le 28 mai 2012
- Muse - Black Holes and Revelations, sur lescharts.com. Consulté le 28 mai 2012
- (en) Top 75 Artist Album, sur chart-track.co.uk. Consulté le 28 mai 2012
- (de) Gold-/Platin-Datenbank - Muse, sur musikindustrie.de. Consulté le 23 août 2012
- (en) ARIA Charts - Accreditations - 2007 Albums, Australian Recording Industry Association. Consulté le 22 août 2012
- (en) Gold and Platinum Certifications Albums 2006, sur ultratop.be. Consulté le 5 mars 2013
- (en) Gold Platinum Database - Muse, sur musiccanada.com. Consulté le 23 août 2012
- (en) Searchable Database - Muse, Recording Industry Association of America. Consulté le 23 août 2012
- (fi) Tilastot - Muse, sur ifpi.fi. Consulté le 5 mars 2013
- Certifications Albums Platine - année 2006, Syndicat national de l'édition phonographique. Consulté le 23 août 2012
- (en) 2006 Certification Awards Platinum, sur irishcharts.ie. Consulté le 5 mars 2013
- (en) Awards Database - Muse, sur swisscharts.com. Consulté le 5 mars 2013