Jean-Jacques Hublin

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Jean-Jacques Hublin
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Jean-Jacques Hublin - Portrait.
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Jean-Jacques Hublin (né le à Mostaganem en Algérie française) est un paléoanthropologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Hublin est né en Algérie en novembre 1953 et y passe une grande partie de son enfance. Sa famille fuit le pays à la fin de la guerre d'indépendance en 1961. Son adolescence est en banlieue nord de Paris. Il est ensuite formé en géologie et paléontologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie de Paris, où il reçoit son doctorat en 1978 sous la supervision du professeur Bernard Vandermeersch. C'est aussi dans cette université, début des années 1980, que le professeur Jean Piveteau lui confie une petite mandibule à étudier, Irhoud 3, issue d'un site minier marocain, le site de Djebel Irhoud situé à mi-chemin entre les villes de Marrakech et de Safi. Cette étude donne lieu à une publication en 1981[1].

Il obtient son doctorat d’État (habilitation) en anthropologie en 1991 à l'université Bordeaux-I. Son parcours associe ensuite la recherche et l'enseignement. Il est successivement attaché de recherche en 1981, chargé de recherche en 1985 puis directeur de recherche en 1993 au CNRS. Il devient ensuite, en 1994, directeur adjoint de l'URA 49 (URA : unité de recherche associée, c'est-à-dire laboratoire de recherche scientifique associé au CNRS) au centre de recherche anthropologique du Musée de l'Homme.

Jean-Jacques Hublin sur le site de Djebel Irhoud (Maroc), pointant son index vers Irhoud 10, crâne humain écrasé découvert in situ.

Il mène également des recherches sur différents terrains, en Europe et ailleurs, sur les Néandertaliens. Il enseigne aussi à l’université de Californie à Berkeley en 1992), à l’université Harvard en 1997 et à l’université Stanford en 1999 et 2011. Marié en décembre 1998, il est nommé professeur en 1999 à l’université Bordeaux-I[2].

Depuis 2004, il est professeur à l’Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig où il crée un département de recherche, avec des moyens significatifs. Il s'installe en Allemagne[3],[4].

Depuis 2014, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire internationale de paléoanthropologie[2].

Avec un ancien collègue du laboratoire d’anthropologie de Bordeaux, Abdelouahed Ben-Ncer, devenu professeur à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine à Rabat, il relance des recherches sur le site d'Irhoud. Ces recherches permettent de mettre à jour, notamment, les ossements de cinq individus datant d’environ 315 000 ans; ce qui modifie profondément les hypothèses sur l'émergence de notre espèce, les Homo sapiens[1],[5].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Hublin, et Claudine Cohen, Boucher de Perthes, les origines romantiques de la Préhistoire, Paris, Belin,
  • Jean-Jacques Hublin et Bernard Seytre, Quand d'autres hommes peuplaient la Terre : Nouveaux regards sur nos origines, Editions Flammarion, coll. « Champs Sciences », (1re éd. 2008), 268 p. (ISBN 978-2081252424)

Articles (sélection)[modifier | modifier le code]

  • (en) J.-J. Hublin et A. M. Tillier, « The Mousterian juvenile mandible from Irhoud ( Morocco) : a phylogenetic interpretation », dans C.B. Stinger, Aspects of Human Evolution, Londres, Taylor and Francis, , 167–185 p..
  • (en) J.-J.Hublin, F. Spoor, M. Braun, F. Zonneveld et S. Condemi, « A late Neanderthal associated with upper Paleolithic artifacts », Nature, vol. 381, no 6579,‎ , p. 224–226 (DOI 10.1038/381224a0).
  • (en) H. Coqueugniot, J-J. Hublin, F. Veillon, F. Houët et T. Jacob, « Early brain growth in Homo erectus and implications for cognitive ability », Nature, vol. 431, no 7006,‎ , p. 299–302 (DOI 10.1038/nature02852).
  • (en) Jean-Jacques Hublin, Abdelkader Ben-Ncer, Shara E. Bailey, Sarah E. Freidline, Simon Neubauer, Matthew M. Skinner, Inga Bergmann, Adeline Le Cabec, Stefano Benazzi, Katerina Harvati et Philipp Gunz, « New fossils from Jebel Irhoud, Morocco and the pan-African origin of Homo sapiens », Nature, vol. 546,‎ , p. 289-292 (DOI 10.1038/nature22336).
  • (en) Daniel Richter, Rainer Grün, Renaud Joannes-Boyau, Teresa E. Steele, Fethi Amani, Mathieu Rué, Paul Fernandes, Jean-Paul Raynal, Denis Geraards, Abdelouahed Ben-Ncer, Jean-Jacques Hublin et Shannon P. McPherron, « The age of the hominin fossils from Jebel Irhoud, Morocco, and the origins of the Middle Stone Age », Nature, vol. 546,‎ , p. 293-296 (DOI 10.1038/nature22335).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Morin, « La découverte qui bouleverse l’histoire d’ Homo sapiens », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Jean-Jacques Hublin. Biographie », sur le site du Collège de France
  3. Hervé Morin, « Leipzig, nouvelle Mecque de l'anthropologie évolutive », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. (en) G. Vogel, « Aufbau Ost: Max Planck’s East German Experiment », Science, vol. 326, no 5954,‎ , p. 788–791 (DOI 10.1126/science.326_788)
  5. « Jean-Jacques Hublin, l'anthropologue qui a découvert les plus vieux fossiles d'Homme moderne », Le Point,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]