Terrats

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Terrats
Terrats
Mairie de Terrats.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret[1]
Canton Les Aspres
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Étienne Maso
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66207
Démographie
Gentilé Terrassous
Population
municipale
646 hab. (2015 en diminution de 3,29 % par rapport à 2010)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 36′ 36″ nord, 2° 46′ 20″ est
Altitude Min. 101 m
Max. 230 m
Superficie 7,32 km2
Localisation

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Terrats Écouter (Terrats en catalan) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Terrats fait partie de la région naturelle des Aspres, située entre la plaine du Roussillon, la région naturelle du Vallespir et celle du Conflent[2].

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Terrats[2]
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie Llupia
Castelnou Terrats[2] Trouillas
Montauriol Fourques

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est situé à une altitude de 129 mètres[3].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan comme en français, le nom de la commune est Terrats[5], qui signifierait terrasses.

La légende de Mirmanda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mirmanda.

Une légende veut qu'il y ait eu dans des temps très anciens, « alors que Barcelone n'était qu'un pré » dit la légende, près du torrent de la Canterrana une cité nommée Mirmanda. Mirmanda aurait été le domaine des fées (les encantades) avant d'être détruite par une brutale remontée des eaux de la mer. Invisible du commun des mortels, cette cité n'aurait été vue que par quelques rares bergers, dont certains auraient été appréciés des fées et seraient devenus très riches.

Le grand poète catalan du XIXe siècle, Jacint Verdaguer, a évoqué Mirmanda dans son célèbre poème « Canigó ». On trouve trace de cette légende dans « Le Guide historique et pittoresque du département des Pyrénées Orientales » de Pierre Vidal (édition de 1899).

Le lieu-dit de Mirmanda se trouve sur la rive droite du torrent de la Canterrane, après les Gorges de la Canterrane. Aux proches alentours existent des traces de vestiges mégalithiques, lieux-dits « Roc de las Lloca », « El camp dels Morts », qui ont sûrement participé à cette légende, les falaises en argiles rouges (cheminées de fées), aux formes de ruines ont également suggérées l'idée de cette mystérieuse cité disparue. Les Aspres et Hautes-Aspres sont riches en divers restes de dolmens et pierres gravées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, la seigneurie de Terrats appartenait aux templiers[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement électoral[modifier | modifier le code]

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Aspres.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Michel Sales    
mars 2001 mars 2014[7] Erick Brisse    
mars 2014[8] 4 janvier 2018 Étienne Maso   Retraité, ancien maire de Chemilly-sur-Yonne, mort en cours de mandat[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1424 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1730
13 f13 f11 f10 f7 f20 f45 f28 f46 f
1767 1774 1789 - - - - - -
142 H244 H40 f------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2015, la commune comptait 646 habitants[Note 1], en diminution de 3,29 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360229248307333312308311303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316284303291310365340349347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377348367409374344353331318
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
318363366492520528575668646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 100 104 100 97 101 100 98 100
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 7 et 8 janvier (Saint Julien et Sainte Basilisse), 22 janvier (Saint Vincent et Saint Anastase)[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 917 €[19].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse, d'architecture romane, a été fortifiée au XIVe siècle[3].

La Cellera est bâtie aux Xe et XIe siècle, c'est un lieu proche de l'église formant une place et ayant vocation de protection. La trêve de Dieu signée en 1027 à Toulouges sous l'impulsion de l’abbé Oliba garantissait la protection des biens et des personnes dans cette zone attenant à l'église.

La fontaine publique ou Font dels LLedoners est constituée d'un bassin couvert (XVe siècle) et d'un soutènement (1824).

Le four à alandier, datant du XIXe siècle, a servi a fabriquer des briques et des tuiles. Il se trouve près de la mairie.

La Cave coopérative, fondée en 1932, est située à l'entrée du village en venant de Thuir. Visible de très loin, la "Tour Bouteillé", Tour de vinification, édifiée en 1972 selon les plans de l'ingénieur Bouteillé, il en existe 3 en France, mais celle-ci est la seule à 3 niveaux.

Le long des bords de la Canterrane (la grenouille qui chante, en catalan) se trouvent les ruines d'anciens mas et bergeries (Bergerie du mas d'en Modat du XVe siècle), là où se dressait la mythique cité de Mirmanda.

La Canterrana est un torrent aurifère, ainsi que ses affluents: la ribera de Sant Amanç, le ruisseau de Foncouverte, le Correc d'en Modat, le ravin de Toix et la Coume d'Abeille, les trouvailles des orpailleurs sur le site de Mirmanda indiquent que ce gisement d'or alluvionnaire est exploité depuis l'âge du bronze et en particulier par les celtes pour l'or, mais aussi pour l'argent, le plomb, le fer et le cuivre[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain catalan Joan-Lluís Lluís (1963) réside à Terrats depuis plusieurs années.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  4. « Plan séisme »
  5. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  6. (ca) Rodrigue Tréton, Diplomatari del Masdéu, vol. I, Pagès Editors, , 330 p. (ISBN 978-8-4977-9971-3, lire en ligne), p. 76
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net
  9. Magali Mitjaville, « Le maire de Terrats n'est plus », L'Indépendant,‎ (lire en ligne).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  20. Yvan Pujol, « Prospections d'Orpaillage-Loisir »