Llauro

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Llauro
Vue générale de Llauro.
Vue générale de Llauro.
Blason de Llauro
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret[1]
Canton Les Aspres
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Roger Tourné
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66099
Démographie
Population
municipale
313 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 02″ nord, 2° 44′ 40″ est
Altitude Min. 174 m – Max. 511 m
Superficie 8,34 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.llauro.fr

Llauro est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Llauronencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Llauro fait partie de la région naturelle des Aspres, située entre la plaine du Roussillon, la région naturelle du Vallespir et celle du Conflent[2]. Il s'agit d'une région souvent escarpée, très boisée, couverte de maquis et de chênes-lièges. Le village est à mi-chemin entre les villes de Thuir et de Céret.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Llauro[2]
Montauriol Tordères
Oms Llauro[2] Passa
Vivès

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes

La commune est traversée par la route départementale D615.

Transports

Un ramassage scolaire est effectué en matinée et en soirée en bus. Le service de bus est effectué par le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et dispose d'un service à la demande.[réf. nécessaire]

Le village dispose d'un aérodrome privé situé à flanc de colline. L'atterrissage et le décollage y sont particulièrement difficiles. La piste est orientée en 06-24, mesure 300 mètres de long et accuse une pente moyenne d'environ 18%[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

Le nom de Llauro apparaît pour la première fois dans un précepte de Louis le Pieux en 814, sous la forme de Villa Laurosone. Celui-ci va évoluer en Villa Laurosono, Laurisoni, Laursione, Lersione avant de voir apparaître Llauró à la fin du XIIe siècle[5].

Étymologie

En catalan, le nom de la commune est Llauró[6]. Le nom de la commune provient donc probablement du catalan llauró, action de labourer.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée depuis au moins deux mille ans avant notre ère, notamment grâce au dolmens de la Cabana del Moro et à celui de Galuert.

L’église est mentionnée pour la première fois en 1011, dans l’acte de consécration de l’église de Saint-Michel de Montauriol. En 1163, elle devient possession de Sainte Maria del Camp.

En 1280, Llauro devient ville royale jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

La culture du chêne-liège se développe à Llauro dès le début du XIXe siècle et la commune bénéficie alors d'une importante industrie du bouchon de liège. Cette activité continue jusque dans la deuxième moitié du XXe siècle, puis finit par disparaître[7].

Llauro fusionne avec Passa et Tordères par arrêté préfectoral du pour former la commune de Passa-Llauro-Tordères. Ces trois communes ont été rétablies en 1989[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Llauro est intégrée dans le canton de Thuir, dont elle fait toujours partie lors de sa brève fusion dans la commune de Passa-Llauro-Tordères et dont elle fait encore partie après avoir retrouvé son indépendance en 1989[8],[9]. À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Aspres.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
juin 1995 mars 2001 Alberte Montalvo Apparenté PCF  
mars 2001 en cours Roger Tourné[10],[11] ... ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1720
6 f 11 f 6 f 5 f 8 f 8 f 5 f 17 f 18 f
1730 1767 1774 1789 - - - - -
32 f 245 H 32 f 54 f - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 313 habitants, en diminution de -6,01 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
261 238 270 262 298 300 319 311 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
336 335 373 363 330 351 399 350 333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328 335 287 275 279 283 228 208 181
1962 1968 1990 1999 2007 2011 2014 - -
191 205 255 270 322 322 313 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pour 1975 et 1982 :

Article détaillé : Passa-Llauro-Tordères.
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 139 125 128 123 124 128
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 11 novembre[20].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 991 €[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Llauro compte un camping, un restaurant et divers gîtes.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
  4. « Llauro », sur basulm.ffplum.info, (consulté le 30 janvier 2017)
  5. Jean Rifa, L'histoire de nos villages racontée par Jean Rifa, Tome 3, alliance éditions (ISBN 9782916666105), p.73
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  7. Sandrine Wuilleme, « #ChallengeAZ : L comme Llauro, capitale du bouchon », sur Généassist, (consulté le 3 août 2015)
  8. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  9. Notice Cassini de Llauro
  10. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  11. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  21. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).