Tordères

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Tordères
Entrée de Tordères par le chemin de Thuir.
Entrée de Tordères par le chemin de Thuir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret[1]
Canton Les Aspres
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Maya Lesné
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66211
Démographie
Gentilé Tordérencs
Population
municipale
159 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 39″ nord, 2° 45′ 11″ est
Altitude Min. 139 m – Max. 390 m
Superficie 9,91 km2
Localisation

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Tordères
Liens
Site web torderes.unblog.fr

Tordères est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Tordérencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Tordères fait partie de la région naturelle des Aspres, située entre la plaine du Roussillon, la région naturelle du Vallespir et celle du Conflent[2].

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tordères[2]
Fourques
Montauriol Tordères[2] Passa
Llauro

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 991 hectares.

La commune est boisée. On y trouve essentiellement des chênes-liège (Tordères fut longtemps un des hauts lieux de la bouchonnerie de l'Aspre). L’Office national des forêts y a également planté une forêt de conifères et d'eucalyptus, la forêt domaniale du Réart (dans laquelle le Réart prend sa source) dont de nombreuses essences ont souffert au cours de l'incendie de 1981, mais qui présente encore cependant de belles variétés d'arbres.

De ses vallonnements à ses pics les plus abrupts (Roc del Quers, 391 m), s'étagent par strates accidentées, les vignes, les oliviers et la garrigue la plus sauvage.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Comme tout le reste des Aspres, Tordères subit souvent la sécheresse (faible pluviométrie annuelle). La commune est traversée par de petits ruisseaux, pratiquement toujours secs (sauf au printemps et en automne où ils coulent parfois) tous affluents de la Galcerana : le Caraig (en limite de Montauriol, à l'ouest), la Tordères, le Carbouné et le Lladac, à l'est.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Torderes[3].

Au VIIIe siècle ou XIXe siècle on trouve la forme latine Villa Tordarias. Une étymologie probable est l'adjonction du suffixe -aria au mot latin Turdus signifiant grive, dans le sens de : lieu giboyeux, où les grives sont abondantes[4].

Les habitants de Tordères sont nommés les Tordérencs[5] (au féminin, Tordérenques).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Même si on ne trouve sur son territoire, ni dolmens, ni menhirs, Tordères semble avoir été un lieu d'habitat pour les hommes du néolithique.

Comme le reste des Aspres, entre le VIIe et le Ve siècle av. J.-C., Tordères a été occupé par les Ibères et les Ligures, puis les Celtes et les Romains. La commune voisine de Llauro possédait une grosse mine de fer et Tordères se trouvait ainsi sur une des routes du fer du département. Cela générait beaucoup de circulation à travers les collines, celle des marchands, des mineurs, etc, qui allaient et venaient entre la mine de Llauro et la Via Illiberis.

Le village est mentionné pour la première fois en 899 (villa Tordarias). À cette époque, le village est la propriété d’un certain Esteve et de son épouse Anna (qui possédaient aussi des biens à Llauro). Le texte fait mention de l'église, alors dédiée à saint Martin. En 927, l’église d’Elne et son évêque Guadall achètent une moitié du territoire de Tordères à Ató, le fils d'Estève et Anna qui en a hérité; l'autre moitié demeure propriété de sa sœur. Cette seconde moitié, puis l’ensemble du territoire, sont ensuite cédés à l’abbaye d’Arles, qui conservera la seigneurie de Tordères jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

Tordères fusionne avec Llauro et Passa par arrêté préfectoral du pour former la commune de Passa-Llauro-Tordères. Ces trois communes ont été rétablies en 1989[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Tordères est intégrée dans le canton de Thuir, dont elle fait toujours partie lors de sa brève fusion dans la commune de Passa-Llauro-Tordères et dont elle fait encore partie après avoir retrouvé son indépendance en 1989[6],[7].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Aspres.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
.... .... Jean Madern ... ...
.... 1930 Benjamin Achille Carbasse ... ...
1930 1942 François Olive ... ...
1942 1944 François Olive ... ...
1945 1954 Pierre Carbasse ... ...
1954 1959 Pierre Siné ... ...
1959 1990 Joseph Noé ... ...
1990 2001 Albert Saint-Upéry ... ...
2001 2008 Dominique Blanc ... ...
2008, réélue en 2014[8] en cours Maya Lesné[9] ... ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1643 1720 1730 1767 1789
20 f 19 f 14 f 14 f 10 f 15 f 19 f 114 H 20 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 159 habitants, en diminution de -8,62 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
115 123 130 132 141 143 143 144 107
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
98 99 82 85 103 97 95 104 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
78 73 76 94 97 94 86 71 63
1962 1968 1990 1999 2008 2013 2014 - -
63 60 75 145 174 163 159 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pour 1975 et 1982 :

Article détaillé : Passa-Llauro-Tordères.
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 215 184 153 153 152 156
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école

Tordères dispose sur son territoire d'une école élémentaire publique (13 élèves en 2014)[18] .

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 28 juillet[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 559 €[20].

Emploi, entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nazaire

L’église Saint-Nazaire, située dans la rue principale du village, est un édifice d'origine romane, pour sa partie la plus ancienne, et remanié au XVIe et XVIIe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  4. Basseda 1990, p. 720.
  5. L'Indépendant, Carnet bleu
  6. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. Notice Cassini de Tordères
  8. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, section École primaire publique de Tordères
  19. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  20. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).