Casefabre

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Casefabre
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes de Roussillon Conflent
Maire
Mandat
Olivier Moragas
2016-2020
Code postal 66130
Code commune 66040
Démographie
Population
municipale
40 hab. (2014)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 37′ 01″ nord, 2° 36′ 56″ est
Altitude Min. 236 m – Max. 664 m
Superficie 6,99 km2
Localisation

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Casefabre
Vue du village depuis la route de Serrabone.
Ancien panneau Michelin à l'entrée du village.

Casefabre est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Casefabre fait partie de la région naturelle des Aspres, située entre la plaine du Roussillon, la région naturelle du Vallespir et celle du Conflent[1].

Casefabre est située à 11 kilomètres au sud d'Ille-sur-Têt et à 8 kilomètres de Saint-Michel-de-Llotes.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Casefabre[1]
Bouleternère Saint-Michel-de-Llotes
Casefabre[1]
Boule-d'Amont Caixas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'accès au village se fait par une route étroite et sinueuse, qui redescend ensuite dans la vallée du Boulès.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Casafabre[3].

La première mention du nom est Catafabrica (981)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Casefabre est mentionné en 981 dans un précepte émanant du roi Lothaire de France (Catafabricae). Le lieu est alors possession de l'abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines[5].

Au XIIe siècle Casefabre est cédé à l’abbaye Saint-Martin du Canigou, et ce jusqu'au XVIIIe siècle[6].

La population n'a jamais été très élevée, en raison de la situation du village sur un terrain assez escarpé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Casefabre est incluse dans le canton d'Ille au sein du district de Prades. Elle rejoint le canton de Vinça en 1801, qu'elle ne quitte plus par la suite[7].

À compter des élections départementales de 2015, la commune de Casefabre rejoint le nouveau canton du Canigou.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du 1er tour de l'élection présidentielle française de 2017, la commune de Casefabre est la seule du département des Pyrénées-Orientales a n'avoir donné aucune voix à la candidate Marine Le Pen[8].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comprend sept élus[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 François Pujet    
1794 1796 Joseph Tujagues    
1796 1798 Joseph Robert    
1798 1811 François Verdaguer    
1811 1826 Joseph Tujagues    
1826 1835 Jacques Clottes    
1835 1851 Valentin Tujagues    
1851 1876 Joseph Serrahy    
1876 1881 Jacques Clottes    
1881 1883 Jacques Castillo    
1883 1892 Michel Clottes    
1892 1895 Pierre Naudy    
1895 1896 Jacques Gaspard    
1896 1904 Jean Castillo    
1904 1919 Joseph Castillo    
1919 1944 Émile Castillo    
1944 1947 Henri Moragas    
1947 1983 Lambert Coste    
mars 1983 avril 2016 Daniel Moragas[11]   Éleveur. Mort en cours de mandat[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1515 1643 1709 1720 1730
18 f 15 f 18 f 9 f 6 f 14 f 18 f 9 f 23 f
1767 1774 1789 - - - - - -
100 H 23 f 21 f - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 40 habitants, en augmentation de 17,65 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
133 97 119 119 154 147 150 160 128
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
134 136 130 106 103 118 122 108 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
106 107 88 75 78 65 64 39 29
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
31 30 31 26 30 34 35 41 40
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 213 198 208 217 213 217 218 215
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 11 novembre[21].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Outre l’agriculture, l’économie de la commune est animée par un gîte rural[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Martin, d’origine préromane (il en reste une partie du mur nord et le plan du chevet), est remaniée aux XIe et XIIe siècles. Un collatéral est ajouté au sud au XIIIe siècle ou au XIVe siècle. Au XIXe siècle, un nouveau portail a alors été percé dans l'abside médiévale[5].

Article détaillé : Église Saint-Martin de Casefabre.

La petite route descendant depuis Casefabre sur le Minestrol, au pied du prieuré de Serrabone, offre des panoramas sur les gorges du Boulès, de même que celle redescendant sur Saint-Michel-de-Llotes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, 2003, page 165.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN sous Géoportail
  2. BRGM, « Didacticiel de la règlementation parasismique > Département : 66 > Commune : CASEFABRE - Le Plan Séisme », sur www.planseisme.fr (consulté le 5 octobre 2016)
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  4. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  5. a et b Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, 2003, page 165.
  6. Jean Tosti, Casefabre, (page consultée le 25 novembre 2007)
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. Nicolas Enault et Clément Parrot, « Ces 56 communes où Marine Le Pen n'a recueilli aucune voix », sur francetvinfo.fr, (consulté le 24 avril 2017)
  9. Résultat des élections municpales de 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  10. Liste des maires sur MairesGenWeb
  11. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  12. Laure Moysset, « Le maire de Casefabre (Pyrénées-Orientales) décède dans un accident de tracteur », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  22. Gite Rural